22/11/2007
Débat budgétaire au Conseil municipal de strasbourg
L'INTERVENTION DE PIERRE HENNINGER
RECOURS A LA DETTE ET HAUSSE DES IMPOTS: STRASBOURG
A L'OPPOSE DE LA POLITIQUE DE LA PLUPART DES VILLES FRANCAISES !
Madame le Maire
Entre 2001 et 2007 le taux de la taxe d’habitation dépendant de la ville de Strasbourg a progressé de 8,9 % et celui de la taxe foncière de 14,6 % ; de fait, dans le classement des villes qui ont le plus augmenté le taux de ces impôts, Strasbourg est en 3e position.
Strasbourg est la ville qui a connu la 2e plus forte augmentation de la dette par habitant en pourcentage (après Tours). En chiffre brut elle se situe aux environs de la 4e place.
Votre politique de recours à la dette est aussi à l’opposé de celle de la plupart des grandes villes françaises qui ont stabilisé ou fait régresser ce chiffre.
Vous aviez commis une erreur en 2001 en promettant une baisse d’impôts à nos citoyens.
Les écoles, la culture, le sport, la sécurité sont les compétences, en quelque sorte, régaliennes d’une municipalité. Or ce sont des postes budgétaires qui progressent généralement plus fortement que la moyenne.
Il faut être prudent avant d’annoncer une baisse des impôts.
De toute façon, la politique budgétaire d’une municipalité s’intègre dans un contexte plus large.
Il serait illusoire d’espérer une progression des concours de l’Etat. (Pour mémoire la Dotation Générale de Fonctionnement représente 15 % de nos recettes).
L’Etat français, dans son environnement européen et plus particulièrement celui de la zone Euro, doit résoudre deux problèmes : son déficit budgétaire et son endettement.
Les actions à mener dans ces domaines vont avoir un impact sur les budgets de notre ville dans les années à venir.
Nous aurons à compenser une diminution relative des dotations de l’Etat.
La réévaluation forfaitaire des bases, votée par le Parlement, est déjà une augmentation de la charge fiscale. Il ne faudrait pas demander un effort supplémentaire au contribuable en jouant sur les taux. D’autant plus que les autres collectivités, surtout la Région, seront obligées de le faire du fait des transferts de compétences lié à la Régionalisation.
Cela ne signifie pas qu’il ne devrait pas y avoir de modification de la fiscalité.
Il faudra bien que le Parlement ait le courage de réviser la structure des bases imposables. Cela fait plus de 30 ans qu’elles n’ont pas bougées et l’équité fiscale exigerait qu’il s’atèle à cette tâche même si c’est électoralement impopulaire.
En dehors du facteur taux, il reste, dans le jargon fiscal, le facteur « matière imposable » ; la politique foncière et de l’habitat peut permettre d’augmenter nos recettes ; plus simplement trouver des terrains à bâtir pour attirer de nouveaux habitants ou éviter aux locataires et accédants à la propriété de chercher un logement en dehors de notre commune.
La question du nouveau stade ou la destination des espaces libérés par le nouvel Hôpital Civil devrait être envisagée à l’aune de cette réflexion.
Concevoir de nouveaux équipements publics est une mission de la Ville et de l’agglomération, mais aussi générer des recettes afin de compenser les dépenses de fonctionnements qui en découlent.
Pour ce qui est de l’endettement, les investissements de la Ville sont dorénavant essentiellement liés aux services à la personne.
Les transferts de compétences à la CUS ne font qu’accentuer le phénomène.
Les crèches, écoles, équipements sportifs et culturels assurent le « bien vivre ensemble » des générations actuelles et futures.
Dans ce cadre, s’endetter raisonnablement est de la bonne gestion, le désendettement n’est pas un but en soi.
Objectivement, en montant d’annuité, amortissement et intérêts compris, les chiffres restent corrects et placent toujours Strasbourg en cinquième place des grandes villes de France.
Il faudra fixer des limites à l’endettement acceptables pour les générations futures et rester vigilant, à court et moyen terme, car la charge des intérêts va, à amortissement égal, croître du fait de l’augmentation probable des taux.
En matière d’investissements, la complexité et l’alourdissement des sujétions pour la sécurité des bâtiments et des personnes n’iront pas en diminuant.
Il reste aussi beaucoup à faire en matière d’équipements sportifs, les piscines par exemple.
