12/09/2007
Etudiants : l'Unef lance une pétition pour la rentrée
Le syndicat étudiant lance une pétition, réclamant des mesures notamment en matière de bourses et de logement.

Diffusé à 300.000 exemplaires dans un premier temps, la pétition reprend le constat dressé fin août par le syndicat sur la baisse du pouvoir d'achat des étudiants ("3,7% d'augmentation des dépenses étudiantes, 2,2% seulement pour les aides" cette année, respectivement 27,2% et 10% depuis 2001).
Du côté des revendications, l'Unef demande l'instauration d'"un dixième mois de bourse versé dès septembre", "le gel des frais d'inscription" et la généralisation du système de caution solidaire "Locapass" à tous les étudiants (contre les seuls boursiers et salariés aujourd'hui).
Action coup de poing
Quant au point central du logement, l'Unef demande dans sa pétition "le respect du plan Anciaux de 2004" prévoyant 5.000 constructions et 7.000 rénovations par an de logements étudiants, qui a pris grand retard.
Le syndicat étudiant a prévenu qu'il allait "mener partout en France des actions coup de poing, auprès des Crous et des rectorats, pour remettre les pétitions signées par les étudiants et interpeller les pouvoirs publics sur la situation d'urgence de cette rentrée".
Il a prévu de diffuser ces pétitions "jusqu'à la fin du mois de septembre".
Vacances à Wolfeboro
La première page de la pétition, l'Unef propose une devinette "Qui veut gagner des millions ?", illustrée par une photo du président de la République en vacances aux Etats-Unis et assortie de la question : "Sachant que les vacances de Nicolas Sarkozy ont coûté 60.000 euros, combien d'années un étudiant boursier doit-il économiser pour se payer deux semaines à Wolfeboro ?" Suivent quatre propositions et une seule réponse: "16 ans", "pour un boursier dernier échelon touchant 3.753 euros par an".
La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse doit annoncer des mesures lors de la présentation du projet de budget 2008 qui aura lieu le 26 septembre.
20:10 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : etudiants, social, rentrée, niveau de vie
20/06/2007
31% des étudiants sont 'tristes, déprimés et sans espoir'
"Les étudiants sont globalement en bonne santé, et ont finalement assez peu besoin de soins curatifs", constate Nicolas Dion, président de l'Usem. En effet, 77% des étudiants n’ayant pas consulté un professionnel de santé au cours des six derniers mois n’en éprouvaient pas le besoin. "En revanche, les besoins en termes d'information et de prévention sont très forts", insiste le président de l'Usem. D'après l'enquête, seul un étudiant sur quatre connaît l'existence de la MPU (Médecine préventive universitaire) et 6% le BAPU (Bureau d'aide psychologique universitaire).
La souffrance psychique des étudiants est un autre point préoccupant. 31% des étudiants déclarent avoir été, pendant plus de deux semaines au cours des douze derniers mois, "tristes, déprimés, sans espoir", 34% déclarent avoir connu une "perte de confiance" là encore sur une période de deux semaines, et 9% reconnaissent avoir eu au moins une fois "des pensées suicidaires". L'isolement et le sentiment de solitude (60%) ainsi que le stress (56%) sont les principales causes de ces souffrances.
Les revendications de l'Usem -"chèque santé étudiant", paiement fractionné en dix versements de la cotisation de sécurité sociale, conférence annuelle de santé des jeunes adultes...- prennent une nouvelle dimension avec les résultats de cette enquête.
Source : TV5, Le Monde
14:02 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : université, étudiants, jeunes, santé, psychologie, emploi
30/05/2007
Ma conception de l'Université
A l'AFGES,présidée par M.Maximilien Cartier, j'ai animé hier soir avec plusieurs membres de man équipe de conseillers (Jacques Ledig, professeur à l’INSA Jacek ARABSKI, ingénieur de recherche au CNRS et Philippe LIVERNEAU Professeur de médecine et chef du service de chirurgie de la main à Illkirch Graffenstaden) un débat sur l'Université et la recherche.
