23/12/2007

Appel aux militants et sympathisants

Mes chers amis,

 Après l’élection de Mercredi 19 décembre qui m’a désignée pour conduire la liste du Mouvement démocrate à la victoire de l’élection municipale de mars 2007, je tenais à remercier celles et ceux qui m’ont apporté leur soutien. A celles et ceux qui ont apporté leur suffrage à Jean-Claude PETITDEMANGE, je voudrais leur dire que l’heure est au rassemblement de toutes nos forces. Notre objectif est de gagner les élections et nous avons besoin de toutes vos forces pour y parvenir.

 Mon discours d’investiture était clair quant à la vision que je partage avec Yveline MOEGLEN, représentante départementale de Cap 21, de mettre l’écologie au cœur du développement de notre ville. La présence du Vert Yann WEHRLING à la seconde place de notre liste n’est que la mise en œuvre de cet engagement pris devant vous lors du débat qui a précédé le vote et sur lequel j’ai toujours été dans la plus parfaite transparence.

 La troisième place octroyée à Yveline MOEGLEN est la traduction de mon engagement pour une éthique en politique. S’il est d’usage de trahir ses amis en politique, je dis moi, que je ne mange pas de ce pain là.

Je souhaiterais que toutes celles et ceux,  qui veulent s’engager à nos côtés soit pour figurer sur la liste, soit pour apporter leur soutien à la campagne se manifestent auprès de moi en m’adressant un mail ou un courrier argumenté. Je vous l’ai dit, chacune et chacun des conseillers municipaux aura une mission à accomplir au service des Strasbourgeois. La liste sera composée au regard des seuls critères de compétence et de capacité à contribuer à faire gagner la liste MODEM à Strasbourg.

 Je suis dans l’attente du plaisir de vous rencontrer personnellement dans les 10 jours qui viennent.

 Fidèlement à vous

 Chantal CUTAJAR


22/11/2007

Café démocrate:le prix de l'eau...

L’Association  Strasbourg je T’M (avec Chantal CUTAJAR)

Pierre HENNINGER et  René ECKHARDT

 Ont le plaisir de vous inviter le

Lundi  26 novembre 2007 de 19h à 21h

Au   restaurant   SCHUTZENBOCK   81 AVENUE Jean Jaurès 

67100 STRASBOURG

 Pour le second   café démocrate 

   «  Le m3 d’eau a 2,71 €,   est – ce raisonnable ? »

     Avec  Yveline MOEGLEN déléguée CAP 21 (Mvt de Corinne LEPAGE)

09/11/2007

Tout près de Strasbourg....

Vous avez dit : « GRENELLE DE L’ENVIRONNEMENT » ?

« L’incinération produit des centaines de substances toxiques qui s’échappent dans l’atmosphère… rappelle le Professeur BELPOMME cancérologue à l’hôpital Georges- POMPIDOU de Paris » ( Le monde 20/10/2007) !

Le « Conseil de l’Ordre  National des Médecins »,  les « principaux syndicats des praticiens » ainsi que  « la plateforme nationale du corps médical »  soutiennent les opposants à l’incinération  ( le Monde du 20/10/2007)…..

Et pourtant, tout prés de STRASBOURG, l’entreprise HKW  ( HEIZKRAFTWERK) va dorénavant  utiliser des bois usagés de catégorie A3 et A4 (donc pollués) comme combustible  et ainsi incinérer 130 000 tonnes de bois / par an  dont, des bois/déchets,  pour sa centrale thermique installée à KEHL.

Malgré les recours dés 2004 par la ville de STRASBOURG, la CUS et la ville de KEHL ,  le  REGIERUNGS PRESIDIUM   ,  suivant la décision de la  « cour de Mannheim » qui  pour des raisons formelles a débouté les plaignants, donne son feu vert  à l’incinération contestée  sans tenir compte des oppositions.

Et dire que l’EURODISTRICT est en place et que les actes ont été signés par les ministres des affaires européennes des deux pays !  Mais,  est – il en marche ? Et si on associait  l’EURODISTRICT-CITOYENS ? Les réseaux de citoyens, au dessus de tous les clivages politiques ont souvent démontré leur efficacité ! Dommage que durant cette mandature qui se termine on ait  obstinément refusé de reconnaître cette participation citoyenne exceptionnelle.

 

Groupe des élus UDF/MoDem : Chantal CUTAJAR , Jacques LEDIG, Pierre HENNINGER, Yveline MOEGLEN ;

31/10/2007

Strasbourg : Cap 21 (Corinne Lepage) soutient la candidature de Chantal Cutajar et de son équipe

Merci à celles et à ceux, connus ou inconnus qui en ces jours décisifs pour  les investitures MoDem dans les villes de plus de 100 000 habitants, dont Strasbourg, ont tenu à me faire part de leurs soutiens. Tous ces messages de sympathie  sont pour moi et mon équipe plus que des encouragements: des vitamines (couleur orange) pour l'action! Avec persévérance et ténacité.

