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13/03/2007
Cohn-bendit persiste et signe: oui à une entente Bayrou-Royal
Le député Vert européen réitère, dans un entretien à paraître delain dans La Croix, son souhait de voir se réaliser une alliance PS-UDF-Verts, en cas de victoire de Ségolène Royal ou de François Bayrou au second tour.

Le député vert européen Daniel Cohn-Bendit participe au débat sur la création d'un parti vert européen (AP)
Daniel Cohn-Bendit se prononce, dans un entretien à paraître mercredi 14 mars dans le quotidien La Croix, pour une alliance PS-UDF-Verts en cas de victoire de François Bayrou au second tour de la présidentielle face à Nicolas Sarkozy.
"Je souhaite voir Ségolène Royal gagner l'élection et constituer une coalition PS-UDF-écologistes", explique le député Vert européen, réitérant une suggestion qu'il avait déjà faite le mois dernier.
"Mais une telle alliance reste tout à fait pertinente dans l'hypothèse où François Bayrou serait élu au second tour face à Nicolas Sarkozy", estime-t-il.
Daniel Coh-Bendit estime que, "contrairement à ce qu'il prétend", François Bayrou "ne serait pas en mesure de gouverner en s'appuyant uniquement sur des hommes et femmes de bonne volonté, pas plus qu'il ne pourrait compter sur un éclatement du PS". Par ailleurs, il ne pourrait pas non plus "espérer remporter avec une UDF rénovée une majorité de sièges à l'Assemblée". Ce n'est là évidemment que son avis...
"Pas une bonne position"
Cela amène Daniel Cohn-Bendit à prévoir que le candidat de l'UDF serait "obligé de trouver des alliés sur sa gauche, avec un accord de gouvernement très clair". Cet accord, selon lui, devrait être "bâti autour de quelques priorités", comme "la protection de l'environnement", "le respect de l'immigré", un "référendum sur un projet de Constitution européenne".
Selon le député Vert, "François Bayrou défend un programme libéral-social, Ségolène Royal porte un programme social-libéral". Il estime donc qu'"attaquer" François Bayrou "en expliquant qu'il est de toute façon de droite" n'est "pas une bonne position". "Le candidat UDF est en mouvement. Il a soulevé le poids, mais on ne sait pas dans quelle position il va le jeter. Et l'intérêt de la gauche est de l'attirer dans sa direction", conclut le député européen.
REMARQUE: Daniel Cohn-Bendit prend en compte la force de Bayrou et la faiblesse de Roayl. mais il se place dans l'optique d'accords de partis et entre partis. ce qui n'est pas la perspective dans laquelle se place François BAYROU
23:08 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, bayrou, royal, présidentielles


Commentaires
La posture de François Bayrou d'avant élection est très intéressante mais purement théorique : en admettant qu'il puisse réunir des personnalités dans un gouvernement il ne peut faire vivre celui-ci que dans l'hypothèse de l'existence d'une majorité à l'Assemblée, à plus forte raison à terme si on introduit une dose de proportionnelle dans le système électoral. Un dialogue entre partis est donc inévitable sauf à imposer une vision gaullienne de la politique en tant que dialogue entre un homme et un peuple, ce qui relève du mythe dangereux et anti-républicain. Ce qui séduit chez Bayrou ce n'est pas justement l'aventure personnelle mais la perspective de renouvelement qu'il porte, le fait que ceux qui l'entourent ou sont susceptibles de travailler avec lui à terme sont porteurs de modernités.
Les arguments contre une "union nationale" sont recevable : après l'élection il faudra donc envisager la formule que souhaite Cohn-Bendit si l'on veut progresser. Cela n'est possible que si le PS se modernise et adopte une attitude plus raisonnable envers ses alliées et alliés potentiels, ce qui semble difficile à envisager tant qu'il est en position de force.
Après le premier tout il faudra donc vivement au moins avoir un rapprochement explicite anti-sarkozy - car tel est l'intérêt de tous les Français - puis dans la perspective des législatives évoluer evrs ce que dépeint Cohn-Bendit - sous peine de laisser passer une occasion historique.
Ecrit par : valery | 14/03/2007
Merci pour votre contribution. Je ne partage que pariellement votre analyse: tient-elle suffisamment compte del'effet "présidentielles" sur les Législatives?
Sur votre blog, j'ai beaucoup apprécie votre analyse sur un problème qui ne me concerne qu'en spectatrice sur Fabius. je me permets de la reprendre ici:
"Pourquoi Fabius veux-t-il faire perdre le PS ?
Après avoir précipité l'échec des idées défendues par le PS en 2005, on a l'impression depuis quelque jours que Laurent Fabius cherche à précipiter Ségolène Royal vers l'échec en imposant une ligne sectaire à la campagne et au Parti Socialiste. En voulant imposer sa ligne de refus de toute perspective de dialogue avec le centre il tente de pousser la candidate à la faute en brulant à l'avance tous les ponts pour le deuxième tour voire à l'en exclure en poussant l'électorat de centre-gauche vers le candidat UDF. En dépeignant la droite et la gauche comme des camps séparés par un mur il repousse tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans cette vision.
Alors que le PS devrait défendre le pacte présidentiel de Ségolène Royal, Fabius entretient une polémique digne des Verts sur la "ligne" à suivre alors que la question ne devrait pas se poser avant le 23 avril au lendemain du premier tour.
En réalité la réduction du mandat présidentiel à cinq ans à cet effet pervers - cinq ans ce n'est pas si long - que un échec aujourd'hui de Ségolène Royal lui laisse toutes ses chances pour 2012 alors qu'une victoire repousserait les chances de représenter le PS à 2017...
Est-ce que je suis parano ?"
