06/07/2007
Education nationale : 17 000 postes supprimés en 2008
| Le ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, avait prévenu que de nombreuses suppressions de postes auront lieu en 2008 dans l’Education nationale. « Aux alentours tour de 10 000 », avait-il averti. Mais le chiffre devrait en réalité être proche de 17 000, indique Les Echos, selon des sources gouvernementales. Le gouvernement compte en grande partie sur le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, or « l’Education représente une grosse moitié des bataillons de départ prévus l'an prochain, lesquels s'établiront à environ 35 000 au total », précise le quotidien. Il faudra attendre le 17 juillet pour connaître les chiffres définitifs, au lendemain du débat d’orientation budgétaire à l’Assemblée nationale. 6 000 suppressions de postes devraient avoir lieu dans la Défense, 3 000 dans les Finances, 1 700 dans l’Ecologie (ex-Equipement) et 2 500 à l’Intérieur, ajoute Les Echos. Seule le ministère de la Justice « bénéficiera d'un traitement de faveur puisque le président de la République a promis d'accroître ses moyens », prévoit le journal. En 2008, l’Etat économisera ainsi 250 millions d’euros, 1 milliard les années suivantes. Et Nicolas Sarkozy avait déclaré souhaiter que la moitié soit restituée aux fonctionnaires. Au-delà des économies engrangées, ces suppressions de postes vont également permettre de « rendre l'administration plus efficace » estime Bercy. « Sur un plan pratique, les modalités seront arrêtées par le Conseil de la modernisation des politiques publiques », une instance nouvellement créée et président par Nicolas Sarkozy lui-même, note Les Echos. |
05:30 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, education, école, fonctionnaires, goubernement
29/06/2007
Les syndicats d'enseignants dénoncent une "saignée"
L'annonce par le ministre Xavier Darcos de la suppression de 10.000 postes en 2008 provoque la colère des syndicats. L'Unsa-Education fustige un "pilotage par la seule approche budgétaire". La FSU prévient qu'elle va "organiser la riposte".

Une classe de lycée (Sipa)
Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, principale fédération de l'Education, dénonce une "logique comptable à courte vue, qui sacrifie l'avenir, compromet l'objectif d'assurer la réussite de tous et laisse présager un nouveau creusement des inégalités".
"Organiser la riposte"
Il estime que les suppressions de postes vont provoquer "une dégradation des conditions de travail et des conditions d'enseignements." "Si ces annonces se confirment, la FSU fera tout pour organiser la riposte la plus unitaire possible", prévient Gérard Aschieri.
Le Snes-FSU, syndicat majoritaire dans les collèges et les lycées, rejette pour sa part ce qu'il qualifie de "saignée pour l'Education nationale", alors que "les effectifs à la rentrée 2008, tels qu'ils sont prévus par le ministère, augmentent de plus de 20.000 élèves (premier et second degrés confondus)".
"C'est le second degré qui va être frappé de plein fouet par ces nouvelles suppressions d'emplois", qui ne seront "possibles qu'en amputant fortement l'offre d'enseignement" et "en augmentant la charge de travail des personnels", ajoute le syndicat.
"Augmentation du nombre d'élèves par classe"
De son côté, l'Unsa-Education fustige "la dégradation brutale et programmée de l'emploi public" et "ce pilotage par la seule approche budgétaire".
"Ce ne sont donc pas les exigences d'un service public de qualité, au service de la réussite de tous les élèves qui priment mais bien la seule obsession comptable", estime la deuxième fédération du monde éducatif.
Enfin le président des lycéens de la Fidl, Tristan Rouquier, affirme qu'"alors que l'Education nationale manque déjà d'encadrement, et particulièrement dans les lycées, le ministre annonce une nouvelle réduction de postes pouvant mener à une inquiétante augmentation du nombre d'élèves par classe et à une dégradation des conditions de vie dans les lycées".
Emplois aidés
Le ministre de l'Education a estimé "aux alentours de 10.000" le nombre de postes supprimés dans l'Education nationale au budget 2008, lors d'une interview sur BFM TV, jeudi. Selon Xavier Darcos, 8.000 postes devraient disparaître dans le domaine "des emplois aidés et de tout ce qui concourt à la vie scolaire dans le second degré en ne remplaçant pas un emploi équivalent temps plein sur deux", a précisé le ministre à l'antenne. Le nombre exact des suppressions d'emplois à l'Education nationale est en discussion avec le ministère du Budget dans le cadre du projet de loi de finances pour 2008, précise-t-on au ministère de l'Education nationale.
Options
Le ministre a préconisé un certain nombre d'aménagements de l'offre scolaire, comme l'idée de "regrouper des options", "changer les programmes" et recourir aux heures supplémentaires pour les professeurs. "Si nous obtenons que des professeurs, dans le cadre de la réflexion sur leur métier, acceptent d'être moins nombreux mais d'avoir un temps de travail différent, volontaire, évidemment, grâce à des volants d'heures supplémentaires importants, nous pouvons sans doute trouver des ajustements", a-t-il expliqué. Xavier Darcos a aussi précisé que les arbitrages sur la répartition des non remplacements de 30 à 40.000 fonctionnaires, annoncés par Eric Woerth, seraient pris "au mois d'août"
17:41 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : education, darkos, social, effectifs, fonction publique, reformes, sarkozy
Education : 10 000 fonctionnaires de moins ...
Mais il s'agit encore seulement d'une épure. Les discussions autour du budget 2008 ne font que commencer. Les arbitrages suivront entre les efforts demandés à tel et tel ministère. Les décisions finales sont attendues seulement en août.
Le Snes-FSU, principal syndicat des collèges et lycées, a rejeté cette «saignée pour l'Education nationale», alors que «les effectifs à la rentrée 2008, tels qu'ils sont prévus par le ministère, augmentent de plus de 20000 élèves (premier et second degrés confondus)». «C'est le second degré qui va être frappé de plein fouet par ces nouvelles suppressions d'emplois», qui ne seront «possibles qu'en amputant fortement l'offre d'enseignement» et «en augmentant la charge de travail des personnels», a ajouté le syndicat.
L'Unsa-Education a vilipendé «la dégradation brutale et programmée de l'emploi public» et «ce pilotage par la seule approche budgétaire». «Alors que l'Education nationale manque déjà d'encadrement, et particulièrement dans les lycées, le ministre annonce une nouvelle réduction de postes pouvant mener à une inquiétante augmentation du nombre d'élèves par classe et à une dégradation des conditions de vie dans les lycées», a estimé Tristan Rouquier, président des lycéens de la Fid
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12/06/2007
Je soutiens le réseau EDUCATION SANS FRONTIERES
URGENT :
RESF 67 recherche les parrains de l'An II
La création du Ministère de l'Immigration et de l'Identité Nationale et les déclarations récentes du Ministre s'inscrivent dans la plus terrible des continuités.Aujourd'hui, comme hier, des adolescents, des familles, des mineurs, sont menacés d'être reconduits à la frontière au mépris de leur intégration scolaire, de leurs projets de vie, de leurs amitiés...Demain comme hier, les associations et les bénévoles engagés au sein du Réseau Education Sans Frontières ont choisi d'affirmer leur volonté de prendre ces personnes sous leur protection afin de les laisser grandir ici. Pour préparer l'été et éviter que cette période soit celle de tous les dangers pour les familles avec lesquelles nous sommes en relation, nous avons décidé d'organiser pour la deuxième année consécutive une cérémonie de parrainages citoyens destinés à marquer notre engagement à leur côté.
