21/12/2007

L’élimination de Strasbourg « Capitale européenne de la culture 2013 » : Un échec politique du tandem


L’élimination de Strasbourg dès le premier tour pour le titre de « Capitale européenne de la culture 2013 » me remplit de tristesse. Voilà une belle occasion manquée d’accroître les moyens de la Ville et de sa région, pour servir ses ambitions légitimes et mieux remplir sa mission européenne. Il n’est ni indécent ni outrancier de parler de « gâchis ».

Le travail effectué dans des conditions difficiles sous la responsabilité de Marc Dondey et de Klaus Wenger n’est évidemment pas à être mis en cause. Cet échec cuisant, humiliant même, est d’abord politique et relève de la responsabilité exclusive des responsables politiques qui dirigent la Ville.

Nous payons là l’une des factures d’un mode de gouvernance plus velléitaire  que volontaire, plus personnelle et arbitraire  que délibérative et responsable, plus guidée par des préoccupations  électoralistes que par des soucis d’efficacité.

Ce dossier mal ficelé et trop rapidement bouclé en raison du temps gaspillé, de concertations mal orchestrées, de défauts de vision de coordinations trop tardives avec nos partenaires d’Outre-Rhin et de la grande Région et de l’énergie perdue en tergiversations en tous genres après le dépôt de la candidature, manque à la fois de cohérence, d’envergure et d’ambitions.

Les fausses excuses avancées et les autoproclamations « européennes » et « culturelles » faites  lors d’une présentation publique bien tardive font peine à entendre. Elles prêteraient à sourire si les enjeux n’étaient pas aussi grands. Elles ne trouveraient un peu de consistance que si les politiques européennes et culturelles menées ces dernières années par le « Tandem » avaient été à la hauteur des ambitions proclamées. Nous sommes loin du compte…

Ces fausses excuses sont celles de perdants qui fuient leurs responsabilités. Elles   n’enlèvent rien aux défauts majeurs de cette entreprise qui, comme dans bien d’autres domaines, peuvent se résumer en un constat : le « tandem » par son mode de fonctionnement dépense grand pour réaliser petit.

Ce type de compétition entre villes présente évidemment bien des aléas. Nous aurions compris que d’autres soient jugés meilleurs que nous. Mais Strasbourg dessert son rayonnement (donc son attractivité et son influence) en étant éliminée dès les... éliminatoires. Il est vrai que dans ce genre d’épreuves, la méthode Coué, l’autosatisfaction permanente, le souci de privilégier la communication interne à des fins électoralistes au détriment  de l’efficacité ne sont pas des armes appropriées. Ce n’est pas en transformant une candidature en proclamation publicitaire sur le flanc des trams que le titre de Capitale européenne de la culture pouvait être remporté…

Chantal Cutajar,

Tête de liste MoDem aux municipales 2008 à Strasbourg

 

09/12/2007

Rappel: Pierre Pflimlin, alsacien et européen

Dans le cadre de l’année du centenaire de la naissance de Pierre PFLIMLIN

Joseph DAUL Président de l’Association Parlementaire Européenne

Philippe METZENTHIN – Président du Mouvement Européen Alsace

ont le plaisir de vous convier à une rencontre – débat autour des co-auteurs de l’ouvrage

"Pierre PFLIMLIN : Alsacien et Européen "

"
le mardi 11 décembre à 19h30
dans les salons de l’Association Parlementaire Européenne

(76, Allée de la Robertsau – 67000 Strasbourg)

Intervenants : M. Paul COLLOWALD, Directeur de cabinet de Pierre Pflimlin, Président du Parlement européen (1984-1986) et  M. Alain HOWILLER, Président de Fond’Action Alsace.

