01/07/2007

Une lettre de François Bayrou

Chers amis,

La phase électorale s’est achevée avec le deuxième tour des élections législatives. Il m’a paru nécessaire d’adresser à chacun d’entre vous une réflexion sur le bilan et sur les perspectives ouvertes par ce grand tremblement de terre que constitue toujours une élection présidentielle suivie d’élections législatives.

Le résultat obtenu au premier tour de l’élection présidentielle a été remarquable (avec près de 19% des voix, c’est un des meilleurs résultats de tous les temps pour notre famille politique au sens le plus large).

Ce résultat, c’est l’apparition d’un espace politique nouveau dans notre vie démocratique. Cet espace que j’appelle démocrate sera la clé de toute l’évolution ultérieure non seulement de la politique, mais de la société française. Pour la première fois, toutes les couches sociales, toutes les régions, spécialement les grandes villes, autrefois très éloignées de l’UDF, ont participé à cet immense espoir. Ma conviction est que cet espoir ne sera pas oublié dans les années qui viennent dès lors que les Français rechercheront des alternatives. En tout cas, cet espoir n’a de sens que s’il répond à une vision positive et constructive, une vision renouvelée, de l’avenir de la France et de l’Europe.

Malgré l’extrême difficulté du scrutin législatif, nos candidats, pour beaucoup jeunes et sans notoriété ont obtenu plus de 8% des voix en moyenne dans les circonscriptions où ils se présentaient. Vous connaissez les résultats : l’injustice de la loi électorale n’a laissé à l’UDF - Mouvement démocrate qu’une poignée d’élus. Ce mode de scrutin est dévastateur. Le journal Le Monde a calculé que sur la base des voix obtenues le 10 juin, au premier tour des législatives, un mode de scrutin proportionnel, à l’allemande par exemple, nous aurait offert 61 sièges, et sur la base du premier tour de l’élection présidentielle, c’est plus de 130 sièges que nous aurions pu obtenir.

Bien sûr, nous connaissions les contraintes de ce mode de scrutin, et je n’en ignorais aucune des difficultés.

Pourquoi alors n’avoir pas choisi d’entrer dans la majorité de Nicolas Sarkozy ? Ou pourquoi, comme d’autres nous y poussaient n’avoir pas fait alliance avec le Parti socialiste ? Pourquoi être parti au combat sous nos propres couleurs, assumant tous les risques d’une telle élection ?

Ma réponse est celle-ci : nous ne sommes pas une sous-marque, ni une variante de l’UMP ou du PS. Nous sommes le courant politique démocrate, autonome, authentique, qui a sa vision, ses valeurs, et dont l’absence depuis des années coûte cher à la France. Et cette autonomie, c’était la seule manière de le montrer, une fois pour toutes, de manière éclatante qui nous étions et ce qu’était notre projet. Il fallait en passer par là pour que cette preuve soit apportée.

Si j’avais, à la suite de la plupart des députés, choisi explicitement ou implicitement d’entrer dans la majorité présidentielle, la cause était entendue : la bipolarisation l’aurait définitivement emporté et nous en serions revenus à la case départ.

Si nous n’avions pas affirmé cette autonomie, pour toujours, en tout cas pour des décennies, à chaque élection, les électeurs de bonne foi se seraient détournés de nous, nous considérant comme sympathiques sans doute, mais voués à la soumission dans un camp ou dans un autre.

Cela nous a coûté. Une vingtaine de nos députés a rejoint la majorité pour assurer leur élection, même si deux d’entre eux n’ont pas pu être réélus. Nous avons été quatre à choisir de nous battre sous nos couleurs ; deux ont perdu, injustement et de peu : Gilles Artigues et Anne-Marie Comparini. Je leur confierai des responsabilités dans notre famille politique et je ferai tout pour que soit corrigée l’injustice qui les a frappés.

Cette épreuve est difficile, sans doute. Mais elle était un passage obligé pour la naissance d’un courant politique nouveau.

Je considère que ce courant politique manque cruellement à la France et que c’est le moment de l’affirmer.

En effet, autour de nous l’offre politique est fixée. L’UMP est vouée à être l’exécutant de l’exécutif. Et le parti socialiste a choisi l’immobilisme, et ne peut d’ailleurs faire un autre choix avant longtemps, car ce choix suppose la fixation d’une ligne politique en même temps que la désignation (et l’acceptation) d’un leader. Visiblement, l’une et l’autre des deux décisions apparaissent aujourd’hui comme impossibles à prendre.

Cela nous donne la mesure de nos responsabilités.

Il nous revient d’être la force de renouvellement de la vie démocratique en France. C’est une immense ambition. Mais je ne la perdrai pas de vue dans les années qui viennent. Si nous accomplissons cette ambition, si nous travaillons dans cet esprit, alors les Français se tourneront vers nous lorsque sera venu le constat des désillusions d’un côté, des blocages insurmontables de l’autre.

Mais si nous sommes indépendants, nous ne jouerons pas la politique du pire.

Je veux vous dire quelle est ma vision et mon jugement sur le nouveau gouvernement et sur l’action de Nicolas Sarkozy comme président de la République.

Je pense que les premiers pas ont été habiles. La composition du gouvernement, reprenant le principe de l’ouverture que j’ai défendue pendant la campagne (y compris contre le candidat de l’UMP) a affiché un « générique » attrayant. La photo est bonne.

J’ai l’intention de faire crédit au gouvernement et de lui donner sa chance d’avancer ou de marquer des points.

Deux points m’inquiètent : d’abord les finances publiques. Pour l’instant la communication du gouvernement est tout entière fondée sur des dépenses nouvelles. Soit des cadeaux fiscaux (droits de succession, heures supplémentaires, intérêts d’emprunts immobiliers) soit l’annonce d’augmentation massive des dépenses (hôpitaux, universités, recherche militaire, etc.). Ces dépenses doivent atteindre au moins 20 milliards d’euros, alors que le déficit si lourd du budget de l’État était déjà de 39 milliards. Si ces estimations sont exactes, l’aggravation du déficit serait de l’ordre de 50 % ! Peut-être ne nous a-t-on pas tout dit, puisque qu’il n’a pas été question d’économies pour cette année, mais en l’état actuel des choses, je considère que nous devons être inquiets de cette orientation.

De même, le choix du président de la République d’être lui-même en première ligne de toutes les décisions et de tous les contacts annoncés, de faire tout remonter jusqu’à lui, est un signe d’engagement et d’activité. Mais il n’y a aucun pays qui se gouverne utilement ainsi en concentrant au sommet toutes les décisions et toutes les actions. Cette présidentialisation forcenée est sans aucun doute une question pour l’avenir. La France est un grand pays, très divers, complexe : il a besoin de partenariats, de décentralisation des décisions. Et toute concentration supplémentaire, qui peut paraître sympathique en termes de communication, est en fait un facteur de faiblesse pour l’avenir, du moins je le crains. Toute la tradition libérale et démocratique, tous les descendants de Montesquieu et de Tocqueville, ont dénoncé depuis deux siècles une pareille dérive.

