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30/04/2007
Lettre à celles et ceux qui, sur Strasbourg, veulent un "Centre central", libre et indépendant
Chère Amie,
Cher Ami,
Je me réjouis que François Bayrou ait appelé à la création d’un grand parti démocrate. Un parti indépendant pour changer définitivement la politique française. Pour donner aux Français une force de contre-pouvoir, libre, capable de dire oui si l’action sert l’intérêt général et de dire non, dans le cas contraire.
STRASBOURG DE TOUTES NOS FORCES

Je veux défendre cette ligne et cette éthique politique ici à Strasbourg, avec toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans le projet d’indépendance de François Bayrou. C’est avec cette exigence que nous formerons un nouveau parti démocrate indépendant et fort, qui refuse les compromissions, qui résiste aux pressions, mais accepte de travailler en toute intelligence avec celles et ceux qui veulent mieux servir les idéaux du nouveau centre.
A nous d’œuvrer pour que ce nouveau parti démocrate soit une véritable force politique indépendante en Alsace et à Strasbourg. Il y a, à Strasbourg, toutes les raisons d’espérer que cette troisième voie s’impose durablement dans le paysage politique local, puisque François Bayrou a obtenu plus de 22 % des suffrages sur la première circonscription.
Il s’agit maintenant de donner à François BAYROU les députés dont il a besoin pour disposer d’une représentation au parlement.
Vous le savez, le droit est mon métier, la Justice, mon idéal. Pour moi, être députée, c’est toujours vouloir améliorer le quotidien concrètement. C’est se battre jour après jour, pour la justice économique et sociale et contre toutes les discriminations. C’est un métier à plein temps. C’est dans cet objectif que je vous propose de participer à la conquête de la première circonscription de Strasbourg en y consacrant, si vous le pouvez, 2 à 4 h par semaine.
Nous avons fait le choix d’une campagne de terrain active reposant sur des actions ponctuelles. Cette campagne sera courte, puisque nous ne disposons que de cinq semaines.
Si vous souhaitez participer à l’aventure, vous pouvez m’appeler au 06 63 27 64 91. ou me contacter par courrier électronique.
Chère Amie, Cher Ami, l’indépendance est un combat de tous les jours, surtout en politique. Mais c’est aussi un formidable projet d’avenir, dans lequel nous mettrons, ensemble, toutes nos forces. Pour faire gagner le parti de François Bayrou à Strasbourg.
A bientôt.
Bien sincèrement à vous,
Chantal CUTAJAR
21:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, udf, bayrou, législatives
"Recomposition et reconstruction"
| par Roland Brendlé, président de l'UDF67 |
| Prendre en compte les besoins et les attentes de nos concitoyens tout en ayant une vision à moyen et long terme de l’évolution de la société est un exercice Politique des plus difficiles. Difficile dans sa réalisation mais aussi parfois difficile à faire partager par la population. Cet exercice est encore plus difficile si l’on sort des sentiers battus, empruntés depuis tant d’années et dans lesquels les meilleures bonnes volontés se sont embourbées. L’état de notre pays, les besoins et attentes de nos concitoyens rendent pourtant le changement inéluctable. Il ne pourra se réaliser que si nous empruntons la voie tracée par François Bayrou, alors même que la majorité des électeurs ne se la soit pas encore appropriée. Il faut laisser le temps au temps pour que le plus grand nombre nous rejoigne. L’illustration en est donnée par les résultats de différents sondages ; François Bayrou était donné gagnant au deuxième tour contre Nicolas Sarkosy… et pourtant les français ne lui ont pas donné la possibilité d’accéder au deuxième tour ! Les français ont bien sentis que la démarche de François Bayrou est la bonne : redresser la France en rassemblant les compétences au-delà des clivages d’affrontement gauche- droite. Mais déplacer les lignes traditionnelles ne se fait pas sans une certaine inertie, et la peur de la nouveauté a bien été entretenue durant la campagne par ceux qui voulaient surtout que rien ne change ! Mais l’élan est à présent donné. Le nouveau mouvement est en marche. Le centre existe bel et bien. Allons au bout de notre engagement. Le temps est venu de resserrer les boulons, de nous rassembler et de clarifier les positionnements dans le cadre de la création du nouveau parti démocrate. Une certaine peur serait-elle en train de s’installer au sein de certains partis ?: Des pressions intolérables sont exercées sur certains de nos élus. Et par ailleurs, il est amusant de constater que d’anciens membres de l’UDF qui ont quittés notre mouvement s’en réclament à nouveau aujourd’hui, ou pour le moins s’affichent « centristes » ! Probablement plus par opportunisme ou stratégie que par convictions sincères ! Tout cela nous conforte dans notre démarche de recomposition et de reconstruction ! Roland Brendlé |
13:10 Publié dans TRIBUNES LIBRES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, alsace, udf, bayrou, politique
Les Jeunes UDF appellent chacun à voter en conscience

