10/04/2007
François Bayrou : "Réconcilions la France avec l'Europe !"
François Bayrou était l'invité d'Olivier de Lagarde sur France Info pour parler de politique européenne et de politique étrangère. Il souhaite réconcilier la France avec l'Europe pour qu'elle devienne une puissance politique.
Elle doit pouvoir selon le candidat à l'élection présidentielle, intervenir sur toutes les questions du monde comme l'Iran.
François Bayrou a redit son inquiétude devant les attitudes bipolaires de la vie politique française. Il propose d'en sortir par le haut en formant un gouvernement d'union nationale.
François Bayrou, s'est engagé au micro de France Info ce matin à réconcilier les Français avec l'Europe. Il souhaite que l'idée européenne revienne au centre des préoccupations, qu'elle nous aide à sortir du carcan dans lequel nous nous sommes enfermés. L'idéal européen, selon François Bayrou, est grand, il n'est pas vain, il doit pouvoir nous hisser au niveau des plus grandes puissances mondiales. Sans l'Europe, la France n'est rien. Sans la France, l'Europe ne sera pas grand chose.
C'est dans ce cadre qu'il s'est déclaré pour une action diplomatique commune afin de contraindre l'Iran sur le dossier nucléaire. C'est une partie importante, cruciale pour l'avenir du monde, a-t-il affirmé, que nous devons jouer ensemble, unis avec une idée commune en tête. L'Iran, qui a annoncé continuer l'enrichissement de son uranium, a provoqué l'ire des Etats-Unis qui demandent de nouvelles sanctions devant l'Organisation des Nations-Unies. Dans ce nouveau contexte de crise, François Bayrou a souhaité que l'Europe se montre "un acteur décidé de cette crise".
Il est revenu sur le non au référendum portant sur le Texte pour une constitution européenne. L'avis de François Bayrou reste le même depuis le début de sa campagne électorale : les Français ont voulu s'intéresser à ce texte. Or, il était illisible. Selon ses propres dires, un texte pour juristes, non pour citoyens. Ils ont pourtant tenté de comprendre la substance du TCE. Ils ont eu l'impression que c'était un dédale d'articles tous plus complexes, qu'on les menait dans un piège, dans une forme de société à laquelle ils ne souscrivent pas. Ce non fut un traumatisme pour le pays et pour l'ensemble de l'Europe.
C'est un texte qui fut adopté par d'autres pays, mais rejeté par sept autres. Il convient donc d'en parler ouvertement comme dans une famille. Et de présenter aux Français un nouveau texte court, lisible par tous, qui ne traitera que d'un seul sujet : comment se prennent les décisions et de quels droits disposent les citoyens qui auront voté en sa faveur. Que chacun sache combien de temps, quel mécanisme régissent une décision européenne. De quelle manière nous sommes informés de telle mesure qui sera décidée en notre nom. Comme l'on pourra interagir. Les Français ainsi clairement informés, ceux qui ont voté non, ceux qui ont voté oui, pourront se pencher sur un autre texte qui sera soumis à un autre référendum. La sortie de crise est à ce prix, pour François Bayrou.
Qui considère que les questions de pourcentage pour une éventuelle qualification au deuxième tour de l'élection présidentielle n'ont pas d'importance. Il suffit d'avoir une voix de plus que les deux autres. Les vois des candidats en tête vont s'effriter, comme cela s'est toujours déroulé lors des élections précédentes. La véritable question reste dans la structure de la situation française. Est-ce que l'on va continuer ainsi cette guerre perpétuelle d'un camp contre un autre, UMP contre PS, comme avant. Comme pendant les vingt-six années qui ont précédées.
L'un détenant le pouvoir, l'autre se tenant en embuscade pour s'en emparer à la moindre faute de l'adversaire. On ne peut plus continuer sur ce mode, assène françois Bayrou. L'inquiétude profonde, terrible des français sur leur avenir justifie amplement un changement complet de cap politique. L'on doit sortir des clivages politiciens actuels. Les traditions sont aussi faites pour être bousculées lorsqu'elles entravent la progression d'un pays. L'Allemagne a tenté la chose. Elle y a réussi merveilleusement. Et fait maintenant l'admiration de toute l'Europe et du monde. Pourquoi pas nous, conclut François Bayrou !
France Info11:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrour, europe, politique, présidentielles, irak
Bayrou dénonce une "guerre civile larvée"
"Le seul qui puisse faire une majorité parce qu'il tendra la main sur sa droite et sur sa gauche, c'est moi", estime le candidat centriste qui ajoute : "La rénovation de l'UMP et du PS que les Français attendent ne pourra se faire que par mon élection."

François Bayrou le 7 avril en campagne à Ajaccio (AFP)
Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal "n'ont pas de majorité", "le seul qui puisse faire une majorité parce qu'il tendra la main sur sa droite et sur sa gauche, c'est moi", affirme François Bayrou mardi dans une interview au quotidien La Voix du Nord, fustigeant une "ambiance de guerre civile larvée" dans la politique française.