Un rappel:
Je suis Maître de Conférences à l’URS (Université Robert Scuman de Strasbourg) où je suis enseignant chercheur.J’enseigne le droit pénal en L2, M1 et M2 et je dirige au sein du Master 2 Droit et études européenne le parcours Sciences criminelles qui comporte 3 options : 1 recherche et deux voies professionnelles.
J’ai également une activité de chercheur au sein du Centre du droit de l’Entreprise où je suis responsable de l’équipe de recherche sur la criminalité organisée GRASCO. Mon domaine de recherche et mes travaux sont orientés vers la lutte contre les techniques financières qui permettent aux organisations criminelles de prospérer grâce à l’argent de leurs trafics.
C’est à ce titre que je publie de nombreux articles et participe à de nombreux colloques sur ce sujet, que j’ai été sollicitée par la Fédération bancaire française pour participer à la rédaction d’un livre vert sur la transposition de la troisième directive européenne relative à la lutte contre le blanchiment d’argent.
C’est à ce titre que j’ai été invitée par le département d’Etat américain à participer à un séjour de trois semaines pour étudier les dispositifs de lutte américain contre la criminalité organisée et le financement du terrorisme.

Voici un résumé de mes interventions:
MA CONCEPTION DE L'UNIVERSITE
Je veux défendre le modèle universitaire français.
1°) Je m’opposerai catégoriquement si l’on tente de toucher au statut national des diplômes.
2°) En même temps, la question du degré d’autonomie des universités est posée et il faut y apporter des réponses.
Permettez-moi ici de témoigner de mon inquiétude en ce qui concerne le projet de loi sur l’autonomie des universités que le gouvernement Fillon veut faire voter au mois de juillet.
Ce projet est censé selon les termes de Monsieur Fillon, « donner de l’autonomie aux Universités pour qu’elles puissent s’organiser comme elles l’entendent, recruter comme elles l’entendent créer les enseignements qu’elles veulent sans avoir besoin de demander l’autorisation à des tutelles qui ne sont pas les mieux placées pour juger de ces questions. Cette loi devrait leur permettre « de retrouver l’excellence » alors qu’après avoir « été les meilleures du monde » elles « ont disparu dans les profondeurs du classement international ».
Et le projet qui est en train d’être concocté, en catimini, sans concertation aucune, ce projet est tellement extraordinaire, magique qu’il n’a pas besoin, si l’on en croit le gouvernement, d’être débattu.
Et bien, si je suis élue, je m’opposerai à ce que la loi sur l’autonomie des universités intervienne au mois de juillet.
Je m’opposerai non pas pour le plaisir de m’opposer puisque la position qui sera celle des députés du mouvement démocrate sera de soutenir les projets qui servent l’intérêt général et de combattre ceux qui sacrifieront l’idéal de justice sur l’hôtel de l’efficacité économique.
Je m’opposerai, tout d’abord parce que il faut mettre un terme à cette méthode législative qui bafoue les principes les plus élémentaires de la démocratie, je veux parler du pluralisme délibératif. Ces considérations semblent relever de la forme mais il ne faut pas s’y tromper, elles touchent aussi et surtout au fond.
De quoi s’agit-il ?
Alors que les organisations universitaires ont annoncé des Assises de l’enseignement supérieur pour élaborer des propositions pour une réforme large de l’Université dont tout le monde s’accorde à penser qu’elle est indispensable, le gouvernement annonce que cette réforme qui, aux dires même du ministre est « une réforme très très importante pour l’avenir de notre pays, peut-être l’une des plus importantes » sera votée au mois de juillet au cours de la session extraordinaire du Parlement.
Cette méthode n’est rien d’autre qu’un passage en force et nous avons le devoir de le refuser.