Les Jeunes UDF, par la voix de leur Président, Jean-Yves de Chaisemartin, déplorent le spectacle lamentable que nous infligent Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy depuis leur qualification pour le deuxième tour de l’élection présidentielle. L’un et l’autre n’ont eu de cesse, pendant la campagne du premier tour, de répéter qu’un gouvernement réunissant des personnalités de droite et de gauche serait non seulement inefficace mais en plus dangereux pour la démocratie. Aujourd’hui, ils se découvrent une vocation de rassembleur, oublient l’étiquette politique qu’ils ont affichée avec tant de conviction et s’affirment candidats de tous les Français, tout en refusant le moindre amendement à leur projet.
Les Jeunes UDF n’ont pas cessé, aux côtés de François Bayrou, de défendre une autre vision de la politique. Nous avons dénoncé le manichéisme consistant à dire qu’un camp avait toujours raison et l’autre toujours tort. Nous avons dénoncé l’idée qu’il n’y avait, au final, que deux visions et deux choix et que tout combat politique devait nécessairement déboucher sur la soumission à l’un ou l’autre de ces deux camps.
Nous restons aujourd’hui fidèles aux idées que nous défendons depuis des mois. Il n’est pas question pour nous d’appeler à voter pour un candidat. Encore moins question d’appeler à voter contre un autre. Nous invitons chacun à voter, en conscience, et au vue du programme de chaque candidat, pour celui dont il se sent le plus proche ou à refuser ce qui ne ressemblerait pas à un choix mais à deux impasses. Nous partageons pleinement le constat qu’a fait François Bayrou sur les insuffisances de l’un et de l’autre des candidats.
Les Jeunes UDF sont d’ores et déjà en ordre de marche pour construire le grand parti central dont François Bayrou a jeté les bases mercredi et que des millions d’électeurs ont, par leur vote au premier tour, appelé de leurs vœux. Samedi 12 et dimanche 13 mai, les Jeunes UDF réuniront l’ensemble des responsables fédéraux et nationaux pour poser les premières pierres du mouvement des Jeunes Démocrates.

Le combat pour le renouvellement du paysage politique ne fait que commencer. Nous avons contribué, aux côtés de François Bayrou, à faire émerger une force politique nouvelle. Nous travaillons dès aujourd’hui pour que les élections législatives soient aussi l’occasion de porter au pouvoir une nouvelle génération, de nouvelles méthodes, un projet d’espoir pour la France.
> Télécharger le communiqué en PDF
Contact presse :
Jean-Yves de Chaisemartin
jy.dechaisemartin@jeunes-udf.org
12:55 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, jeunes, udf, présidenteilles
POUR OU CONTRE: SEGO OU SARKO?
VOTRE OPINION AVANT DE GLISSER VOTRE BULLETIN DANS L'URNE....

Irez-vous voter? Comment voterez-vous au second tour des PRESIDENTIELLES? Pour qui? Pourquoi?
04:02 Publié dans POUR OU CONTRE | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : présidentielles, sarko, royal, bayrou
Le tas d'or et les quatre goussets, une analyse de Daniel RIOT
François Bayrou face aux « pièges à centristes »…
Comment protéger un « tas d’or » partagé en quatre goussets ?
François Bayrou est le premier à le savoir. Son « tas d’or » (ses près de 7 millions de voix) ne lui appartient pas et les récoltes de ce qu’il a semé, avec courage, pertinence et talent, ne sont pas assurées.
En homme de la terre qui connaît bien le cycle des saisons et l’obligation de composer avec les variations du temps, il sait que pour lui le printemps s’achève cette semaine…Et que l’été s’annonce très orageux !