Le parrainage est un acte citoyen par lequel on s'engage à être en contact durant l'été (et au-delà) avec une famille ou un jeune, à les accompagner dans leurs démarches auprès de l'administration, et à servir de relai actif entre le réseau et les familles en cas de difficultés... Souple et humain, le parrainage est un acte fort de solidarité.Cette cérémonie devrait avoir lieu le dernier week end de juin dans un lieu à déterminer. Surtout, nous sommes à la recherche de bénévoles prêts à parrainer les familles et à leur servir de relais en juillet et en août... Si vous êtes prêts à parrainer une famille (à plusieurs, chaque famille aura plusieurs parrains), merci de nous envoyer vos coordonnées à resf.67@laposte.
Plusieurs rencontres auront lieu à l'approche de la date du 1er juillet, notamment un grand pique-nique associant les familles et leurs soutiens dans un grand parc strasbourgeois.
Pique-nique de solidarité le 24 juin
Durant l'été 2006, plus de 60 associations s'étaient engagées auprès des familles et des jeunes menacés d'expulsion
23:35 Publié dans Engagements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : education, immigration, politique, justice
30/05/2007
L’école et l’Education telle que je la défendrai au Parlement
Voici la réponse que j'ai adressée à une lettre des responsables des sections départementales SNES, SNEP et SNUEP du Bas-Rhin qui m'interrogeaient sur mes orientations en matière d'école et d'éducation. Comme vous le savez le MoDem a mis l'Education au coeur de son projet et son programme.
"Parce qu’aucune société n’est développée, solidaire et réellement démocratique si elle ne met au centre de son projet la question de l’éducation de ses enfants, François Bayrou a décidé de mettre dans le cadre de son Mouvement Démocrate cette question comme priorité nationale de son programme.
Qu’est ce que cela signifie et comment cela peut se décliner concrètement ? Voici quelques propositions concrètes garantes de l’Egalité des chances et de la mixité et qui peuvent permettre de répondre aux inquiétudes actuelles du corps enseignant, des parents et des élèves.
1-La question de la carte scolaire
Au lieu de favoriser son abrogation, Je considère au contraire que son maintien est nécessaire car elle est garante d’égalité et de mixité sociale. Il peut être envisagé un nouveau découpage comme étant à l’origine de plus de brassage social.
Il n’est pas normal que des collèges comme Lezay-Marnésia ou Solignac soient considérés comme des lanternes rouges de l’Académie, alors même qu’ils devraient refléter la diversité réelle des quartiers de la Meinau ou de Neuhof. C’est pourquoi, l’instauration de classes d’excellence et d’options particulières permettrait de stopper un taux d’évitement scandaleusement fort pour ces établissements.
2- Le travail des enseignants
Il n’est pas question de continuer à jeter le soupçon sur le travail des enseignants mais au contraire de favoriser tout ce qui pourra restaurer leur image et leur autorité.
Ainsi, les heures consacrées à des projets, des rencontres, des manifestations culturelles : Printemps de l’écriture, jury et cercles de lecture etc…, au suivi individualisé des élèves, à la médiation avec les parents, mais aussi au travail personnel doivent être reconnues. Il n’est pas question d’alourdir le travail des enseignants, mais au contraire de valoriser celui-ci.
Ainsi, dans l’Académie, de nombreuses initiatives sont menées par des professeurs engagés qui croient en leur mission éducative, il faut reconnaître ce travail en profondeur. L’engagement des professeurs dans l’Ecole Ouverte pendant les périodes de vacances qui favorise la réussite, le suivi et qui positive le rapport à l’école pour les élèves doit être encouragé.
3- Le suivi des élèves
Celui-ci doit être renforcé et augmenté de moyens ( professeurs volontaires, étudiants tuteurs, travail en binômes, accompagnement scolaire )
L’accent doit être mis sur une priorité de lutte contre l’échec scolaire et ce, avant la classe de sixième où les résultats en lecture sont préoccupants.
Les suppressions de postes prévues en Alsace sont scandaleuses, options : langue et culture régionale, latin, grec, religion, langues vivantes : italien, arabe, espagnol, ainsi que toutes les organisations de classes trilingues, européennes, de langues renforcées sont menacées, alors même que l’Alsace, de part sa situation géographique particulière appelle au contraire un renforcement de cette dynamique linguistique. Les projets nécessitant de petits groupes de travail sont menacés ainsi que toute la dimension culturelle où les classes à option théâtre, musique, danse ( Lycée Pasteur, Pontonniers, André Maurois à Bischwiller etc …) Les classes professionnelles ont besoin non seulement de moyens matériels mais aussi humains et doivent profiter d’une réflexion en partenariat avec les entreprises locales pour une synergie commune ( maîtres de stage issus des entreprises en doublette avec les professeurs, évaluation des besoins locaux industriels et techniques, BTS en alternance qui soient en adéquation avec le monde des entreprises, revalorisation des filières techniques et scientifiques auprès des filles) Ces classes qui offrent des débouchés rapides et sérieux à nos élèves doivent être au contraire multipliées.
4- L’autorité
Parce que l’école est le laboratoire de la vie, nos élèves doivent trouver des réponses à leurs questions, ils ont soif de justice, de reconnaissance, de règles. Un traitement de l’autorité sous forme de sanctions réparatrices doit être privilégié en lien avec les différents personnels des établissements scolaires : professeurs, agents TOS etc…( cela se fait per exemple au Lycée Couffignal pour les dégradations du matériel)
Il faut aussi œuvrer pour une représentation positive de l’école autant du côté des parents que des enfants, ce qui est facteur de réussite. Une enquête avait été menée par François Bayrou, alors qu’il était ministre de l’Education Nationale sur les représentations des parents issus de milieux défavorisés ou aisés, ce qui fait la réussite des élèves, c’est avant tout la représentation positive qu’ont les milieux familiaux de l’institution scolaire, c’est elle qui est déterminante comme facteur de réussite
5-L’Université
Les moyens devront être augmentés de façon très significative sur cinq ans.
Il faut organiser un semestre d’orientation pour les jeunes afin de favoriser les choix de filières.
Il convient de nouer des liens efficaces avec les entreprises afin que l’Université soit aussi le lieu de l’insertion professionnelle.