Ce sont mes deux craintes principales à l’heure où j’écris ces lignes.

Les autres actions du gouvernement, nous les jugerons sur pièce.

L’accord européen trouvé à Bruxelles permet certes de trouver une « issue » à la crise. Mais comme l’ont noté Jean-Claude Junker, Romano Prodi, et d’autres dirigeants pro-européens, c’est au prix de bien des renoncements. Le but à atteindre était un traité simplifié, lisible par tous, compréhensible par les citoyens pour aller vers la transparence démocratique des institutions européennes. On aura un traité illisible, collection d’amendements aux traités européens antérieurs. Toute référence aux symboles de l’Europe a été gommée et supprimée : plus de préambule, plus de rappel des valeurs communes, plus de référence au drapeau, à l’hymne, à la devise, amoindrissement de la charte des droits fondamentaux. La mise en œuvre des règles nouvelles de droits de vote a été repoussée à 2014 (et même, en fait, à 2017). En attendant, on continuera avec le traité de Nice, ce qui est une mauvaise nouvelle pour l’Europe. Plus mauvaise nouvelle encore, l’ambiance du sommet, où les eurosceptiques tenaient en fait le haut du pavé, et ont saisi toutes les occasions de faire reculer l’Europe.

Mais il est juste aussi de dire que des acquis importants ont été préservés (le président pour deux ans et demi, le haut-représentant pour la politique étrangère) ou ajoutés (l’affirmation de la solidarité européenne en matière énergétique).

Pour ceux d’entre nous qui ont promu l’idée d’une constitution pour l’Europe, c’est le constat d’une marche arrière. L’Europe de l’inspiration a reculé. Pour les pragmatiques, il conviendra de tirer de cette situation le meilleur du possible. En tout état de cause, nous devrons lire avec attention le texte définitif, tel qu’il sera établi à l’automne par la Conférence intergouvernementale (CIG), avant d’exprimer un jugement définitif sur l’issue de cette crise.

Le gouvernement a lancé une réforme de l’université, annonçant une « autonomie » des universités françaises. Le premier ministre, qui a exercé à d’autres époques les fonctions de ministre de l’enseignement supérieur et de ministre de l’éducation nationale, a même indiqué qu’il s’agissait de « la réforme la plus importante de la législature ».

S’il s’agit réellement d’une réforme importante, elle ne peut réussir que si la méthode suivie n’est pas celle du passage en force. Le passage en force, contrairement à ce qu’on dit souvent pendant les campagnes électorales, ne peut pas marcher pour des décisions importantes sur des sujets sensibles dans nos sociétés modernes.

Il y a beaucoup d’aspects de la vie des universités qui exigent une plus grande autonomie dans la gestion de tous les jours, dans l’administration, dans les décisions budgétaires, dans la recherche de financements. Mais la question du déclassement éventuel des petites universités est une grande question nationale : on ne peut pas la considérer comme secondaire. De même la question des moyens, qui est la question prioritaire de l’université française ne peut pas être négligée : elle est intimement liée à la situation actuelle de l’université. Enfin la question du recrutement des futurs universitaires est la question clé : une grande université, c’est une université où enseignent et recherchent les plus éminents.

Le simple énoncé de ces questions montre clairement qu’il s’agit d’une œuvre de longue haleine, qu’il serait dangereux et contre-productif de vouloir régler à la va-vite.

Le « paquet fiscal » qui additionne des cadeaux faits au contribuable sera soumis au parlement pendant cet été. Deux questions se posent, celle de l’efficacité et celle de la justice d’un tel dispositif. Pour la justice, on sait que ces libéralités s’adressent évidemment pour l’essentiel aux plus favorisés. Pour l’efficacité, je n’ai jamais cru qu’il suffisait de dépenser l’argent que l’on n’a pas pour « relancer » l’économie d’un pays, surtout en économie ouverte sur le monde… Si cela était vrai, d’autres que nous se seraient lancés dans une politique de cet ordre. Or personne au monde ne l’a fait sans dommage. Toujours les avantages fiscaux se sont accompagnés d’une politique de baisse des dépenses publiques et non pas d’augmentation de ces dépenses. Sur ce point, je vous promets la plus grande vigilance.

En tout état de cause, notre attitude sera ouverte, constructive, et rigoureuse.

Les premiers, nous avons deviné l’affaiblissement et l’effacement des repères habituels de la droite et de la gauche. La preuve : de nombreux socialistes siègent désormais au gouvernement de Nicolas Sarkozy, alors que ses soutiens et lui-même affirmaient pendant la campagne qu’un tel mélange serait « antidémocratique ».

Ce choc culturel ne fait que commencer.

Notre volonté, c’est de construire au centre de la vie politique française un mouvement démocrate pour la France.

Et la condition de ce projet, c’est qui puissent enfin travailler ensemble des femmes et des hommes venus d’horizons différents. Ceux qui ont construit l’UDF et ceux qui viennent d’ailleurs : tous les démocrates ont leur place dans cette maison nouvelle, qu’ils se sentent au centre droit, au centre gauche, ou tout simplement en recherche d’un idéal politique nouveau. Le projet du Mouvement démocrate, c’est de leur apprendre à vivre et travailler ensemble parce que la France aura besoin du projet qu’ils porteront. Qui ne voit qu’il y a dans ce nouvel espace la clé de l’avenir de la politique française, pourvu que son indépendance et sa liberté d’esprit ne soient pas un mot vide de sens !

C’est difficile, bien sûr, de vivre et travailler ensemble. Au début, il arrive qu’on se soupçonne : les nouveaux craignent parfois chez les adhérents plus anciens une volonté de verrouillage ; les anciens perçoivent les nouveaux adhérents comme une menace, parce qu’ils les connaissent mal. Cela est tout à fait normal. Mais lorsque les rencontres se font, alors chacun découvre que l’autre, au fond, lui ressemble et que l’engagement est de bonne foi. En tout cas, il y a un point qui, pour moi, est essentiel : c’est du croisement de ces expériences, de ces parcours différents, que dépendra notre capacité à parler à notre peuple un langage nouveau ! Il faut donc que l’ouverture d’esprit, le partage des responsabilités, soient une réalité. Mais cela ne se fera pas au hasard : nous allons mettre en place des processus de décision, d’intégration, qui donneront des garanties à tout le monde, et que nous définirons ensemble.

Pour préparer tout cela, voilà quel est le calendrier que je propose, dans ses grandes lignes :

Dès cette semaine, je commencerai une série de réunions avec les adhérents, de l’Udf et du MoDem, dans un certain nombre de grandes régions françaises. Ces rencontres  auront lieu à huis clos, donc sans journalistes, mais dle compte-rendu précis sera disponible sur notre site.

Le 12 juillet, avant le départ en vacances de la plupart d’entre vous, je réunirai un bureau politique de l’UDF.