Après avoir tenu la vedette (ce qui est exceptionnel pour un éliminé !) dans la première partie de la campagne du second tour, après avoir été courtisé, voici à nouveau « l’homme au tracteur » dans son rôle de cible, d’homme à dépouiller (on veut même le priver de l’usage du sigle UDF, propriété industrielle de Hervé de Charrette !), d’ennemi à abattre.
Car il gêne toujours, Bayrou. Et il gênera toujours si ses ailes, ses bras, ses jambes, ne lui sont pas coupées… Il gênera les deux « camps » en présence, quelque soit le vainqueur de dimanche prochain… Il gênera et… il sera gêné. S’il ne réussit pas à éviter les pièges tendus aux « centraux » par la droite, la gauche et bien des « centristes borgnes »…
Le Béarnais peut peser sur le bipartisme,
mais non mettre fin (pour l’heure) à la bipolarisation
Pourquoi ? Parce que dans le système actuel, Bayrou a la faculté d’affaiblir le bipartisme mais il ne dispose pas des moyens de mettre fin à la bipolarisation de la vie politique française, cette bipolarisation qui mine le pays depuis la fin du gaullisme, les trahisons de l’esprit gaullien et surtout les transgressions des institutions héritées du gaullisme.

>>> En cas de victoire de Sarkozy, il devra affronter les mêmes difficultés que lors de la création de l’UMP en 2002. Hémorragie à l’UDF… Quand les ambitions rejoignent les penchants culturels, pourquoi ne pas céder aux sirènes ? Avec une interrogation essentielle pour lui : quelles seront les lignes de partage entre les élus UDF qui ont voté Sarkozy au deuxième tour sans rejoindre le « pôle centriste » de la « majorité présidentielle » et les UDF qui veulent tirer parti de la « dynamique Sarko » tout en restant « libres » et fidèles au « cap Bayrou » ?
>>> En cas de victoire de Royal, et si le courant social-démocrate,comme c’est probable, « tient » Matignon, Bayrou sera moins « sucé », « pompé », « vidé » sur sa droite, mais il risque de perdre une partie de son électorat de gauche (les déçus de DSK) qui étaient prêts à rejoindre le Parti ou l’Alliance démocrate issu (e) de l’UDF métamorphosée.
Deux goussets à droite, un à gauche et un ailleurs…

Actuellement, le tas d’or Udf se divise en quatre goussets.
*Deux sont sous les aisselles de Sarko à droite : celui de ceux prêts à rejoindre le « sarko-centrisme » déclaré qu’animent le bon Raffarin et le gentil Douste et celui de ceux prêts à suivre l’attelage de choc Santini-de Robien, le clown et le sacristain, qui veulent reprendre les clefs de la maison UDF à Bayrou
*Un est accroché à la ceinture de Royal : celui de ceux qui espèrent qu’une défaite de Sarkozy se traduire par des réformes institutionnelles conformes au projet de Bayrou.
*Le quatrième est en jachère (vote blanc ou abstention) : celui de ceux qui, défiants ou adeptes d’un « wait and See » prudent, plongés dans un profond désarroi, entre écoeurement et désengagement…
De grands tests à venir et l’horizon 2012
Sur ces quatre goussets, Bayrou peut en conserver ou retrouver trois. Pas mal ! Mais le grand test est à venir… en plusieurs étapes :
1) Les résultat du second tour et la suite immédiate
2) Les investitures définitives pour les législatives
3) Le nombre d’udf présents au deuxième tour des législatives
4) Le nombre d’élus UDF et la constitution des groupes parlementaires a l’assemblée
5) Le vote d’investiture du gouvernement d’après les législatives
6) Les municipales
7) Les européennes
8) Les Présidentielles de 2012…

Bayrou doit raisonner en « ici et maintenant » et en regardant au loin, sans oublier l’imprévisible, qu’il faut …prévoir aussi. Comme un paysan doit savoir ce qu’il fera en cas d’orage de grêle, de gel ou … de jacqueries ! Un drôle de jeu, entre le poker menteur et les échecs.
« Les chaisières de Paimpol »
S’il appelle à voter pour Ségolène ou pour Sarkozy en dépit des griefs qu’il a envers l’un et l’autre et des désaccords qu’il affiche avec elle et avec lui, Bayrou perd la moitié de son « tas d’or ».
Il renonce à sa « troisième chaise » pour retrouver le rôle de « strapontin » que jouent les centristes depuis que De gaulle les a traités de « chaisières de Paimpol »…
Surtout, il rompt avec sa ligne, ou plutôt à la fonction « pivot » de « son centre central », force de contestations positives et de propositions constructives. Avec son positionnement « au-dessus » des camps, hors du « bloc contre bloc », au-delà du « béni oui-oui » et du « béni non-non »… Contre le « système », contre des mœurs politiques dévoyés, contre les passéismes de droite et de gauche.
S’il maintient sa « consigne » de « liberté de vote » et s’abrite derrière le « secret de l’isoloir » pour taire son propre choix, il va perdre une partie de sa crédibilité aux yeux de ceux pour qui « un responsable politique se doit de prendre position face à des choix électoraux ».