Ce matin, j'ai particulièrement apprécié le mot de René René ECKHARDT. Que cet ancien responsable du CNI, admirateur de Pierre Pflimlin, acteur de la coopération franco-allemande,  dise que j'ai contribué à le réconcilier avec la politique est pour moi plus qu'un compliment. Réconcilier les citoyens avec la politique est l'un de mes buts. Il est vrai qu'il suppose un changement des moeurs politiques:c'est l'un des buts proclamés de la "révolution orange" de François Bayrou.

Cet  6ffaf9d7fb782d24e814abfb2365daf7.jpgaprès-midi,  je tiens à remercier particulièrement l'appui officiellement donné à la candidature de l'équipe que j'anime et conduit  par Cap 21, le mouvement de Corinne LEPAGE, co-constitutif du MoDem avec l'UDF, qui est représenté dans le Bas-Rhin par Yveline Moeglen. Je reprends ici l'article que Daniel RIOT m'a adressé avant de le publier sur son propre blog afin que les internautes (de plus en plus nombreux) qui fréquentent ce site politique ait la primeur de l'information diffusée cette après-midi à la presse.

Nous nous  montrerons dignes de la confiance ainsi  manifestée par Corinne Lepage qui incarne bien cette écologie qui sait allier croissance et protection des richesses naturelles et pour qui l'écologie est d'abord une éthique. Et une manière d'agir politiquement, avc idéalisme et réalisme, pour une "société désirable'.

Chantal CUTAJAR

RELIRE MES ENGAGEMENTS ECOLOGIQUES PERSONNELS >>>>>>

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UN SOUTIEN CLAIR A UN PROJET AUTHENTIQUEMENT "ECOLOGIQUE"

par Daniel RIOT

C’est officiel, c’est clair et net et c’est on ne peut plus logique. Cap 21, le mouvement présidé par Corinne Lepage, co-fondatrice de moDem avec François Bayrou soutient la candidature de Chantal Cutajar et de son équipe à strasbourg. C’est officiel, puisque c’est annoncé dans la lettre que la déléguée de Cap 21 dans le Bas-Rhin, Yveline Moeglen, a adressé avant-hier aux membres de la commission des investitures de Modem. C’est logique pour trois raisons complémentaires :
1)      Yveline Moeglen, conseillère municipale et communautaire du groupe udf/modem présidé par Chantal Cutajar, ancienne responsable de « génération écologie », est une membre active de « Strasbourg je t’M » et travaille AVEC (et pas pour) Chantal depuis son adhésion au MoDem
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2)      Le projet pour les Strasbourgeois et Strasbourg par l’équipe de Chantal Cutajar place « l’écologie qui ne freine pas le progrès » au centre de ses préoccupations. Avec (entre autres) l’application du projet de Charte du développement territorial et local de Cap 21, la clause du « citoyen européen le plus favorisé » chère à Corinne Lepage et la prise en compte de la dimension écologique sur toutes les questions de compétence municipale.
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3)      Chantal Cutajar n’a pas fait des « liens fixes » avec Cap 21 sur son blog politique dès que Corinne Lepage et François Bayrou se sont entendus sur une plate-forme de « l’éco-économie » par suivisme, mais par partage de convictions profondes et bien ancrées. Remarquons au passage que « l’esprit de Grenelle » s’inscrit pleinement dans la logique du programme présidentiel de Bayrou.
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 De même, Chantal Cutajar en plein accord avec la ligne « Bayrou/Lepage » avait mis en avant les questions environnementales dans son programme pour les législatives. Tout cela pour souligner (en cette ère de « mimétisme de masse », cela s’impose) que les engagements « verts » de Chantal Cutajar ne sont en rien liés à l’air du temps actuel. Ce n’est d’ailleurs pas un effet du hasard si le « pôle vert », la sensibilité écologique, les esprits soucieux de cohérence entre « le penser global et l’agir local » sont très représentés dans « Strasbourg je t’M » autour d’Yveline Moeglen et de Claude Lienhard.
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Je publie ci-dessous la lettre d’Yveline Moeglen. Comme la formule s’impose de plus en plus, « il n’y a pas d’oranges …orange, sans verts orangers ».
Daniel RIOT
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LA LETTRE D'YVELINE MOEGLEN A BAYROU 

Monsieur  Bayrou, Monsieur le Président. 

d4d0e18a6fdfe7e347ea8e98281fd248.jpgAprès avoir commenté : « le Modem n’a toujours pas choisi sa tête de liste pour les municipales à STRASBOURG, un journaliste politique des Dernières Nouvelles d’Alsace poursuit :  A STRASBOURG, les élections municipales se joueront dans une large mesure au centre, c’est là que R. RIES  ( PS) espère piocher des voix ….. , c’est à cet électorat que s’adresse Fabienne KELLER ( UMP)   lorsqu’elle témoigne de sa fidélité au centrisme ….  ».

Conseillère municipale et communautaire de STRASBOURG et déléguée CAP 21 pour le Bas-Rhin, à l’image de l’engagement de Corinne LEPAGE au plan national pour le MoDem, je soutiens avec les militants CAP 21 strasbourgeois la candidature de Chantal CUTAJAR,   présidente du groupe municipal des élus MoDem/CAP 21 (auquel j’appartiens) et candidate aux législatives que vous avez investi pour la circonscription 1  de STRASBOURG,  à la tête de liste MoDem pour STRASBOURG.