À la sortie des vacances, vraisemblablement à la mi-septembre -13, 14, 15, 16 septembre- nous réunirons des Assises de la Démocratie, dont le but sera de réfléchir à ce que doit être un parti politique dans notre XXI° siècle (principes d’organisation, statuts, méthodes de travail).

Fin octobre ou début novembre, sera organisé notre congrès national.

Et tout cela s’accompagnera de la préparation partout en France des élections municipales, à propos desquelles je vous adresserai une note particulière dans les jours qui viennent.

Mais nous ne devons pas oublier que le plus important, c’est le projet. Le modèle de société français et européen, confronté à la mondialisation, est en panne de futur. Il est en panne de vision. Nous avons commencé à renouveler cette vision, mais cela ne suffit pas. Ma conviction la plus profonde est que seul le projet démocrate, parce que son but est non pas matérialiste mais civique, parce qu’il vise à la conscience et à la responsabilité de tous les citoyens, est à même de répondre aux questions de notre temps, qui touchent à la condition matérielle et morale des femmes et des hommes, des familles de notre temps. Ce projet, j’entends que nous le préparions de la manière la plus profonde et la plus ouverte, associant comme je l’ai promis milieux intellectuels et citoyens, à égalité de dignité et de responsabilité. Internet et réseaux citoyens joueront un grand rôle dans ce travail profond.

Je m’adresserai régulièrement à vous dans les semaines et les mois qui viennent.

Je vous assure de mon amitié.

François Bayrou

Calendrier des réunions avec les adhérents :

Mardi 3 juillet à Paris (19h)
Mercredi 4 juillet à Lille (19h)
Jeudi 5 juillet à Orléans (20h30)
Samedi 7 juillet à Castanet-Tolosan (16h)
Lundi 9 juillet à Lyon
Mardi 10 juillet à Rennes
Mercredi 11 juillet à Marseille

02/06/2007

L'impérative nécessité d'un contre-pouvoir vigilant et constructif

François Bayrou fustige "la concentration des pouvoirs" au plus haut niveau de l'Etat

François Bayrou, en déplacement pour soutenir les candidats du Mouvement démocrate, a critiqué vendredi à Mérignac le "pouvoir extrêmement puissant" du président Nicolas Sarkozy souhaitant qu'"en face" il y ait des "députés indépendants" capables d'approuver ou de s'opposer à ses décisions. "Je ne crois pas que le président de la République puisse décider de tous les sujets dans un pays, décider de tout en matière de crédits immobiliers, en matière d'éducation nationale, marginalisant le ministre, voulant lui-même donner la réponse aux syndicats", a-t-il dit au cours d'une conférence de presse.

"Ce n'est pas un mode de fonctionnement réaliste", a poursuivi M. Bayrou qui venait apporter son soutien aux onze candidats de l'Udf-MoDem en Gironde. "Je pense nécessaire d'avoir en face de ce pouvoir extrêmement puissant, des députés indépendants capables de dire oui quand c'est bien, et capables de s'opposer quand ils pensent que les décisions sont injustes", a-t-il ajouté.

01/06/2007

L'UDF à Strasbourg: Enfin, un peu de ménage.... Il est des clarifications qui s'imposaient!

La Stras’Académie d’Alsaflop

C’est décidé : j’adhère au MoDem !

Une seule chose me faisait encore hésiter : la trop grande patience de l’UDF (départementale et nationale) face aux mini-Santini, aux mini-de Robien, aux mini-Morin, donc aux maxi-traîtres, maxi-taupes, maxi-opportunistes, aux maxi-carriéristes et aux marionnettes géantes (pas comiques du tout) télécommandées par le « tandem  UMP» du « Sarkoland-am-Rhein », comme dit un observateur lucide qui s’auto-censure dans son journal.

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Durant les Présidentielles, j’ai été outré, effrayé, scandalisé par les voix que ces petits « agents doubles » faisaient perdre à Bayrou par leur conduite qui ne visait qu’à mettre des balles dans les pieds de l’Udf, qu’à tirer à vue sur des personnalités UDF taxées d’indocilité par le « tandem UMP », qu’à entretenir des confusions. Que de communiqués publiés dans les dna pour eux si ouvertes malgré leur non-représentativité ! Que de « permanence » tenues au nom d’eux-mêmes ! Que de ragots par eux répandus par seul souci de nuire à ceux (et celles) qui refusent la servilité ! "La fidélité, vertu canine", disait un sage...

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« Papy Riot » l’a dit devant le Club de la presse dans un débat sur le « PHENOMENE Bayrou ». « Si Bayrou a seulement double son score de 2002 sur Strasbourg et non triplé comme dans l’ensemble de la France, c’est en partie parce que la mobilisation de ses partisans a été délibérément insuffisante ou carrément contre-productive sur le centre ». C’est vrai que j’ai suivi les efforts de Chantal CUTAJAR et de son équipe en cette période : elles étaient bien seules à « labourer le terrain ». C’est toujours très dur de devoir travailler contre une partie de son propre camp : la cinquième colonne n’est pas un mythe…

Hier encore quand je voyais l’usage abusif, moralement indigne, politiquement honteux qui était (et est encore) fait du sigle UDF par des suppléants de candidats UMP, je me disais que les pratiques politiques étaient trop pourries pour que je m’engage (même en simple militant) dans ce qui apparaissait comme un marécage réservés aux grenouillages.

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Il est vrai que les petits nains de jardins du pseudo-centrisme local peuvent mettre en avant les (mauvais) exemples donnés par le sommet..

Bayrou doit avoir (encore) la naïveté des enfants de chœur (c'est une vertu) pour avoir fait confiance (c'est un tort) à des élus qui confondent liberté de vote et liberté de trahir, liberté de penser et liberté de changer de convictions, liberté d’action et liberté de faire de mauvaise sa actions.

Sur Strasbourg, Fabienne, ingrate fille politique de Daniel Hoeffel le rigoureux, fait plus et mieux. Elle se fait élire UDF, elle passe à l’UMP tout en continuant à se réclamer du centrisme et tente de mettre la main sur l’UDF locale par agents spéciaux infiltrés, par commandos dociles, par soldats (soldates) d’une Légion très spéciale. Faux nez et faux culs, garde à vous ! Sonnez la charge !

Heureusement, Bayrou a eu le courage de maintenir son cap : le Centre, c’est au Centre. Pas exclusivement à cette gauche de la droite qui s’appelle le Centre droit., ou  maladroit !

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Au Centre, on regarde avec deux yeux (on n’est pas borgne), on écoute avec deux oreilles, on agit avec deux mains , et on marche sur deux pieds. Mieux : On n’a pas le cul entre deux chaises, mais on est assis, sur ses deux  fesses,  sur une  troisième chaise. Vouloir RASSEMBLER et UNIR, ce n’est pas vouloir tout mêler n’importe qui n’importe quoi n’importe comment. Retour et références aux « Ordres » de Blaise Pascal ! Et c’est vouloir agir dans la clarté et la transparence, pas dans la magouille, avec  des pratiques fripouilles et des convictions d’andouilles (c’est pour la rime, vous l’aurez compris !)