La conférence sera suivie d’un buffet dinatoire - RSVP

Mouvement Européen Alsace – 76 Allée de la Robertsau – 67000 STRASBOURG -  mouveuro.alsace@orange.fr

Association Parlementaire Européenne – 76 Allée de la Robertsau – 67000 STRASBOURG – Tel : 03 88 25 19 49 - contact@ape-europe.org

08/11/2007

La France et la directive européenne sur le financement du terrorisme, par Chantal CUTAJAR

Lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme : l’urgence d’une indispensable refonte du dispositif de prévention à l’occasion de la transposition de la 3ème directive de l’UE.

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Chantal Cutajar

Dans un communiqué du Conseil des ministres du 21 mars 2007, le gouvernement a fait savoir qu’il « entend maintenir la lutte contre le blanchiment en France au niveau des meilleurs standards internationaux car elle constitue un élément majeur de la sécurité des populations et de la sécurité économique ».

Pour mener à bien la  transposition de la directive du Parlement et du Conseil relative à la prévention de l’utilisation du système financier aux fins du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme 2005/60/CE du 26 octobre 2005, dite 3ème directive anti-blanchiment, une mission a été confiée à Jean-Louis FORT , ancien président du GAFI et Yves CHARPENEL, magistrat, pour procéder à une concertation approfondie avec les professionnels pour « que les nouvelles règles intègrent au mieux leurs préoccupations ».

Les auditions se sont déroulées, le rapport a été remis au ministre des finances fin juillet 2007, dans le plus grand secret.  Alors que la France s’apprête à assurer la présidence tournante de l’Union européenne à compter du 1er juillet 2008, il lui revient de transposer cette directive au plus tard le 15 décembre 2007.

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Le principe de la directive qui fait table rase du dispositif antérieur a été arrêté au lendemain des attentats de Madrid avec l’objectif affiché de « Porter un coup » à la criminalité et au terrorisme. Il est certain que la lutte contre le blanchiment constitue un axe essentiel de la lutte contre les organisations criminelles parce que, sans le blanchiment, elles ne pourraient pas réintroduire dans le système financier les masses considérables de capitaux provenant des trafics d’êtres humains, d’organes, de drogue, de la contrefaçon, de la corruption etc… De fait, sans le blanchiment, les organisations criminelles ne pourraient pas prospérer.

Le législateur européen a fait le choix éclairé d’adapter le dispositif préventif à l’évolution de la criminalité organisée et des organisations terroristes en mettant en œuvre une approche plus concrète et pragmatique, moins légaliste

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05/11/2007

Les défis du blanchiment de l'argent sale et du financement du terrorisme

La nécessité  d’une réforme d’ampleur.

La France doit assurer la présidence tournante de l’Union européenne à compter du 1er juillet 2008. Elle se doit d’être exemplaire en matière de transposition des directives de l’Union européenne surtout lorsque celles-ci sont adoptées pour assurer la sécurité des européens.

C’est le cas de la directive du Parlement eu du Conseil relative à la prévention de l’utilisation du système financier aux fins du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme du 26 octobre 2005 qui doit être transposée au plus tard le 15 décembre 2007.

Le principe de cette directive qui fait table rase du dispositif antérieur a été arrêté au lendemain des attentats de Madrid avec l’objectif affiché de « Porter un coup » à la criminalité et au terrorisme.

Il est certain que la lutte contre le blanchiment constitue un axe essentiel de la lutte contre les organisations criminelles parce que, sans le blanchiment, elles ne pourraient pas réintroduire dans le système financier et économique les masses considérables de capitaux provenant des trafics d’êtres humains, d’organes, de drogue, de la contrefaçon...

Sans le blanchiment, les organisations criminelles ne pourraient pas prospérer.

Alors que le législateur européen a fait le choix éclairé d’adapter le dispositif préventif à l’évolution de la criminalité organisée en mettant en œuvre une approche plus concrète et pragmatique, la France semble s’acheminer vers une nouvelle superposition législative sur le dispositif existant, procédant ainsi à un nouvel empilement des réformes.