Il faut penser à l’école de la deuxième chance, des expérimentations devront être faites pour généraliser des filières du type de la Capacité en Droit en mathématiques, Lettres, Langues, Arts etc …
Le numerus clausus des facultés de Médecine doit être revus afin de favoriser les vocations, en ouvrant également la filière de la Médecine à des non-scientifiques
En conclusion, il va de soi que l’abrogation du décret Robien est une nécessité et qu’une réflexion plus large permet de réancrer l’école dans ses missions principales d’instruire et éduquer. Quant aux suppressions massives de postes dès la rentrée scolaire dans notre Académie, elles sont une atteinte à la qualité du service public ! Il faut au contraire soutenir notre système à la fois en terme de quantité et de qualité."
Chantal CUTAJAR
08:05 Publié dans Le billet de Chantal CUTAJAR | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : education, enseigenement, ecole, strasbourg, politique, legislatives
25/03/2007
STRASBOURG : LES GRANDS DEBATS CITOYENS DE LA « UNE », AVEC CHANTAL CUTAJAR
LES JEUNES ET LE PROJET BAYROU : Un forum organisé par Chantal Cutajar et Houria Mebarki le 30 mars à 19 heures au CSC LE GALLET à HAUTEPIERRE (1a, Boulevard BALZAC) VENEZ NOMBREUX. POSEZ VOS QUESTIONS (ENTREE LIBRE DANS LA LIMITE DES PLACES DISPONIBLES).
Les grands débats citoyens de la « UNE »
avec Chantal CUTAJAR et l’Udf de BAYROU

Toutes les questions qui font la « UNE » de l’actualité se discutent, dans la UNE, la première circonscription électorale des Législatives à Strasbourg
Pas de "jeunisme" et pas de "péril jeunes": Pour un Vivre ensemble de toutes les générations!

L’avenir ? Ce n’est pas une somme de désirs. C’est le présent de demain.La réalité future que l’on façonne aujourd’hui, pour les jeunes d’aujourd’hui et les anciens de demain.
L’avenir ? Ce n’est pas un catalogue d’espérances, d’espoirs, de promesses. Ce n’est pas une ligne d’horizon où tout est possible. C’est une volonté forte au service d’un dessein clair : faire que demain soit meilleur qu’aujourd’hui, que le progrès (maîtrisé) soit une progression et non une régression.
Le futur sera ce que nos actions au présent le feront. des actions qui exigent détermination, énergie, ténacité, et vision.
Non à l’avenir bouché. Non à un avenir hypothéqué par les endettements publics d’aujourd’hui. Non à un avenir handicapé par les crises politiques, sociales, culturelles et sociétale d’aujourd’hui. Non à un avenir vers lequel on avance à reculons avec des idéologies passéistes d’un nationalisme mal compris, des réflexes de peur, des réactions de rejet de l’Autre et des autres…
Oui à un avenir abordé avec une confiance recouvrée, un esprit d’ouverture et de dépassement de soi-même, une énergie créatrice, une détermination à toute épreuve.
L’avenir à bras-le-corps ! C’est l’un des thèmes centraux du projet de François Bayrou. Les jeunes et la jeunesse inspirent la plupart de ses propositions. Dans tous les secteurs d’activités. Car la jeunesse n’est pas un ghetto sociétal : elle est directement concernée par tous les défis à relever dans tous les domaines.
François Bayrou est, en toute honnêteté, le candidat qui prend le plus en compte les questions soulevées par la diversité générationnelle. Il refuse les écueils de « l’enfant -roi » et du « jeunisme » démagogique et ceux du « jeune bouc émissaire », du « péril jeune », de la « peur des jeunes », du sectarisme « anti-jeune »… Sur ces questions comme sur d’autres : réalisme et idéalisme, vision et pragmatisme.
Ses expériences de père de famille, d’enseignant, de ministre de l’éducation nationale ont été mise au service d’une réflexion profonde sur les évolutions de la société. Les questions relatives à la jeunesse sont incluses dans les compétences du grand ministère des évolutions sociétales qui devra non seulement gérer les réalités d’aujourd’hui mais anticiper les évolutions de demain.
Démocratie (nationale et locale), éducation, loisirs, droits et devoirs, citoyenneté, apprentissage, études supérieures, liberté de circulation en Europe, service civique universel, lutte contre les discriminations, égalité des chances prévention et répression de la délinquance, vie dans la Cité, législation sur les mœurs, lutte contre les exploitations des enfants et des jeunes, conséquences de la révolution Internet, emploi, santé, urbanisme, vie sportive… Posez vos questions. Elles trouveront réponses.

Faites vos suggestions, faîtes part de vos idées : vous serez entendu (e)s. Si vous ne pouvez pas assister au « grand débat de la UNE », le premier d’une série de réunions publiques qui seront organisées (au moins) jusqu’aux élections législatives, écrivez-nous, envoyez nous des courriels. Merci pour votre attention.
Pour tout renseignement complémentaire: Houria Mebarki 0662 59 92 13
RAPPEL
Service civique universel : « Retrouver de la cohésion sociale : dans les faits, dans la vie, pas dans les mots. », par François BAYROU
« Pour tous les jeunes, garçons et filles, je défends depuis 2001 l’idée d’un service civique et humanitaire de six mois, temps de brassage, d’apprentissage et de service aux autres. Ce service concernera à la fois les jeunes Français et les jeunes immigrés qui ont grandi en France. Pour ceux-ci, l’accomplissement de ce service sera une clé de l’attribution de la nationalité française.
Les jeunes ont le plus grand besoin de sortir de leurs ghettos, ghettos de jeunes pauvres ou de gosses de riches. Ils ont besoin de rencontrer des jeunes d’autres milieux sociaux, de bouger, de sortir d’une société obnubilée par la seule consommation, de donner quelque chose d'eux-mêmes à la communauté.
En donnant six mois à la société pour des actions civiles et humanitaires, en France, en Europe ou dans les pays en voie de développement, ils en retireront un immense bénéfice humain. Il va de soi que ces acquis pourront être pris en compte dans leur parcours de formation », qu’il s’agisse de la validation des acquis de l’expérience ou d’unités de valeurs dans le cadre des études universitaires.
« De nombreux domaines ont besoin de ce don de quelques mois : la sécurité dans les transports en commun dans les grandes agglomérations, la surveillance des massifs forestiers au plus brûlant de l’été, l’aide aux personnes âgées, handicapées ou à mobilité réduite, l’assistance ou la sécurité des personnes fragiles dans les gares ou les aéroports.
Cela coûtera cher - quatre ou cinq milliards d’euros - mais il faut le faire. A tous les points de vue, c’est une nécessité urgente. La décision de créer ce service civique universel réclame une légitimité forte, indiscutable. Elle sera soumise à référendum . »
François BAYROU
15:10 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, bayrou, jeunes, jeunesse, politique, banlieues, éducation
12/03/2007
« Au ministère de l’Education, il n’a rien fait »…REPONSES A DE MAUVAIS PROCES!
