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12/01/2007
En finir avec la République des « copains »
Je n’ai pas (pour cause…) l’habitude de parler, sur ce blog à la couleur bien définie, des formations politiques autres que l' UDF. Mais je dois dire que les propos tenus par François Hollande à « Questions d’info » sur LCP-LE MONDE-France INFO » méritent d’être repris ici. Ils convergent avec mes propres idées sur l’impérative nécessité de rompre avec des moeurs politiques de type monarchique et partisan inadmissibles. Cette « rupture »-là ne doit pas être « tranquille » mais réelle et totale. C’est d’ailleurs ce qui est prévu dans le programme de Bayrou et de l’udf. Halte aux copinages ! Halte aux nominations de complaisance ou de reconnaissance !
François Hollande a dénoncé ce qu'il a appelé la "République des drôles d'amis". "On a un président de la République qui recase ses amis dans les plus hautes fonctions, un premier ministre qui compte sur les doigts d'une seule main le peu d'amis qu'il lui reste dans son propre groupe parlementaire, et Nicolas Sarkozy, c'est le moins qu'on puisse dire, qui n'est ami ni de l'un ni de l'autre. C'est une drôle de République finissante", s'est indigné le député de la Corrèze.
Dénonçant le "délitement au sommet de l'Etat", le premier secrétaire du Parti socialiste s'est élevé contre certaines nominations attendues prochainement. "Le président de la République devrait surseoir à ces nominations", a estimé M. Hollande, visant notamment le remplacement du directeur général de la Caisse des dépôts et le renouvellement du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). Ce serait la moindre des choses en effet.
"La Caisse des dépôts est un outil essentiel pour les politiques publiques. Il est important que la prochaine majorité puisse avoir un outil qui soit au service de sa politique. Nommer un directeur aujourd'hui, c'est déjà préempter."
On sait que circulent les noms de Frédéric Salat-Baroux, secrétaire général de l'Elysée, et Maurice Gourdault-Montagne, conseiller diplomatique de Jacques Chirac, pour succéder à Francis Mayer, mort en décembre 2006
Au CSA, "avec les nominations qui vont intervenir, tous les membres de cette autorité, chargée du contrôle du pluralisme, des moyens de l'information, des médias, auront été nommés par des autorités politiques de droite".
Comment le pluralisme pourrait-il être respecté quand l'institution qui en a la charge n'est pas, elle-même, composée de manière pluraliste ? Il est d’autres secteurs où le pouvoir cde nomination est d’abord le pouvoir de nommer des copains ou des coquins dans des postes à responsabilité de la République avec des critères qui tiennent plus aux « relations » qu’aux compétences. C’est bien pour cela que Bayrou annonce une série de mesures pour en finir avec l’esprit de Cour.
Il est notamment indispensable que les « les autorités de contrôle puissent être saisies par les citoyens. Et, pour que ces autorités soient indépendantes et impartiales, les nominations de leurs membres doivent être approuvées par le Parlement, à la majorité des deux tiers, après audition publique des candidats. »
Chantal CUTAJAR
PS: l'autosatisfaction de Sarkozy sur la délinquane. Un "bilan mitigé" a dit bayrou qui sait aussi manier la litote. J'ai apprécié l'analyse de Daniel RIOT>>>>>. Je reviendrai sur cette question essentielle sur ce site prochainement.
00:30 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, présidentielles, bayrou, hollande, udf


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