Un tel choix, s’il devait être entériné constituerait une grave erreur. En effet, le dispositif actuel est non seulement inefficace mais il est injuste. Il ne permet pas de lutter efficacement contre la gangrène du système financier et il place les professionnels qui doivent le mettre en œuvre au quotidien dans une insécurité juridique inacceptable.

Le colloque, organisé à l’initiative du Grasco (Groupe de recherches approfondies sur la criminalité organisée de l’Université Robert Schuman) qui réunira à Paris, au SENAT le 20 NOVEMBRE 07 de 9 h à 17 h les principales professions soumises au dispositif, à savoir, La Fédération bancaire française, la  Fédération française des sociétés d’assurances, Le Conseil supérieur du Notariat,  les experts comptables et les commissaires aux comptes, les conseils en gestion et les avocats vise à attirer l’attention des parlementaires sur la nécessité d’une refonte d’ensemble du dispositif, pour assurer l’efficacité de la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. Des préconisations seront formulées à cette fin.

Contact : Chantal CUTAJAR, Directeur du Grasco – Directeur du Master 2, Prévention des fraudes et du blanchiment et du Master 2 Lutte contre la criminalité organisée économique et financière Université Robert Schuman Strasbourg cutajar.chantal@wanadoo.fr

02/11/2007

La France en Europe: Les racines (économiques) du mal…

De l’utilité de la Commission ATTALI ou de son inutilité?

Cet article de Jacques Peyrelevade qui vient d’être repris sur le site de la CONFERENCE DE CITOYENS DE STRASBOURG  a été publié voilà quelque temps, déjà dans le Monde (le 07/09 pour être précis), mais il garde toute son actualité et tout son intérêt. Il devrait faire l’objet de débats autour de la Commission Attali . Et de la politique économique et financière de la France en Europe.

Jacques Peyrelevade pose une bonne question d’entrée: “Fallait-il vraiment, sous la présidence de Jacques Attali, réunir une commission de quarante éminentes personnalités pour découvrir quels sont les obstacles à la croissance économique de notre pays ?”

Sa réponse:” Le mal est trop massif pour relever d’une liste impressionniste de remèdes partiels. Nous souffrons d’un déficit budgétaire qui fait de nous le plus mauvais élève de la classe européenne, d’un déficit record de notre commerce extérieur, de pertes de part de marché considérables à l’exportation, d’un niveau de chômage parmi les plus élevés en Europe, enfin d’un taux de croissance insuffisant, lui-même fruit d’un investissement médiocre et d’une productivité par tête beaucoup trop basse.

Un tel désordre n’est pas conjoncturel mais revêt un caractère structurel : le réglage de notre machine macroéconomique est mauvais. Dit plus simplement, nous essayons continûment de vivre au-dessus de nos moyens, en vain bien entendu, et nous payons sans cesse le coût de ce déni de réalité.”

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30/10/2007

Des soutiens qui me confortent dans ma volonté de conduire une équipe capable de faire de Strasbourg une ville démocrate

STRASBOURG JE T'M s'adresse à François Bayrou

 LETTRE OUVERTE A L’ATTENTION

DE MONSIEUR LE PRESIDENT FRANCOIS BAYROU

Monsieur le Président,

Créée dans la foulée des législatives l’association « Strasbourg Je t’M » compte 150 membres très actifs et soutient la candidature de Chantal Cutajar à l’investiture MoDem pour gouverner la ville de Strasbourg.

Que plusieurs candidatures soient en lice dans une formation politique est tout à fait normal. Mais que les jeux soient faussés par des considérations d’appareil qui nous échappent totalement (et troublent les électeurs) cela nous semble tout à fait inadmissible, peu démocratique et contraire à cette « éthique MoDem » qui nous séduit tant.