C’est le refrain à la mode au PS et à l’UMP. Comme si Lang et Allègre qui l’ont encadré avait un « bon bilan » à présenter. Comme si la situation actuelle de l’éducation nationale dénoncée comme « catastrophique » par Sarkozy ne venait pas davantage des réformes et non réformes conduites depuis Jospin et ses « 80% de bacheliers par classe » d’âge sans adaptation des structures et des méthodes. Comme si les 27 ministères (dont 11 depuis 1981) qui se sont succédés dans ce secteur reconnu aujourd’hui comme prioritaire dans tous les programmes, avaient bien préparé les Français au XXI ième siècle. Comme si Luc Ferry, le premier déçu pour ne pas avoir eu les moyens d’appliquer les réformes indispensables et Gilles de Robien si fier de son bilan de « bricoleur » devaient être portés aux nues…
>>>A l’éducation, Bayrou a provoque un tollé de la gauche en tentant d’adapter la loi Falloux aux conditions d’aujourd’hui en ouvrant un peu plus les possibilités de financement des écoles privées. Le spectre de la laïcité remise en cause… La laïcité, aujourd’hui, est réaffirmée plus que jamais, y compris dans le projet de Bayrou. Et c’est bien. Mais Ségolène Royal prie les écoles privées de prendre leurs parts aux luttes indispensables contre les trous noirs de l’éducation, contre les exclusions, contre l’illettrisme (qu’elle a négligé à son poste ministériel), contre les inégalités, mais sans leur donner les moyens d’avoir …des moyens. Restons sérieux, les dogmatiques ou les hypocrites !
>>>Bayrou s’est opposé à l’application d’une des promesses électorales de Chirac : l’organisation d’un référendum. Sur une question complexe, sans pédagogie préalable, le « Non » l’aurait emporté, à coup sûr (comme pour la Constitution européenne) .La démocratie directe mal utilisée peut conduire aux pires catastrophes. C’est la promesse qui était légère. Bayrou a évité une bien vilaine faute à Chirac.
>>> Bayrou a démontré toutes ses qualités de dialogue et de concertation. C’est drôle de voir les champions des décrets de loi de droite et les défenseurs du syndicalisme de gauche de reprocher aujourd’hui à un ex-ministre de pratiquer une politique authentiquement participative. Si cette politique n’a pas abouti aux réformes espérées c’est par manque de volonté politiques de l’Elysée et de Matignon et par la dictature de Berçy. Respectons les faits
>>> Un signe ne trompe pas : le coefficient de satisfaction des Français envers l’Education nationale n’a jamais été aussi bon que sous Bayrou ministre.
LA REFORME (CONTRARIEE) DES COLLEGES
Voici, repris sur le site de la documentation française, un récapitulatif des actions ministérielles de Bayrou sur les réformes des collèges. A méditer… De belles occasions manquées… par d’autres que BAYROU, lequel a pu mesurer concrètement la difficulté de faire des réformes dans un système politique bloqué par l’affrontement droite-gauche.
8 novembre 1993-16 juin 1994 : réformer un collège « unique mais pas uniforme »
Le 8 novembre 1993, François Bayrou, ministre de l'Éducation nationale, adresse à 160500 enseignants de collège une lettre les invitant à "exprimer librement" leurs "propositions et leurs analyses".
Le 18 janvier 1994, lancement par François Bayrou, après une importante manifestation pour l'école publique le 16 janvier, des "Assises pour l'éducation".
C'est une consultation sur l'école incluant la réforme des collèges et portant sur quatre thèmes : les missions et les contenus de l'école, les relations avec la société, la vie des établissements, les métiers de l'éducation.
Le 3 février 1994, François Bayrou soumet au Conseil supérieur de l'éducation (CSE) le Livre blanc sur les collèges rassemblant les propositions des enseignants sollicités en novembre 1993. Ce Livre blanc est préparé par la commission présidée par Alain Bouchez, inspecteur général de l'Éducation nationale.
Le 16 juin 1994, François Bayrou présente, à la Sorbonne en présence d'Édouard Balladur, Premier ministre, les 158 propositions de son "Nouveau Contrat pour l'école" incluant des dispositions pour le collège, comme sa réorganisation en trois cycles et le développement de la pluridisciplinarité.
16 mars 1995
Le Conseil national des programmes (CNP) présidé par Luc Ferry rend publique un texte de cadrage concernant les nouveaux programmes du collège. Le CNP souhaite élaborer un socle commun de connaissances exigible à la fin de la scolarité obligatoire. Ce qui suppose de traiter en même temps les quatre années de collège.
Il suggère aussi que les contenus soient repensés à partir de trois grands pôles disciplinaires. Ces idées n'ont pas été retenues. Dommage. Ce n’et pas de son fait.
Septembre 1995
A la suite du " Nouveau Contrat pour l'école " de François Bayrou, la réforme des classes de 6ème est mise en place dans tous les établissements. Une grille horaire indicative laisse une large autonomie d'adaptation aux établissements ainsi qu'une liberté quant à l'organisation des dispositifs de consolidation pour les élèves en difficulté.
Les nouveaux programmes s'appliqueront à la rentrée 1996. 368 collèges expérimentaux bénéficient de diverses mesures prévues dans le "Nouveau Contrat pour l'école" en 5ème .
20 juin 1996
Remise officielle du rapport de la commission Fauroux, installée depuis le 11/09/1995, sur le système éducatif au Premier ministre Alain Juppé. Il formule vingt et une propositions dont les suivantes pour le collège : définir et garantir à tous les savoirs primordiaux, simplifier les programmes par la création d'un manuel scolaire de référence en un seul volume, mettre en place la bivalence des professeurs, informer les élèves dès la fin de la 5ème sur les filières de formation et les métiers, établir un livret de projet personnel de l'élève.
Mais certaines mesures, comme la déconcentration des procédures de recrutement des enseignants et le renforcement de l'autonomie des établissements, sont jugées « excessives » par Alain Juppé, qui charge François Bayrou de poursuivre la concertation. Inactif, Bayrou. Trop audacieux pour une droite trop soucieuse d’électoralisme !
30 janvier 1997
Parution au bulletin officiel des arrêtés organisant les nouveaux enseignements dans les classes de 5ème, 4ème, 3ème. La réforme du collège engagée en 1993 par François Bayrou s'achève.
Mai 1997
Un rapport de l'inspection générale sur la réforme du collège fait état des difficultés d'application : directives arrivées trop tard, résistance des enseignants à travailler en équipe, évaluation nationale en début de 6ème entrée dans les mœurs mais trop peu exploitée sur le plan pédagogique, difficulté face à la mise en place de l'éducation civique. Autrement dit pas assez de moyens mis en œuvre et non des insuffisances du ministre…

CE QU'EN DIT FRANCOIS BAYROU
« Je suis devenu ministre, quatre années durant, de l’Éducation nationale : sans conteste le plus difficile, mais le plus beau ministère de la République ».
>>> « De 1993 à 1997, les programmes de l’école primaire et du collège ont été réécrits et simplifiés, recentrés sur l’essentiel. Les langues vivantes ont été introduites à l’école primaire. L’éducation civique a été mise au premier plan.