Mais je cause, je cause … et j’en oublie mon propos ! Oui, aujourd’hui j'adhère (enfin !) au MoDem, parce que j’ai lu dans les dna (il faut bien chercher, dans les échos, pas dans les infos,  mais cela se trouve !) qu’enfin les pendules étaient mises à l’heure à l’UDF sur Strasbourg. Et que quelques moutons noirs devraient quuitter le troupeau. Et surtout ne plus s'en recommander ou s'en réclamer...

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Des exclusions, des suspensions et des mises au point. Je cite :

>>>> « Laurent Spiero, Alain Lévy, Gilbert Wentz, Emmanuelle Vierling-Kovar, tous les quatre élus au Conseil municipal de Strasbourg ainsi que Bertrandt Hirtz et Pascal Boes de Schiltigheim et Yasmina Sadarnac, candidate dissidente dans la troisième circonscription sont « suspendues de l’UDF-MODEM dans l’&ttente d’une mesure d’exclusion qui sera prononcée par a commission nationale d’arbitrage et de contrôle ».Tous d'illustres inconnus qui ne sont célèbres que par leur appétit de glouton.Faim de pouvoir. Faim d'Honneurs.Faim d'une bonne place sur la prochaine liste Keller-Grossamnn pour les prochaines municipales.Vous connaissez les "gloutons"? Des animaux bizarres...Ils ont nombreux dans le "Nouveau Centre" , ce PSLE du petit Morin qui veut devenir grand...

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>>>> A cette liste d’exclus s’ajoute le conseiller général Jean-Daniel Zeter, suppléant d’Yves Bur, (député UMP sortant), l’homme dont l’Ump n’a pas voulu au perchoir de l’Assemblée (même pour trois mois) , celui qui se préoccupe (un peu) des buralistes après (et non avant) de promouvoir la campagne anti-tabac que l’on sait, celui qui… Non il s’agit là d’autres sujets ! Pardon pour mes digressions :je ne suis qu’un journaliste stagiaire pigiste amateur…Ces "UDF" qui jouent la carte UMP quand l'UMP veut "kärcheriser" Bayrou jusque dans son fief, ils sont de quel ordre dans le règne animal? Des suceurs, peut-être. Ou des piqueurs. Mais là je ne vise pas que M. Zeter que je ne connais qu'à travers une récente ITW à la télé où il expliquait avec mauvaise foi toute sa bonne foi... Pauvre homme! Un incompris...

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>>>> Dans le même communiqué (je fais toujours confiance aux DNA puisque je n’ai pas reçu ce texte), les responsables  départementaux du MoDem rappellent que les adjoints strasbourgeois Anne Schumann (celle qui n’arrête pas de cogner sur Pascal Jurdant-Peiffer, dieu sait pourquoi) et Harry Lapp « ne font pas partie du mouvement ». Ils ne sont plus "gloutons". Dans la genre, ils seraient plutôt piqueurs. Ou des suceurs. Je sais: c'est la même chose que pour les précédents mais pas dans le même ordre. Comme faire la différence entre un Douste et un de Robien? D'ailluers les piqueurs sont souvent des suceurs.... 

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>>> Frédéric Le Géant, (« également membre de la majorité de Fabienne Keller », précise utilement les DNA, sans craindre le pléonasme) « n’est en aucun cas porte –parole de l’udf-MoDem du Bas-Rhin ».

Alors, çà, c’est vraiment Géant ! Un usurpateur cet homme que je ne connais que par ses annonces (toujours publiées dans  les DNA) de « permanence » dans un café en face de la poste ! Ah! Non j'oubliais...

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Je le connais aussi parce que, m'a-t-on dit, il s'est rétracté (sous la menace d'une suspension de l'udf) après avoir signé un appel à voter Sarkozy dès le premier tour ... Un vrai bayrouiste, ce jeunes homme!

Frederic le Magnifique avait aussi publié (au nom de qui et de quoi?) un communiqué soutenant toutes les candidats investis par l'udf-Modem dans le Bas-Rhin en "oubliant"... Chantal Cutajar, vous savez,  celle qui agace , énerve et gêne le plus le "tandem UMP"... Celle dont le "tandem UMP" ne voulait surtout pas comme candidate dans la circonscription où Grosmann s'est échoué en 2002 et ne s'est pas représenté ("à la suite d'un sondage", m'assure un journaliste qui ne délivre pas toutes ses informations à ses lecteurs).

Il ne porte donc que sa propre parole, M. Le Géant! Mais il fallait le dire plus tôt. Il était temps de lui clouer le bec à ce coucou qui pique le nids des autres pour y pondre ses oeufs ! Et qui se parre des plumes du paon qu'il n'est pas... Un coucou mégalo, en somme.Il doit être malheureux cet homme... 

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Je vais peut-être suivre son "exemple" et signaler mes activités de brasserie dans les dna....

Vous voyez le genre de communiqué : « Alsaflop (qui n’engage que lui-même) tiendra sa permanence (de porte-parole de lui-m^me) au Snack’Michel tous les matins de 8 à 9 heures. Est à la disposition de tous les Sarko-Centreux qui sont aux ordres du "tandem UMP" pour se faire offrir un café, avec ou sans croissant, afin de mesurer la qualité de leurs arguments etpour tester ses propres qualités de résistance à toute avance politique corruptrice qui pourrait lui être faite »...

Le Nain, pardon Le Géant, (oui, je sais, c'est vil de fcilité)  viendrait peut-être à ma table… Pour s’y mettre… à table ! Après tout il doit avoir des qualités, cet homme pour être ainsi utilisé par l’UPS, l’Union pour Sarko (mince, encore un lapsus) pour Strasbourg. Le coucou est un malin.Comme une fouine, dit-on...

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J’insiste tout de même: ces infos, selon le  lecteur attentif que je suis, ne devraient pas être dans les « échos », surtout quand on se souvient du tapage fait par les DNA autour du moindre éternuement de ces (vrais) « dissidents » depuis longtemps !

Mais ce n’est pas moi qui vais donner des leçons en matière de hiérarchie de l’information…. Comme me dit un journaliste expérimenté, « tous les journaux locaux sont un peu tributaires des annonces municipales. C’est la loi du système ».

Un débat qui me dépasse… Mais, moi, dans l'ordre animalier, je suis plutôt du style singe.(je raconte cela histoire de démontrer que mes allégories animalières n'ont rien de désobligeant pour... les animaux). Je me rêve bonobo. Allez savoir pourquoi...

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Ces « échos » en chapelet sont titrés « UDF-MoDem : la Purge ».

"Purge" : dans quel sens prendre le mot ?

Médicalement, ce n’est pas mal vu. Il s’agit en effet d’un traitement purgatif. Mais cette « purgation » est bien tardive pour qu’on parle de « purge de cheval »…

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Techniquement, le mot n’est pas mal choisi non plus : « évacuation d’un fluide dont la présence dans une conduite ou un récipient nuit au bon fonctionnement d’un appareil », dit le Dictionnaire. Ce « purgeage » s’imposait en effet.