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Pour une investiture MoDem de Chantal Cutajar et de son équipe à Strasbourg: Ma lettre à François Bayrou, par Daniel RIOT

Voici le texte de la lettre (ouverte, vu les enjeux et l'urgence d'une décision déjà trop attendue) que j'ai fait parvenir à François Bayrou, président-fondateur du MoDem. Une lettre dans le droit fil de mes analyses locales et nationales sur le "mouvement démocrate" déjà publiées sur ce blog et ailleurs. Une lettre citoyenne conforme à mes engagements en faveur de Chantal Cutajar. Dans le paysage politique actuel, pour le MoDem (et pour Strasbourg) Chantal Cutajar n'est pas qu'une bonne "carte": c'est un atout maitre.

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Strasbourg l’Européenne : RELATIO soutient Chantal Cutajar

A STRASBOURG, LES MUNICIPALES ONT (AUSSI) DES ENJEUX NATIONAUX ET EUROPEENS 

af3c8e14a9e2c0df6bdba0a6f6d31f1a.jpgNous démontrons tous les jours  que nous sommes, sur RELATIO, l'Europe en revue,  un webzine /webnews, ouvert à toutes les opinions (y compris aux plus  sceptiques envers la construction européenne). Mais nous sommes (c’est même notre raison d’être) des militants déclarés des valeurs et des principes qui ont fondé le Conseil de l’Europe et la CECA   devenue l’Union européenne.

C’est pour traduire cet engagement que nous avions soutenu, avec force,  le candidat le plus clairement en faveur de la construction d’une Europe authentiquement politique, François Bayrou.

C’est en pleine conformité avec cet enracinement dans les valeurs démocratiques de cette Europe DE Strasbourg que nous avions soutenu les candidats Modem aux législatives et notamment celle qui incarne le mieux, par  ses idées et ses actions, cette Europe de l’esprit et du personnalisme, Chantal Cutajar.

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17/10/2007

Corinne Lepage: Pour la clause du citoyen européen le plus favorisé

La préparation de la Présidence française de l’Union européenne

UNE MISSION POUR BORLOO DANS LA PERSPECTIVE 2008

Corinne Lepage, ancien Ministre de l'environnement et présidente de CAP 21, vient d'accepter une mission gouvernementale proposée par le Ministre de l'écologie et du développement durable, Jean-Louis Borloo : une mission technique du suivi du Grenelle de l'environnement en vue de la présidence Française de l’Union en 2008 portant sur les conséquences juridiques du Grenelle. Elle devra remettre son rapport fin mars 2008.

« Cette mission n’est en rien un changement de mon positionnement, de celui de Cap 21 ou de celui du moDem », a-t-elle expliqué lors d’une conférence de presse organisée par Yveline Moeglen,(déléguée 67 de Cap 21, membre du groupe municipal UDF-MoDem présidé par Chantal CUTAJAR et membre de « Strasbourg je t’M »).

« Je ne rallie rien ni personne. J’ai refusé le poste ministériel au Quai D’Orsay que Bernard Kouchner m’avait proposé et je ne regrette rien. Jean-Louis Borloo me propose une mission sur des sujets que je connais bien. Il est normal que je mette mon expérience au service de mon pays. D’autant plus que j’espère des avancées dans des secteurs et sur des sujets qui me tiennent à cœur. Et qui me semblent essentiels.

En matière d’environnement, nous avons énormément de retards dans l’application des directives environnementales et dans une série de secteurs. Des retards que nous payons et que nous paieront cher, très cher. Ce doit être l’occasion de rattraper nos retards et, pourquoi pas, de prendre de l’avance dans certains domaines.

Dans la perspective de la présidence française, je ferai tout ce qui sera en mon pouvoir pour tenter d’imposer un principe simple que l’on peut appeler « la clause du citoyen européen le plus favorisé ». Etudier et comparer ce qui se fait de mieux en matière de protection de l’environnement, de développement durable, de cette éco-économie qui est la colonne vertébrale de notre philosophie d’action au sein du MoDem qui doit devenir LE parti du développement durable".