>>> Au collège, pour sortir des pièges du collège unique, j’ai créé des parcours diversifiés. J’ai renforcé l’apprentissage du français en classe de 6e. J’ai mis en place pour la première fois des études dirigées où les élèves de 6e et 5e ont été accompagnés par les professeurs.
>>> Au lycée, j’ai défini les bacs nouveaux, L, S et ES. J’ai réformé les classes préparatoires aux grandes écoles.
>>>A l’université, pour la première fois depuis plus de trente ans, une réforme globale a pu être menée à bien, et a été très largement approuvée. À l’entrée à l’université a été créé un semestre initial d’orientation. Le temps universitaire a été réorganisé en semestres, comme dans les autres pays européens. J’ai fait admettre le principe – hélas ! abandonné depuis — que tout diplôme du deuxième cycle devait intégrer un semestre dans une autre université européenne.
>>>Nous avons permis la validation des acquis, prenant en compte, dans le cursus, des expériences acquises à l’extérieur de l’université.
>>> Nous avons valorisé la recherche universitaire, en promouvant les unités mixtes CNRS-Universités. Nous avons créé en deux ans 7 000 postes d’enseignants-chercheurs.
Le sondage habituel fait par le journal Le Monde sur la satisfaction des parents face à l’école, a atteint le niveau le plus élevé jamais enregistré. Deux ans après que j’aie quitté le Ministère, il avait perdu entre vingt et trente points. »
>>> « J’ai à traiter, en 1994, du ‘foulard islamique’, exemple le plus brûlant des questions posées aujourd’hui à la communauté nationale. Je fais effectuer un chiffrage : plusieurs milliers de voiles. Des garçons, dans certains lycées, menacent de troubler les cours si les professeurs n’abandonnent pas des parties du programme : ici c’est du programme de biologie qu’il s’agit et de la représentation du corps de la femme, là Ronsard et Rabelais sont déclarés impies.
J’ai compris que la liberté était bafouée, et qu’il fallait protéger l’école de la République. Les droits de l’homme commencent avec les droits de la femme. »
C’est après un été de concertations, que François Bayrou tape lui-même, sur son ordinateur portable, la circulaire qui paraîtra le 20 septembre 1994 :
« L’école est, par excellence, le lieu d’éducation et d’intégration où tous les enfants se retrouvent pour apprendre à vivre ensemble et à se respecter. À la porte de l’école doivent s’arrêter toutes les discriminations, qu’elles soient de sexe, de culture ou de religion. Cet idéal laïc et national est la substance même de l’école de la République et le fondement du devoir d’éducation civique qui est le sien. C’est pourquoi il n’est pas possible d’accepter à l’école la présence et la multiplication de signes si ostentatoires que leur signification est précisément de séparer certains des élèves des règles de vie commune de l’école. »
« En quelques mois ce que j’espérais s’est vérifié. Le nombre des voiles a été divisé par dix. Sans qu’une seule fois les jeunes musulmanes jeunes musulmanes, comme croyantes, ne soient injuriées ou blessées ».

BAYROU ET LA LAICITE
« La laïcité à la française : garantir l’unité dans la diversité. »
Dans les symboles comme dans la loi, notre laïcité est un trésor national. François Bayrou, tant en homme d’Etat qu’en homme de foi, s'engage pour cette "laïcité à la française" qu’incarne la loi de 1905. En 1994, ministre de l’Education nationale, c'est lui qui avait pris la circulaire interdisant à l’école les signes religieux ostentatoires.
« La laïcité est le centre même de la démocratie française. Elle est le patrimoine commun de principes et de convictions qui fait le ciment et l’essence de notre civilisation singulière, au-delà des religions et des histoires différentes. Elle établit une autonomie des ordres politique et religieux, qui porte en elle les autres autonomies, des syndicats, des entreprises et de la vie économique, des associations.
Le port du voile par les jeunes filles musulmanes, manifestation visible du mouvement de revendication de l’islam, porte des significations de nature à inquiéter l’architecture de valeurs autour desquelles se sont construites la République et son école.
Ce vêtement qui se fait signe affirme d’abord que la loi de Dieu est supérieure à la loi des hommes. Il entre doublement en contradiction avec les valeurs qui fondent notre société.
En premier lieu parce que, pour nous, la loi a un caractère éminemment séculier.
Secondement parce que cette manière de vêtir singulièrement les jeunes filles et les femmes semble signifier que, aux yeux de celles qui la revendiquent ou s’y soumettent comme aux yeux de celles et de ceux qui la prônent, le statut de la femme est inférieur à celui de l’homme.
Sur cette question dite du voile, la fermeté des principes ne doit pas empêcher de laisser aux équipes éducatives une certaine marge de souplesse et sur le terrain. Souvent, le règlement vaut mieux que la loi.
L’interrogation sur la laïcité ne se limite pas à l’école, et la question de l’islam ne se limite pas au voile. Les moyens matériels et humains mis à la disposition des musulmans pour leurs pratiques et pour leur vie de tous les jours sont aussi en cause.
Un code de la laïcité est devenu nécessaire, un code qui reprenne de manière simplifiée et solennelle les textes qui fondent l’architecture juridique de notre laïcité et ont construit le compromis laïque. Je ne suis pas favorable à modifier l’arsenal juridique, notamment la loi de 1905. Si des adaptations doivent être trouvées, la rédaction d’un tel code le permettra.
La laïcité signifie le respect. Elle doit défendre, dans l’espace public et notamment à l’école, les principes de non-discrimination et de primauté de la loi. »
11:40 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, éducation, politique, syndicats
21/02/2007
Bayrou: Un programme complet et cohérent sur l'éducation
L'apprentissage : une voie de réussite

Malgré le caractère impromptu de cette visite, François Bayrou a voulu prendre le temps de les écouter. Assis autour d’une table dans une brasserie proche, un dialogue à bâtons rompus s’est alors improvisé. Prenant acte des différences de traitement entre secteurs publics et privés, le candidat a répondu : "Si je suis élu Président, j’ai l’intention d’appliquer une règle d’équité entre le public et le privé. A travail égal, le salaire doit être égal".
Après cette entrevue inattendue, François Bayrou a rencontré la presse locale. Il a rappelé sa volonté de "mettre fin à la guerre stupide entre la gauche et la droite", et de ne pas faire de "nombreuses promesses, mais des engagements sur des sujets précis" ; car, pour redresser le pays, nous avons besoin d’un projet crédible rassemblant des gens compétents de tous bords.
Le candidat à l’élection présidentielle s’est ensuite rendu au Centre de Formation des Apprentis de La Noue. Il a longuement visité les ateliers de coiffure, de mécanique automobile ou d’horticulture, avant une réunion avec les enseignants et l’encadrement du Centre.
Discutant avec les apprentis d’ateliers en ateliers, François Bayrou a été particulièrement marqué par "le visage de ces jeunes" : "J’ai rencontré des jeunes épanouis dans leur formation, ce qui n’est pas toujours le cas dans la filière dite normale".
