28/05/2007

Azouz Bégag sur "20 minutes.fr": participez au débat

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 «Le candidat Sarkozy est allé tellement loin pour draguer l’électorat du FN qu’il ne peut plus revenir en arrière. Les ravages de l’extrémisation des discours sont irréversibles. Les acteurs de gauche qui acceptent d’entrer dans son gouvernement ne pourront plus revenir d’où ils sont partis, à la source de leurs convictions», a estimé Azouz Begag, Candidat à LYON du MoDem, l'ancien ministre de de Villepin a répndu aux Internautes de "20 minutes". A LIRE pour participer au débat >>>>>>>>>>>>>

12/04/2007

A Marseille, Bayrou fait l'éloge de la diversité, soutenu par Azouz Begag

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 François Bayrou a fait l'éloge de la diversité jeudi lors d'un déplacement à Marseille où il était accompagné du ministre démissionnaire de l'Egalité des chances Azouz Begag, qui vient de publier un livre au vitriol sur Nicolas Sarkozy.
 
M. Bayrou a saisi l'occasion pour se démarquer une fois de plus de son rival UMP, notamment sur le sujet de l'ordre et de la sécurité.
 
"Marseille a réussi une alchimie rare, celle d'une ville entièrement forgée autour de sa diversité", a déclaré le candidat UDF à la présidentielle lors d'une réunion publique qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes au parc Chanot.
 
Un peu plus tôt, lors d'un point de presse dans un café du Vieux Port, M. Bayrou avait décrit Marseille comme "un symbole de la France que nous avons à construire".
 
"Nicolas Sarkozy fonde son projet sur la confrontation, je fonde le mien sur le rassemblement", a-t-il affirmé, jugeant que "l'unité nationale est l'enjeu principal de cette élection".
 
"L'ordre et la sécurité ne s'acommodent pas d'une montée perpétuelle des tensions et des affrontements", a ajouté le candidat centriste. "Je suis pour qu'on assure l'ordre et la sécurité par l'unité dans le pays".
 
Azouz Begag, qui a apporté son soutien à M. Bayrou, avait rejoint le candidat centriste en fin d'après-midi dans le centre de Marseille, où les deux hommes ont pris ensemble un bain de foule, au milieu de nombreux jeunes.
 
"Tout le travail que j'ai fait contre les discriminations, pour la diversité, pour l'égalité des chances n'appartient ni à la droite ni à la gauche", a affirmé l'auteur d'"Un mouton dans la baignoire".
 
"La France attendait une rencontre du troisième type. Le troisième type, c'est François Bayrou!", a-t-il lancé.
 
"Je veux dire à tous les enfants de l'immigration: il faut s'engager en politique", a ajouté M. Begag, qui avait accusé jeudi matin sur RTL M. Sarkozy de "draguer à fond la caisse l'électorat d'extrême-droite".
 
"Sinon les autres vont donner en pâture aux électeurs du Front national des moutons égorgés dans les baignoires", a-t-il lancé à l'intention du candidat UMP, qu'il a décrit comme "dangereux pour la France".
 
Lors de la réunion publique, M. Bayrou a dénoncé les "surenchères politiques ou électorales" qui selon lui entraînent "une montée extraordinaire des tensions, des craintes, des animosités entre Français".
 
"Je ne veux pas qu'on abandonne la France à la division. Je veux que nous soyons ceux qui imposions dans cette élection que la France choisisse l'unité", a ajouté celui qui se veut un président "apaiseur", décrivant la France comme un pays "fracturé" qu'il faut "recoudre".
 
Revenant sur les attentats meurtriers survenus la veille à Alger, M. Bayrou s'est engagé à la "fermeté en face du terrorisme" et à la "coopération avec toutes les nations qui décideront que le terrorisme est une barbarie", s'il accède à l'Elysée.
 
Il a vu dans ces "démons qu'on croyait endormis et qui se sont réveillés" une "raison de plus pour la vigilance, raison de plus pour l'unité".
 