"Nicolas Sarkozy plafonne à 26%, Ségolène Royal est à 23%. On ne fait pas une majorité avec ça", constate le candidat UDF à l'élection présidentielle dans les colonnes du quotidien régional à l'occasion de sa venue dans le Pas-de-Calais.
François Bayrou dénonce "ces mises en scène perpétuelles de gens qui s'insultent et prétendent n'avoir rien en commun alors qu'ils passent leur temps à se copier" et redit sa confiance dans le fait que "plusieurs dizaines de millions de Français sont décidés à rebattre les cartes".
Le député des Pyrénées-Atlantiques cite l'exemple allemand dont il entend s'inspirer s'il est élu président de la République: "Les deux partis opposés avaient annoncé que jamais ils ne pourraient travailler ensemble. Le peuple les a obligés à le faire et les résultats sont formidables", observe-t-il.
Les plaçant sous le signe de la "caricature", François Bayrou renvoie ses deux principaux rivaux dos-à-dos. Ainsi selon lui "Nicolas Sarkozy propose une France d'affrontement, avec des idées -notamment sur le fait que tout serait joué à la naissance- que personne n'a accepté en France depuis longtemps. Quant à Ségolène Royal, elle demande à l'État de tout faire, depuis la petite enfance jusqu'à l'entrée dans l'entreprise".
"Sarkozy-Royal, cela veut dire que l'on continue comme par le passé avec les deux états majors immobiles, un camp qui dit toujours oui, un camp qui dit toujours non et aucun renouvellement", prévient le président de l'UDF avant de conclure: "La rénovation de l'UMP et du PS que les Français attendent ne pourra se faire que par mon élection."
10:07 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrour, présidentielles, politique
02/04/2007
Après Corinne LEPAGE, Antoine WAECHTER appelle à VOTER BAYROU
« UNE FORMIDABLE OUVERTURE », « LE MEILLEUR CHOIX POUR LA FRANCE »"En 34 ans de vie politique, je n'ai jamais donné de consigne de vote. Pourtant, aujourd'hui, la gravité de la situation et la première opportunité depuis un demi-siècle de sortir du cadre droite gauche, me conduiront à voter François Bayrou" écrit Antoine Waechter dans un communiqué. Le président du Mouvement écologiste indépendant (MEI) a estimé que son élection permettrait "une formidable ouverture" : "le candidat centriste est le seul qui puisse se libérer des contradictions partisanes pour prendre en charge" les priorités essentielles.

Voici les explications données sur son site par Antoine Waechter
"SORTIR DES QUERELLES PIEGEES QUI INTERDISENT
LE DEPLOIEMENT DES INTELLIGENCES"
« Notre avenir dépend de notre capacité à nous adapter aux défis cruciaux de ce siècle, parmi lesquels la déstabilisation du climat et la montée des conflits pour la maîtrise des ressources sont les dangers les plus immédiats.
Cette adaptation suppose une révision radicale de nos perspectives économiques, de nos logiques d'aménagement du territoire et de nos objectifs sur la scène internationale. Pour être acceptées, ces évolutions doivent s'accompagner d'un effort de cohésion sociale. Elles ne peuvent se décréter à partir de quelques palais parisiens.
Ces dernières années ont fourni assez d'exemples de blocages liés à une gouvernance solitaire supportée par une majorité monolithique artificiellement créée par le scrutin majoritaire.
Le PS et l'UMP se sont entendus, ces dernières années, pour accentuer le caractère bonapartiste d'un régime où l'exécutif et le législatif se confondent, où le citoyen n'est consulté que pour l'élection du monarque. Une conduite bloquée des affaires publiques ne nous permettra pas d'éviter le mur.
La réponse aux défis comporte quatre exigences :
>>>l'émergence d'une gouvernance mondiale fondée sur le droit international : la France en a pris l'initiative : elle doit poursuivre dans cette voie sans ménager ses efforts ; dans ce contexte, l'aboutissement de la construction de l'Europe politique est une urgence ;
>>>l'exemplarité, en disqualifiant culturellement la voiture individuelle et le transport aérien hexagonal au bénéfice du rail, en freinant l'étalement urbain, en protégeant les terres fertiles de l'urbanisation ;
>>>la cohésion de la société française, un chantier où l'équité est plus importante que la course au pouvoir d'achat ; ·
>>>la réforme des institutions pour que le pluralisme des assemblées élues devienne le gage de leur légitimité et pour que le citoyen puisse, par la voie référendaire, prendre l'initiative.
En 34 ans de vie politique, je n'ai jamais donné de consigne de vote. Pourtant, aujourd'hui, la gravité de la situation et surtout la première opportunité depuis un demi siècle de sortir du cadre droite gauche, me conduiront à voter François Bayrou le 22 avril. Il est sans doute le seul des trois présidentiables à pouvoir se libérer des contradictions partisanes pour réaliser l'ensemble de ces quatre chantiers.