François BAYROU avait au cours de la campagne présidentielle dénoncé cette méthode législative consistant à faire passer des lois de manière autoritaire et sans débat réel préalable. C’est la raison pour laquelle, dans le programme législatif du mouvement démocrate nous avons mis l’obligation d’organiser un débat public de deux mois avant tout examen d’une loi importante au Parlement. C’est le temps nécessaire pour que puissent se tenir ces assises.
Mais je m’opposerai à ce passage en force aussi parce que cette loi qui touche à l’organisation et à la gouvernance des universités ne réglera pas tous les problèmes. C’est d’une réforme globale des universités dont nous avons besoin et cette réforme doit être précédée d’une concertation et d’une réflexion collective.
Au surplus, je ne suis pas rassurée par les propos du premier ministre lorsqu’il dit qu’il n’est pas question d’instaurer une sélection à l’entrée de l’université et qu’il n’est pas question non plus d’augmenter les droits d’inscription. Je ne suis pas rassurée parce qu’il n’y a guère, Monsieur Fillon disait, en octobre 2006, lors d’une convention UMP, que :
« le problème des droits de scolarité devra être franchement posé. (...) Il est temps de comprendre que l’université pour tous a une contrepartie. Et cette contrepartie est notamment financière. (...) Il est tout de même stupéfiant de voir que personne ne s’offusque à l’idée de payer davantage pour son téléphone portable, son ordinateur portable ou l’achat de DVD, mais que chacun semble s’inquiéter à l’idée de payer un peu plus pour ses études supérieures ! »
Élue députée, je soutiendrai donc l’initiative des organisations universitaires pour « des assises de l’enseignement supérieur » parmi lesquelles figurent la conférence des Présidents d’Université, les étudiants de l’UNEF, la FAGE, la Confédération étudiants, le collectif « Sauvons la recherche, les syndicats de la FSU, l’UNSA-Education et la CGT.
3° Par ailleurs, la gouvernance des universités est à revoir, en démocratisant son fonctionnement et en promouvant les fonctions d’encadrement.
4° Il faut également poser la question de la relation entre l’université et les grandes écoles, avec pour objectif de marier les qualités des unes et les qualités de l’autre.
Je ne suis pas généralement favorable à l’idée de transposer en France des solutions qui viennent d’ailleurs.
L’enseignement supérieur de chaque pays résulte de son histoire. Faut-il tout refonder ?
Je préfère une évolution forte, dont le premier pas est la reconnaissance du doctorat : le doctorat doit devenir un diplôme reconnu à l’embauche, comme cela se pratique dans le monde et il doit être intégré dans le monde du travail.
C’est de cette manière que les docteurs seront à part entière des cadres de notre pays, dans les entreprises, l’administration, le monde politique et les médias.
Donc, plutôt que d’opposer les filières de formation, je préfèrerai une politique où l’on atténuera la différence entre filières de formation, par exemple en développant les passerelles qui existent déjà, à tous les étudiants méritants de toutes les filières, au niveau du mastère ou du doctorat ou encore que les écoles et l’université constituent des cursus communs.
La politique d’enseignement supérieur et de recherche devra veiller notamment lors de l’attribution des soutiens publics au respect de ces objectifs.
5° En ce qui concerne la réussite des étudiants. Quel est le constat ?
Aujourd’hui, quelque 40 % des élèves échouent en première année à l’université, car la rupture est trop brutale entre le lycée et l’enseignement supérieur. Pour y remédier il faut faire de la terminale une propédeutique - une préparation à l’enseignement supérieur - ce qui va de pair avec le semestre d’orientation à l’entrée de l’université.
6° Et puis il faut humaniser notre université.
L’université est devenu un lieu de grande solitude, il s’agit d’en faire un lieu coopératif, donc de changer en profondeur la qualité de vie sur les campus.
L’université a besoin de tuteurs, de répétiteurs, de moniteurs, d’interlocuteurs des étudiants débutants, de bibliothécaires aussi, toute une gamme de soutiens qui rendraient l’université accueillante, en échange de bourses convenables qui changeraient la vie de beaucoup d’étudiants, et celle de leur famille.