"Quand un pays veut relever les défis de son avenir et quand il veut se défendre contre des risques qu'il ne connaît pas encore, la condition pour qu'il soit solide, pour qu'il se défende, pour qu'il soit solidaire, la condition c'est son unité", a-t-il insisté. (AFP)

Begag : Sarkozy "drague à fond" l'extrême-droite

Au lendemain de la parution d'"Un mouton dans la baignoire", l'ex-ministre, soutien de François Bayrou, accuse Nicolas Sarkozy de "draguer à fond la caisse l'électorat d'extrême-droite avec des idées d'extrême-droite".

 

Azouz Begag (AP)

Azouz Begag (AP)

Nicolas Sarkozy est "un menteur" et "drague à fond la caisse l'électorat d'extrême-droite avec des idées d'extrême-droite", a accusé jeudi 12 avril Azouz Begag.
Le ministre démissionnaire, qui soutient François Bayroun est revenu sur RTL sur ses différends avec le candidat de l'UMP, se défendant de tout "ressentiment personnel" à l'égard de l'ancien ministre de l'Intérieur.
"Quand ce type veut créer un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale, vous trouvez que c'est du ressentiment personnel? Quand ce type parle de moutons égorgés dans la baignoire devant 12 millions de téléspectateurs, est-ce qu'il est en train de parler des Islandais ou des Finlandais qui sont en train d'envahir la France? (...) N'avez-vous pas le sentiment qu'il est en train de draguer à fond la caisse l'électorat d'extrême-droite avec des idées d'extrême-droite?", s'est interrogé l'ex-ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances.
"Menteur"


Azouz Begag, qui sera présent ce soir à Marseille auprès du candidat UDF, a également affirmé de Nicolas Sarkozy qu'il était "un menteur".
Azouz Begag a fait paraître mercredi "Un mouton dans la baignoire" dans lequel il raconte son expérience gouvernementale. Dans son livre, qui fait état de ses relations exécrables avec Nicolas Sarkozy, Azouz Begag écrit qu'au cours d'une conversation téléphonique, l'ex-ministre de l'Intérieur aurait menacé de lui "casser la gueule" et l'aurait traité de "connard". Nicolas Sarkozy a parlé d'un "mensonge éhonté". "Je confirme que c'est un menteur", a déclaré Azouz Begag jeudi matin.

"Infréquentable dans le Sarko-système"

Le ministre démissionnaire de l'Egalité des chances, avait déclaré mercredi dans un entretien au Bondyblog qu'il est devenu "infréquentable dans le Sarko-système" et qualifié le candidat de l'UMP d'"homme dangereux".

Azouz Begag a assuré qu'après les émeutes de banlieue de l'automne 2005, "tout d'un coup, après ma critique publique des propos de Nicolas Sarkozy, la 'racaille' et le 'Kärcher', je suis devenu un homme infréquentable dans le Sarko-système". Il a accusé à nouveau le candidat de l'UMP de l'avoir menacé de lui "casser la gueule" et affirme qu'en 2005 "Nicolas Sarkozy me disait à chaque fois qu'on se retrouvait au Conseil des ministre: Ah! tu es encore là, toi!. Au bout de la dixième semaine, ça commençait à faire beaucoup".

"Fatwa médiatique"

Pour lui, "cet homme est dangereux" quand "il déclare qu'il faut associer immigration et identité nationale dans un même ministère" et quand "un homme comme lui a la maîtrise et le soutien de tant de pouvoirs médiatiques et économiques (...) sans supporter la moindre contestation". "Si je laisse faire, je pourrais être accusé de non assistance à pays en danger", lance-t-il.

Il a estimé également être "victime d'une fatwa médiatique éhontée de la part de plusieurs journaux et chaînes de télévision". Il s'en est pris enfin au ministre de la Cohésion sociale: "J'ai eu aussi le malheur de faire de l'ombre à M. Jean-Louis Borloo. Cet homme a tout fait pour me savonner la planche".

