23/05/2007
Jean-Marie Cavada : Le Modem sera un contre-pouvoir constructif
Jean-Marie Cavada a positionné le Mouvement Démocrate comme un contre-pouvoir à l’exécutif. Lui-même candidat aux législatives, il a précisé que le MoDem sera ni dans l’opposition ni dans l'approbation systématiques au gouvernement.
"Quand un pouvoir exécutif s’installe, il y a immédiatement besoin de contre-pouvoirs qui le surveillent" a déclaré Jean-Marie Cavada. Candidat aux législatives dans le Val-de-Marne, en indiquant que le Mouvement Démocrate (MoDem) se place en contre-pouvoir libre : en clair, le MoDem approuvera les textes législatifs qui lui paraissent bons et amendera ceux qu’il jugera contraires à l’intérêt général.
Compte tenu de la gravité des crises que traverse la France, "je continue à penser qu’il faut être d’une certaine hauteur" a expliqué le candidat aux législatives. Pas d’opposition systématique donc au gouvernement mais "le pouvoir doit être sous la surveillance d’un Parlement libre". Jean-Marie Cavada a insisté sur cette liberté qui est très rare dans notre pays.
Concrètement, Jean-Marie Cavada considère que le président de la République doit obtenir une majorité à l’Assemblée nationale mais il estime qu’une chambre bleu horizon ne serait pas une bonne chose même pour le chef de l’Etat qui se retrouverait alors avec une majorité pléthorique difficilement gérable. Jean-Marie Cavada a également souligné que dans notre mode de scrutin majoritaire, un électeur ne pesait pas le même poids qu’un autre électeur : malgré 18,5% de voix obtenues au premier tour de la présidentielle, François Bayrou risque de se retrouver avec très peu de députés à l’Assemblée. Il a insisté : 6,8 millions de voix, c’est un fait sans précédant pour une formation centrale dans notre pays. Il a d'ailleurs donné naissance au MoDem, émanation du choix présidentiel de ces 6,8 millions d’électeurs qui ont choisi une voie nouvelle.
Jean-Marie Cavada a remarqué qu’en formant un gouvernement d’ouverture, le président de la République reprenait la même inspiration que sa formation. Cela prouve, selon lui, que François Bayrou avait défendu des idées pertinentes pendant la campagne. Contacté par le futur chef de l'Etat entre les deux tours, il a choisi de continuer de défendre la conception de l’organisation du pouvoir défendue par François Bayrou pendant la campagne. Il ne considère pas pour autant que les députés ayant rejoint la majorité présidentielle, soient des traîtres. Il estime seulement que la création d’un nouveau pôle centriste est artificielle et que les ex-députés UDF pouvaient rejoindre le courant centriste de l’UMP. Jean-Marie Cavada a constaté que "la politique, c’est de l’intérêt et du business" et que pour certains, le but était d’arriver au pouvoir. Ce n’est pas le sien : "Quand tout le monde traverse la rivière, c’est peut-être le moment de rester là où on est"…
Canal Plus
14:33 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, modem, politique, bayrou, cutajar


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