La tentation de l'Aventin?
Il va être bombardé de formules faciles, de « leçons », de quolibets… Santini va trouver plus de jouissance à allumer son cigare avec Charasse, son ami venu de la gauche trouble… De Robien va recracher un peu plus de son venin. Même Douste-Blazy va se trouver de l’esprit…
« Comment dans la situation grave de la France qu’il a si bien analysée peut-il se retirer ainsi sur l’Aventin, ce mauvais perdant, plus universitaire que politique».
Il s’expose à tous les procès d’intentions, d’arrières pensées politiciennes et de calculs tactiques. Avec un mot d’ordre digne du milieu « sarko-centriste » : « Opération Dénigrement B. phase terminale »…
Même certains de ses fidèles (UDF ou non, anciens convaincus ou nouveaux convertis) pourraient lui en vouloir, déçus de ne pas être guidés clairement par celui en qui ils ont toute confiance.
« Il va logiquement voter pour celle ou celui qui va faciliter le plus possible et le plus rapidement possible sa Révolution tranquille, sereine et responsable. Qu’il nous dise au moins vers qui il penche. Ou alors, qu’il hiérarchise les risques que, selon lui, l’un et l’autre font courir à la France, la démocratie et le tissu social dans l’optique Sarkozy, l’économique et le social dans l’hypothèse Royal » …
Rester fidèles au « projet d’espoir »
Dans ces conditions, une fois le duel du 2 mai passé, que va dire le Béarnais avant le 6 mai ? Quels risques va-t-il prendre … pour limiter les dégâts des pièges à centristes ?
Le seul digne d’être pris est celui qui s’inscrit dans la pleine fidélité à son projet d’Espoir. Un appel aux urnes : les absents ont toujours tort, surtout quand il s’agit d’un rendez-vous avec les urnes… Un rappel de l’essentiel de sa vision : « plus rien ne sera comme avant »…pas même l’habitude des responsables politiques de se croire obligés de donner des « consignes » à leurs électeurs aux mains coupées par le verdict d’un premier tour couperet.

Ses voix n'appartiennent qu'à ses électeurs
Son « dialogue » avec Ségolène Royal entre les deux tours a constitué une première. Qu’un grand responsable d’une formation qui a recueilli près de sept millions de suffrages laisse les « consignes » dans les casernes et dans les gares en constituerait une autre…
Les voix n’appartiennent qu’aux électeurs !
Dimanche prochain, la voix de Bayrou comptera comme celle de tous autres. Pas plus. Il est juste qu’il revendique le secret de l’isoloir. Il a le droit de laisser à d’autres l’exhibitionnisme des suffrages et du prosélytisme électoral (souvent calculé et intéressé, rarement porté par des convictions).
Ce n’est là, de ma part, que la conclusion (provisoire) d’une analyse (ou une espérance), non une certitude ou le reflet de confidences… Attendons ! Le Béarnais a montré qu’il savait créer des surprises. Le mors aux dents, peut-être. La mort aux trousses, sûrement pas.
Daniel RIOT
03:22 Publié dans TRIBUNES LIBRES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politique, législatives, bayrou
La « Révolution Bayrou » continuera aux Législatives
Le billet de Chantal CUTAJAR
Bayrou-Royal? Un bon débat, ou plutôt une excellente confrontation d’idées, un dialogue démocratique, dans un climat de convivialité républicaine, de transparence et de clarté qui a apporté un peu d’air frais dans cette campagne pour le deuxième tour marquée par trop de discours imprégnés de violence verbale peu digne des enjeux.
STRASBOURG DE TOUTES NOS FORCES

Je me réjouis évidemment de la place « centrale » de François Bayrou lors de cette première semaine de campagne pour le deuxième tour. Où les électeurs « centraux » du premier tour sont logiquement très courtisés. Ils le resteront d'ailleurs dans la dernière ligne droite si l'on ne juge à partir des sondages publiés ce dimanche.
Mme Royal a préféré un dialogue public et ouvert, direct avec M. Bayrou pour donner aux électeurs « orange » du premier tour des éléments d’appréciations et de réflexions pour le second.
M. Sarkozy a opté pour une politique de « rassemblement » avec les centristes d’un type politicien bien connu, réservé aux hiérarques et aux notables, avec une démarche qui quoi qu’il en dise est révélatrice du système politicien qu’il convient de métamorphoser. A chacun sa méthode. L’électeur est le SEUL juge.
François Bayrou, lui, est logique avec lui-même, avec sa lutte contre le « bloc à bloc », avec son aspiration à des moeurs politiques plus conformes à la morale et aux exigences d’une modernité bien comprise. Et aux nécessités de donner à la France les moyens de sortir des impasses dans laquelle elle est.