07/04/2007

LU DANS MARIANNE: Les révélations d'Azouz Begag dans le grand silence médiatique

Le limogeage d'un ministre à quinze jours de l'élection présidentielle serait-il un non événement ?

Cela expliquerait le grand silence autour de la « démission », d'Azouz Begag. A moins qu'il ne s'agisse d'un stratégie pour mieux étouffer des révélations qui dérangent…

Un quart de page dans Le Monde, sept petites lignes dans Le Figaro : le limogeage, hier, d'Azouz Begag, est à peine un événement, en tout cas sûrement pas un sujet de une. Côté UMP, on cherche à minimiser. Et pour cause. Tout commentaire un peu trop relayé risquerait de faire de la publicité au livre à l'origine de la révocation du ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances. Un ouvrage dangereux, à quinze jours de l'élection présidentielle. Un tissu de « mensonges éhontés », selon Nicolas Sarkozy. La défense n'est pas encore au point face à un déballage très embarrassant : dans Un Mouton dans la baignoire (Fayard), dont Marianne publie les bonnes feuilles ce samedi, Azouz Begag lève en effet le voile sur le caractère violent du candidat de l'UMP.
« Tu es un connard ! »
Petit extrait. Azouz Begag, las de passer pour le « beur de service » aux ordres de Nicolas Sarkozy, lâche à quelques journalistes cette « petite phrase » : « Je ne m'appelle pas Azouz Sarkozy ! » Comme il le rappelle dans son livre, Libération en fait le titre d'un article. Lui assume, amusé. Mais on n'éclabousse pas impunément le ministre-candidat. Pour ce trait d'esprit malheureux, Azouz Begag essuie d'abord les remontrances de Villepin puis, sur un tout autre ton, celles de Nicolas Sarkozy en personne. Attention, ça fait mal : « Je décroche. C'est l'offensé. Il me passe un savon tellement incroyable que je ne peux m'empêcher de le consigner sur le champ : « Tu es un connard ! Un déloyal, un salaud ! Je vais te casser la gueule ! Tu te fous de mon nom.. Azouz Sarkozy ! (…) » Je suis cloué à mon téléphone. A chaque fois que j'essaie de placer un mot, il me coupe : « J'en ai rien à foutre, de tes explications ! Tu vas faire une dépêche à l'AFP pour t'excuser, sinon je te casse la gueule… » » Et ce n'est que début. La suite dans le numéro de Marianne dans les kiosques !

Anna Borrel (Marianne)
Sarkozy:"Begag? je crois que je ne l'ai jamais rencontré"....medium_sarko_begag.jpg

06/04/2007

LA "BOMBE" d' AZOUZ BEGAG...

LU DANS MARIANNE, UN EDITO DE NICOLAS DOMENACH:

"Dominique de Villepin s'était déjà fâché de ce qu'Azouz Begag, comme François Goulard le ministre de l'Enseignement Supérieur, aient opté pour Bayrou. Il leur avait déjà suggéré de démissionner. En vain, puisque les autres ministres s'étaient engagés pour Sarkozy sans subir semblable ukase. Mais, pour empêcher la sortie du brûlot, le chef du gouvernement, sous pression de Sarkozy, a tenté de dissuader son ami Begag de toute publication. Un temps, le ministre de l'Egalité des Chances a plié et envisagé de différer la publication pour complaire à celui qui l'avait appelé au gouvernement.

Mais le livre était déjà calé, quasi-distribué, le bon-à-tirer signé et Begag voulait se libérer du poids de tous ces mots qu'il portait sur le cœur, l'estomac, la colonne vertébrale. Car c'est un long calvaire qu'il raconte, les souffrances d'un jeune immigré très diplômé puisque docteur en économie et sociologue réputé habitué des micros, mais pour qui les ennuis ont commencé une fois jeté dans la fosse aux lions.

Begag qui ne voulait pas être l'Arabe de service va découvrir d'abord combien un homme de la société civile n'est rien dans ce milieu. Et moins que rien même, s'il ne dispose pas de réseaux journalistiques, patronaux et prétend s'opposer au puissant patron de l'UMP.

