25/05/2007

OUI A UNE PRESSE NON INFEODEE

François Bayrou a réitéré  ses attaques contre la proximité supposée entre Nicolas Sarkozy et son gouvernement avec "de grands groupes industriels" et "les plus grands groupes de médias." "La nomination à la tête de TF1, annoncée par l'Elysée, et non pas par l'entreprise, de l'un des plus proches collaborateurs de Nicolas Sarkozy, sans aucune expérience préalable dans l'audiovisuel, c'est une illustration de plus de ce mouvement qui est en cours, au vu et au su de tout le monde", a-t-il lancé lors du meetong du MoDem au Zénith

"C'est une question pour les démocrates, pour les libéraux. Si nous ne parlons pas pour défendre le droit des citoyens au pluralisme, qui le fera ?", a-t-il ajouté."Nous voulons une presse, des radios et des télévisions libres, non inféodées ! Nous en avons besoin pour nous et nos familles ! Nous ne voulons pas que nos organes d'information soient soumis à ces influences !"

Le dirigeant du Mouvement démocrate (MoDem) a jugé que "c'est un drame pour une société démocratique quand la confiance envers les médias est atteinte."(...)"Et je pense aussi aux journalistes, à leur vie de tous les jours : comment exercer le dur métier de journaliste avec au dessus de la tête ce type de craintes, ce type de contraintes, et même seulement avec le soupçon de ce genre d'influences ?"

07/02/2007

TF1: François Bayrou indigné

François Bayrou s'est déclaré, mercredi 7 février "infiniment choqué" par les conditions d'organisation de la nouvelle émission de TF1 J'ai une question à vous poser, dont Nicolas Sarkozy a été lundi soir le premier invité. Selon Le Canard enchaîné, l'émission a été produite par une société dont le propriétaire est Dominique Ambiel, ancien conseiller de l'ex-premier ministre Jean-Pierre Raffarin. L'hebdomadaire précise que Franck Tapiro, un des conseillers en communication de Nicolas Sarkozy, aurait participé à la préparation de l'émission.

 

 

"Je suis infiniment choqué par ce que j'apprends, [à savoir] que l'émission est organisée par les amis, les copains, les proches, les salariés de l'UMP", a déclaré François Bayrou à la presse lors d'un déplacement à Bordeaux. "C'est en réalité l'UMP qui est aux commandes, presque directement, de ce type d'émissions", s'est indigné M. Bayrou.

RECORD D'AUDIENCE SUR CANAL+

Le président de l'UDF doit être l'invité le 26 février de cette émission – un débat entre un candidat à la présidentielle et un panel de Français. Il s'est étonné que le sujet des questions des participants ait été communiqués aux organisateurs à la mi-journée. "Il y a là quelque chose pour moi qui mérite explication et réaction et je n'ai pas l'intention de ne pas les demander", a-t-il dit, ajoutant qu'il allait désormais "réfléchir" à sa participation. "Les Français ne sont pas ce que l'on croit", a-t-il insisté. "Ils sont attentifs à la République. Ils ne veulent pas qu'on les manipule".

François Bayrou s'est en revanche réjoui d'avoir participé mardi soir à l'émission Le Grand Journal de Canal+, qui a battu, selon la chaîne cryptée, un "record absolu" d'audience. Le leader centriste y voit le signe du désir de "changement" de ses compatriotes.

Mardi soir, il assurait la rédaction en chef de la deuxième partie du Grand Journal de Canal+, qui offre régulièrement les manettes de son émission à des personnalités. Cette partie de l'émission a obtenu une part d'audience de 7,7 %, soit 2,1 millions de téléspectateurs avec des pics jusqu'à 4 millions

02/12/2006

Bayrou en guerre contre le système médiatico-politique, y compris contre les médias (TF1, en l'occurence) qui l'invitent ou se sentent obligés de l'inviter....

 

medium_Bayroou_15.jpg

François Bayrou a proposé de sortir de l'affrontement entre la droite et la gauche, présenté selon lui par les médias, pour travailler en commun et sortir la France de la "grave crise" actuelle. "Il y a en France beaucoup d'électeurs qui n'ont pas envie de se laisser enfermer dans Nicolas Sarkozy-Ségolène Royal aller-retour matin, midi et soir, et dans la nuit s'ils se réveillent", a-t-il déclaré sur TF1.

Pour le président de l'UDF, qui vient d'officialiser sa candidature pour la présidentielle de 2007, "le parti socialiste n'a pas les moyens de changer les choses, pas plus qu'il ne les a eus avant 2002. Et l'UMP toute seule n'a pas les moyens de changer les choses". Face à "la plus grave crise qu'il y ait eu dans notre pays depuis 50 ans", le député des Pyrénées-Atlantiques prône un travail en commun de "tous les responsables politiques républicains et démocratiques".

"Au lieu de continuer à démolir ce que l'autre fait, au lieu de défaire quand on arrive ce qui a été fait par les précédents, on va s'y mettre tous ensemble", a-t-il expliqué, prenant l'exemple de l'Allemagne, où "les électeurs viennent d'obliger les forces politiques à se rassembler pour résoudre leurs problèmes". Sur TF1, il a estimé faire partie d'une "génération nouvelle" aux côtés de ses rivaux de l'UMP Nicolas Sarkozy et du Parti socialiste Ségolène Royal.

medium_bayrou_Olivier_Roller_.jpg(photo Olivier Roller)

"QU'EST-CE QUE VOUS NOUS RACONTEZ SUR VOS ANTENNES ?"

Il a critiqué la "rupture tranquille" prônée par le président de l'UMP, qui vient d'officialiser son souhait d'être investi par son parti pour la présidentielle. "Franchement, 'rupture' quand on est au gouvernement depuis cinq ans et choisir l'adjectif 'tranquille' quand on est Nicolas Sarkozy, on pouvait difficilement être plus loin de la réalité", a ironisé François Bayrou.

A plusieurs reprises, il a critiqué le paysage politique français tel qu'il est présenté les "grands médias nationaux", et en particulier TF1, la chaîne la plus regardée. A la journaliste Claire Chazal qui lui faisait remarquer que le chômage baissait statistiquement, il a répondu: "Je sais bien qu'on le dit sur votre chaîne" mais "les Français savent très bien dans leur vie de tous les jours que le chômage n'a pas régressé".

Prenant l'exemple de l'accession du Front national au deuxième tour en 2002, François Bayrou a accusé les médias de jouer le jeu du clivage droite-gauche.

"Qu'est-ce vous nous racontez sur vos antennes? Vous êtes constamment en train de nous jouer une musique (...) Les Français ne se laisseront pas mener par le bout du nez vers ce choix auquel on voudrait les contraindre", a-t-il lancé.Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy "sont tout le temps sur vos plateaux et vous ne parlez pas des autres", a-t-il poursuivi. "Cessez de vouloir conduire les Français vers ce choix."

VOIR EN VIDEO LA DECLARATION DE CANDIDATURE DE FRANCOIS BAYROU >>>>>>

medium_bayrou_19.jpg