Ma candidature dans la première circonscription de Strasbourg sous les couleurs de l’udf libre qui va se transformer en un parti démocrate au positionnement clair s’inscrit plus que jamais dans cette logique là. Sur ce « chemin » là. Avec le projet et le programme d'un centre vraiment "CENTRAL"
L’enjeu, pour moi, n’est pas l’appartenance à telle ou telle « majorité présidentielle » : le premier tour a rendu impossible celle qui aurait pu répondre à mes critères et satisfaire mes vœux. Il ne s’agit pas d’être élue pour que je me pose sur je ne sais quel strapontin. Comme il n’est pas question que je siège au Parlement pour grossir les rangs de telle ou telle opposition systématique. Ni "béni ooui-oui", ni "béni non-non", comme dit avec pertinence François Bayrou.
Il s’agit de représenter les citoyens de façon à peser sur la politique qui sera menée après les Présidentielles, quel qu’en soit le résultat, donc de ramer dans la direction définie par François Bayrou. Pour sortir la France de ses impasses institutionnelles. Et de ses crises.

Loin du « camp contre camp », au-dessus des contingences politiciennes, il s’agit pour moi de vouloir, avec la légitimité que confère le suffrage universel, influencer le cours des événements et des choses grâce à des majorités d’idées et d’actions qui se pourront se constituer autour du seul intérêt général.
J'attacherai évidemment une importance particulière aux domaines qui me tiennent le plus à cœur : la justice (y compris sociale), la construction européenne, un « vivre ensemble » plus harmonieux, dans une sûreté effective et dans le respect des droits de l’homme et des valeurs fondatrices du Conseil de l’Europe, un rayonnement plus grand de Strasbourg l’Européenne.
J’y reviendrai bien sûr. Avec des engagements précis et une obsession : participer activement à la rénovation de la vie politique et donner plus de corps et d’esprit à la démocratie, à tous les niveaux.
Chantal CUTAJAR
STRASBOURG DE TOUTES NOS FORCES