L’aménagement des espaces publics est une revendication des habitants et demandera des moyens. Mais laissons la Place Kléber se reposer. Il y a d’autres espaces à privilégier ;en centre ville, par exemple, aménager la Place du Château qui est l’une des plus belles places de Strasbourg,
Dans les autres quartiers les habitants ont besoin d’espaces de détentes ; la création de squares répartis sur l’ensemble de la ville pourrait faire l’objet d’investissements.
Et il faut, c’est une évidence, continuer à investir dans des quartiers fragiles comme Hautepierre, Neuhof, Cronenbourg.
En matière de patrimoine, la priorité est toujours et encore le logement social.
Mais le reste du parc immobilier de la Ville n’est pas intouchable notamment si les frais de remise en état dépassent nos possibilités financières. Des cessions réfléchies peuvent justement servir à développer le logement social. L’expression « bijoux de famille » est à la mode. Encore faudrait-il déterminer ce que c’est.
La participation de la ville dans Gaz de Strasbourg est un sujet à aborder avec impartialité. Sans revenir sur le débat qui a eu lieu, je suis favorable à ne pas la garder et qu’une solution juridique puisse être trouvée.
Néanmoins là aussi les négociations doivent être menées avec fermeté ; je garde un sentiment pour le moins mitigé concernant celles menées avec Altarea pour l’Aubette.
Reste, mais c’est un axe primordial, les dépenses de fonctionnement, et de personnel en particulier.
Dans ce domaine il faut rechercher de l’efficience qui est l’optimisation des moyens et non de l’efficacité qui est synonyme de réduction de moyens.
Nous avons la chance d’avoir une administration compétente, attachée au service public.
Il y a là des gisements de productivité mais cela passe par une politique de concertation avec l’ensemble des agents.
C’est souvent au niveau de la base que se trouvent les meilleures idées. Pour cela il faut être en permanence à l’écoute pour trouver l’excellence.
Pour conclure je rappelle la définition du développement durable (ou soutenable) qui est « un développement qui répond aux besoins des générations du présent et plus particulièrement des plus démunis, sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. »
On n’a pas trouvé mieux comme ligne conductrice dans les choix budgétaires.
Pierre Henninger
19:20 Publié dans CONSEIL MUNICIPAL | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, budget, cville, politique, modem, cutajar
21/11/2007
Mon intervention dans les débats d'orientation budgétaire au dernier Conseil municipal de Strasbourg
Madame le Maire,
Le débat d’orientations budgétaire doit permettre à notre assemblée :
1. De discuter des orientations budgétaires qui préfigurent les priorités qui seront affichées dans le budget primitif
2. d’être informé sur l’évolution de la situation financière de la collectivité.
3. Il donne également aux élus la possibilité de s’exprimée sur la stratégie financière de leur collectivité.
Cette année encore les documents fournis aux élus municipaux sur les orientations budgétaires sont très laconiques et incomplets. Ils laissent beaucoup de questions sans réponse.
Et surtout ils ne permettent pas aux citoyens de se faire une opinion.
Cette imprécision, voire opacité, sont d’autant plus étonnantes que ce débat intervient assez tard dans l’année par rapport à d’autres villes et que nous sommes à 6 semaines du début de l’exercice 2008.
Je ne peux pas imaginer que le budget 2008 ne soit pas quasiment bouclé…
Il est vrai que cela a toujours été votre choix de procéder ainsi, cette méthode caractérise votre gouvernance alors que nous souhaiterions un vrai débat d’orientations budgétaires qui permettent d’examiner en transparence et surtout avec une vision pluriannuelle, la politique de notre Ville.
Cela dit je conçois que cette année est particulière et que vous ayez quelques difficultés à vous projeter après le mois de mars 2008.
Cela dit, même trop synthétiques et imprécis, ces documents sont particulièrement troublants.
Je doute en effet de leur sincérité :
>>>Les recettes issues des dotations de l’Etat me paraissent sur évaluées et les dépenses me paraissent sous évaluées.
Cela pourrait être anecdotique si nous n’étions pas en année électorale.
Car cette façon de procéder permet d’afficher une non augmentation des taux de Taxe d’habitation et Taxe foncière.
Or il est fort probable que le budget 2008, s’il est finalement construit de la sorte, amènent certains services de la ville a se retrouver « sans le sou » dès le milieu de l’année.