Son élection créera, en effet, une formidable ouverture. Nous avons besoin de démocratiser la France pour construire le compromis social. Pour permettre l'émergence d'une alternative, nous avons besoin de sortir d'une alternance réduite à un changement d'équipe. Nous avons besoin d'un projet collectif qui soit autre chose qu'une flatterie de clientèles électorales. Nous devons sortir des querelles piégées où l'étiquetage (il est de droite, il est de gauche) tient lieu d'argument et interdit le déploiement de l'intelligence. »
Antoine Waechter
Dans les DNA d’aujourd’hui : « Le président du MEI (mouvement écologiste indépendant) devait indiquer dans une tribune à paraître hier dans le Journal du dimanche (elle n'a pas été publiée) que « Bayrou est le meilleur choix pour la France ».
DNA : « POURQUOI BAYROU PLUTOT QUE VOYNET ?
Antoine WEACHTER : On a beaucoup réfléchi. Une opportunité se présentait de sortir enfin du vieux clivage droite-gauche. J'ai moi-même rencontré François Bayrou dimanche dernier à Paris, après avoir discuté avec Hervé Morin (président du groupe UDF à l'Assemblée) et Jean-Marie Cavada (député européen).
Nous avons comparé notre projet et le sien. Il y a beaucoup plus de convergences qu'avec ceux des autres candidats susceptible de l'emporter, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. Avec eux, rien ne bougera, alors que Bayrou a signé le pacte écologique et promet de libérer le débat et d'introduire le pluralisme à l'Assemblée.
DNA : VOUS NE CRAIGNEZ PAS QUE BAYROU RETOURNE A UNE ALLIANCE TRADITIONNELLE A DROITE ?
A.W : Il est sans doute le seul des trois présidentiables à pouvoir se libérer des contradictions partisanes. Il est de nature à surprendre dans son comportement. Son positionnement crée des effets structurels. J'ai du mal à imaginer qu'il se précipite dans les bras de Sarkozy.
DNA : VOUS AVEZ SIGNÉ UN ACCORD POUR LA SUITE ?
A.W : Pas dans l'immédiat. Notre soutien part d'une évaluation de ce qui est favorable au pays et à l'écologie. »
Antoine Waechter, jusqu'alors chez les Verts, a créé le MEI en 1994 quand les Verts ont choisi de s'ancrer à gauche alors que lui-même défendait le "ni droite ni gauche".
Il avait été candidat à la présidentielle pour les Verts en 1988, obtenant 3,78% (1.150.000 voix). Depuis il n'a pas réussi à obtenir le nombre de parrainages nécessaires pour la présidentielle. Il avait été élu député européen en 1989. Le MEI a une quarantaine d'élus au niveau municipal.
A Pointe-à-Pitre, le principal intéressé, François Bayrou, a affirmé que "beaucoup d'écologistes s'intéressent" à sa démarche de dépassement du clivage droite-gauche, en réaction au soutien apporté par Antoine Waechter. "De nombreux écologistes s'intéressent à ce que je fais, parce que c'est un dépassement du clivage dans lequel ils sont enfermés, et duquel un grand nombre d'entre eux souhaiteraient sortir"

REFONDER L'ECOLOGIE POLITIQUE AU CENTRE
De son côté, Corinne Lepage veut opérer une "refondation de l'écologie politique", au centre et par le centre. Elle annonce la création du Club de Réflexion "Réponses Ecologiques", cofondé avec deux Verts, Guy Hascoët et Jacques Maret.
Corinne Lepage dans Sud-Ouest : « Des propositions précises »
« Sud Ouest » : Qu'est-ce qui vous a séduite dans le programme environnemental de François Bayrou au point que vous lui apportiez officiellement votre soutien ?
Corinne Lepage : Ce qui m'a séduite, à l'origine, c'est sa démarche, sa volonté de parvenir à une vraie réforme de la société en ne s'appuyant pas sur les élites, les lobbys, sur une structure de pouvoir, mais sur le peuple français. Et j'ai réussi, après discussions, et non négociation, à rajouter à son programme toute une série de propositions précises, concernant le développement durable ou l'éco-économie qui y figuraient peu. Notamment un plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 15 % en cinq ans, un plan d'adaptation aux changements climatiques qui aura sa traduction dans le transport et le bâtiment... Et bien d'autres mesures intégrant les questions écologiques dans toutes les politiques publiques et dans la vision du développement économique de notre pays. C'est mon apport personnel.
S-O : Comment expliquez-vous la déception de Nicolas Hulot, constatant que les candidats ne tiennent pas compte du Pacte écologique qu'ils ont pourtant signé ?
C P : C'était un pacte très « light » que tout le monde pouvait signer. Aujourd'hui, il y rajoute d'autres exigences, comme celle d'un moratoire sur les OGM. François Bayrou y est favorable, cela ne le gêne pas. Mais ce n'est pas forcément le cas de Nicolas Sarkozy !
S-O : Dominique Voynet, candidate des Verts, ne dépasse pas 1 % dans les sondages. Votre réaction ?
C.P : Quand j'étais encore candidate, j'obtenais le même résultat et j'en ai conclu qu'il était plus intéressant de travailler aux côtés de quelqu'un qui a des chances d'être président de la République et qui inscrive mon propre programme dans le sien. Cela dit, quand je vois Mme Royal se dire candidate écologiste, je plains Dominique Voynet ! »
15:20 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrour, écologie, politique, présidentielles