Politiquement, c’est plus douteux, mais c’est sans doute à ce sens que les DNA voulaient se référer, avec ironie j’espère : cela implique un « acte d’autorité contre des indésirables » (toujours selon le dictionnaire). Mais cela a un aspect péjoratif que ne mérite pas la trop tendre UDF. Sinon la « purge » se serait faite plus vite et aurait eu plus d’ampleur.

C’est sans aucun doute sur le plan moral que le mot « purge « des DNA se justifie le plus : il est synonyme de purification….

 C’est à confesse, en effet,  que les pêchés de ces démocrates chrétiens proclamés pourront (peut-être) leur être pardonnés… En termes laïcs, qu’ils règlent eux-mêmes leurs problèmes de conscience, eux qui obéissent tant aux consignes. Mais là je deviens très polémique. Ce qui n’est guère charitable…

En tous cas, c’est en conscience que maintenant, ce « ménage » étant fait, je peux adhérer au MoDem, non comme une huître ou un sot, mais en Acteur. Vous faites comme moi ?

ALSAFLOP

29/05/2007

Le MoDem sera « constructif, positif et vigilant »

Marielle de Sarnez à l’émission En aparté sur Canal+ VOIR LA VIDEO >>>>>>>>>>>>>

Marielle de Sarnez a réaffirmé que le Mouvement Démocrate (MoDem) sera « constructif, positif et vigilant » à l’égard du gouvernement. La vice-présidente de l’UDF ne croit pas que Nicolas Sarkozy poura tenir tous ses engagements de campagne.

Marielle de Sarnez a jugé normal que le président de la République connaisse un état de grâce quelques semaines après son élection. Mais elle sait que cela ne dure jamais : Nicolas Sarkozy a beaucoup promis pendant la campagne et il va être tôt ou tard confronté à la réalité. Marielle de Sarnez sait aussi qu’il ne pourra pas tenir tous ses engagements : par exemple, sur l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne, elle ne voit pas le chef de l’Etat utiliser le veto français au prochain Conseil européen.

De même, la défiscalisation des heures supplémentaires promise sera difficile à mettre en place…

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Marielle de Sarnez a prévenu que le Mouvement Démocrate (MoDem) sera « constructif, positif et vigilant » sur des sujets aussi majeurs que la dette, l’Europe, la réforme des institutions, l’impartialité de l’Etat et la séparation des pouvoirs, la lutte contre l’exclusion, le développement durable, l’indépendance des médias…

Marielle de Sarnez qui est elle-même candidate à Paris, compte bien faire entendre la voix du MoDem au Parlement même si elle reconnaît que le mode de scrutin majoritaire n’avantagera pas sa formation. Elle a fait remarquer que dans un pays européen, lorsque que vous faites 19% des voix, vous pouvez raisonnablement vous attendre à avoir une même proportion de députés au Parlement. Malgré cela, Marielle de Sarnez a réaffirmé qu’il n’y aura pas d’accord de désistement entre le MoDem et le PS : nous aurons des candidats qui arriveront premier ou deuxième, et qui de fait seront au second tour.

 L’enjeu des législatives est, selon elle, de savoir si les Français veulent une chambre bleu horizon avec un peu de rose ou s’il y aura aussi de l’orange dans l’hémicycle c'est-à-dire des parlementaires qui auront une voix libre, indépendante. Marielle de Sarnez estime que le Parlement doit être un contre-pouvoir face à un gouvernement qui a tous les pouvoirs.

« On ne s’habitue jamais au pire » a déclaré Marielle de Sarnez à propos des députés UDF qui ont rejoint la majorité présidentielle. Pour elle, ces ralliements étaient inattendus d’autant que les parlementaires avaient la liberté de s’exprimer. La vice-présidente de l’UDF attribue ces changements de camp aux institutions : le mode de scrutin majoritaire joue, selon elle, sur la faiblesse des hommes c’est pourquoi Jean Monnet voulait qu’on ait des institutions qui les renforcent où chacun pourra rester ce qu’il est et pourra travailler avec les autres sensibilités.

Marielle de Sarnez estime qu’il faut avoir un comportement exemplaire si l'on veut que les Français croient en la politique. Sinon c’est le sentiment du « tous pourris » qui domine. Il reste selon elle, encore beaucoup du travail pour que « les Français croient que la politique, c’est une exigence morale et une éthique ».

Interrogée sur l’indépendance des médias, Marielle de Sarnez a réaffirmé son opposition à ce qu’un groupe industriel qui vit des commandes de l’Etat, possède des médias. « Ce n’est pas à l’honneur de la France » a-t-elle déclaré. De même, elle a jugé que la nomination d’un proche de Nicolas Sarkozy à TF1 pouvait prêter à interprétation et n’était pas bienvenue.

Enfin, concernant le lundi de Pentecôte, elle a estimé que nous étions dans « une situation ubuesque » où certains travaillent et d’autres pas : c’est « le désordre le plus complet ». Elle a rappelé que cela faisait trois ans que l’exécutif avait promis qu’il y aurait une évaluation de ce dispositif destiné à financer la dépendance des personnes âgée et le handicap. Il est, selon elle, grand temps de le faire

24/05/2007

MoDem: Le cap des 75 000 adhérents est franchi

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17/04/2007

Dans le JDD: A J-5, bien des indécis restent à convaincre...

Bayrou ou "le seul vote utile"

 

En retrait ces derniers temps du couple Sarkozy-Royal, François Bayrou a fait feu de tout bois lundi soir pour revenir dans la course à l'Elysée. Omniprésent dans les médias mais également en meeting à Lyon, le candidat centriste, sollicité ce week-end par certains dirigeants socialistes, s'est présenté comme 'le seul vote utile, le seul capable de faire bouger les lignes'

Les petits déjeuners de Chantal CUTAJAR

Les politico-dating se déplcent tous les samedi d'une terrasse ou d'un café à l'autre, au centre Ville et dans d'autres quartiers...Et cela va continuer!

Chaque dimanche, un Stammtish se réunit sur la terrasse du Gayot, plce du Marché Gayot, à Strasbourg

Ce mardi a lieu un GRAND DEBAT CITOYEN à l'ANCIENNE DOUANE sur la REVOLUTION TRANQUILLE (et RESPONSABLE) de BAYROU. Et il y en aura d'autres...

Ce jeudi, Chantal CUTAJAR tient son premier petit déjeuner thématique. Le premeir d'une série qui se poursuivra jusqu'au deuxième tour des Législatives, et après en cas d'élection.Dans toutes ces manifestations, les mêmes principes: écoute et explications. En toute simplicité. En toute convivialité.