La Municipalité actuelle reporte ainsi la question de l’équilibre budgétaire sur la prochaine équipe municipale.
Tout ceci avec un seul objectif : annoncer que les impôts n’augmentent pas…
>>>Coté recettes de fonctionnement :
Vous annoncez une progression de la DGF au niveau national de 2,72%.
Or les informations dont nous disposons et d’ailleurs reprises par d’autres villes dans leurs préparations budgétaires sont à hauteur de 2,08%.
L’enveloppe dont devrait bénéficier Strasbourg sera donc probablement inférieure à vos prévisions.
Vous annoncez une progression largement supérieure de la DSU sans pour autant communiquer le % que vous avez retenu.
Quel est il ?
Au niveau national, nos informations donnent une DSU en progression de 9%.
Concernant les recettes fiscales, vous annoncez une revalorisation des bases imposables de 1,8%.
Là encore, vous surestimez, très vraisemblablement, vos recettes car cette hausse sera plus raisonnablement comprise entre 1,3 et 1,6%.
>>>Coté dépenses de fonctionnement :
Le budget de fonctionnement augmente de 2,38% soit + 8 Millions.
Sachant que les dépenses de personnel, qui représentent 54% du total de ce budget, augmentent de 2,98%, que reste t’il pour le fonctionnement des services ?
Probablement pas assez pour couvrir toute l’année 2008 !
Sur les 8 millions d’augmentation du budget fonctionnement, vous nous indiquez la répartition suivante :
- 5 millions pour les dépenses de personnel
- 1 million pour le CCAS
- 0,7 million pour les nouveaux équipements sportifs, le Racing et les espaces verts
Que reste t’il pour la Culture, l’Education, la Jeunesse, l’Environnement, la Prévention-Sécurité…
Encore une fois, probablement pas assez pour couvrir toute l’année 2008.
Mais il est vrai que d’ici là les élections municipales seront derrière nous !
>>>Coté recettes d’investissement :
Vous indiquez une baisse de la dette par habitant.
C’est bien la moindre des choses compte tenu des produits générés par la cession des bâtiments du Parlement Européen. Cela dit, je veux souligner que la question de la dette est plutôt bien gérée par la ville et que malgré l’envolée de 2004 à 2006 liée à la frénésie d’investissement de la Municipalité actuelle, l’endettement de Strasbourg reste raisonnable.
Vous signalez une absence de recours à l’emprunt en 2007. Y a-t-il un problème d’exécution dans le programme d’investissement 2007 ?
>>>Coté dépenses d’investissement :
Concernant l’entretien du patrimoine existant l’effort est louable. En revanche, je regrette que ne soit pas abordée la question du coût de fonctionnement prévisionnel des nouveaux grands équipements.
En synthèse :Les orientations sur le budget d’investissement sont, d’un point de vue financier, raisonnables et me semble aller dans le bon sens.
En revanche, les orientations sur le budget de fonctionnement laissent entrevoir un budget 2008 qui ne sera pas sincère car il ne couvre pas les besoins des services pour toute l’année. Et ceci uniquement dans le but de ne pas annoncer d’augmentation des impôts avant les élections.
Ce n’est pas ma conception de la gestion budgétaire de Strasbourg qui devrait, à mon sens, être confié à un Adjoint aux Finances et à une Commission Municipale associant largement l’Opposition.
Ceci dans le double objectif d’une vision pluri annuelle et d’un débat apaisé sur des questions financières qui engagent les générations futures de Strasbourgeois bien au-delà de la durée d’un mandat municipal.
Au-delà de la technicité de ce débat, ce qui est important aujourd’hui c’est de débattre sur la conformité des orientations que vous nous proposez aux besoins et attentes de nos concitoyens.
Ces attentes quelles sont-elles ? 3 grands thèmes préoccupent aujourd’hui les strasbourgeois, il s’agit :
Ä de l’activité économique de notre ville,
Ä de la qualité de vie.
Ä et de la sécurité.
Or, je ne vois rien, dans votre exposé qui concerne ces thèmes de préoccupation majeure.
1°) En ce qui concerne l’activité économique de Strasbourg
Nous pensons que l’entreprise est le lieu de création de la richesse, de l’emploi. Reconnaître et promouvoir l’entreprise et l’esprit d’entreprise doit être au cœur de nos préoccupations, y compris à l’échelle de la ville. Ce dont Strasbourg a besoin c’est que l’on aide les très petites entreprises à se créer.