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A LIRE AUSSI >>>>>

LE DOSSIER DE TOUTEL'EUROPE.fr SUR L'ENVIRONNEMENT >>>>>>>>>

LE SITE DE L'AGENCE EUROPENNE POUR L'ENVIRONNEMENT >>>>>>>> 

 OUI à l’EUROPE PAR LE HAUT

« Imposer, dans l’Union européenne,  la clause du citoyen le plus favorisé »...Cette démarche de Corinne LEPAGE s’inscrit tout à fait dans la logique de l’Europe unie par le haut, harmonisée par le meilleur. Une Europe animée par le souffle de l'excellence!

C’est cette unité dans le respect des diversités, des spécificités, des règles de subsidiarité qui inspire (le plus souvent) les travaux du Conseil de l’Europe.

C’est cette « Europe par le haut » que visaient les pères fondateurs de la CECA et du marché commun. C'est cette Europe de l'excellence qui peut répondre aux attentes des citoyens. C'est cette Europe qui était au centre du programme des Présidentielles de Bayrou.

Mais c’est cette « Europe par le mieux » qui est trop souvent sacrifiée sur deux autels:

>>>Celui du manque de vision extra-nationale, d’excès d’ « escargotisme » (pour reprendre une formule de Tomi Ungerer), de vues trop basses, de paresse politique...

>>>Et celui de compromis imposés par une règle de l’unanimité trop utilisée qui entraîne des décisions inspirées par la recherche du « plus petit commun dénominateur ».

Il est évident que Corinne Lepage a toutes les qualités, y compris juridiques bien sûr (et cela compte énormément dans ce domaine comme dans d’autres), pour faire progresser cette « Europe par le haut ».

Ce n’est pas la teneur et la qualité de son rapport qui peuvent susciter des doutes : c’est la volonté politique qu’il faudra à la Présidence française pour que cette clause « du citoyen le plus favorisé » devienne une réalité.

Le plus « favorisé », c’est le citoyen  qui est le mieux protégé, qui bénéficie de la plus grande qualité de vie, qui est le plus respecté, qui est incité à faire le plus et le mieux pour la « Planète Terre », notre « Village Terre ».

Daniel RIOT

01/10/2007

Rappel: ce mardi, à Strasbourg

Joseph DAUL Président de l’Association Parlementaire Européenne,Philippe METZENTHIN – Président du Mouvement Européen Alsace, Christian KLIPFEL – Président des Jeunes Européens Strasbourg ont le plaisir de vous convier à une conférence - débat mardi 2 octobre à 19h30 dans les salons de l’Association Parlementaire Européenne (76, Allée de la Robertsau – 67000 Strasbourg)

"La place de la France dans l’Union Européenne et dans le monde "

Intervenant : M. Denis BADRE Sénateur des Hauts-de-Seine, Vice Président de la commission des finances et de la Délégation pour l'Union Européenne - Vice Président du Mouvement Européen France

La conférence sera suivie d’un buffet dinatoire - RSVP Mouvement Européen alsace – 76 Allée de la Robertsau – 67000 STRASBOURG -  mouveuro.alsace@orange.fr Association Parlementaire Européenne – 76 Allée de la Robertsau – 67000 STRASBOURG – Tel : 03 88 25 19 49 - contact@ape-europe.org

25/09/2007

Conseil municipal: l'intervention de Chantal Cutajar

PROJET D'ECOLE EUROPEENNE

A l’occasion du Conseil des ministres décentralisé du  7 septembre à Strasbourg, le gouvernement a promis de créer «le plus vite possible» une école européenne.

Dans la foulée, le secrétaire d’État chargé des affaires européennes a présenté une communication sur Strasbourg dans laquelle il est expressément dit que la création prochaine d’une école européenne répondant aux attentes des agents des institutions européennes affirmera son statut de capitale européenne.

La motion que vous nous proposez d’adopter qui serait commune au conseil général du Bas-Rhin et au Conseil régional ne fait qu’exprimer un sentiment de satisfaction à l’égard de ce projet dont on a l’impression qu’il est géré uniquement à l’échelon national, l’échelon local n’étant là en définitive que pour s’en réjouir.