Depuis plusieurs jours aussi bien parmi les élus du Conseil Régional, que chez les Conseillers Généraux mais aussi auprès des chambres consulaires puis reprise par la presse locale ,   courrait   la  rumeur d’une  investiture  accordée  par  vous-même  à  Monsieur  Jean -Claude PETITDEMANGE,  rumeur démentie par la personne elle-même.

C’est donc à ce jour au total trois candidats, Mesdames CUTAJAR, KALINKOVA et Monsieur MERGER,  qui convoitent la tête de liste Modem pour notre ville.

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Si mon soutient va vers Madame Chantal CUTAJAR , c’est parce qu’en tant  que représentante de CAP 21 il ne m’est pas possible d’envisager un seul instant de soutenir les deux autres candidats qui, tout en étant séparément candidats,  poursuivent le même but: celui de faire gagner le tandem UMP sortant, dirigé par Madame KELLER qui sait qu’elle ne sera pas suivie par une partie de ses troupes et de ses électeurs tant il y a eu de trahisons vis-à-vis de son ancienne famille politique qu’était l’UDF  et tant  elle a traité ses administrés avec mépris et insolence.

La presse locale ne se trompe pas, lorsqu’elle  commente, lors d’un dîner/débat organisé par Madame KALINKOVA , auquel elle a participé : « … elle (Madame KALINKOVA) ne veut pas endosser la responsabilité d’une éventuelle défaite du Tandem (KELLER/GROSMANN) ».. « Ludmilla HUG-KALINKOVA  a donc très peu critiqué le tandem… »  et lorsque cette même presse  pose la question au Tandem sur la candidature de madame KALINKOVA , celui – ci répond  et considère que   « l’élection  se  jouera  entre    Fabienne KELLER   et Roland RIES », autrement dit, si la tête de liste est Madame KALINKOVA , on n’aura pas d’inquiétude !

Et là, le Tandem a raison, car à  y regarder de prés, les personnes qui accompagnent Madame KALINKOVA  sont  soit affiliées  au  « nouveau centre » soit « UMP » et ne peuvent pas convaincre d’une « quelconque  indépendance » !

Et comme l’électeur préfère toujours l’original à la copie, dans ce cas précis le MoDem ( non indépendant) ferait autour de 6% et le Tandem n’aurait aucune difficulté pour sortir vainqueur de ces élections.

 Madame KALINKOVA également conseillère municipale et communautaire, tout en postulant pour la tête de liste municipale MoDem , refuse de rejoindre notre groupe UDF/MoDem. Elle a  créé son propre groupe municipale appelé UDS ( Union des Démocrates pour STRASBOURG). 

  C’est pour toutes ces raisons Monsieur  le Président, que seule Chantal CUTAJAR,  également soutenue par Corinne LEPAGE  qui s’est clairement exprimée en sa faveur lors de sa visite à STRASBOURG ( le 16 octobre 2007)  peut conduire notre liste, indépendante, riche de toutes les différences qui la compose dont CAP 21.

En espérant , Monsieur le Président, vous avoir convaincu que la seule chance d’un bon score  municipal pour le MoDem à STRASBOURG ne peut qu’être une liste autonome menée par Chantal CUTAJAR, je vous remercie d’avoir pris connaissance du souhait de la représentante CAP 21 que je suis.

Bien respectueusement,       

 Yveline MOEGLEN 

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La France en Europe:Y aura-t-il une révolution verte ?, par Corinne LEPAGE

5a63673ad1d296930f0edb5cdae6dc67.jpgLe discours du président Sarkozy concluant les cinq mois travaux de Grenelle de l'environnement constitue incontestablement un changement de cap de la part de la présidence de la république. C'est le moment de faire un premier constat de ce qui est acquis et de ce qui reste à acquérir.

Trois avancées majeures sont intervenues :

  • tout d'abord, un changement considérable dans la manière de travailler. Les groupes de Grenelle qui ont conduit toutes les parties prenantes qui avaient davantage l'habitude de se regarder en chiens de faïence que de travailler ensemble est une innovation dans le fonctionnement d'une société qui était largement bloquée. Les O.N.G. ne sont plus considérés comme des empêcheurs de tourner en rond mais bien comme des précurseurs et des partenaires indispensables pour opérer la révolution nécessaire.

  • Le président de la république, après l'allocution particulièrement convaincante d'Al Gore, a tenu à réaffirmer la responsabilité qui était la nôtre et à tordre le cou au déni de réalité que certains ont voulu propager au cours des dernières semaines. En soulignant l'intérêt du principe de précaution et en faisant sienne la thèse de l'internalisation des coûts externes dans les prix, il a montré un cap radicalement différent de ceux qui avaient été tenus dans le passé.

  • Le discours dans son ensemble constitue un projet mobilisateur pour la France. L'écologie est devenue ce qu'elle aurait dû être de plus de longues années c'est-à-dire un projet fondateur capable de mobiliser les acteurs économiques, de donner un sens à notre développement et de nous permettre d'assumer la responsabilité historique et la nôtre.

Pour autant, le pari n'est pas gagné car les obstacles restent nombreux pour que la France non seulement rattrape son retard au niveau de l'Europe mais encore réponde aux voeux du chef de l'État de devenir un leader dans le domaine des politiques de développement durable et des nouvelles technologies environnementales.

