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17/04/2007
"C'est l'avenir qui m'inspire"...
François Bayrou : "L'aspiration au changement sera la plus forte !"
"C'est l'avenir qui m'inspire ! " Ainsi François Bayrou a-t-il planté le décor. Il a souhaité prolonger toute la thématique de sa campagne dans cette référence à demain plutôt qu'hier. Cependant, dans son combat, plusieurs personnes lui permettent de peser les différentes étapes qui le mèneront vers la victoire : le Général de Gaulle, Winston Churchill, avec une prédilection pour la grande figure de la paix mondiale, Ghandi.

François Bayrou affirme d'emblée que les Français ont besoin de sortir de l'impasse imposée par la droite et la gauche en France. Ils ressentent au plus profond d'eux-mêmes l'envie d'imposer un pacte nouveau. Il s'affirme le seul à pouvoir battre Nicolas Sarkozy. Et par la suite réunir des gens venus de bords différents. Cette envie est si forte, affirme-t-il, qu'elle a par exemple réuni hier soir neuf mille personnes au Palais des Sports de Lyon, au retour des vacances, un lundi, à la sortie des bureaux.
François Bayrou se sent porté par un élan venu du peuple, un soutien de ceux qui, d'habitude, ne parlent jamais de politique. Ces personnes y reprennent goût avec sa candidature. Ils se disent qu'après tout, tentons cette voie du changement. Détournons le vote utile vers le vote François Bayrou, car celui-ci s'estime le seul à pouvoir gagner l'élection présidentielle. Et ainsi faire tomber le Mur de Berlin fictif érigé entre gens de gauche et gens de droite.
La V ème République a voulu que ce scrutin si particulier qu'est l'élection présidentielle réunisse deux personnes au deuxième tour. François Bayrou demande à ce que l'on respecte le rôle qu'il s'est donné de vouloir être parmi les deux finalistes. De toute manière, quelles que soient les interrogations, ce sont les Français qui sont maîtres de cette élection. C'est parce qu'ils sont maîtres de cette élection que François Bayrou est certain d'accéder au deuxième tour.
Il en veut pour preuve une enquête d'opinion dévoilée ce matin qui annonce que 85 % des Français sont persuadés que cette élection donnera lieu à une surprise. Cette surprise, ce sera lui. Car la France en a terriblement besoin.

Les deux autres concurrents potentiels portent en eux deux projets de société anxiogènes
>>>>. On le voit bien avec Nicolas Sarkozy. Qui porte en lui une société dure, une société qui ne donne pas de deuxième chance. La suppression de l'impôt sur les successions est l'un des nombreux exemples de cet encouragement des plus forts devant les plus faibles. Au contraire, François Bayrou veut réunir, rassembler chacun et chacune. La société de Nicolas Sarkozy, c'est une société où la naissance prédétermine tout. Ce ne sont pas les valeurs de la République française.
>>>>Quant à Ségolène Royal, elle lance toute une série de propositions sans beaucoup de liens entre elles, généralement peu suivies d'effets. Il y a pourtant chez elle une constante, c'est le recours à l'Etat qui redevient tout-puissant dans tous les domaines de la société. Or, l'Etat a déjà tellement de rôles à assumer que lui en affubler d'autres le mènerait immanquablement à la ruine. On raconte des histoires aux Français en leur faisant croire que l'Etat peut être maître de toute chose. La vision de François Bayrou se situe donc bien au milieu de cette dichotomie entre une société difficile, heurtante et l'autre, déresponsabilisante : il assume une vision qui concilie une économie de liberté et une régulation modérée.
Dans cette perspective, François Bayrou souhaite une loi de la moralisation économique. Après les derniers avatars d'un grand patron qui quitte son poste avec un parachute doré de plusieurs millions d'euros, il est nécessaire de donner un exemple pour que les petites et moyennes entre prises, les petits actionnaires, ceux qui font vivre l'économie française au jour le jour, tout ce maillage important ne se décourage pas. Tout cela exige beaucoup de prudence, d'inventivité et surtout que l'on sorte de la guerre factice entre droite et gauche. François Bayrou se présente à cette élection pour rassembler plutôt que diviser.
Car la situation est pire qu'en 1958, lorsque le Général de Gaulle fut rappelé aux affaires. La société est encore plus délitée. L'Etat n'assume plus ses missions régaliennes. "Tout ce que nous avons à bâtir ensemble en matière de logement, en matière d'exclusion, d'emploi, de santé, d'éducation exige de nous tous un accord global pour un nouveau projet de société, un projet d'espoir, un contrat que je signe avec les Français." explique-t-il.
Ce contrat de législature se paraphera sur les grands axes. François Bayrou il tendra la main. Il souhaite réunir l'ensemble des responsables politiques qui sont en accord avec lui pour qu'en huit jours, après son élection à la présidence de la république, un gouvernement soit mis en place. Et ainsi lancer un grand mouvement qui permettra lors des élections législatives le 10 juin prochain, de s'assurer une majorité claire, fondée sur les grandes lignes défendues pendant toute cette campagne électorale devant les Français.