Bien sûr vous direz qu’il ne s’agit pas d’une compétence municipale. Certes mais c’est une responsabilité d’élus. Une municipalité peut aider à la création des petites entreprises en misant sur l’esprit d’initiative de nos concitoyens et en leur donnant les moyens de concrétiser leurs projets. Comment ? Par exemple en concédant à des commerçants et des artisans des baux en contrepartie d’un loyer incitatif.
De la sorte nous pourrions réaliser un maillage économique de la ville générateur d’emploi.
2°) En ce qui concerne la qualité de la vie.
La recherche de la qualité de vie pour nos concitoyens est un devoir et une finalité de l’action politique locale. Elle passe par la démocratie participative. Vous n’en voulez pas. Toute votre action depuis le début de ce mandat le prouve. C’est dommage, mais c’est votre choix.
Cela passe aussi par une nouvelle écologie politique. Nous devons contribuer à réduire le fossé qui existe entre l’action publique réellement conduite et les défis écologiques que nous devons affronter.
Le défit climatique constitue la plus forte menace du siècle. Nous savons aujourd’hui que la vitesse de libération des gaz à effet de serre risque d’entraîner un bouleversement climatique mais également une catastrophe économique. Le développement durable est la seule voie permettant de concilier les besoins du présent avec ceux du futur.
Il doit trouver application à l’échelle locale.
En premier lieu, le choix des énergies renouvelable doit être clairement affirmé et se traduire concrètement dans les orientations budgétaires.
Une place toute particulière devrait être faite en ce qui concerne la lutte contre les nuisances sonores.
Le levier principal sur lequel nous pouvons agir à l’échelle de la ville, c’est celui de l’éducation et de la prévention.
Il existe en chaque citoyen et surtout en chaque jeune, un potentiel considérable de progression en matière de respect de la nature. Dévelop pons ce potentiel prenant en charge, à notre échelle, la formation à l’école et en entreprise.
3°) Enfin en ce qui concerne la sécurité.
Je voudrais dire ici que celle-ci est sans doute plus que jamais une préoccupation de nos concitoyens. La vidéo surveillance n’est pas l’alpha et l’oméga de cette politique.
Je voudrais dire quelques mots de la sécurité routière.
Je suis interpellée par la question que Monsieur Grossmann s’est posé à l’égard de l’accident qui a eu lieu place de la Gare et qui a coûté la vie à une femme de 51 ans. Celle de savoir où résidait réellement le problème, dans le respect de la réglementation ou dans le plan de circulation.
C’est un peu rapide. La vie d’une personne ne saurait être réduite au respect d’une réglementation. Il y a eu en 2006, 110 accidents impliquant des piétons sur un total de 537. Cela représente un pourcentage de 20 % des accidents. Les piétons représentent 114 victimes sur 657, soit 17 % des victimes en 2006. De 2002 à 2006, 198 piétons ont été tués sur les 55 personnes tuées au total ce qui représente 35 % des personnes tuées sur cette période.
S’agissant de la responsabilité, dans 43 % des accidents, le piéton était responsable.
Je ne crois pas personnellement, qu’il suffise de dire, le piéton n’a pas respecté la réglementation, c’est sa responsabilité, circulez, il n’y a rien à voir.
Le juge pénal, lui, est chargé de déterminer les responsabilités des uns et des autres, mais pour une municipalité, ce qui compte c’est la vie de ses concitoyens.
C’est la raison pour laquelle il est important de comprendre l’accident et ce qui fait que le piéton ne respecte pas la signalisation, pour remédier à la situation sans aucun délai.
Je terminerai sur une demande que je formule depuis trois ans : Elle concerne le constat que l’un des plus beaux principes de notre modèle social : je veux parler de l’égalité des chances n’existe pas, ni dans les études, ni dans le travail, ni dans le logement.
Je réitère cette année encore la proposition de créer un haut comité local pour l’égalité des chances auquel toute personne qui s’estime être en situation de non égalité des chances pourra faire appel et rencontrer un tuteur qui le prendra en charge.
Cette initiative pourrait s’effectuer en lien avec la HALDE au niveau national. Des fonds européens pourraient aider à la financer.
Il ne s'agit pas de dépenser plus mais mieux, de prendre en compte les nécessités sociales qui visent à améliorer la vie de tous.