  • Le premier obstacle est incontestablement celui des moyens. Le discours du président de la république reste assez vague sur les financements et en particulier sur la possibilité d'instaurer dans des délais courts une taxe carbone, quel que soit le nom qu'on lui donne. Le principe de flècher les crédits venant de l'environnement aux opérations de reconversion écologique et le plus largement de le développement écologique est excellent mais, il se heurte en l'état au principe de spécialité budgétaire et il conviendra en toute hypothèse de commencer par déterminer lesdits crédits. Au rang des outils, il convient également de citer les instruments juridiques qui devront se mettre en place et bouleverser très largement les procédures actuelles comme les déclarations d'utilité publique, les règles de responsabilité ou encore l'information du public. De même, si le moratoire partiel sur les OGM est une bonne nouvelle, l'essentiel dépend bien sûr de la loi qui sera votée et en particulier de l'étendue de la responsabilité des producteurs d’OGM, des agriculteurs qui les planteront et surtout les détenteurs de brevets. L'obligation d'analyser les risques et en particulier de donner corps à la directive communautaire qui exige des études préalables sur l'impact sanitaire devra également être particulièrement soignée.

  • Ceci conduit à la deuxième difficulté qu'est celle de convaincre les élus à commencer par les parlementaires. La fondation nationale des sciences politiques avait publié voici quelques années une étude consacrée aux parlementaires et l'environnement. L'étude était accablante puisque 3 % des parlementaires seulement considéraient que l'environnement est une priorité et la comparaison des réponses qu'ils apportaient aux questions posées par rapport aux réponses apportées par un panel de citoyens illustrait cette statistique redoutable. Le premier débat parlementaire sur le Grenelle a montré que malheureusement cette culture perdurait. La révolution culturelle devra donc toucher les parlementaires pour que les textes puissent être modifiés. De la même manière, il conviendra qu'au niveau local, les propos du Président de la république soient suivis d'effet. Comment comprendre en effet que , par exemple, le président du conseil général des Yvelines ait annoncé que le jour même de la conférence de presse du président de la république le le renforcement de la politique routière du département, au mépris eux deux de toute considération relative au bilan carbone ou que les les élus de la Côte d'Azur aient utilisé la réunion régionale de Grenelle pour relancer le programme de ligne à très haute tension dans le Verdon que le conseil d'État a annulé voici six mois. Les Français seront convaincus de la volonté politique de l'État lorsqu'ils en verront les résultats sur le terrain.

  • Or, et le président de la république l’ a dit mezza voce, les pressions vont se faire très fortes de la part de tous ceux, conservateurs de tout poil qui ne veulent surtout pas voir changer les choses. Des intérêts économiques extrêmement puissants vont s'efforcer, dans les semaines qui viennent, de réduire l'impact des changements pour pouvoir continuer des activités incompatibles, sans évolution, avec l'urgence écologique. C'est donc dans la transformation des instruments de gouvernance et dans le renforcement d'un contre-pouvoir environnemental réel, capable de dialoguer avec les lobbys en place que l'essentiel va se jouer. Sans modification des rapports de force, la révolution verte ne pourra se mettre en place.

Si ces 3 obstacles sont franchis, la France aura vraiment changé et pourra envisager de parler environnement à l'Europe, voire au reste du monde. Les actes valent plus que les paroles et la valeur de l'exemple plus que tout le reste. Mais ne nous y trompons pas. Si nous étions capables d'accomplir cette révolution culturelle, elle ne resterait pas limitée à la question écologique. En effet, ce qui motive cette transformation, c'est la restauration de l'éthique et de la responsabilité comme mode de gouvernement. Dès lors, ce changement majeur ne pourrait se cantonner à la question écologique et devrait obligatoirement irriguer puis transformer toutes les autres politiques publiques. Il s'agit là d'un autre chantier

Corinne Lepage - 29/10/07 

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CAP 21 >>>>>>>>>>>>>>

Corinne Lepage et le Grenelle

26/10/2007

Du Pacte écologique au Pacte démocratique

Le bulletin de Chantal CUTAJAR

On ne peut pas avoir souscrit au « Pacte écologique » de Nicolas Hulot (comme je l’ai fait personnellement) et se montrer déçue du résultat de ce « Grenelle de l’environnement ». Certes, nombre de décisions restent à prendre, nombre de mesures techniquement complexes restent à affiner et bien des engagements ne valent que s’ils sont partagés par nos partenaires de l’Union européenne. Mais, incontestablement, un virage culturel et psychologique est pris, une prise de conscience collective indispensable a une traduction politique qui dépasse les clivages politiciens, des chantiers d’avenir sont ouverts et (très important !) un suivi est prévu.

C’est sur ce suivi bien sûr que toutes celles et tous ceux qui partagent les idées de « l’éco-économie » et de la « démocratie sociale » développées par François Bayrou et Corinne Lepage devront faire preuve de vigilance. Et c’est sur l’application de cet « esprit de Grenelle » au niveau local qu’il faudra travailler.