Permettez-moi de m’interroger sur la portée de cette motion qui ne dit rien ni du pilotage de ce dossier ni du calendrier prévisionnel de mise en œuvre ni des moyens à débloquer, ni de l’éventuelle dimension transfrontalière de ce projet.

Dans son communiqué le secrétaire d’État chargé des affaires européenne présente l’école européenne comme une réponse aux attentes des agents des institutions européennes. Or, des décisions ont été éprises au plus haut niveau pour ouvrir le système des écoles européennes à tous les européens et plus seulement à ceux travaillant pour l’Union européenne. Je crois qu’il est important de le préciser pour que nos concitoyens n’aient pas la fausse impression que ce projet ne concerne qu’une infime partie de la population strasbourgeoise.

Il semblerait qu’un comité de pilotage ait été créé sous la haute autorité du préfet de région dans le but de conduire une étude de faisabilité dans le cadre du contrat triennal entre la ville de Strasbourg et l’État français. Est-ce que ce comité s’est réuni ? Qui en a la charge ? Quel est l’état d’avancement de ses travaux ?

Madame le Maire, un projet tel que celui d’une école européenne qui concerne l’éducation de nos enfants dans un esprit européen doit être construit en concertation avec tous les partenaires concernés.

La philosophie de l’école européenne est très bien résumée par ces mots de Jean Monnet : « Élevés au contact les uns des autres, libérés dès leur plus jeune âge des préjugés qui divisent, initiés aux beautés et aux valeurs des diverses cultures, ils prendront conscience, en grandissant, de leur solidarité ».

Dans cette perspective, le dernier paragraphe me gène. Pourquoi d’abord dire que l’École européenne de Strasbourg a été rendue possible par l’assouplissement des règles de création de cet établissement ?

Le concept d’école européenne a été créé en 1957 et il existe aujourd’hui 14 écoles européennes dont trois chez nos voisins allemands, à Francfort, à Karlsruhe et à Munich ? Pourquoi ce qui était possible à Alicante, Bruxelles, Varèse n’était pas réalisable à Strasbourg ?

Vraiment, ne trouvez-vous pas dans ce contexte que le rappel que la création de cet établissement à Strasbourg sera la première école européenne créée en France, État fondateur de l’Union européenne et du système des Écoles européennes, cinquante ans plus tard a quelque chose de dérisoire ?

Pour toutes ces raisons, je ne vois dans cette motion qu’un effet d’annonce ».

25/08/2007

Ces faiblesses françaises qui inquiètent l’Europe…

EDITORIAL RELATIO par Daniel RIOT : Belle cote de popularité ! La « Sarko-attitude » plait toujours aux Français. La « sarkomania » ambiante a bien résisté au creux de l’été…

Son style direct, « décomplexé », son toupet (« les vacances de Monsieur Culot », titrait, sobrement le Canard Enchaîné), son habileté à tirer médiatiquement parti de toutes les situations, son aptitude à bousculer bien des habitudes, y compris dans sa famille politique, son génie politique qui, pour l’heure, accentue le coup de vieux du PS et le désarroi de Bayrou…

Tout cela est bon pour lui. Le coq français aime son coté « Sarkonapoléon » élève de Machiavel et enfant de la télé. Même ses goûts de luxe, sa fascination du « Gotha », son coté People (pipôle) séduit.

Il n’y en a qu’un qui, dans le concert des chef d’Etat et de gouvernement, rivalise avec lui et sait se montrer à ce point omniprésent dans les médias  de son pays : Poutine, super star et super tsar !

Dans les milieux européens, on préfère ce « dynamisme » et ce « volontarisme » à l’effacement français des « années Chirac ». Et l’on est surtout satisfait de voir que, pour l’heure, son idée de traité « modificateur » est susceptible de sortir l’Union de son impasse institutionnelle. Même si cette bataille du « nouveau traité » n’est en rien gagnée…

Mais  les meilleurs amis de la France ne manquent pas une occasion de  mettre en garde ce « SuperPrésident omniprésent »  contre les effets pervers  de son hyperactivité presque maladive et son égotisme pathologique… « Arrêtes de faire des misères à Angela », lui glisse Junker, le solide luxembourgeois… « L’Europe, c’est une équipe. On n’est efficace que si l’on sait jouer collectif », lui rappelle-t-on avec ménagement ici et là.