01:40 Publié dans Le billet de Chantal CUTAJAR | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politique, udf, législatives
Bayrou ... souhaité à MATIGNON par une grande partie de l'opinion
Encore un sondage... Qui ne vaut que ce qu'il vaut, bien sûr. mais qui est révélateur de la popularité de Bayrou dans une partie de l'électorat; Voici les favoris des Français pour les chefs de gouvernement de Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, selon un sondage publié dans Le Figaro Magazine.
Un ticket Royal-Bayrou ? Le président de l’UDF a formellement refusé cette éventualité mercredi, mais les Français n’en démordent pas. Si Ségolène Royal est élue, 37% d’entre eux souhaitent qu’elle nomme François Bayrou à Matignon, selon une étude TNS-Sofres pour Le Figaro Magazine. Dominique Strauss-Kahn le suit de près (29%), loin devant François Hollande (4%). Le tiercé est différent au sein des sympathisants socialistes : DSK est plébiscité (50%), devant François Bayrou (19%) et Jean-Marc Ayrault (7%). François Hollande est loin derrière (5%).
A droite, Jean-Louis Borloo est le préféré des Français (27%) comme des électeurs UMP (30%). Mais ces deux catégories se dissocient en ce qui concerne les autres prétendants à Matignon. Le second choix des Français se porte sur Michèle Alliot-Marie (13%) ou Alain Juppé (11%), tandis que les électeurs de Nicolas Sarkozy préfèrent François Fillon (21%).
L’institut TNS-Sofres a également sondé les Français sur la composition des gouvernements de droite et de gauche. Si Nicolas Sarkozy est élu, les Français veulent en priorité des ministres… UDF (59%), devant l’UMP (51%). A noter que 16% souhaitent des ministres du Front National.
En cas de victoire de Royal, les ministres socialistes arrivent en tête (47%) devant leurs homologues de l’UDF (44%) et les Verts (37%). Les sondés rejettent l’éventualité de ministres communistes, puisque même Lutte Ouvrière (17%) est mieux côté que le PCF (15%).
01:05 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, udf, sondage, politique
29/04/2007
Sondage: L'électorat de Bayrou déterminant.
DERNIERS SONDAGES RENDUS PUBLICS LE DIMANCHE 29 AVRIL
Sondage TNS-Sofres réalisé les 26 et 27 avril
Nicolas Sarkozy recueillerait 52% (+1) des voix au second tour de la présidentielle et Ségolène Royal 48% (-1), selon un sondage TNS-Sofres pour RTL, LCI et Le Figaro, rendu public dimanche. 17% (-3) des personnes interrogées n'ont pas exprimé d'intentions de vote.
32% (+7) des électeurs de François Bayrou au premier tour se reporteraient sur M. Sarkozy et 41% (-5) sur Mme Royal. 27% n'expriment pas d'intention de vote dans ce sondage effectué avant le débat Royal-Bayrou de samedi.
-Sondage réalisé par téléphone les 26 et 27 avril auprès d'un échantillon national de 2.000 personnes, représentatif de l'ensemble de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée disponible auprès de la Commission des sondages.
Sondage TNS Sofres réalisé les 26 et 27 avril
Les électeurs français sont encore très indécis à une semaine du second tour de l'élection présidentielle, notamment chez les partisans de François Bayrou dont près de 40% n'ont pas pris de décision, à en croire un sondage TNS-Sofres pour RTL et Le Monde rendu public dimanche 29 avril.
Huit électeurs sur dix déclarent savoir quel choix ils feront le 6 mai : 36% sont sûrs de voter Royal, 38% de voter Sarkozy, 7% sont sûrs de s'abstenir. Les autres hésitent, soit entre un des deux candidats (8%), soit entre un candidat et l'abstention (7%).
Parmi les électeurs de François Bayrou (18,57% des voix au premier tour), 61% ont arrêté leur choix et ceux-là penchant plutôt pour la candidate PS (31%) que pour l'UMP (23%), tandis que 7% s'abstiennent. Les électeurs centristes restant hésitent, et il détiennent les clefs de l'élection.
L'alliance avec François Bayrou est jugée naturelle par l'électorat du PS, à 78%, aussi bien que par l'électorat de Nicolas Sarkozy (76%). Mais les électeurs de François Bayrou sont plus enclins à juger naturelle l'alliance avec Ségolène Royal (51%) qu'avec Nicolas Sarkozy (33%).
L'annonce de François Bayrou de créer un nouveau parti centriste pour les législatives est approuvée par 64% des personnes interrogées, celui de ne pas donner de consigne de vote par 72% d'entre elles.
Nicolas Sarkozy est vu comme celui qui amènera "beaucoup ou pas mal de changements" par 63% des Français alors que Ségolène Royal ne suscite ce raisonnement que chez 38% des sondés.
Pour 52% des électeurs, c'est la victoire de la candidate PS qui favorisera le plus la prise en compte des idées de François Bayrou, contre 27% qui voient mieux Nicolas Sarkozy dans ce rôle.
- L'enquête a été réalisée les 26 et 27 avril auprès d'un échantillon de 2.200 personnes, dont 2.000 personnes représentatives de l'ensemble de la population française et 200 électeurs de François Bayrou
23:25 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, sarkozy, royal, sondages
L'UDF au centre des convoitises (suite)
22:55 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, udf, présidentielles, sarkozy, royal
28/04/2007
"La France vaut tous les risques": Une analyse de Daniel RIOT
Bayrou-Royal: Une "première" politique réussie et le temps fort d'une recomposition politique possible, à la mode Prodi. Une opération politico-médiatique réussie... pour une démocratie plus vivante et plus intelligente, avec à la clef un enjeu majeur: une recomposition du paysage politique française,. Vers une social-démocratie française à la mode Prodi? La révolution prônée par Bayrou est d'abord d'ordre culturel. Le chemin sera long et difficile. Continuons le combat! Les élections législatives seront vite là...