L’européenne que je suis se félicite des références faites à l’Union européenne et de la présence (plus que symbolique) de M. Barosso à l’Elysée pendant l’allocution du Président de la république. Nous avons sur le plan national,  mais aussi localement, beaucoup d’efforts à faire pour transcrire et appliquer les directives communautaires en souffrance et pour suivre les recommandations les plus pertinentes faites par les institutions et organisations européennes (Conseil de l’Europe inclus, bien sûr). Nous nous battrons pour tenter d’appliquer à tous les niveaux ce que Corinne Lepage a appelé lors de sa récente visite strasbourgeoise, « la clause du citoyen le plus favorisé ». En ces matières, l’  « l’agir local » est aussi déterminant que le « penser global »

La démocrate que je suis a été très intéressée par le bon fonctionnement de ce « Grenelle ». Cela va tout à fait dans le sens de la concertation (préalable), de la démocratie vivante, de la participation citoyenne et de la confrontation d’idées et d’intérêts différents et de personnalités d’horizons et de disciplines différents qui sont à la base même de la création du MoDem.

Il est évident que j’approuve ce type de démarches qui s’inspirent des meilleurs principes de gouvernances définis par le Conseil de l’Europe et le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux. C’est dans cet esprit d’ailleurs que nous travaillons à un programme d’approfondissement de la démocratie locale qui se traduit déjà par les travaux informels des « Conférences de Citoyens de Strasbourg » (formule qui, pour l’heure, n’existe que dans l’Europe du Nord)

Le « pacte écologique » ne prendra toute sa force que si les engagements pris lors de ce grenelle sont tenus, bien sûr, mais aussi s’il est complété par des « pactes démocratiques » au niveau local. C’est encore plus vrai à Strasbourg, « ville libre », qu’ailleurs.

Chantal CUTAJAR

 

23/10/2007

De l’incinération de produits toxiques…

Lettre ouverte à Madame le Maire de STRASBOURG,

par Yveline Moeglen

Madame le Maire.

Quoiqu’on en pense,  «  le GRENELLE  DE  L’ENVIRONNEMENT » est l’occasion pour  les experts et les citoyens  de s’exprimer ! 

« L’incinération produit des centaines de substances toxiques qui s’échappent dans l’atmosphère… rappelle le Professeur BELPOMME cancérologue à l’hôpital Georges- POMPIDOU de Paris » (Le Monde 20/10/2007) !

Le « Conseil de l’Ordre  National des Médecins »,  les « principaux syndicats des praticiens » ainsi que  « la plateforme nationale du corps médical »  soutiennent les opposants à l’incinération  (Le Monde du 20/10/2007)…..

Mais à STRASBOURG, sous prétexte d’éviter toute brouille avec les élus de l’EURODISTRICT, votre  Premier Adjoint  est prêt à sacrifier la santé des STRASBOURGEOIS ! 

Eh oui,  l’entreprise HKW  ( HEIZKRAFTWERK) de l’autre coté de la frontière va dorénavant  utiliser des bois usagés de catégorie A3 et A4 (donc pollués) comme combustible ( autrement dit incinérer 130 000 tonnes de bois / par an  dont des bois/déchets)  pour sa centrale thermique installée à KEHL  et  ce, malgré les recours faits par la ville, la CUS et la ville de KEHL  dés 2004  contre la décision du Regierungs  Presidium  , d’autoriser l’incinération !

Pour des raisons formelles, les plaignants ont été déboutés et la « cour de Mannheim »  considérant que l’entreprise répondait  a certaines exigences,  demande  aux collectivités  opposées  à cette forme d’incinération,  de reconnaître les petites avancées proposées par l’entreprise et  donne ainsi définitivement le feu vert à l’incinération contestée.  

La ville de STRASBOURG s’est laissée clouer le bec 

Mon intervention au Conseil Municipal  du 22/10/2007 avait pour objet de  vous proposer  d’associer tous les élus à la vigilance et au suivi  de  ce que l’entreprise promet  d’améliorer dans le suivi des bois pollués et incinérés, utilisés comme combustible.

Pour toute réponse à cette proposition, votre  Premier Adjoint  tente de ridiculiser mon  intervention en prétextant que toute intervention de ma part pourrait brouiller la « bonne entente entre les élus de la CUS et les élus de l’ORTENAU » 

«  Avec vos propos, Madame MOEGLEN vous créez les conflits entre les élus strasbourgeois et ceux de  l’EURODISTRICT » !!

Curieusement, après avoir tergiverser durant des mois en  début de mandat, en refusant de reconnaître l’importance d’un EURODISTRICT (voir les presses locales de 2001 et 2002) c’est,  en cette fin de mandat, sous prétexte d’un risque de rupture d’une « grande amitié ortenoise », que votre premier Adjoint  préfère faire passer la diplomatie transfrontalière  avant la santé des STRASBOURGEOIS !

Face à la menace qui pèse sur la santé des habitants de notre belle ville, une telle attitude que vous cautionnez puisque vous avez adhérez à ses propos est totalement  irresponsable.

Je vous redemande madame le Maire de répondre favorablement à ma demande. Respectueusement, 

 Yveline MOEGLEN 

(Conseillère municipale et communautaire) (CAP 21 /MoDem)

L’intervention d’Yveline Moeglen en Conseil municipal

Madame le Maire,

J’ai bien noté que toutes les parties considèrent que le litige entre elles et HKW  est terminé !