En fait, bien des faiblesses françaises inquiètent nos partenaires. Certaines sont liées au « tempérament du manager de la France SA » : son « bougisme » extrême et sa boulimie de « résultats »  sont parfois contreproductifs.

Trop de précipitations par exemple dans le lancement de son « Euro-Méditerranée ». Euromed est à revoir, l’idée (ou plutôt le vieux rêve) d’une Union qui transformerait la Mer des mers en lac est excellentes,  mais des structures existent, des gens travaillent et, surtout, les normes européennes en matière de droits de l’homme ne doivent pas être oubliées…

N’insistons pas sur le dénouement de l’affaire des otages de la Libye… La vie sauve pour les soignants, c’est bien. Oublier qu’ils étaient victimes d’un terrorisme d’Etat, c’est moins bien. Que se passera-t-il demain si d’autres chantages odieux de ce type s’exerçaient ?

La dernière en date des « bavures médiatiques » de Super Sarko est la plus inquiétante pour la crédibilité du « sommet » français. Pourquoi avoir éprouver le besoin d’écrire à Angela Merkel pour lui suggérer de  secouer le G7 ? Comme si les deux hauts responsables ne pouvaient pas se concerter plus discrètement. Comme Si Angela faisait montre d’inconscience devant ces tempêtes boursières. Comme si pendant une telle tourmente le premier rôle des vrais responsable politiques n’était pas de tenter de calmer le jeu ». Mais Sarkozy sait plus clamer que calmer. Quel besoin  de montrer en permanence qu’il est là, à l’écoute, en Docteur miracle de la planète, en Vigie du monde… A force de privilégier le faire savoir sur le savoir faire, Sarkozy prend de sérieux risques et prête le flanc à tous les procès d’arrières pensées. 

« S’il est aussi berlusconien, c’est qu’en fait, il n’a guère confiance en lui… »,  lâche un fin connaisseur des labyrinthes  politiques et diplomatiques européens. « Mais peut-être a-t-il raison de ne pas avoir confiance… Il doit tout de même avoir conscience des faiblesses structurelles qui font que le coq français a un plumage bien terne et un chant bien trompeur. Elles viennent quand les vraies réformes structurelles, celles qui peuvent redonner à la France cette santé économique et sociale qu’elle n’a plus? »

Pour l’heure, il est vrai, la session extraordinaire du parlement a servi à mettre sur rails  des réformettes « sociétales » plus faites pour caresser dans le sens du poil l’opinion que  pour   assainir ce qui doit l’être et moderniser en profondeur des mécanismes bloqués ou enrayés.

Ici, l’on retrouve la dette, bien sûr, ou plutôt les dettes. « C’est toute la France qui est dans l’état des petits propriétaires américains dans l’incapacité de faire face à leurs créances…Le subprime d’Etat provoque un « crédit crunch » politique… Et l’optimisme officiellement affiché n’est guère justifié par les clignotants du tableau de bord de l’économie national. La « rentrée » ? Un retour obligé à quelques réalités. Les exhortations à la Guizot, (« Enrichissez vous », « travaillez plus pour gagner plus ») semblent bien illusoires...Résumons les mauvaise nouvelles d’août

>>>> Le commerce extérieur est encore plus déficitaire au premier semestre 2007 qu'il ne l'avait été un an auparavant (15,3 milliards d'euros contre 12,9),

>>>> La production industrielle a chuté de 0,3 % au deuxième trimestre.