Madame le Maire, mes chers Collègues, parce que les Strasbourgeois attendent plus d’une équipe municipale :
Ä pour leur emploi
Ä pour une meilleure qualité de vie.
Ä et pour leur sécurité
et parce que les orientations politiques que vous leur proposez pour construire le budget 2008 ne permettront pas de les satisfaire, nous ne pouvons associer aux choix qui sont les vôtres, et tenons à affirmer plus que jamais la nécessité de proposer aux Strasbourgeois, une offre politique nouvelle.
Chantal CUTAJAR
00:10 Publié dans CONSEIL MUNICIPAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politique, budget, conseil municipal, démocratie, modem, udf
25/09/2007
Conseil municipal: l'intervention de Chantal Cutajar
PROJET D'ECOLE EUROPEENNE
A l’occasion du Conseil des ministres décentralisé du 7 septembre à Strasbourg, le gouvernement a promis de créer «le plus vite possible» une école européenne.
Dans la foulée, le secrétaire d’État chargé des affaires européennes a présenté une communication sur Strasbourg dans laquelle il est expressément dit que la création prochaine d’une école européenne répondant aux attentes des agents des institutions européennes affirmera son statut de capitale européenne.
La motion que vous nous proposez d’adopter qui serait commune au conseil général du Bas-Rhin et au Conseil régional ne fait qu’exprimer un sentiment de satisfaction à l’égard de ce projet dont on a l’impression qu’il est géré uniquement à l’échelon national, l’échelon local n’étant là en définitive que pour s’en réjouir.
Permettez-moi de m’interroger sur la portée de cette motion qui ne dit rien ni du pilotage de ce dossier ni du calendrier prévisionnel de mise en œuvre ni des moyens à débloquer, ni de l’éventuelle dimension transfrontalière de ce projet.
Dans son communiqué le secrétaire d’État chargé des affaires européenne présente l’école européenne comme une réponse aux attentes des agents des institutions européennes. Or, des décisions ont été éprises au plus haut niveau pour ouvrir le système des écoles européennes à tous les européens et plus seulement à ceux travaillant pour l’Union européenne. Je crois qu’il est important de le préciser pour que nos concitoyens n’aient pas la fausse impression que ce projet ne concerne qu’une infime partie de la population strasbourgeoise.
Il semblerait qu’un comité de pilotage ait été créé sous la haute autorité du préfet de région dans le but de conduire une étude de faisabilité dans le cadre du contrat triennal entre la ville de Strasbourg et l’État français. Est-ce que ce comité s’est réuni ? Qui en a la charge ? Quel est l’état d’avancement de ses travaux ?
Madame le Maire, un projet tel que celui d’une école européenne qui concerne l’éducation de nos enfants dans un esprit européen doit être construit en concertation avec tous les partenaires concernés.
La philosophie de l’école européenne est très bien résumée par ces mots de Jean Monnet : « Élevés au contact les uns des autres, libérés dès leur plus jeune âge des préjugés qui divisent, initiés aux beautés et aux valeurs des diverses cultures, ils prendront conscience, en grandissant, de leur solidarité ».
Dans cette perspective, le dernier paragraphe me gène. Pourquoi d’abord dire que l’École européenne de Strasbourg a été rendue possible par l’assouplissement des règles de création de cet établissement ?
Le concept d’école européenne a été créé en 1957 et il existe aujourd’hui 14 écoles européennes dont trois chez nos voisins allemands, à Francfort, à Karlsruhe et à Munich ? Pourquoi ce qui était possible à Alicante, Bruxelles, Varèse n’était pas réalisable à Strasbourg ?
Vraiment, ne trouvez-vous pas dans ce contexte que le rappel que la création de cet établissement à Strasbourg sera la première école européenne créée en France, État fondateur de l’Union européenne et du système des Écoles européennes, cinquante ans plus tard a quelque chose de dérisoire ?
Pour toutes ces raisons, je ne vois dans cette motion qu’un effet d’annonce ».
10:30 Publié dans CONSEIL MUNICIPAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, ville, europe, école, eurodistrict
Conseil municipal:L'intervention d'Yveline Moeglen
INDEMNISATION DES VICTIMES DE CATASTROPHES
La délibération que vous nous soumettez intitulée " Accord cadre pour l’indemnisation définitive des victimes de l’accident de Pourtalès " est un grand pas en avant dans le principe des indemnisations.