Cela veut dire que la ville de STRASBOURG et la CUS  (mais aussi la ville de KEHL qui je crois nous suivait dans cette démarche), considèrent comme satisfaisantes,  les propositions faites par le RP  et acceptées par HKW ! Mais je crois quand même que cette satisfaction est plus de façade que réelle !  Je pense que la démarche de notre conseil était une bonne démarche et je regrette qu’elle n’ait pas abouti.

Je constate que par sa réponse, le RP, une fois encore, considère le « Droit  allemand » en matière de protection de l’environnement comme le meilleur. Et contrairement aux élus que nous sommes mais aussi à nos collègues élus de la ville de KEHL , apparemment, le RP ne retient pas  le « principe de précaution » quand il s’agit d’une entreprise allemande située en bordure de notre pays ! Sommes  nous  retournés à,  il y a une 15 d’années où déjà là , nous étions obligés de nous battre pour faire  respecter les directives européennes aux entreprises de l’autre coté du Rhin ?

Est-ce que, le meilleurs choix pour le respect de l’environnement  par ces entreprises de l’outre Rhin  est encore et toujours dominé par un intérêt particulier,  soutenu par le RG ? Nous n’avons dans l’immédiat par d’autre choix que celui de nous incliner devant les décisions et propositions  de la cour de Mannheim !

Mais pour pouvoir suivre de prés ce dossier sans baisser les bras, il faudrait,  comme nous l’avons fait pour le recours,  travailler ensemble mais, pour cela , nous devrions également, nous élus de l’opposition être destinataires :  des rapports des essais réalisés entre le janvier et février 2006 , rapport rendu par notre avocat le   27 juillet 2006 , ainsi que des enregistrements des analyses de fumées réalisés entre novembre 2006 et février 2007  rendu par le RP .  Pour  notre groupe, cette affaire n’est pas terminée et c’est, dorénavant  un suivi strict qui s’impose. Merci madame le Maire pour votre écoute.

Yveline MOEGLEN (CAP 21/MoDem).

Ce qu’en disent les DNA de ce jour

HKW à Kehl : litige soldé

La Ville de Strasbourg, qui attaquait en justice l'autorisation donnée à l'entreprise kehloise HKW de brûler des bois pollués dans sa centrale thermique, considère aujourd'hui que le litige est terminé. Explications.

Début 2004, la société HKW de Kehl, centrale thermique fonctionnant jusque-là à la biomasse, sollicitait une autorisation auprès de la préfecture de Fribourg pour un changement d'activité. Désormais, elle souhaitait aussi brûler des bois usagés d'un autre type, enduits de peintures, colles et autres produits toxiques. En clair, on n'était plus du tout dans l'incinération de biomasse.

A l'époque, une directive européenne toute fraîche prônait une procédure d'enquête publique transfrontalière pour les projets susceptibles d'avoir un impact au-delà du propre pays où est installée une entreprise. Et c'est ce type de procédure, quasi une première mondiale, qui avait même été enclenché. La suite est moins glorieuse puisque la Ville de Strasbourg avait donné un avis défavorable en juillet 2004 alors que le dossier était déjà bouclé et autorisé en Allemagne !

De véritables avancéesLa municipalité a alors attaqué l'autorisation donnée à HKW devant le tribunal administratif de Mannheim, et a été déboutée de sa demande, « les autorités allemandes n'étant pas responsables du retard de l'ouverture de l'enquête publique en France ». Pour la petite histoire, il semblerait que la traduction du dossier avec toutes ses subtilités techniques ait posée un énorme problème à la préfecture du Bas-Rhin.

Mais Fabienne Keller et son adjoint chargé des questions d'environnement Hugues Geiger considèrent malgré tout avoir avancé dans ce dossier. La démarche juridique, même inauboutie, a permis la rencontre entre les services de la préfecture de Fribourg, la Ville de Strasbourg et l'entreprise pour rediscuter des points litigieux. « Nous avons obtenu que la température minimale d'incinération passe de 760 à 800°, ce qui permet de réaliser une combustion dégageant moins d'émanations toxiques », a relevé Hugues Geiger.

Par ailleurs, la Ville de Strasbourg sera destinataire d'un rapport annuel sur le contrôle de la qualité du bois à l'entrée du site et celui des émissions générées par l'incinération desdits bois. Elle pourra communiquer ces résultats sans entrave... Ou presque ! En effet, Yveline Moeglen, nouvellement ralliée au groupe municipal de Chantal Cutajar (MoDem), qui demandait lundi en conseil municipal que ces rapports soient communiqués aux groupes d'opposition strasbourgeois, n'a pas été vraiment la bienvenue.

 « Ne venez pas casser l'excellente entente au sein de l'Eurodistrict », a grondé Robert Grossmann pour la municipalité. Laissant entendre que l'affaire était close et qu'il ne souhaitait plus en entendre parler en termes polémiques. Laissant entendre, aussi, que le plus important dans ce dossier, résidait dans les relations diplomatiques au sommet plus que dans la santé des populations !

