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11/02/2007

Bayrou : « Sarkozy ne veut que la victoire de son clan »

Sur Dimanche +, sur Canal, face à Laurence Ferrari, Bayrou est apparu tel qu’il est. Naturel, réfléchi, spontané. Et de bonne humeur… Il sourit quand le nom de Santini vient sur le plateau. Du  ralliement de Santini à Sarko, il ne pense « RIEN ».Sinon qu’il y voit l’ illustration d’un système qu’il rejette : celui des notables qui vont à la soupe, avec « des pratiques douteuses » et des convictions mises dans la poche, avec un grand mouchoir par-dessus. Santini exclu de l’UDF ? « Nous mettrons les pendules à l’heure après les élections »…

Sarkozy ? Il a, selon, Bayrou,  le « syndrome du fanfaron » : « Il s’aime. Il se plaît. Il s’y croit déjà ». Ses professions de foi en faveur de l’ouverture, du rassemblement ? Sa volonté d’être « le Président de tous les Français » ? « J’ai déjà dit que ce n’est pas parce que le renard se pare de plumes qu’on le prend pour une poule (…) Il ne veut que le pouvoir pour son clan (…) Son mot d’ordre reste : Qui n’est pas avec moi est contre moi (…) c’est le contraire de ce que je pratique, prône et veux »

Ségolène et sa « démocratie participative » ? « C’est une bonne méthode. Voilà 13 ans que je la pratique dans ma circonscription. Voilà 5 ans que nous la pratiquons à l’UDF… Avec des mises en scène moins spectaculaires, mais beaucoup de sérieux». Pour lui, la démocratie moderne doit être « participative » par nature.

Une suggestion de Bayrou: pourquoi pas un débat télévisé avec tous les candidats avant le premier tour ? Ce serait la moindre des choses en effets, même si les « grands médias » ne rêvent que d’un « match » pour le deuxième tour… et selon le CSA ont encore plus favorisé les deux candidats qui font la course en tête dans les sondages. Canal + semble d’accord pour un tel débat. Le « duo » sera-t-il d’accord ?

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 L’Homoparentalité : Pour l’adoption simple

Au passage, Bayrou a été interrogé sur l’homoparentalité. Ce fut l’occasion de redire ce qu’il a déjà dit. Pas de banalisation du mariage, mais prise en compte des réalités et défense des droits de tous dans le respect de chacune et de chacun en tenant compte de la diversité des situations. Je reprends ici un de ses textes plus complets sur ses positions qu’il a du bien sûr résumer dans l’émission.

« Une union civile, conclue à la mairie, ouverte aux homosexuels, comportant des droits équivalents à ceux ouverts par le mariage, j’y suis fermement favorable.

Le mariage, pour moi, c'est un homme et une femme. Je plaide pour le respect réciproque. Réciproque, cela signifie que les familles traditionnelles méritent aussi d’être entendues et défendues.

L'adoption par des couples homosexuels, on en parle trop souvent en faisant fi des réalités. Aujourd'hui, en France, quelque 300 000 enfants sont élevés par des couples homosexuels. Parmi eux, 30 000 ont été voulu par des homosexuels. Que se passe-t-il pour ces enfants si l’homme ou la femme qui en est responsable - l’adoptant - vient à disparaître ? Il faut créer un lien de reconnaissance de la compagne ou du compagnon qui partage la vie de l’enfant, participe à l’élever

L’adoption simple, qui est aujourd'hui ouverte à un célibataire, devrait l'être aussi à chacune des personnes homosexuelles vivant en couples. Sans entraîner un lien de filiation, elle crée un lien d’éducation, de succession. L’adoption simple permet donc d’apporter une solution concrète, non une réponse idéologique.

Les préventions vis-à-vis de l’homosexualité et des droits des homosexuels, qui subsistent dans notre société, sont une tare qui doit être combattue sans relâche.

Je refuse que l’orientation sexuelle d’une personne célibataire candidate à l’adoption soit alléguée pour lui refuser l’agrément. Lorsque j’étais en charge de telles décisions, président du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques, j’ai veillé à ce qu’il n’en soit jamais tenu compte.

La diversité des situations des familles devra mener, dans l’intérêt des enfants, à une réforme de l’autorité parentale : permettre, avec l’accord des parents biologiques, un partage de l’autorité parentale avec un tiers, dans des conditions plus larges que celles actuellement prévues par la loi.  »

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