Lors de la réunion, les animateurs se sont tous plaints de l’image dégradée qu’a encore l’apprentissage aujourd’hui. Malgré cela, l’établissement compte aujourd’hui 1928 apprentis."Moi, je soutiendrai l’image de l’apprentissage, car c’est la vraie clé pour que les jeunes comprennent qu’il est une voie de réussite" a conclu François Bayrou.
La "vague" n'est pas près de s'arrêter à Dijon !
François Bayrou a développé le volet "éducation" de son projet. Devant 3000 personnes, le candidat à l'élection présidentielle a révélé que "Ce qui se passe est un grand mouvement du peuple français, qui a décidé de changer le destin auquel on le condamnait en annonçant sans vergogne que le deuxième tour était joué". La "vague" n'est donc pas prête de s'arrêter en si bon chemin. D'ailleurs, le dernier sondage en date, le crédite de 17% d'intentions de vote au premier tour, ce qui confirme l'adhésion des Français à sa démarche.
LU DANS LE MONDE
"Ce qui se passe là, s'est enflammé François Bayrou, mardi 20 février, dans un Palais des congrès de Dijon comble, c'est un grand mouvement du peuple français, qui a décidé d'exercer sa responsabilité constitutionnelle. C'est la preuve qu'un peuple ne s'achète pas. "
Malaises dans la salle dus à la chaleur étouffante, coupure de micro, chant pyrénéen entonné a capella par le député des Pyrénées-Atlantiques Jean Lassalle, en attendant que soit rétablie la sonorisation... Dans cette campagne de M. Bayrou, l'inattendu a été au rendez-vous.
Le candidat de l'UDF était venu pour parler éducation et présenter son " contrat de confiance entre la société et l'école ". Il a, avant toute chose, redit sa considération à l'égard du monde de l'éducation : " Je suis désespéré quand je vois comment on fait des enseignants les boucs émissaires de tous les problèmes de la société ", a affirmé le président de l'UDF. Il a donc défendu sa vision de l'" école de la République ", l'école de la " transmission des valeurs communes qui nous rassemblent ". Réaffirmant vouloir faire de l'éducation la " priorité absolue ", il s'est engagé à une " garantie des moyens pendant cinq ans ".
Le " premier défi " qu'il entend relever, c'est que chacun des élèves entrant en 6e sache lire et écrire. Dénonçant au passage " la vanité de prétendre introduire des méthodes de lecture par décret ", il plaide pour que les élèves en difficulté puissent bénéficier de classes particulières, " avec des maîtres spécialement formés ". " Sur ce sujet, il n'y a pas de question de coût, c'est le meilleur investissement pour la nation ", explique-t-il. Pour le collège, le candidat s'est fixé la sécurité comme objectif : " Je veux la discipline scolaire, avec les moyens de l'école, pas avec des policiers. A l'école, ce n'est pas des rapports de forces qu'il faut, ce sont des rapports de respect ". Pour y parvenir, " il faut être capable d'offrir un autre type de scolarité à ceux qui déstabilisent le collège ". Il se prononce pour la création d'" établissements d'éducation, collèges hors murs ou internats, encadrés non seulement par des enseignants, mais par des éducateurs ".
" Certains veulent casser la carte scolaire : c'est une faute républicaine ", a poursuivi M. Bayrou. Le candidat a développé l'idée qu'il se fait d'un " service public de l'école ", abordant les questions de l'ouverture des établissements hors période scolaire, de la création d'un corps d'auxiliaires pour l'accompagnement des élèves handicapés"

17:10 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, poltique, éducation, social
09/01/2007
Cantines scolaires gratuites dans deux communes UDF
Chose dite, chose faites: Depuis hier les candines scolaires du primaires sont grauites dans les communes de Drancy et du Bourget. Les deux maires UDF, Jean-Christophe Lagarde et Vincent Capo-Canellas, réalisent ainsi une première en France. Elle concerne quelque 3 000 enfants. Objectifs : offrir au moins un repas équilibré par jour aux écoliers et soulager le porte-monnaie des familles.
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Le député-maire de Drancy, qui a déposé, mardi 2 janvier, à l'Assemblée nationale, une proposition de loi pour une "gratuité pendant toute la durée de la scolarité obligatoire", de 6 à 16 ans, estime que la mesure décidée dans sa commune représente "une économie de 130 euros par mois" pour une famille avec deux enfants.
"C'est une mesure sociale juste", assure-t-il en prenant l'exemple de sa commune, où le revenu moyen est de 1 300 euros. "Le système basé sur les quotients familiaux est faussement social, précise-t-il. Près de 75 % des familles payaient le tarif maximum de 3,22 euros et seulement sept familles bénéficiaient du repas au prix de 50 centimes d'euros."
Selon M. Lagarde, le coût financier (1,1 million d'euros par an) sera compensé pour moitié par la dotation de l'Etat versée à la communauté de communes Drancy-Le Bourget, créée en décembre 2006 ; l'autre moitié par des économies réalisées par les deux villes.
00:39 Publié dans UDF-MODEM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, éducation, politique, udf
14/11/2006
EDUCATION :Pour une école sûre,qui éduque et qui forme
Une Tribune Libre de Guillaume FEISS,
Conseiller départemental
de l’UDF du Bas-Rhin
1. Orientation : non à l’orientation - sanction, oui à une formation choisie
Le constat : Sous l’ère Mitterrand, un des gouvernements de gauche décide de fixer l’objectif des 80% d’une classe d’âge au baccalauréat, avec comme argument la volonté de donner une formation générale de qualité à un maximum de personnes. Noble idéal, en apparence.
Sauf que, à mon avis, c’est là le départ des problèmes d’orientation d’aujourd’hui. Car cette mesure reflète en fait une idéologie où l’Etat décide de tout, y compris – indirectement - de la carrière professionnelle des élèves, c’est-à-dire d’une quarantaine d’années de leur vie. Mesure doublement triste, car elle n’a pas été supprimée par la droite via le projet de loi sur l’école de M. Fillon, il y a quelques temps déjà.
Cette mesure est, pour ce que je crois et pour ce que j’ai vu, à l’origine – plus ou moins directement – de toutes les frustrations liées à une orientation de mauvaise qualité. Pour bien comprendre les conséquences que peut avoir une orientation désastreuse, il faut se poser quelques questions :
- que fait-on avec juste un baccalauréat général (trop souvent obtenu la deuxième fois), sans avoir ni le niveau ni la motivation pour continuer dans le supérieur ?
- que devient-on avec une ou deux années de fac que l’on a choisie par hasard et sans projet professionnel particulier ?
- plus généralement, comment fait-on pour se lever chaque matin, pendant presque 40 ans, en sachant qu’on va se rendre à un travail qu’on n’a pas choisi ?
Ces questions, de trop nombreuses personnes sont amenées à se les poser car elles ont été victimes d’une orientation défaillante ou d’une orientation – sanction.