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Cette invitation vous est adressée:

Chantal CUTAJAR  Conseillère municipale de Strasbourg et Candidate UDF aux élections législatives dans la 1ère circonscription de Strasbourg vous invite à participer à un petit déjeuner à :

 

L’ART CAFE

Musée d’art moderne

STRASBOURG

 

Jeudi le 19 avril 2007 de 8.30 à 10.00 Heures

  Nous aborderons les projets et le programme de François BAYROU pour les Entreprises, l’Économie et l’Europe.  Le débat sera animé par René ECKHARDT, Président d’Honneur de la Confédération Européenne des Associations de P.M.E. à BRUXELLES.  D’avance nous nous réjouissons de vous accueillir à cette occasion.

Cordiales salutations

Pour l'équipe de campagne


René ECKHARDT
6, impasse des Grives
F 67 203 OBERSCHEAFFOLSHEIM
T. + 33 (0)3 90 20 28 65 et 06 79 97 65 58
rene.eckhardt@wanadoo.fr
A SAVERNE, VENDREDI
Autre manifestation intéressante organisée à Saverne par la section bas-rhinoise de l'UDF et Thierry Carbiener, candidat UDF: Dernière grande soirée de soutien à François Bayrou avant le premier tour des élections présidentielles, le vendredi 20 avril à 19 heures 30 au Château des Rohan à Saverne.

>>>En ouverture, « Destins de femmes » donnera une tribune à trois intervenantes au parcours remarquable. Elles illustrent, chacune à sa façon, l'évolution des femmes dans notre société. Parmi elles, Francine Loegel, chef d’entreprise, Anne-Lise Sturtzer, pour nous parler des nouveaux métiers d'aide à la personne, et Sandrine Kauffer, auteur d'un ouvrage sur François BAYROU.

>>>La seconde partie de la soirée permettra aux candidates/candidats aux élections législatives  et à leurs suppléantes/suppléants, ainsi qu'aux responsables des structures locales de l'UDF et aux militants de motiver publiquement les raisons de leur soutien à François Bayrou.

 

 

13/04/2007

BAYROU dénonce les déclarations de Sarkozy sur la Shoah

François Bayrou estime que les "dérapages contôlés et multipliés" de Nicolas Sarkozy, sont particulièrement graves .Interrogé sur France 2 ,le candidat de l'UDF a évoqué "énormément de signes, énormément d'affirmations qui montrent que Nicolas Sarkozy a décidé  de se rapprocher du Front national".

"Ceci est visible depuis plusieurs mois et préoccupe un grand nombre de républicains", a-t-il ajouté."Nicolas Sarkozy multiplie les affirmations qui sont extrêmement curieuses et surprenantes, a-t-il ajouté. "Il a dit ces jours-ci des choses par exemple sur l'Allemagne en imputant au peuple allemand la responsabilité de la solution finale, de la Shoah, de l'extermination des Juifs qui font frémir dans le cadre de relations ultérieuses au sein de l'Union européenne".

Lors d'un meeting à Nice le 30 mars, Nicolas Sarkozy avait déclaré selon le site internet de l'UMP : "je suis de ceux qui pensent que la France n'a pas à rougir de son histoire. Elle n'a pas commis de génocide. Elle n'a pas inventé la solution finale. Elle a inventé les droits de l'Homme et elle est le pays du monde qui s'est le plus battu pour la liberté."

A Caen, le 9 mars, Nicolas Sarkozy avait déclaré : "La France n'a jamais cédé à la tentation totalitaire. Elle n'a jamais exterminé un peuple. Elle n'a pas inventé la solution finale, elle n'a pas commis de crime contre l'humanité, ni de génocide."

François Bayrou a estimé qu'il "y a là quelque chose qui est d'un dérapage, qui est d'une outrance, qui est inquiétant pour ce que nous avons à faire de l'Europe ensemble".

09/04/2007

Un parti associé à l'UMP soutient françois Bayrou, "seul candidat à porter une vision humaniste, tolérante et nouvelle de notre pays"

medium_romero.jpgJean-Luc Romero, président du parti Aujourd'hui, Autrement, associé à l'UMP, a annoncé lundi 9 avril dans un communiqué qu'il soutenait la candidature de François Bayrou pour l'élection présidentielle.Il constate qu'"il n'est pas parvenu à peser significativement sur les positions de l'UMP" et déplore"la droitisation constante de l'UMP au cours de cette campagne". Il estime que François Bayrou "est aujourd'hui le seul candidat à porter une vision humaniste, tolérante et nouvelle de notre pays".

Jean-Luc Romero a été élu conseiller régional d'Ile-de-France sur la liste UMP/UDF/Cap 21 de Paris en 2004. Se réclamant d'une "droite sociétale et sociale", il est candidat aux législatives dans la 8e circonscription de Paris (12e arrondissement). Il a été président du comité Sida, grande cause nationale 2005. Il avait quitté en juin 2004 le poste de secrétaire national de l'UMP chargé de la lutte contre le sida, pour protester contre le report de l'examen du projet de loi contre les propos sexistes ou homophobes.

Le communiqué diffusé sur son site>>>>>

"Depuis plus de 2 ans, à la tête d'Aujourd'hui, Autrement (AA) - parti associé aux Radicaux de l'UMP -, Jean-Luc Romero conseiller régional d'Ile-de-France, président d'Aujourd'hui, Autrement, a martelé que les questions de société ne peuvent être réduites ou récupérées par un camp politique car elles ne sont ni de droite, ni de gauche.

Parallèlement, il soutient la mise en œuvre d'une 6ème République, pacte fondateur d'AA, pour donner une impulsion nouvelle à notre démocratie.

Constatant qu'il n'est pas parvenu à peser significativement sur les positions de l'UMP et après avoir examiné les programmes des candidats, il en est arrivé à la conclusion que seul François Bayrou a la volonté d'impulser ce nouvel élan qu'attendent les Français ainsi que d'imposer le renouvellement des idées et de la classe politique auxquels aspirent nos concitoyens.

La droitisation constante de l'UMP au cours de cette campagne, la décision inacceptable de l'Assemblée nationale d'accorder 5 ans d'allocations chômage aux députés battus, le double langage de l'UMP sur la lutte contre les discriminations – M. Vanneste n'a jamais été sanctionné par l'UMP et a reçu le soutien du secrétaire national aux élections, Alain Marleix, qui a signé sa proposition pour revenir sur la pénalisation de l'homophobie ! - ont achevé de le convaincre que François Bayrou est aujourd'hui le seul candidat à porter une vision humaniste, tolérante et nouvelle de notre pays."


08/04/2007

François Bayrou répond au questionnaire du CRAN

 

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1. Quels sont vos projets en matière de lutte contre les discriminations ?