MSK

17/10/2007

Corinne Lepage: Pour la clause du citoyen européen le plus favorisé

La préparation de la Présidence française de l’Union européenne

UNE MISSION POUR BORLOO DANS LA PERSPECTIVE 2008

Corinne Lepage, ancien Ministre de l'environnement et présidente de CAP 21, vient d'accepter une mission gouvernementale proposée par le Ministre de l'écologie et du développement durable, Jean-Louis Borloo : une mission technique du suivi du Grenelle de l'environnement en vue de la présidence Française de l’Union en 2008 portant sur les conséquences juridiques du Grenelle. Elle devra remettre son rapport fin mars 2008.

« Cette mission n’est en rien un changement de mon positionnement, de celui de Cap 21 ou de celui du moDem », a-t-elle expliqué lors d’une conférence de presse organisée par Yveline Moeglen,(déléguée 67 de Cap 21, membre du groupe municipal UDF-MoDem présidé par Chantal CUTAJAR et membre de « Strasbourg je t’M »).

« Je ne rallie rien ni personne. J’ai refusé le poste ministériel au Quai D’Orsay que Bernard Kouchner m’avait proposé et je ne regrette rien. Jean-Louis Borloo me propose une mission sur des sujets que je connais bien. Il est normal que je mette mon expérience au service de mon pays. D’autant plus que j’espère des avancées dans des secteurs et sur des sujets qui me tiennent à cœur. Et qui me semblent essentiels.

En matière d’environnement, nous avons énormément de retards dans l’application des directives environnementales et dans une série de secteurs. Des retards que nous payons et que nous paieront cher, très cher. Ce doit être l’occasion de rattraper nos retards et, pourquoi pas, de prendre de l’avance dans certains domaines.

Dans la perspective de la présidence française, je ferai tout ce qui sera en mon pouvoir pour tenter d’imposer un principe simple que l’on peut appeler « la clause du citoyen européen le plus favorisé ». Etudier et comparer ce qui se fait de mieux en matière de protection de l’environnement, de développement durable, de cette éco-économie qui est la colonne vertébrale de notre philosophie d’action au sein du MoDem qui doit devenir LE parti du développement durable".

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 OUI à l’EUROPE PAR LE HAUT

« Imposer, dans l’Union européenne,  la clause du citoyen le plus favorisé »...Cette démarche de Corinne LEPAGE s’inscrit tout à fait dans la logique de l’Europe unie par le haut, harmonisée par le meilleur. Une Europe animée par le souffle de l'excellence!

C’est cette unité dans le respect des diversités, des spécificités, des règles de subsidiarité qui inspire (le plus souvent) les travaux du Conseil de l’Europe.

C’est cette « Europe par le haut » que visaient les pères fondateurs de la CECA et du marché commun. C'est cette Europe de l'excellence qui peut répondre aux attentes des citoyens. C'est cette Europe qui était au centre du programme des Présidentielles de Bayrou.

Mais c’est cette « Europe par le mieux » qui est trop souvent sacrifiée sur deux autels:

>>>Celui du manque de vision extra-nationale, d’excès d’ « escargotisme » (pour reprendre une formule de Tomi Ungerer), de vues trop basses, de paresse politique...

>>>Et celui de compromis imposés par une règle de l’unanimité trop utilisée qui entraîne des décisions inspirées par la recherche du « plus petit commun dénominateur ».

Il est évident que Corinne Lepage a toutes les qualités, y compris juridiques bien sûr (et cela compte énormément dans ce domaine comme dans d’autres), pour faire progresser cette « Europe par le haut ».

Ce n’est pas la teneur et la qualité de son rapport qui peuvent susciter des doutes : c’est la volonté politique qu’il faudra à la Présidence française pour que cette clause « du citoyen le plus favorisé » devienne une réalité.

Le plus « favorisé », c’est le citoyen  qui est le mieux protégé, qui bénéficie de la plus grande qualité de vie, qui est le plus respecté, qui est incité à faire le plus et le mieux pour la « Planète Terre », notre « Village Terre ».

Daniel RIOT

Corinne Lepage: le principe de précaution, un outil de la croissance et un stimulateur de la recherche

f2ffe145c20914b647b49a7539ac4a8c.jpgLa  Polémique autour du Principe de Précaution

Quelle mouche a-t-elle piqué la commission Attali ?,

par Corinne LEPAGE 

 Quelle mouche a-t-elle piqué la commission Attali pour mettre sur ledbd8daf42ef2a5e81e2eaf7e4a753398.jpg dos du principe de précaution les difficultés que rencontre la croissance française ? La question s’impose en effet. En visite à Strasbourg où elle a relancé Cap 21, mouvement  co-fondateur du Modem qui se dote d’une antenne bas-rhinoise animée par Yveline Moeglen, membre du groupe municipal d’opposition  présidé par Chantal Cutajar, Corinne LEPAGE a réfuté point par point les arguments agités par Jacques Attali pour demander la levée de ce « principe de précaution » qui est inscrit dans la Constitution et qui  est intégré dans le droit communautaire. Non, ce n’est pas le principe de précaution qui nuit à la recherche. Non ce n’est pas ce même principe qui nuit à la croissance.