Comme son parrain était totalement absorbé par ses nouvelles fonctions et sa guerre conte son ministre de l'Intérieur, Begag s'est retrouvé seul, sans administration, sans moyen, et donc méprisé par les autres ministres qui l'ont humilié, écrasé ; ses chaussures même s'en souviennent que ses collègues n'ont cessé de piétiner ! Même l'équipe Borloo avec qui il devait travailler l'a tenu à l'écart.

 Alors, Begag, dénoncé par la gauche comme traître à la cause qu'il aurait dû servir puisque enfant des exclus, se trouvait abandonné par ceux qui, croyait-il, allaient le soutenir pendant que Sarkozy et les siens le pilonnaient.

Ce ministre transparent raconte avec effarement les pressions, les intimidations qu'il a subies quand il a pris position contre la discrimination positive, contre ces « mots incendiaires » : « Kärcher, racaille ». Il raconte ses entrevues avec Sarkozy qui passe de la séduction à l'affrontement.

Ce monde-là est hyper violent, le ministre de l'Intérieur et élu de Neuilly a été élevé là-dedans, pas l'enfant des bidonvilles de Lyon qui sait la dureté du combat de rues mais ne comprend pas qu'un ministre de la République, ulcéré par une de ses déclarations où il s'est senti insulté, veuille lui « casser la gueule ». Il ne comprend pas non plus que « les médias, selon lui, le boycottent » depuis qu'il est devenu anti-Sarkozy. Alors il a écrit, tous les jours, toutes les nuits. Son livre disait-il, c'était son arme nucléaire. Normalement, une arme nucléaire c'est une arme de dissuasion. Mais là, c'est parti."

"Sarkozy, mon ennemi de l'intérieur"

Le ministre démissionnaire publie mercredi un livre au vitriol contre le candidat de l’UMP. Des extraits circulent déjà. Lu sur LE FIGARO....«Un mouton dans la baignoire». Dès le titre, une allusion aux propos tenus par Nicolas Sarkozy sur TF1 à propos de la fête musulmane de l’Aïd-el-kébir, le ton de l’ouvrage d’Azouz Begag est donné : haro sur le candidat de l’UMP. Dans son livre, dont l’hebdomadaire Marianne publiera samedi les bonnes feuilles, l'ex-ministre délégué à la promotion de l’Egalité des Chances n’y va en effet pas de main morte avec son ex-collègue de l’Intérieur. Il revient notamment sur les émeutes de l’automne 2005, qu’il qualifie de «descente aux enfers».

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Parce qu’il reproche à Nicolas Sarkozy d’avoir parlé de «racailles», une «sémantique guerrière», Azouz Begag raconte qu’il est violemment attaqué par les sarkozystes, qui demandent sa démission pour «absence de loyauté gouvernementale».
Mais Begag va plus loin, et met directement en cause Sarkozy. Il relate notamment un coup de téléphone où ce dernier lui aurait dit «Je ne m'appelle pas Azouz Sarkozy», avant de lui «passer un savon tellement incroyable» qu’il n’a pu s’«empêcher de le consigner sur le champ».
Et le sociologue de citer le ministre de l’Intérieur d’alors : «Tu es un connard, un déloyal, un salaud ! Je vais te casser la gueule !», aurait crié Nicolas Sarkozy, avant de lui demander de «ne jamais plus lui serrer la main à l'avenir».
Selon Le Parisien, Azouz Begag regrette également dans son livre le peu de soutien que lui aurait offert Dominique de Villepin, dont il était pourtant proche. Le quotidien raconte également que Jacques Chirac et le premier ministre auraient demandé à Begag de retarder la publication de son ouvrage.Le ministre aurait fini par démarcher son éditeur, Fayard, pour obtenir un délai, mais trop tard. Azouz Begag, qui a annoncé son soutien à François Bayrou, a alors dû démissionner. Il veut maintenant reprendre sa pleine «liberté de parole».

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