Je comprends le terrible sentiment de rejet que peuvent ressentir un certain nombre de nos concitoyens. Il y a un grand travail à faire pour que notre devise républicaine, "Liberté, Égalité, Fraternité", prenne à nouveau tout son sens. Et ce travail ne se contente pas de grandes incantations et de grands discours. C’est tous les jours, sur le terrain, au quotidien, qu’il faut combattre les discriminations.
Elu président de la République, je ferai un plan de lutte contre les discriminations qui s’appuiera sur des pratiques contrôlables, des textes vérifiables dans la vie de tous les jours et je demanderai qu’on en mesure les résultats, avec le concours des associations concernées.
La première lutte contre les discriminations commence à l’école, qui est la clé de tout, parce qu’elle est le premier lieu de l’égalité des chances. C’est, par exemple, toute la signification de la carte scolaire, que certains veulent abandonner et que je veux maintenir. C’est ensuite offrir à tous les jeunes, tous les collégiens de tous les quartiers, quelle que soit leur origine, quelle que soit leur situation sociale et de fortune, quelles que soient leurs relations, les chances de réussir aussi bien que dans les arrondissements les plus favorisés de la capitale.
L’écoute, le respect, l’apprentissage des différences, tout cela commence au plus jeune âge, et les valeurs que l’on transmet aux enfants sont autant de repères qu’ils garderont toute leur vie.

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2. Etes-vous favorable à l'usage des statistiques de la diversité afin de lutter contre les discriminations raciales ?

En France on connaît très mal la réalité chiffrée de l’immigration, et tout aussi mal la réalité chiffrée de la composition de la population résidente. Et même quand l’information existe, très peu de chercheurs ou de journalistes l’utilisent, donc, au bout du compte, très peu de décideurs.
Sur ce point, je suis très intéressé par le travail mené par Jean-François Amadieu et ses collègues de l'Observatoire des discriminations. Je trouve également intéressant la récente enquête réalisée par le CRAN, comme celui mené l'an passé sur les Français de métropole originaires d'outre-mer, et d'autres encore. On ne gagne rien à se cacher la diversité de notre peuple, au contraire, on y perd beaucoup !

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3. Les populations noires étant particulièrement exposées au chômage, comment pensez-vous vous y prendre pour qu'elles ne soient pas les oubliées de la croissance et de l'emploi ?

Je ne crois pas à la discrimination positive. J'ai au cœur un modèle différent : celui de l'égalité réelle.
Je propose que les places dans les filières sélectives du supérieur soient réparties également entre tous les lycées. Ce n'est pas une discrimination, c'est une égalité.
Ensuite, à diplôme égal, des études montrent que ce qui freine le plus l'accès à l'emploi, c'est le CV. Une fois admis pour un entretien, l'égalité des chances est plus grande. A l’initiative de parlementaires de ma famille politique, le Parlement a voté l'instauration du CV anonyme pour les entreprises de plus de 50 salariés. C’est une piste, que je demande à expérimenter avant de la généraliser si elle fait ses preuves, tant auprès des personnes concernées que des entreprises.

4. Quels dispositifs pensez-vous mettre en place en matière de logement social ?

La première exigence, c’est que la loi SRU sur les 20% de logements sociaux soit appliquée. Si les maires refusent d’accorder des permis de construire des logements sociaux, ce droit devra être temporairement transféré aux préfets.
Je propose par ailleurs que tous les programmes immobiliers comprennent au moins 25% de leur surface en logements sociaux. La mixité doit marcher dans les deux sens : des logements sociaux dans les programmes destinés aux populations plus avantagées, des logements pour des les classes moyennes ou supérieures dans les programmes de logements sociaux. Moduler les loyers dans le parc HLM, en fonction de la situation des personnes, est une nécessité de justice et d’efficacité. La politique du logement doit mobiliser également le privé, le public et l'associatif, par l’instauration d’une logique de mission, avec des moyens liés à la mission, et non plus liés principalement au statut des acteurs.
Je propose également une mesure simple et qui simplifiera considérablement la vie des familles, en particulier des moins aisées : la suppression des cautions pour les personnes qui veulent louer un logement.

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5. Quels projets avez-vous pour contribuer au "mieux-vivre" dans les banlieues ?

Je veux réimplanter l’Etat là où il est absent. C’est particulièrement vrai dans les banlieues, mais aussi dans certaines zones rurales. L’égal accès au service public est au cœur de notre pacte républicain, pas seulement l'Etat répressif, chargé de la sécurité, mais aussi l'Etat qui protège et qui aide. Je propose qu'il y ait désormais un sous-préfet qui représente l'État dans chacun de ces quartiers. Avec si possible des fonctionnaires habitant dans les quartiers.
Deuxièmement, il faut, en profondeur, un travail de mixité sociale. Il importera aussi de proposer d’autres localisations d’ensembles de logements : défaire et éviter les ghettos, y compris dans l’architecture et la géographie.
Enfin, c’est par l’école et la famille que tout passe. Un très grand nombre de familles se trouvent sans repères face à l’éducation de leurs enfants. Dans les cités, le collège est en première ligne. Il faut y ramener le calme : en sortir les jeunes qui déstabilisent leur classe ou leur établissement, en créant des structures scolaires de recours, et introduire des parcours d’excellence, des classes de réussite, précisément dans ces quartiers dits sensibles. Il faut prouver que la réussite est possible partout.
J’ajoute que le monde associatif a un rôle considérable à jouer, en face ou à côté de l’Etat, pour retisser du lien social, pour apprendre à vivre ensemble, pour apprendre à respecter les règles, pour apprendre à bâtir des projets communs…

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6. Quelles réformes pensez-vous adopter à propos du statut des DOM-TOM ?

Les questions de statut sont souvent délicates et se posent différemment d'un endroit à l'autre - comme l'a encore montré récemment la question du corps électoral en Nouvelle-Calédonie. Je tiendrai dans tous les cas à un principe : l'égalité de citoyenneté entre les Français, quelle que soit leur région ou leur origine.
Or la question de l'organisation institutionnelle se pose aussi bien en métropole qu'outremer.
Je défends la départementalisation de Mayotte, car le peuple mahorais le veut. La société mahoraise a quelque chose d’unique, à la fois très jeune et très attachée à ses traditions.
En Polynésie française, la question est celle du mode de scrutin. La situation de blocage a été créée par une absurdité institutionnelle : on a bâti un mode de scrutin ubuesque, qui s’est d’ailleurs retourné contre ses promoteurs. Il faut une règle du jeu juste et efficace. Dans cette affaire, l'État a failli. Élu président de la République, je garantirai que l'État sera impartial, en Polynésie et dans toutes les collectivités.
Pour les Antilles, la question reste pendante depuis l’échec du référendum. Pour moi, lorsqu’on adopte un nouveau statut, on doit le définir clairement.

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7. Quelle mesure pensez-vous prendre pour remédier au défaut de continuité territoriale pour les DOM-TOM, notamment en matière de transports aériens ?

La prétendue "continuité territoriale" est en réalité une discontinuité territoriale : il y a absence complète de liaisons avec des zones entières de la planète. L'État dépense de 180 à 190 M€ par an pour assurer la continuité territoriale avec la Corse contre seulement 40 M€ pour l’ensemble de l’Outre-mer ! Nous remettrons ce sujet dans le débat, en demandant par exemple un effort réel aux compagnies de transport qui bénéficient d’un monopole.

8. Que pensez-vous de la reconnaissance politique et culturelle de la langue créole ? Souhaitez-vous vous y engager ? Et si oui, comment ?