>>>>L’orientation défaillante : l’insuffisance – en qualité et en quantité – des informations communiquées par les systèmes d’orientation peut provoquer des vocations ratées ou des choix par défaut qui ne sont pas dignes d’une société qui se veut moderne.
Un exemple précis : un ami, qui est comme moi sur les bancs de la faculté d’économie de Strasbourg, a appris l’existence de Sciences-Po après deux années de faculté seulement !
La cause de cette histoire : il était dans un lycée dit ‘’difficile’’ dans la banlieue strasbourgeoise. Faisant partie des quelques bons élèves de sa classe, on ne lui ni parlé ni proposé des classes préparatoires ou Sciences-Po, alors que ses résultats et sa motivation lui auraient largement permis d’y postuler.
Tout ça parce que ses professeurs étaient trop affairés à régler problèmes de discipline et échecs scolaires des ¾ de la classe, ne pouvant se soucier davantage des bons élèves. Quant au service d’orientation, il ne lui a proposé que quelques facultés (économie ou droit, en lui précisant le caractère difficile de la faculté de droit en raison des gros efforts de mémorisation qu’il faudrait y fournir !!). On croit rêver. Et pourtant, cet exemple est encore « soft » à côté de bien d’autres.
Voici un autre exemple d’orientation défaillante. Un cousin à moi sort il y a quelques années de la classe de troisième avec des résultats moyens et un goût peu prononcé pour les études longues. Suite au conseil de classe de fin de troisième, ses professeurs réussissent au forcing à l’envoyer en seconde générale afin de remplir l’objectif de 75% des élèves envoyés en seconde générale. Il finit par accepter. Arrivé en seconde, ses résultats sont mauvais et sa motivation ébranlée. Après avoir fini son année, il décide de s’orienter quand même vers un BEP métiers de la forêt.
Le voilà aujourd’hui en BTS de gestion forestière, avec de très bons résultats et le projet d’intégrer une école d’ingénieurs. Pourquoi l’a-t-on alors désespérément orienté vers la seconde générale après la troisième, lui faisant perdre un an ?
>>>>L’orientation - sanction : Cette même personne, arrivée il y a quelques années en BEP, faisait partie de la poignée d’élèves réellement motivés pour travailler dans ce secteur. Pourquoi ? Parce que la plupart des élèves de cette promotion avaient choisi ce BEP par défaut, n’ayant pas eu d’autres possibilités puisque le lycée général leur avait été refusé !
Et encore, dans d’autres BEP, on regroupe des élèves turbulents du collège, empêchant ainsi les élèves motivés de se former dans des conditions sereines ! Pour illustrer l’orientation sanction, j’ajouterais encore mon expérience personnelle de délégué de classe : je ne sais pas combien de fois j’ai entendu, lors de conseils de classe : « non, il n’est pas bon pour aller au lycée, donc il va en apprentissage » ou pire : « elle n’a pas le niveau pour la première S, alors on l’envoie en L ou ES ». Et pourtant, il s’agit d’établissements réputés ‘’bons’’. Donc de nombreux élèves sont envoyés dans des formations parce qu’ils ne sont pas bons pour autre chose ou parce qu’ils sont turbulents au collège !

Mais au-delà de ces deux dysfonctionnements de l’orientation, la mentalité de toute la société en est affectée :
- la réussite n’est plus l’atteinte d’objectifs professionnels personnels, mais est proportionnelle à la longueur d’étude (ironie du sort : avec son objectif des 80% d’une classe d’âge au BAC, la gauche, qui se veut défenseur exclusif des classes populaires, fustige indirectement les formations qui mènent à leurs métiers, en proposant un échappatoire qui conduirait vers le vrai savoir que représenteraient uniquement le BAC et les études supérieures…)
- un trop grand nombre de métiers (agent de production, caissière, femme de ménage, boulanger, boucher, plâtrier…) ne se choisissent pas par intérêt ou vocation, mais par résignation. Ce qui conduit à une image sociale désastreuse de ces métiers, représentant un double fardeau pour ceux qui les exercent : non seulement ils n’aiment pas ou peu leur métier, mais en plus ils se sentent dévalorisés.
Et la dévalorisation conduit au regroupement par classes, à la haine sociale, à la dévalorisation du travail et au discours anti-patrons et anti-entreprises. Autrement dit, on voudrait dérouler un tapis rouge à Olivier Besancenot qu’on ne s’y prendrait pas autrement !
Certes, ces métiers sont souvent des métiers à bas salaires (et l’UDF doit remédier aussi à ce problème !), ce qui peut expliquer qu’ils ne suscitent pas de vocation, mais l’image sociale bien ancrée dans les mentalités est, je crois, aussi une cause non négligeable.
Quelques propositions : Ces quelques constats, je les ai faits en m’appuyant sur mon expérience personnelle, mais aussi sur des témoignages de mon entourage, notamment de la part d’enseignants. C’est pourquoi j’aurais quelques propositions à faire en matière d’orientation (trois « structurelles » et trois plus concrètes).
1. Suppression de l’objectif des 80% d’une classe d’âge au Bac et suppression de l’orientation- sanction
- les élèves ne sont pas les variables d’ajustement de certains gouvernements idéologues et dirigistes
- en cas de niveau insuffisant pour une orientation, privilégier une adaptation ou même un redoublement, plutôt qu’une voie non souhaitée. Mettre fin à l’orientation – sanction qui envoie des élèves turbulents vers des voies dites « de garage » genre CAP, BEP : leur place est dans des établissements spécialisés, où ils seront encadrés et rééduqués (les établissements « hors les murs », comme le proposait François Bayrou en 2002 déjà) ; les CAP/BEP doivent être eux aussi destinés à des élèves motivés et responsables, et ne doivent pas être perturbés par des « racailles » (moi non plus, je n’ai pas peur des mots…).
2. Obligation de sortir du système scolaire avec au minimum un CAP ou un apprentissage délivrant une attestation de niveau, que l’on ait 16 ans ou pas.
3. Analyse par l’Etat et/ou les collectivités territoriales des besoins à moyen et long termes pour chaque profession.
Moduler le nombre de places offertes dans les formations en fonction de ces besoins. Car une orientation qui envoie des élèves au chômage et au casse-pipe, ce n’est pas une vraie orientation ! Il faut en appeler à la responsabilité des pouvoirs publics.
4. Réorganisation (géographique, matérielle et informationnelle) des services d’orientation
- Mieux informer les élèves sur leur localisation, leurs horaires
- Mettre constamment la documentation qui s’y trouve à jour, en renforçant les liens avec les écoles et universités d’une part, avec les recruteurs (entreprises) d’autre part
- Les installer de préférence près des écoles
Créons aussi une gigantesque plateforme Internet de l’orientation :
- un seul site public d’information, complet et facile d’utilisation, auquel les élèves pourraient accéder en salle informatique ou depuis leur PC à domicile. On y trouverait tout sur les formations, les profils à avoir, des tests, des liens…
5. Création d’un programme audiovisuel d’orientation
Dès la 5ème, afin que tous en bénéficient et ce assez tôt : régulièrement, découverte d’un métier (ou type de métier) via le visionnage d’un reportage (en cours d’éducation civique, par exemple), où l’on découvre le professionnel au travail, sa formation, sa rémunération etc…
Organiser des interventions de professionnels qui viennent présenter leur métier.