Quelques remarques préalables :

1) Sur un plan juridique ou judicaire, aucune décision importante n’a été rendue sur la  base de ce principe  depuis qu’il existe dans la constitution. Si le principe a été appliqué, il l’a été par le conseil d’État en 1993 à propos du sang contaminé ou en 1998 à propos du maïs Novartis OGM c’est-à-dire bien avant 2005.

2) La rédaction française du  principe de précaution est on ne peut plus réductrice, comme émasculée. Contrairement à la définition européenne, la formulation  exclut  la santé pour ne viser que l’environnement. Elle exclut les personnes privées pour ne concerner que les personnes publiques. Et  elle renvoie enfin à la loi pour  préciser les domaines d’application. Ce qui n’est pas fait…

Il n’y a donc, pour Corinne Lepage,  aucun “danger” pour le monde industriel. D’ailleurs,  le risque de développement exclut la responsabilité des entreprises industrielles lorsqu’en l’état des connaissances, elles ignoraient les risques qu’elles ont générés. Et la loi Fauchon de 2000 a réduit le risque de responsabilité pénale des dirigeants pour les fautes non intentionnelles.

 

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La Présidente de Cap 21 illustre son propos par quelques constats de réalité.

*« La France est le pays le plus nucléarisé du monde, un des 6 pays qui en Europe plante des OGM, ou encore l’un des acteurs les plus importants dans le domaine des nanotechnologies. Or ce sont des secteurs à risques nullement freinés dans leur développement par le principe de précaution.

*L’Allemagne qui est à l’origine du Vorsorge Prinzip, depuis le milieu des années 80, qui a porté le principe de précaution sur les fonts baptismaux de l’Union européenne, n’est pas particulièrement gênée dans sa croissance industrielle par le principe de précaution. En revanche, elle n’a subi ni le drame du sang contaminé, ni celui de l’hormone de croissance, ni celui du prion. Cherchez l’erreur ! »

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« Cherchez l’erreur » aussi en matière de recherche. « Le principe de précaution est avant tout un principe de recherche,une expression du doute scientifique, l’ exigeance de  réponses au plus grand nombre de questions possibles avant que des transformations technologiques irréversibles ne soient engagées », souligne Corinne Lepage en rappelant que les Américains, sans admettre le principe, l’appliquent à leur façon : ils ont décidé que 5 % de toute la recherche sur les nanotechnologies serait dédiée à l’étude des risques environnementaux sanitaires et sociétaux. « Il s’agit bel et bien d’une application dans la réalité scientifique du principe de précaution ».

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14/10/2007

RISQUES URBAINS, ECOLOGIE et DEMOCRATIE

643ee4aa0dc447f322e6bae4bef9e9e1.gifpar Maître Claude LIENHARD et Yveline MOEGLEN84726b8940cf3f7db6c5b6b4800a56fe.jpg

Voici le texte d’une tribune adressée  aux DNA dans le cadre de la Ville en débat et dans la perspective de la visite de Corinne Lepage à Strasbourg  mardi, qui n’a pas été (encore ?) publié 

C’est bien parce que la ville attire et rassemble qu’elle regroupe les « risques »  dus aux transports, à des causes environnementales et  sanitaires, à des  manifestations d’événements  et parfois même  à des   risques industriels majeurs.

La ville doit alors et à tout moment être le lieu privilégié de l’information individuelle et collective. L’autorité qui la gouverne  a le devoir d’informer préalablement sur les risques potentiels et être parfaitement transparente sur les risques réalisés, qu’il s’agisse d’incidents ou d’accidents (toujours regrettables).

Etait- ce le cas, durant ces  six dernières années ?

L’écologie active et quotidienne au service du bien – être qualitatif et de la quiétude vitale s’appuie sur des valeurs reconnues et partagées souvent largement dans le principe mais négligées dans les applications concrètes.

La démocratie en matière de risques et d’écologie n’est réellement  participative et  interactive  que s’il y a dialogue avec les acteurs de la cité, qu’ils soient citoyens engagés, experts ou  associatifs.

Avec les nouveaux outils de communication mais aussi grâce à  l’éducation citoyenne et au civisme, l’information  diffusée se partage.

L’écologie démocratique est une politique écologique faite de convictions, d’expériences, de gestion, d’ambition et de la capacité d’assumer la gouvernance d’une ville.

En venant à STRASBOURG,  le 16 octobre 2007, Corinne LEPAGE  réaffirmera qu’il faut partir du principe de la vérité des coûts écologiques pour refonder l’économie et que les nouveaux modes de gouvernance sont possibles à la condition de modifier nos institutions, pour permettre  la participation effective de la société civile en politique.

En plaçant « éthique et responsabilité »  au cœur de l’économie de marché, considérant l’économie comme outil au service du « développement durable », et le « principe de précaution » en principe d’action politique, elle définit en partie la « charte des valeurs »  de CAP 21 et rappelle qu’être  « éco – responsable » c’est regarder pragmatiquement l’avenir écologique au travers de  « l’écologie qui n’arrête pas le progrès ».

Maître Claude LIENHARD, MoDem, Professeur des Universités ;

Yveline MOEGLEN  Conseillère Municipale et Communautaire, CAP21/MoDem.

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