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14/03/2007
"Pas de manoeuvre: je garderai la même ligne"
Dans un entretien à paraître, jeudi 15 mars, dans le Nouvel Observateur, François Bayrou explique comment il gouvernerait s'il arrivait au pouvoir le 6 mai. Le leader centriste, partisan d'un gouvernement d'union nationale, se dit certain que son arrivée à l'Elysée provoquerait "des remises en question" au Parti socialiste et à l'UMP.

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"Je ne me prêterai à aucune manœuvre. Je parlerai avec qui voudra, mais je ne changerai pas de ligne", affirme M. Bayrou. "Je crois profondément que les sociaux-démocrates vont se révéler à l'occasion de cette élection. Ils en ont ras-le-bol de la manière dont le PS fonctionne", assure François Bayrou, qui ajoute n'avoir "aucun doute" sur le fait que des socialistes "viendront dans la majorité nouvelle".
Le député béarnais lance au passage un message au socialiste Dominique Strauss-Kahn, qui a pourtant d'ores et déjà refusé de participer, le cas échéant, à son équipe gouvernementale. "Qu'il s'émancipe de ce qu'il y a de dépassé dans son camp autant que je me suis émancipé de l'UMP, et on pourra parler... sans difficulté", dit-il à propos de l'ancien ministre de l'économie.
PAS D'ALLIANCE AVEC SARKOZY AU SECOND TOUR
A la question de savoir s'il gérerait la France comme il a géré le ministère de l'éducation, qu'il dirigea de 1993 à 1997, François Bayrou répond : "Oui, je serai un président réformateur".
Le candidat de l'UDF revient par ailleurs sur ses ambitions élyséennes et raconte qu'il a longtemps "passionnément eu l'envie de servir quelqu'un, d'aider un de (s)es aînés à devenir président". "Aussi étrange que cela puisse paraître aujourd'hui en raison de son engagement derrière Sarkozy, j'ai longtemps rêvé que Simone Veil soit la première présidente de la République française", dit-il.
En cas de second tour contre Ségolène Royal, François Bayrou repousse l'idée avancée par les journalistes du Nouvel Observateur de faire alliance avec Nicolas Sarkozy. "Je n'ai pas du tout l'intention de retomber dans les vieux schémas", dit le président de l'UDF, qui affirmait dimanche qu'un affrontement entre lui-même et le candidat de l'UMP au deuxième tour "aurait du sens".
22:25 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, royal, sarkozy, présidentielles


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