>>>> La croissance  n'a atteint durant ce deuxième trimestre que 0,3 %. C’est  moins qu'au premier trimestre (0,5 %). C’est surtout deux fois moins que prévu. Résultat : il y a peu de chance que la croissance économique atteigne l'objectif fixé par le gouvernement : entre 2,25 % et 2,5 % sur l'ensemble de l'année.

>>> Dire que cette croissance en panne se manifeste  dans toute la zone euro ne constitue en rien une excuse : le commerce extérieur allemand s'apprête à afficher en 2007 un excédent record de 150 milliards d'euros, alors que la France risque, elle, de connaître un déficit record de 30 milliards ? Dénoncer « l’euro fort » (alors que ce sont les autres devises qui sont trop faibles, la chinois, notamment) relève de la propagande politique et de la malhonnêteté intellectuelle. D’ailleurs, c’et l’euro fort qui nous permet de ne pas avoir une factuere énergétique trop lourde…

>>> Les faits sont têtus, comme disait Lénine. Et il des constats qui sont sans appel.  Je reprends ici Le Monde : « « La  France exporte deux fois moins en Chine que l'Allemagne. C'est une des faiblesses françaises : nos exportations en dehors de la zone euro (en parts de marché détenues par les pays de l'eurozone) sont inférieures de 16 % par rapport à ce qu'elles étaient au moment de la constitution de l'Union monétaire (1999), alors que celles de l'Allemagne ont progressé de 11 %, a calculé l'économiste Eric Chaney. »

>>> Le comble, c’est que la seule réforme économique lancée cet été (rognée en partie par le conseil constitutionnel) vise à stimuler une consommation… Qui se porte plutôt bien et qui alourdit nos importations…. Il y a comme un erreur de diagnostic provoquée par un souci de « plaire »

Voilà quelques illustrations (parmi d’autres) de faiblesses structurelles qui rendent bien illusoires les belles déclarations de Christine Lagarde : « Les fondamentaux sont bons: le chômage baisse, l'inflation est totalement maîtrisée et on est sur des perspectives de croissance, si on s'en tient au moral des investisseurs et des ménages, qui devraient nous permettre d'avoir un bon troisième et quatrième trimestre ». C’est bon la « zen attitude », mais qui ne connaît pas les limites de la « méthode Coué » ?

La seule vraie question, c’est de savoir si, politiquement, cette « gouvernance par la séduction » peut engendrer les réformes structurelles qui s’imposent. Des réformes que Bayrou avait mis en avant durant la campagne des Présidentielles et que nombre d’experts proposent jusqu’ici sans succès. Selon Frédéric Lemaître, du Monde, « dans un rapport confidentiel remis à François Fillon le 29 mai, le Conseil d'analyse économique liste "les atouts de la France dans la mondialisation". Pour eux, "c'est surtout sa capacité à investir et à ainsi se maintenir dans le haut de gamme qui explique le succès relatif de l'Allemagne par rapport à la France". S'ils mettent en avant la nécessité de mener des réformes structurelles (fiscalité, marché du travail...), ils jugent plus fondamental de favoriser l'éducation supérieure (l'autonomie accrue des universités va dans le bon sens), la recherche & développement et l'innovation ».

Nous en revenons à la rédéfinition de cette politique industrielle qui a été tellement négligée sous les mandats de Chirac, donc par la majorité sortante et…revenante ! Nous payons notre manque d'audace et d'efficaité en matière de recherche et d'innovation... Même la définition des pôles de compétitivité si bien chantés font sourire nos partenaires : 66 sont retenus.  « C’est de l’excellence généralisée… » C’est peut-être électoralement payant, mais structurellement voué à l’échec… Qu’en pense Sarkozy ? Il va nous le dire, sans doute. Mais ce n’est pas médiatiquement très payant. « On ne gouverne pas dans l’impopularité, mais on n’exerce pas le pouvoir pour se faire aimer », souligne un parlementaire de la majorité présidentielle. « C’est la cote de crédibilité qui compte, non la cote d’amour ». Une devise pour cette rentrée élyséenne ?

Daniel RIOT

 

 

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