Elle est le résultat d’un processus initié dès le lendemain de la catastrophe du 6 juillet 2001 et se concrétise finalement, six ans plus tard, après une condamnation judiciaire entrée en force de chose jugée et épargnant aux victimes un parcours judiciaire complémentaire et à la
Ville de Strasbourg, personne morale, une comparution qui aurait pu être printanière devant la chambre des affaires correctionnelles de la Cour d’Appel de Colmar.
Les " accords cadre " méritent d’être salués car:
- ils permettent une réparation intégrale des dommages subis par les victimes,
- ils portent reconnaissance d’un préjudice spécifique collectif de catastrophes.
L’accord s’inspire directement, dans sa philosophie et dans sa déclinaison concrète, du retour d’expérience de catastrophes antérieures et des préconisations du rapport remis par le Conseil National d’Aide aux Victimes à Monsieur Dominique PERBEN en 2003 auquel les praticiens du droit des victimes alsaciens ont largement contribué, le rapport ayant été élaboré sous la présidence de Maître Claude LIENHARD, directeur du laboratoire européen recherche sur le droit des catastrophes et des accidents collectifs.
Cette commission comprenait également d’autres personnalités alsaciennes, tel le Procureur de la République, Monsieur Pascal SCHULTZ, et le Bâtonnier de Colmar, Maître PAULUS.
Au-delà de la légitime satisfaction des victimes par la réparation de leur dommage, cette délibération est pour notre conseil municipal unrappel à la vigilance en matière de risques urbains.
Et je propose Madame le Maire que dans le sillage de cette délibération nous fassions objectivement et contradictoirement le point sur les enseignements qui ont été tirés à tous les niveaux car, nous avons tous, élus et probablement vos collaborateurs eut le sentiment que la transparence ne présidait pas toujours à l'information!
Nous espérons maintenant, qu'en cas d'accident majeur dans des circonstances analogues, sans le souhaiter, que tout ce qui a été fait pour les victimes de POURTALES le serait avec une indemnisation intégrale dans des délais raisonnables, immédiatement appliquée.
C'est une délibération qui mérite l'approbation de tous, sans aucune réserve! "
10:25 Publié dans CONSEIL MUNICIPAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, ville, catstrophe, victimes
Conseil municipal:l'intervention de Pierre Henninger
UNIVERSITE ET HOPITAL...
"Les 2 opérations structurantes de constructions universitaires prévues par le contrat de projets Etat-Région et le contrat triennal Strasbourg capitale européenne sont une chance pour le rayonnement des universités strasbourgeoises.
De même, nous sommes tous ici conscients que la surface et la situation des terrains autour du Nouvel Hôpital Civil sont un atout majeur pour l’urbanisme strasbourgeois à moyen terme.
C’est dans le cadre de ces deux enjeux que je souhaitais intervenir.
Au delà de l’intérêt que cette emprise de près d’un hectare peut représenter pour la mise en place d’un pôle universitaire il faudrait, pour en apprécier pleinement la pertinence, la situer dans une réflexion sur les espaces alentours.
Il suffit de reprendre le plan qui accompagne la délibération pour se rendre compte que ce n’est qu’une petite partie d’un vaste ensemble.
Madame, en tant que maire de Strasbourg et Présidente des HU, il me semblerait donc intéressant de connaître votre conception de l’aménagement de cet espace qui, après la fin des travaux de restructuration de Hautepierre, deviendra un nouveau quartier de notre ville.
D’autre part et même si les terrains ne sont pas propriété de la ville, une concertation avec les strasbourgeois sur leur destination aurait pu s’engager. C’est un exemple où la démocratie participative à l’échelon local a toute sa place.
Je donnerai un avis a priori favorable à l’étude de faisabilité en souhaitant toutefois qu’elle se situe dans une perspective globale et prenne en compte la destination à moyen terme de l’ensemble des terrains et bâtiments autour du Nouvel Hôpital Civil. "
10:15 Publié dans CONSEIL MUNICIPAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, municipales, politique, ville
31/08/2007
Strasbourg: Yveline Moeglen et Pierre Henninger rejoignent le groupe UDF-Modem au conseil municipal
Chantal CUTAJAR, Présidente du groupe UDF-MODEM au Conseil municipal de Strasbourg se félicite que Yveline MOEGLEN et Pierre HENNINGER, conseillers municipaux, aient pris la décision de rejoindre le Modem et François BAYROU.