François Bayrou se dit participant à cette campagne pour gagner. Il veut être la surprise que souhaitent si ardemment les Français pour bousculer le système. En 2002, nos concitoyens ont voté en masse pour Jean-Marie Le Pen en espérant qu'il allait mettre un énorme coup de pied dans la fourmilière. On est bien obligé de constater quelques cinq années plus tard que la fourmilière s'est renforcée de manière presque extravagante. François Bayrou est donc déterminé à entraîner les Français. Cette foi qu'il porte en lui, lui est nécessaire pour parvenir au plus haut sommet de l'Etat.
L'élection engage l'entière personnalité. Il est là pour gagner. Tout le temps. Ce qu'il emmène avec lui, ce sont les millions de Français qui lui font confiance. Qui attendent que quelqu'un bouscule le système. Ramène la croissance en France, comme ce qui s'est fait en Allemagne. Les Allemands ont obligé les partis antagonistes de travailler ensemble. C'est ainsi que les Français feront sauter tous les verrous soigneusement installés depuis trente ans. En dix-huit mois, la croissance allemande est passée de la dernière place à la première place en Europe. L'Allemagne a retrouvé ses forces.
Il y a eu effectivement un point de TVA sociale affectée sur la TVA allemande. En France, cette mesure reste à l'étude. L'idée est intéressante. Elle consiste à basculer les charges sociales sur la taxe sur la valeur ajoutée de tout achat effectué sur le territoire. Mais pour que la mesure soit efficace, il faudrait augmenter la TVA de cinq points. Or, comment l'expliquer aux personnes âgées qui touchent de petites retraites, comment l'expliquer aux personnes bénéficiaires des minimas sociaux ? Voilà des questions qui se posent et que le prochain gouvernement devra résoudre avant de prendre une telle décision.

Toujours à propos de la croissance et de l'économie, de la manière de résorber le chômage qui pèse sur les Français, François Bayrou cite Les Echos qui plébiscite la mesure phare qu'il présente aux Français depuis le début de sa campagne électorale : donner à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, la possibilité d'embaucher deux personnes sans avoir à assumer les charges sociales inhérentes pendant une période de cinq années, en consacrant dix pour cent de ces charges au financement des retraites.. Un bol d'air bienvenu surtout pour les entreprises de petites taille, les artisans, les commerçants qui accueillent avec enthousiasme la perspective de pouvoir enfin développer leur structure.
Son premier voyage à l'étranger serait un tour des capitales européennes. François Bayrou souhaite renouer des liens distendus depuis le non au référendum du 29 mai 2005 portant sur le traité pour une constitution européenne. On doit sortir l'Europe de sa léthargie, assure-t-il. C'est ce qu'au fond, les Français désirent aussi. On les dit indécis. En fait, ils réfléchissent. Le vote automatique n'existe plus. Les Français retrouvent une liberté de vote dont on les avait privée depuis longtemps. François Bayrou pense qu'elle lui sera très favorable.
Pour conclure, François Bayrou pense que sa vision est la plus juste. C'est sans doute ce qu'il a appris de plus fort dans toute cette campagne électorale. Que le nouvel espoir qu'il propose est un message reçu par l'ensemble de la population. C'est ce qui le motivera pour les trois semaines qu'il reste avant le 6 mai prochain, date du deuxième tour.
Europe 110:41 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, politique, présidentielles, france, europe


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