Une remarque préalable qui vaut regret : ce type de débats aurait dû se tenir avant premier tour. Entre tous les candidats qui le souhaitent. A deux ou à plusieurs. Les questions liées aux principes d’équité ou d’égalité de temps de parole (dont les applications doivent être révisées). Bayrou l’avait proposé. Royal l’avait accepté. Sarkozy l’avait refusé. Les pétitions qui avaient été lancées ont été méprisées. Dommage. Mais les bonnes idées finissent toujours par s'imposer. Ce n'est pas avoir tort que d'avoir raison trop tôt: C'est défier la raison que d'avoir tort trop longtemps...et raison trop tard!
La démocratie ne se jauge pas seulement selon les règles d’un sablier et un débat démocratique qui se réduit à une juxtaposition de monologues, de réunions partisanes, de prestations personnelles n’est ni un débat ni une expression d’une démocratie vivante. Dommage que Sarkozy l’ait refusé cette année. Avec des arguments qui ne peuvent convaincre que les convaincus.
Sur la forme, les conditions techniques d’audition pour nombre de citoyens ont été inadmissibles voire impossibles. Le refus des chaînes généralistes (notamment publiques) d’organiser cette rencontre a quelque chose de scandaleux. Le CSA a servi d’excuse (non valable) à une démission civique, démocratique et journalistique. Il faut revoir la notion de service public en matière audio-visuelle....

Un rappel : il n’existe aucune règle gravée dans un texte sacré pour l’organisation de ce mode de vrais débats contradictoires. La seule force de l’habitude est un signe de faiblesse et de conservatisme. L’organisation des duels du deuxième tour est entrée dans les mœurs grâce à une initiative journalistique responsable (d’Alain Duhamel, notamment). Le fait que le débat d’aujourd’hui ait autant fait… débat est un signe de régression politico-médiatique sur les raisons de laquelle il faut s’interroger en profondeur. Pour en tirer leçons.
Sur ce face-à-face inédit, qui aurait pour être mieux maîtrisé au niveau du partage du temps de parole, que dire ? Comparer les deux débateurs ne rime pas à grand-chose : ils n’avaient pas les mêmes motivations. Donc pas les mêmes ressorts psychologiques, la même énergie, le même souci de séduire et de convaincre. Logique.
Disons seulement que Ségolène a été plus brillante qu'en d'autres occasions, avec une élocution plus fluide, des arguments mieux emballés, des formules mieux frappées et une tonalité plus convaincante. C'est elle qui doit donner toutes ses forces dans la bataile.
Bayrou a-t-il pour autant servi de « faire valoir » ? Ceux qui le pensent ne doivent pas oublier que le leader « central » était prêt à accepter le même échange avec Nicolas Sarkozy qui s’est drapé dans un sens de la démocratie qui lui appartient. En qualifiant de « politicienne » une rencontre qui au contraire s’inscrit dans un effort (qui doit se poursuivre) pour anoblir les pratiques politiques dans ce pays qui ne se remet toujours pas d’avoir osé couper la tête de son dernier Roi…En dénonçant là un "retour à la IV ième République" : une comparaison injustifiable aux yeux de ceux qui connaissent un peu l'histoire contemporaine.
Il est juste aussi et surtout de souligner que Bayrou s'est montré très ferme sur ses positions.
Il est sûr que Ségolène va en tirer quelques leçons utiles pour son face-à-face, classique, mécaniquement organisé, délibérément artificiel, du 2 mai. Là, elle devra jouer une autre partition, face un Nicolas Sarkozy qui saura lui aussi tirer parti des qualités et des faiblesses qu’elle a pu manifester. Il ne s’en privera pas. Et il aura raison.
Sans que l’on puisse mesurer l’impact électoral de ce débat, Ségolène Royal en a déjà tiré incontestablement avantage. En ayant le mot de la fin dans la perspective du « vote majeur » du deuxième tour. En montrant des qualités plus visibles qu’en d’autres circonstances. En pouvant mettre en relief les convergences des valeurs humanistes, des aspirations sociétales et des exigences républicaines entre le centrisme « central » hérité de la démocratie chrétienne et le socialisme que veut incarner Royal. En pouvant défendre son « pacte » avec des intonations et des nuances qu’elle n’avait pas eu jusqu’ici …
On comprend que Sarkozy en soit furieux et ne joue que sur le registre de l’ironie mal placée, de la critique acide et injuste avec des recours à des expressions vuidées ou détournées de leur sens (comme "pensée unique") et et des coups de griffe acrimonieux pour ne pas dire féroces, méchants, violents afin de tenter de dénigrer ce « non événement ». Avec le culot de lancer des daitribes contre la moitié des Français devant la pancarte "ensemble" à qui il a donné une tonalité orange "empruntée" à celui qu'il insulte et accuse d'instruire " des procès stalinien"...
Où est la « politique de caniveau », en effet, pour reprendre l'une des expressions si imagée de cet ? En se dégageant de tout esprit partisan: Moins dans ce face à face public, d’une hauteur et d’une noblesse certaines, que dans les pratiques de proxénétisme politique, de racolage, de débauchage orchestrées par Sarkozy (y compris envers des personnages plus que douteux (tel Charasse) et dans les formules démagogiques chargées d’agressivité lâchées par le Chef de file de l’UMP ? Sarkozy aime se glisser dans la peau d’un bateleur d’estrade. Ce rôle qui n’est guère fait pour gommer son image d’homme d’une France divisée et accrochées à ses antagonismes internes. Il paraît qu’une partie de l’électorat aime cela. Chacun est libre de ses choix... et responsable de leurs conséquences.
Au niveau politique, ce débat inédit a déjà des répercussions importantes. Il peut marquer un temps fort dans la recomposition politique française qui reste et restera (quel que soit le résultat du second) indispensable, vitale, salutaire.
>>> Bayrou est sinon abandonné du moins en difficulté avec nombre d’élus udf. Et pas seulement pour des raisons de politique locale ou par réflexes « droitiers » : la prise de position de Jean-Louis Bourlanges en faveur de Sarkozy illustre bien ce grand trouble « central ». Après les désertions de 2002, voici pour l’udf en quête de métamorphose une nouvelle vague d’évasions… Ce qui ne veut pas dire que pour les « centraux » le choix de Sarkozy soit synonyme d’une adhésion à l’UMP (ou à son « pôle centriste ») ou à la future (et encore éventuelle) « majorité présidentielle » sarkozyenne. "Je sais que je prends tous les risques", redit bayrou."mais la France vaut tous les risques". Surtout ceux de la transparence et de la clarté.
>>> Royal se voit attaquée sur son extrême-gauche et à l’intérieur même du PS. Emmanuelli a relancé l’idée d’un parti dit « progressiste » qui rassemblerait les « anti-libéraux » et ceux qui assimilent toujours la social-démocratie à une social-traitrise, donc tous ces réactionnaires dits de « gauche » qui ont toujours le logiciel du socialisme du XIX ième siècle et du Congrès de Tour dans la tête… Mais le choix de l'Ar-en Ciel est riche de promesses, si elle est capables d'y rester fidèle, avec ou sans accès à l'Elysée.
L’un des enjeux indirect des résultats du deuxième tour des Présidentielles se résume en une question : « Une social-démocratie » adaptée aux défis du XXI ième siècle est-elle concevable dans cette France trop imprégnée par un passéisme pernicieux, à droite et à gauche ?