Yveline MOEGLEN, grâce à son expérience de l’écologie, forte de son engagement dans CAP 21 auprès de Corinne LEPAGE et Pierre HENNINGER, grâce à son expérience du monde économique, viennent enrichir l’expertise et la force de proposition du Groupe UDF-Modem du Conseil municipal de Strasbourg, au service des projets d’avenir pour les Strasbourgeois.
01:05 Publié dans CONSEIL MUNICIPAL | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : politique, modem, strasbourg, écologie
Strasbourg: Yveline Moeglen et Pierre Henninger rejoignent le groupe UDF-Modem au conseil municipal
Chantal CUTAJAR, Présidente du groupe UDF-MODEM au Conseil municipal de Strasbourg se félicite que Yveline MOEGLEN et Pierre HENNINGER, conseillers municipaux, aient pris la décision de rejoindre le Modem et François BAYROU.
Yveline MOEGLEN, grâce à son expérience de l’écologie, forte de son engagement dans CAP 21 auprès de Corinne LEPAGE et Pierre HENNINGER, grâce à son expérience du monde économique, viennent enrichir l’expertise et la force de proposition du Groupe UDF-Modem du Conseil municipal de Strasbourg, au service des projets d’avenir pour les Strasbourgeois.
01:04 Publié dans CONSEIL MUNICIPAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, modem, strasbourg, écologie
03/05/2007
Dans la Ville des droits de l'Homme etde la démocratie....
Difficile de défendre la démocratie et les démocrates à la Ville de Strasbourg ! Arguties juridiques, réflexions méprisantes (comme si j’étais soucieuse « d’effets de manche », pour reprendre une formule de M. Grossmann) et abri sous le parapluie (pratique mais, l’histoire l’a trop montré, pernicieux) de la non-ingérence « dans les affaires intérieures d’un Etat souverain »…
Madame le Maire de Strasbourg a refusé ma proposition de motion de soutien à Geremek et aux démocrates polonais en lutte contre des lois inacceptables… En cela comme en tout, chacun prend ses responsabilités.
Je vais, bien sûr, à la manifestation de soutien à Geremek organisée aujourd'hui, devant le Parlement européen. Voici le texte de mon intervention au Conseil municipal:
« Madame le Maire
Monsieur Bronislaw Geremek, est menacé par Jaroslaw et Lech Kaczynski, respectivement Premier ministre et président polonais, d'être déchu de son mandat d'eurodéputé parce qu'il refuse avec un certain nombre d’intellectuels polonais, de se soumettre à la nouvelle loi dite de lustration. Cette loi oblige les citoyens polonais oeuvrant dans la politique, les medias ou l'enseignement à déclarer s'ils avaient jadis collaboré avec la police politique communiste.
Sachant qui est Bronislaw Geremek, le rôle qu'il a joué à Solidarnosc, sachant ce que cet homme a représenté pour la confiance de la Pologne et sachant le rôle qui est le sien dans la vie intellectuelle européenne, il n'est pas imaginable que les démocraties, et particulièrement la France, et l'Union européenne dans son ensemble, accepte qu'une telle forfaiture soit perpétrée. Strasbourg siège du Parlement européen et du Conseil de l’Europe, donc de l’Europe de la démocratie, des droits et de liberté, ne peut pas assister, sans rien dire à cette injustice.
Je vous propose que notre Conseil adopte une motion de soutien en faveur de Monsieur Geremek au nom du respect de la démocratie. »
13:10 Publié dans CONSEIL MUNICIPAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, pologne, europe, démocratie
02/05/2007
STRASBOURG: Chantal CUTAJAR propose une motion de soutien à GEREMEK
Aujourd'hui au Conseil municipal de Strasbourg, Chantal Cutajar poposera une motion de soutien à GEREMEK. Ce serait en fait un vrai devoir de la part d'une municipalité qui dirige la Ville des droits de l'Homme et de la démocratie. Voici un appel à la manifestation en faveur de cet homme qui incarne la résistance au totalitarisme et les combats pour la Liberté et la démocratie
UNE AUTORITE MORALE EN DANGER
RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN AU PROFESSEUR GEREMEK
Nous, Polonais de Strasbourg, nous invitons les Polonais, les Français, les Européens et tous les démocrates sensibles au conflit qui oppose Bronislaw Geremek au Gouvernement Polonais à nous rejoindre
le 3 mai 2007 à 12h30 devant le Parlement Européen .