Poursuivre en seconde, première et terminale (à une fréquence moins élevée) avec des présentations de métiers plus détaillées.
6. Programme de visites d’entreprises
De la 5ème à la 3ème, suppression du caractère obligatoire du stage en entreprise, remplacé par des visites d’entreprises. Une visite obligatoire dans chaque « secteur » (secteur primaire, industrie, service/commerce ou administration) et pour chaque élève, pendant sa scolarité au collège. Prime aux entreprises volontaires pour organiser des visites.
Ces modestes propositions pourraient, je crois, permettre de remettre sur les rails un système d’orientation stimulant l’élève, un système efficace et volontariste. Des efforts considérables de la part de l’UDF dans le domaine de l’orientation témoigneraient d’une volonté politique digne de ce nom, afin d’éviter à l’avenir toute la frustration sociale que le système d’orientation insuffisant a engendré jusqu’à présent.
Alors vous me direz : et le financement, dans tout ça ?
Très honnêtement, je n’ai pas pu chiffrer avec précision ce que coûterait quoi à qui… si ces propositions étaient concrétisées (mes connaissances sur le budget de l’éducation étant ce qu’elles sont). C’est sûr qu’elles demanderaient du temps, de la volonté et des moyens.
Mais une chose est sûre : un pays qui joue à la puissance militaire en Côte d’Ivoire, un pays dont l’Assemblée dégage un excédent budgétaire annuel, un pays où l’on loge gratuitement des très hauts fonctionnaires, c’est aussi un pays capable de faire de l’orientation une priorité, afin de donner à chacun la possibilité d’accéder à un métier choisi.
Il en va de la cohésion sociale de notre pays, mais aussi de la productivité de notre travail, donc de la performance de notre économie. Et j’ajouterais que le Premier Ministre, Monsieur De Villepin, qui se veut Général des troupes dans la « Bataille pour l'Emploi », devrait prendre conscience qu’une orientation efficace, c’est aussi une des clés pour la lutte contre le chômage.
2. Education civique
Le constat : Force est de constater, sans être ni pessimiste ni alarmiste, que la société actuelle va mal tant les comportements vont à l’encontre de l’humanisme que nous défendons corps et âme.
L’individualisme à outrance l’emporte sur le conscience d’appartenir à une communauté de destin, le matérialisme ambiant et le « Tout Argent » écrasent toutes les valeurs sentimentales et spirituelles, la réussite facile (genre télé-réalité, rap) domine l’accomplissement de soi par le travail. Mais aussi, le communautarisme s’enracine de plus en plus, les extrémismes religieux et politiques s’ancrent chaque jour un peu plus, des cauchemars comme l’antisémitisme et les racismes de toutes sortes refont surface.
Et il y a fort à parier que l’éducation des individus est partiellement en défaut, et que cette insuffisance explique les dérives comportementales d’aujourd’hui. Alors c’est sûr, les parents ont un rôle crucial à jouer dans l’éducation de leurs enfants, ne serait-ce que pour l’enseignement du respect, de la politesse et des règles de vie en collectivité. Mais force est de constater qu’il y a certainement des parents qui ne le font pas si l’on en croit le comportement de certains enfants.
Est-il normal qu’un enfant de 11 ans insulte ses professeurs ? Est-il normal qu’au primaire un enfant ne sache pas que l’on ne crache pas sur les autres ? Est-ce juste de laisser un enfant jeter des papiers dans la cour de l’école? Répondre non à ces questions ne signifie pas qu’on est réactionnaire, je crois.
Alors, j’en suis conscient, un vague consensus politique (allant de la gauche chevènementiste à l’extrême-droite) consiste à faire le constat de l’insuffisance de l’éducation parentale (l’UDF fait aussi, à juste titre, ce constat). Et la branche conservatrice de l’opinion (y compris certains dans notre mouvement ) s’obstine à dire que c’est le rôle des parents et pas celui de l’école que d’éduquer les enfants. Certes.
Mais l’Histoire ne retiendra pas ceux qui ont fait des constats sans rien faire, mais ceux qui auront eu la volonté, à partir de ces constats, de changer les choses pour bâtir une société meilleure. Et quoi qu’on en dise, et au risque de heurter la tradition politique de notre mouvement, je suis profondément convaincu que l’on corrigera bien mieux le tir en matière d’éducation via l’Ecole que via les allocations familiales.
Cela demande un effort politique, c’est sûr, tout comme un effort de la part de l’Ecole et des enseignants. Mais c’est un défi à relever et quelques mesures simples, en complément ou en remplacement de mesures déjà existantes, permettraient certainement de poser les fondations d’une société meilleure .
Quelques propositions :
1. Mise en place d’un vaste programme d’éducation sociale et civique, étalé de la maternelle à la troisième.
Pour corriger le tir en matière de comportement, il faut s’y prendre le plus tôt possible, sinon c’est peine perdue. Il ne sert à rien d’attendre l’âge de 15 ans avec l’ECJS pour démarrer une vraie éducation civique : à cet âge-là, un adolescent au comportement difficile sera trop difficilement récupérable.
Et il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs : rien ne sert d’apprendre à un enfant le fonctionnement de l’Assemblée s’il ne sait même pas qu’il doit respecter ses camarades, quelles que soient leur couleur de peau et leur religion. Rien ne sert de déballer des concepts peu parlant comme l’autorité républicaine (si chère à l’UMP) si l’on n’a pas encore enseigné le respect des autres !
Voici comment l’on pourrait étaler ce vaste programme :
- en maternelle : rappel des règles de politesse (systématiser les « bonjour » et les autres « merci » ou « s’il vous plaît »), enseignement des règles basiques de vie en communauté (c’est à cet âge là qu’elle démarre !), rappel des règles d’hygiène.
- au primaire : accentuation des notions de respect, de tolérance, et aussi de sanction en cas de non-respect des règles ; sensibilisation accrue à la sécurité (routière, domestique,…) et à l’environnement (exemple : comportement face au déchets). Evocation des différentes grandes religions ; évocation de l’origine scientifique de la différence de couleur de peau et du caractère unique de la race humaine. (ce sont des moyens d’éradiquer les éventuels premiers germes de racisme !)
- au collège : les bases de la démocratie (droits de l’Homme, égalité), du fonctionnement du système politique (importance du vote, partis, assemblée, collectivités territoriales) ; enseignement de la loi (François Bayrou le proposait déjà en 2002) ; sensibilisation accrue aux fléaux que sont les totalitarismes et les génocides, l’antisémitisme et le racisme