Si le « troisième homme » du premier tour a été la vedette, l’homme central ,de la première semaine deuxième tour, (au grand dam de Sarkozy qui crie au vol ou au détournement du « débat entre finalistes » alors qu’il regrette qu’on lui ait volé… la tête d’affiche), c’est bien sûr parce que Bayrou a gagné la première partie de son pari. Comme Rocard, Kouchner, Cohn-Bendit et d'autres s'en réjouissent.
A ceux qui l‘accusent d’avoir en bon centriste le « cul entre deux chaises », il répond volontiers : « maintenant, il y a trois chaises ». Et la sienne est au vrai centre, non… au milieu. Elle n’est pas faite pour un « ni, ni » mais pour des « avec, avec » ou « au-dessus de ». C’est en cela que la « révolution responsable » prônée par Bayrou est d’abord d’ordre culturel. Et secoue tant d’habitudes, de réflexes, de préjugés… et d’intérêts particuliers.
Mais les seules "révolutions" qui réussisent sont celles qui répondent vraiment à l'intérêt général. Les diagnostics faits par Bayrou resteront "centraux" dans un avenir prévisible, même si les Français n'ont pas été suffisamment nombreux à faire le choix des remèdes qu'il proposait. Son slogan de campagne reste un mot d'ordre et un espoir pour tous ceux qui l'ont suivi dans sa "révolution tranqiuille, sereine et responsable":"la France de toutes nos forces"
Daniel RIOT
21:35 Publié dans TRIBUNES LIBRES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, bayrou, royal, sarkozy


On le savait arbitre de cet entre-deux tours. Mais en gardant le silence sur une éventuelle consigne de vote, François Bayrou a choisi de ne faire peser la balance d'aucun côté. Conscients que leur victoire se jouera avec les électeurs du centre, les candidats de l'UMP et du PS multiplient les oeillades à l'UDF pour tenter de faire basculer les votes en leur faveur. Tous deux successivement invités de l'émission Dimanche + sur Canal+, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy ont affirmé leur ouverture au centre, en avançant des propositions concrètes.