Cette date est particulière dans la mémoire collective des Polonais. Elle pourrait l’être aussi dans celle des Européens . En effet la première constitution en Europe a été proclamée en Pologne le 3 mai 1791, alors que la France construisait sa démocratie par la révolution et que les puissances voisines, la Russie , la Prusse et l’Autriche s’apprêtaient à rayer la Pologne de la carte du monde.Aujourd’hui la Pologne fait partie intégrante de l’Europe. Elle a toute légitimité à agir, à construire, à grandir au sein d’une démocratie construite depuis des décennies même s’ils n’ont pas pu être les acteurs actifs de la création de l’Europe unifiée.
Ce rassemblement a pour but d’apporter un soutien au prof.Geremek qui est en conflit ouvert avec le gouvernement polonais puisqu’il refuse de signer une déclaration sur l’honneur qui confirme qu’il n’avait pas collaboré avec la milice politique pendant la période du régime co mm uniste, alors qu’il était à côté de LECH WALESA, l’un de responsable de ce grand mouvement démocratique qu’a été « SOLIDARNOSC ». Il est menacé de perdre son mandat du député européen et c’est le Parlement Européen qui perdrait une grande autorité morale. En effet le rôle historique du professeur Geremek, dans la transformation, sans effusion de sang, de la Pologne des années quatre vingt vers la démocratie, est présent à l’esprit de chaque démocrate.
Nous voulons soutenir la Pologne démocratique celle que représente Bronislaw Geremek. Il nous montre que la démocratie n’est pas une acquisition permanente. C’est un bien précieux qui se gagne chaque matin et nous, qui habitons Strasbourg, la capitale européenne, nous y so mm es d’autant plus sensibles qu’ il suffit d’aller chaque matin, devant le parvis du Parlement Européen pour voir le drapeau polonais et vivre ce sentiment d’appartenance à une culture, à une puissance qui est Europe, celle du respect des droits de l’ho mm e. Nous so mm e fiers que des personnes co mm e le prof.Geremek représentent la Pologne sur le plan international. Nous estimons que le Gouvernement Polonais devrait être un soutien à ces intellectuels qui oeuvrent pour l’unification de l’Europe. Nous vous espérons nombreux à venir signer cette lettre que nous allons remettre au Consul de la République Polonaise. Soyons un soutien aux Polonais qui vivent au quotidien la difficile tache de pardonner, la difficile tache de faire le deuil d’une époque difficile que fût le régime co mm uniste.
Vous pouvez aussi nous soutenir à l’adresse mail >>>>>>>>>>>>>>
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13/03/2007
Faire de Strasbourg la capitale européenne de l’Égalité des chances, un enjeu pour l’avenir de Strasbourg.
Construire l’égalité des chances au plus près des citoyens est un impératif pour Strasbourg l’Européenne qui doit donner l’exemple du respect des valeurs d’humanisme de tolérance et de partage qui fondent l’Europe et le modèle républicain français. Cela exige une volonté politique sans faille tant la tâche est i mm ense. Parce qu’en effet tout se joue d'abord à l’école. C’est à l’école, dès le plus jeune âge que l’on doit intégrer ces valeurs essentielles.
C’est parce qu’un peuple veut l’égalité des chances, la justice, et la solidarité, qu’il devient un peuple soudé. Et un peuple se bat mieux s’il est soudé autour d’un certaine idée de ce qui est juste. Mais c’est aujourd’hui qu’il faut former le citoyen de demain.
Voilà un sujet qui mériterait que l’on crée un laboratoire expérimental à Strasbourg qui élaborerait des actions de formation au sein des écoles dans le cadre d’un partenariat avec le monde associatif, le barreau de Strasbourg et l’Université.
On regrettera que l’exécutif municipal n’ait pas saisi l’occasion d’inscrire un tel projet dans le cadre du progra mm e de « l’Année européenne de l’égalité des chances pour tous » élaboré par la Co mm ission européenne pour soutenir la lutte contre toutes les formes de discrimination, qu’elles soient liées à l’origine, aux croyances, au genre, à l’âge, au handicap ou encore à l’orientation sexuelle de ceux qui les subissent.
Chantal CUTAJAR - Jean CANTIN, Groupe des élus UDF au Conseil municipal de STRASBOURG
02:00 Publié dans CONSEIL MUNICIPAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, société, discriminations, politique