Les créoles des différentes îles et régions d'outre-mer sont des langues de France, au même titre que le Béarnais ou le Breton. Et je suis passionnément amoureux des langues régionales, qui sont des trésors de la Nation.
La défense du français n'est pas contradictoire avec la défense de nos langues régionales, avec la défense de la diversité culturelle de notre patrimoine que chacune des langues régionales constitue ! La France signera la Charte des langues régionales ou minoritaires.
En tant que citoyens français, nous avons tous le droit de pratiquer les langues qui nous ont faits ce que nous sommes.

9. Quelle est votre vision des relations entre les anciennes colonies d'Afrique et la France ? Comment pensez-vous rendre plus équitables les coopérations politiques et économiques dans ce domaine ?

A mes yeux il n’y a qu’un avenir pour l’Afrique : que les Africains se voient garantir qu’ils pourront eux-mêmes nourrir et équiper leur continent, avec aide et protection internationale, comme les Européens l’ont fait, après la Guerre, en recevant l’aide du plan Marshall et la protection du Marché commun. Redonner à l’Afrique les moyens de vivre, son autonomie, son indépendance, c’est la clé de tout.
Et cela résoudra la question de l’immigration. Il n’y a pour moi qu’une politique juste et efficace de lutte contre l’immigration, c’est de garantir aux Africains qu’ils peuvent vivre convenablement en Afrique, de leur travail, comme des hommes debout.

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10. Quelles mesures pensez-vous prendre en matière d'immigration ? Comment pensez-vous faire pour que ces mesures ne contribuent pas à renforcer la précarité, le racisme et la xénophobie ?

Je propose une politique nationale d’immigration articulée en deux volets : maîtrise de l’immigration clandestine et main tendue à ceux qui peuvent et veulent s'intégrer.
Premier volet, la maîtrise de l’immigration clandestine, en métropole et peut-être plus encore dans outre-mer. Il faut lutter résolument contre les filières de passeurs et les trafics d’êtres humains. Il faut en même temps très durement réprimer le travail clandestin. Les immigrés clandestins ne restent que s’ils peuvent travailler. Le travail clandestin est la condition de l’immigration clandestine, et chacun sait qu’il est en réalité peu réprimé.
La politique d’immigration doit être une politique européenne : il faut une politique concertée de circulation, de visas, d'accompagnement des immigrés. Si un immigré n’est pas admis, il doit être reconduit, le plus vite possible, avant que ne se créent des liens familiaux. S’il est admis, il faut l’inciter à s'intégrer à la société française, par un programme d’intégration portant sur la langue française et nos valeurs. L’assiduité à un tel programme serait une condition de régularisation. Les immigrés arrivés clandestinement sur notre territoire ne sauraient être régularisés que sur des critères clairement définis : contrat de travail, maîtrise de notre langue et de nos valeurs, connaissance de notre mode de vie.

11. Etes-vous favorable au droit de vote des résidents non communautaires ? Pour quelles élections et à partir de quand ?

Je suis favorable au droit de vote des résidents non communautaires aux élections locales pour ceux qui ont dix ans de présence sur le territoire national et dont on sait qu’ils sont intégrés parce qu’ils paient des impôts, participent à la vie locale…

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12. Pour ce qui est des populations noires, quelle politique de la mémoire pensez-vous mettre en place ? Quelle place doit avoir l'école, selon vous, dans cette perspective ?

Pour qu'il y ait fraternité, il faut qu'il y ait reconnaissance de l'identité, de la spécificité et de l'histoire de chacun.
De chacun, car les histoires des populations noires françaises sont diverses : certains ont été marqués par l'esclavage et d'autres non, d'autres par les guerres d'indépendance et d'autres non, d'autres par les dictatures, les guerres civiles, hélas un génocide …
Je veux dire un mot de l'esclavage. Il a été un crime commis par toute l’humanité, depuis des millénaires. C'est une charge dans la mémoire collective, et cela mérite d’être saisi, révélé, éclairé aux descendants de victimes comme aux citoyens de la métropole.
Mais tout cela ne relève pas de loi. Pour moi, ce n’est pas à la loi d’écrire l’histoire, mais aux historiens. J'ai trouvé maladroit que soit, un temps, inscrits dans la loi, les "aspects positifs" de la colonisation. Il est vain et même tragique d’allumer les projecteurs sur ses aspects positifs ou négatifs. L'Histoire est un bloc.
Je ne vois personne faire de procès à la France sur son histoire - à condition que notre pays accepte son passé dans sa globalité, accepte de le regarder avec toute la sérénité et la conscience nécessaires.
C'est précisément le rôle des programmes scolaires et des enseignants que de donner une vision équilibrée de l'Histoire, des histoires des peuples qui sont à l'origine de la France d'aujourd'hui.

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13. Etes-vous prêt à vous engager en faveur d'un grand centre international des cultures noires en France ?

Je ne sais pas ce que sont les « cultures noires ». Pour moi, les cultures relèvent de la géographie et de l’histoire et non de la couleur de la peau.

14. Comment pensez-vous procéder pour que la lutte contre l'insécurité ne stigmatise pas davantage les jeunes, les Noirs, les Beurs ?

La sécurité est le premier devoir de l’État à l’égard des citoyens. L’échec à assurer la sécurité des Français est l’échec majeur de la période récente.
Parmi les personnes qui s'en plaignent le plus, qui demandent le retour de la sécurité, il y a les jeunes et les habitants de ces cités où, parfois, les policiers ont pour consigne de ne pas entrer.
Il faut donc inverser notre politique : réimplanter l’Etat au cœur de ces quartiers, avec une police de proximité mais pas seulement : aussi l'Etat qui protège et qui aide.
Le seul responsable accessible et identifiable par le citoyen, c'est le maire ou le président de l’intercommunalité : je proposerai qu'il ait autorité sur la police de proximité.
Je suis convaincu que la lutte contre l'insécurité, si elle conduite ainsi, dans chaque quartier, sous l'autorité des élus locaux, se fera dans le respect de tous, pour le bien-être de tous.

15. Quel projet d'avenir proposez-vous à la jeunesse de ce pays ?

Mon projet, c’est l’égalité des chances, la justice, la solidarité - et ce seront autant d'atouts dans la compétition de la globalisation.
La jeunesse y tiendra une place éminente, et je pense en particulier au service civique universel. Les jeunes y découvriront des horizons et des milieux sociaux différents - exactement le contraire, en somme, de ce qu'a proposé l'an dernier le gouvernement avec un service volontaire pour les jeunes de banlieues. Lorsque des jeunes différents, d'origines et de lieux de vie différents, se rencontrent et accomplissent ensemble des missions généreuses, ils découvrent qu’il est possible, concrètement de changer la vie.
Se rendre utile, ça change l'existence. Et au fil des années grandira, dans la jeunesse, l’idée que nous formons une nation, une famille. Il est temps de redécouvrir que les liens qui nous unissent ne sont pas seulement des rapports de producteurs et de consommateurs.