Ecrit par : chantal | 16/03/2007
La primaire se joue à droite
L’adversaire de Ségolène Royal pour le second tour sera celui attirera les 15 à 20%des Français ,électeurs de droite modérée et du centre , toujours indécis. Depuis trente ans une primaire se joue au centre droit ; Pompidou l’emporta sur Poher, Giscard sur Chaban, Chirac sur Barre puis sur Balladur
Tout devrait basculer dans les prochains jours et le gagnant sera celui qui se … recentrera
Nicolas Sarkozy a durci son discours pour réduire le potentiel électoral de Jean Marie Le Pen, il a éliminé le risque potentiel de ce dernier au risque de s’éloigner du centre droit
François Bayrou, candidat du centre peut sembler mieux positionné mais il a multiplié les appels sur sa gauche pour rameuter les « sociaux démocrates » allergiques à Ségolène Royal .En évoquant la possibilité d’un premier ministre socialiste et surtout en s’alignant sur Ségolène Royal sur la question des banlieues, il devient inaudible car trop à gauche
Mais qui donc sera le candidat du centre droit ?
FRANCOIS BAYROU ET L ETERNELLE TENTATION DE LA TROISIEME FORCE
François Bayrou ne rève t il pas en une alliance entre son UDF et les européens du PS ? Débarrassés des UMP et des Fabusiens, il présiderait avec Dominique Strauss Kahn pour premier ministre
La résistance de Madame Royal, la remontée de la gauche montrent les limites de cette stratégie . Le candidat UDF retombe dans les travers de la « troisième force » des années 60 ;
Il s’agissait alors de marier le centre Lecanuettiste à la gauche non communiste . Cette stratégie échoua car à l’exception de Gaston Defferre et de Mendes France , personne à gauche n’en voulait vraiment .
L’explosion de la bulle Poher fut à la mesure de la déception.
Personne à gauche n’a intérêt à suivre François Bayrou. Un échec de Ségolène Royal permettra à Dominique Strauss Kahn de tenter sa chance
DSK en bête politique espère cet échec Si Sarkozy est battu par Royal il n’ a pas d’avenir ; Si Sarkozy ou Bayrou battent Royal il sera le chef de l’opposition
Si Bayrou bat Sarkozy au deuxième tour il deviendra le premier ministre tout puissant d’ un président fantoche . Un homme de droite élu contre ses amis et ses électeurs par la gauche, la pire des configurations pour François Bayrou, celle de Judas
François Bayrou l’ignore peut être mais tout le monde le sait … il est DE droite
Son projet de « social-économie » a un net parfum de programme de droite classique: candidat « pro-entreprise », il est hostile à une augmentation « brutale » du SMIC et veut baisser les charges des entreprises. Quelles différences avec Nicolas Sarkozy
En matière de pouvoir d'achat, il propose de « libérer les heures supplémentaires » : elles rapporteraient aux salariés 35 % de plus qu'une heure normale, contre 10 ou 25 % actuellement, à coût inchangé pour les entreprises. Il n'est donc pas loin du « travailler plus pour gagner plus » de Nicolas Sarkozy
Pas vraiment de tonalité de gauche quand Il veut en effet consacrer la moitié des recettes de l'Etat pendant trois ans, soit 7 milliards d'euros par an, à la réduction des déficits.
En matière de fiscalité, : ni baisse ni augmentation des impôts.». , il propose « un CDI universel à droits progressifs ». qui rappelle furieusement le « contrat de travail unique » de Nicolas Sarkozy.
François Bayrou fait une ouverture vis-à-vis des homosexuels en défendant « l'union civile » avec les droits « équivalents » à ceux du mariage ou en proposant « l'adoption simple » pour les deux parents homosexuels. Mais il assure aussi que « le mariage, pour moi, c'est un homme et une femme ».
Au total ,le programme de François Bayrou et celui de Nicolas Sarkozy sont bien proches
Sont ils de droite ?
ils correspondent à ce que met en place la grande coalition allemande
IL N Y A PLUS PERSONNE AU CENTRE DROIT
La primaire se jouera sur le choix du meilleur candidat pour appliquer ce programme
L un et l’autre se sont mis dans une étrange posture
« l’homme qui sait parlerà l’oreille des chevaux » a progressé car il incarne une république modérée
Un enfant du peuple , un fils de paysan du Béarn, un prof, un humaniste…Il sait éviter les représentations simplistes , il ne stigmatise pas et la France modérée apprécie Il comprend les enseignants, tend la main à ceux qui souffrent , échappe aux incantations droitières
Il devient le troisième homme, il peut gagner , il va gagner…
Nicolas Sarkozy commence mal
Il a contre lui les people ;;; à l’exception de Doc Genico
Les racailles, le Karcher, tout remonte à la surface et il devient le responsable de tous les maux, sans doute même du réchauffement climatique
Une institutrice en garde à vue, un papy sans papier en difficultés ;…
Il parle de discrimination positive et se met à dos une partie de son électorat…
La France modérée s’interroge, les sondages le montrent… et si Sarkozy n’était pas le bon candidat pour battre Royal
Un fais divers , un incident gare du Nord… Peut être un tournant dans la campagne
François Bayrou vise juste et … se tire une balle dans le pied
Il ne trouve plus les mots qu’attend la France modérée, celle qui ne comprenait pas l ‘affaire de la maternelle mais celle aussi qui ne veut plus de discours complaisant pour un voyou multirécidiviste
Pourquoi a t il participé à la curée anti Sarko ?
Peut être croit il que pour gagner il doit passer pour le candidat anti-système ?
Il y en a d’autres sur ce registre, Bové Le Pen…
La France modérée lui demande simplement d’être lui même…
En attendant, elle redécouvre Nicolas Sarkozy
Ecrit par : republicain | 29/03/2007
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