12/11/2006

La Politique au-delà des mots piégés: l'esprit et la lettre de l'UDF me confortent dans mes engagements personnels.Une autre façon de faire de la politique!

Le billet de Chantal CUTAJAR

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Ce conseil national (auquel j’assiste) me conforte dans mes engagements à et pour l’UDF. Une affaire d’état d’esprit (de famille), de méthodes (du travail en profondeur sur les pré-programmes), de forme (une démocratie interne fondée sur le Respect), de fond surtout : quel mouvement a-t-il d’aussi bons diagnostics sur les évolutions de la société, sur les blocages de la vie politique, sur les problèmes d’aujourd’hui et sur les impératives réformes qu’impliquent les défis du futur ? Quel mouvement surtout propose-t-il   d’aussi bonnes solutions aux problèmes et dégage-t-il des perspectives d’avenir aussi stimulantes et dégage-t-il des horizons d’espérance aussi prometteur ?

Je n’écris pas cela en « militante » : j’écris ce que je pense. Propos de conviction. Paroles de sincérité. Comme se plaît à dire un de mes amis en citant Valéry, « il n’y a que les sots et les huîtres qui adhèrent ». Je ne suis ni sotte ni huître. Je n’adhère qu’aux analyse, aux opinions et aux causes que je porte profondément en moi.   

N’aie-je pas fait de l’expression : « mieux réfléchir pour mieux agir », l’une de mes devises personnelles depuis longtemps ? N’aie pas « titré » ce site « le Jardin de la Démocratie », avec tout ce que cela suppose comme travail continu, comme « culture », dans tous les sens du terme, comme actions au présent pour préparer l’avenir.

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Je n’approuve pas seulement le déroulement et les conclusions de ce Conseil national de l’udf. Je m’y retrouve. J’y retrouve surtout les raisons de mon engagement en politique.

D’abord, le « vivre ensemble » : plus qu’un programme, une vision, une volonté et une série de réformes cohérentes. Sans démagogie dangereuse, sans idéologie paralysante, sans effets de manches et élans oratoires plus médiatiques que réalistes.

Ensuite la réhabilitation de mots, ailleurs si galvaudés ou défigurés : humanisme, libéralisme, réformisme.

L’Humanisme, c’est mettre la Personne humaine au cœur et au centre de toute réflexion et de toute action. Il est à l’opposé du matérialisme, de l’économisme, de cet  « individualisme possessif de masse » si caractéristique de notre époque, de la marchandisation des femmes et des hommes.

Le libéralisme, contrairement aux caricatures qui en sont faites, c’est l’amour de la liberté, « ce bien qui permet de profiter de tous les autres », selon la formule de Voltaire. Il est à l’opposé de l’hyper-capitalisme, de tous les totalitarismes et du « laisser-faire et laisser passer n’importe quoi, n’importe comment ». Et des laxismes.

Réformisme ou plutôt esprit REFORMATEUR : c’est ce mariage de réalisme et d’idéalisme, de pragmatisme et d’audace, d’imagination et de courage qui fait de vrais PROGRES sont possible.

Aujourd’hui, ailleurs, on transforme ce mot en mirage, en piège voire en « gros mot » ou en définition de l’impuissance des politiques à faire bouger, à améliorer,  les choses. Parce trop veulent que « tout change afin que rien ne change », comme dit un personnage du « Guépard ». Parce que les mythes « révolutionnaire » polluent encore bien des esprits. Parce que le mot « rupture » qui revient régulièrement  dans l’histoire de la politique française veut à la fois tout dire et ne rien dire. D’où sa remise au goût jour.

Comme dit Rocard, « la rupture, c’est la fracture, la blessure » : la Réforme c’est le changement en douceur et en profondeur. Pour que le mot PROGRES retrouve son sens positif alors qu’il est chargé de  connotations négatives depuis qu’on sait qu’il est parfois synonyme de régression et non de progression.

La politique telle que je la conçois,( la nouvelle façon de faire de la politique telle que je la pratique), a un point commun avec le Droit  : elle donne du sens au mot « valeur » et elle est l’outil d’un « Vivre ensemble » digne de ce nom. C’est l’esprit même qui règne à l’UDF. Un esprit qui n’a rien à voir avec les états d’esprits qui règnent, à droite et à gauche, dans des coalitions d’intérêts et d’ambitions qui sont plus préoccupées par la conquête de pouvoirs que par l’exercice du pouvoir.

Chantal CUTAJAR

A LIRE: LE DISCOURS DE CLOTURE DE FRANCOIS BAYROU>>>>>

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EXTRAITS:

medium_marielle.2.jpgJ’ai une certitude. Tous les problèmes auxquels notre pays est aujourd’hui confronté ne se régleront pas dans l’affrontement d’une moitié de la France contre une autre, d’un camp contre un autre. Au contraire même. Et quand je vois certains responsables politiques accentuer encore cette division, en opposant perpétuellement les Français les uns aux autres, c’est pour moi une raison d’inquiétude. Je pense que le fait de rechercher constamment un bouc émissaire est de nature à créer de l’anxiété plutôt que de l’apaisement. On ne réglera pas le problème de la sécurité dans notre pays en opposant les uns aux autres, et en faisant le procès de la justice. On ne règlera pas le problème de l’école en opposant les uns aux autres, et en faisant le procès des enseignants. Chaque fois que l’on oppose, chaque fois que l’on divise, non seulement on exacerbe les tensions, mais de surcroît on empêche que les problèmes se règlent.Dans un monde fragilisé - pensez à l’Irak, à l’Afghanistan, au Darfour, au Proche-Orient, à l’Europe qui est à reconstruire - et dans une société fragilisée comme la nôtre, la responsabilité des hommes et des femmes politiques est de mettre en avant ce qui rassemble plutôt que ce qui divise. Notre pays a un besoin urgent de réconciliation avec lui-même."

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