Tout cela nécessiterait un pacte d’investissement sur l’enseignement supérieur. Aujourd’hui, la France dépense près de 20% de moins par étudiant que la moyenne constatée dans les pays de l’OCDE. Nous devons donc augmenter l’effort national en faveur des universités pour atteindre cette moyenne, soit 2,7 milliards d’euros sur cinq ans. C’est une nécessité et un investissement, tant la formation des jeunes est importante pour notre avenir.
7° Je crois en outre qu’il faut fixer une nouvelle mission à l’université : l’insertion et la formation professionnelle.
Je pense en effet qu’il faut mieux préparer les étudiants à s’insérer dans la vie professionnelle.
L’introduction de modules de formation facilitant l’insertion : maîtrise d’une langue étrangère, de l’outil informatique ou des techniques de recherche d’emploi par exemple, seraient bienvenues.
Le développement de l’alternance, la mise en place d’un accompagnement personnalisé pour chaque étudiant dans son insertion professionnelle sont également deux moyens pertinents.
Pour conclure sur l’Université je voudrais dire que la place de l’Université devra être fortement revalorisée, car après l’augmentation massive des étudiants depuis 20 ans, stabilisée aujourd’hui, il devient possible d’ouvrir une nouvelle étape à long terme.
L’université souffre de trois maux comme je l’ai dit tout à l’heure :
- l’absence de reconnaissance du doctorat
- un manque de financement
- une gouvernance mal adaptée
Il faudra atteindre une dépense par étudiant également à la moyenne des pays de l’OCDE
Il faudra continuer le rapprochement amorcé avec les grandes écoles
Il faudra décider un changement de gouvernance. A cet égard, Strasbourg peut servir d’exemple avec la fusion des Universités prévue pour 2009.Ce type d’initiative ne peut conduire qu’à la visibilité de la France et à l’amélioration de sa recherche.
09:30 Publié dans Le billet de Chantal CUTAJAR | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : université, politique, strasbourg, étudiants, législatives
19/03/2007
Retour sur le salon de l’étudiant : "Bayrou au top, Ségo fait flop"
Interviewé dans l’EXPRESS par Eric Mettout, René Sylvestre, patron du journal L'Etudiant et du salon du même nom, qui se tenait la semaine dernière à Paris donne ses impressions…. Sarkozy n’y est pas venu… Royal et Bayrou n’ont pas manqué ce rendez-vous. Un bilan très contrasté. Seul Bayrou, « qui ne se moque pas de la gueule du monde », mérite, selon lui, la comparaison avec des visiteurs de salons du passé…
« François Bayrou fait sans aucun doute partie des cinq meilleurs, juste derrière Chirac, Lang et Mitterrand . Il les talonne. Dans un style différent, il a fait dimanche un grand numéro. En partie parce qu'il a pris son temps: en 1988, François Mitterrand, qui était président de la République, est resté trois heures et demi, comme Jacques Chirac. François Bayrou y a passé cinq heures. Il a déjeuné avec des étudiants pendant deux heures. Ca marche parce qu'il donne l'impression de ne pas se foutre de la gueule du monde.
Et Ségolène Royal?
Ca s'est beaucoup moins bien passé. J'ai été très surpris de son rapport peu naturel, presque agressif, à cette visite. Elle a été très autoritaire, et pas seulement avec les membres de son équipe, avec moi également. Ou avec les jeunes: ils lui étaient a priori favorables, ils étaient bien avec elle, elle ne leur a pas rendu. Elle n'y arrive pas.
Elle fait une erreur fondamentale: elle pense probablement qu'en se montrant cassante, autoritaire, elle endosse les habits de Mitterrand. C'est vrai que Mitterrand était autoritaire, il pouvait être dur, en particulier avec ses collaborateurs. Mais il était gentil avec les gens. Pendant la visite de François Mitterrand, j'ai été détendu pendant 3 heures et demi. Pendant celle de Ségolène Royal, pas une minute ».
23:40 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, royal, étudiants, politique, présidentielles


