22/06/2007
La démocratie ne peut se passer de contre-pouvoirs
Dans l’émission Le Rendez-vous des politiques sur France Culture,Jean-Marie Cavada a défendu l’indépendance des médias et l’existence de contre-pouvoirs forts dans une démocratie.
Il a constaté que notre système électoral pénalise des forces politiques comme le MoDem. Il a ainsi plaidé pour un système proportionnel à l’Allemande qui ressemblerait à la diversité de la société.
Le député européen est également favorable à un traité simplifié à condition que le Parlement européen ait un pouvoir d’initiative et que l’on n’abandonne pas la Charte des droits fondamentaux.
>>> Ecouter l'intégralité de l'émission (1h00)
>>> Lire le résumé de l'interview de Jean-Marie Cavada
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25/05/2007
MoDem: Juger le gouvernement sur ses actes
Jean-Marie Cavada était l’invité de l’émission Les 4 vérités sur France 2. Le député européen, candidat aux législatives dans le Val-de-Marne, a rappelé que le Mouvement Démocrate jugerait le gouvernement sur son action. Jean-Marie Cavada a estimé que la nomination d’un proche de Nicolas Sarkozy à TF1, jetait une suspicion sur l’indépendance des médias vis-à-vis du pouvoir.
Jean-Marie Cavada a expliqué que la création du Mouvement Démocrate (MoDem) avait pour but de répondre à l’attente des 7 millions d’électeurs de François Bayrou. Au lendemain du lancement de la campagne des législatives du MoDem, le député européen considère qu’il faut avoir le courage de mettre ses passions et ses rancunes à la rivière : il a rappelé que le MoDem s’était donné pour principe de soutenir le gouvernement à chaque fois que celui-ci présentera un bon texte au Parlement et de dire « non » quand le mouvement jugera le projet de loi, mauvais.
"Nous allons nous placer en observateur extérieur à la vie de l’exécutif français" a déclaré Jean-Marie Cavada qui est candidat dans le Val-de-Marne. Il considère d’ailleurs qu’il n’est pas normal que les 7 millions d’électeurs de François Bayrou risquent de ne pas avoir de représentation à l’Assemblée nationale en raison du mode de scrutin. Il a demandé au président de la République de faire introduire la proportionnelle après les élections législatives : Nous avons "besoin de pacifier le fonctionnement démocratique" de nos institutions.

Jean-Marie Cavada a indiqué qu’il laissait à François Bayrou le soin de dire au soir du premier tour s’il y aura des accords électoraux. A titre personnel, il n’a pas dit s’il avait l’intention de conclure des alliances dans sa circonscription du Val-de-Marne. Jean-Marie Cavada s’est présenté comme un candidat indépendant, libre de toute ambition et attache à cocarde : "Je suis quelqu’un de tranquille qui se met tranquillement au service des gens". Il a ainsi indiqué qu’il ne se plaçait pas en opposant irréductible de l’exécutif. Il a jugé que le nouveau pouvoir n’était pas exempt de critiques mais qu’il avait fait "un bon démarrage" dans plusieurs domaines : il a notamment cité la politique étrangère avec le déplacement de Bernard Kouchner au Liban et celui du président de la République à Bruxelles.
Jean-Marie Cavada a dit ne pas vouloir accabler les députés UDF qui ont rejoint la majorité présidentielle : "J’ai assez d’expérience de la vie pour savoir ce que sont les petites faiblesses et maniaqueries humaines". Cependant il a jugé que ce n’était pas du meilleur effet de quitter François Bayrou du jour au lendemain après avoir défendu avec autant d’ardeur sa candidature. Il a constaté que « peu de gens résistent à une voiture, un chauffeur et un maroquin ».
Pour lui, "Nicolas Sarkozy a très bien spéculé sur l’envie des honneurs" en faisant des "débauchages de noms et de sensibilités que ces noms portaient". Jean-Marie Cavada a en outre fait remarquer que ces députés avaient un électorat de centre droit et qu’ils ont donc suivi le cours normal de leurs électeurs… Il a ainsi repris la formule : "Je suis votre chef, je dois vous suivre".
Interrogé sur la mainmise du pouvoir sur les médias privés dénoncée par François Bayrou, Jean-Marie Cavada considère que des connivences affichées sans complexe jettent une suspicion . Il s’est dit désagréablement surpris de l’annonce par l’Elysée, de la nomination d’un proche collaborateur de Nicolas Sarkozy à TF1. Selon lui, même sous De Gaulle, on se montrait plus prudent et même sous Valery Giscard d’Estaing, on était plus rusé : "Ce n’est pas parce qu’on est un bon praticien de la communication, qu’on doit s’octroyer tous les droits".
France 2
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24/05/2007
Après le lancement du Modem
Jean-Marie Cavada sera l'invité des 4 Vérités, ce vendredi matin sur France 2 à 7h50
23:49 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, modem, télévision, cavada
23/05/2007
Pour un " Parlement responsable, indépendant et libre !"
Jean-Marie Cavada, député européen, était invité par Yves Calvi pour commenter l'actualité politique. Plusieurs sujets furent évoqués lors de l'entretien : le service minimum que le gouvernement veut instituer dès cet été. L'intégration. La place du Mouvement démocrate dans la vie politique française après l'élection de Nicolas Sarkozy. Une opposition raisonnée ou un centre central. L'ouverture pratiquée par le président de la République est-elle un risque pour le nouveau parti de François Bayrou ? Et la place des institutions dans la nouvelle configuration née des urnes, alors que se profilent déjà les élections législatives du 10 et 17 juin.

>>> A propos du service minimum dans les administrations, Jean-Marie Cavada estime qu'on agite des symboles à torts et à travers. Le gouvernement vient d'être nommé, il ne voit rien à redire sur le fait qu'il présente maintenant ses réformes. Notamment ce concept de service minimum qui l'agrée plutôt. Tout ce « jogging politique » se court pour forcer l'avènement d'une majorité présidentielle, ce qui « est de bonne guerre. » Mais Jean-Marie Cavada insiste sur le fait que ces textes en préparation devront passer devant le Parlement. C'est là que se feront les véritables lignes de clivage. Mais encore une fois, rien n'empêche le gouvernement de les préparer.
Dans ce contexte, le service minimum peut être une bonne réforme. Les sondages montrent qu'une majorité de Français y est favorable. Cependant qu'il s'agit d'être prudent : le droit de grève limite fortement, d'après le député européen, l'intervention dans ce domaine. Le gouvernement serait de plus bien avisé de réfléchir à la réhabilitation de la relation sociale dans notre pays. Elle fut catastrophique ces trente dernières années. Il est temps de se pencher sur ce dossier crucial. L'Etat n'a pas à se substituer aux acteurs de la vie sociale. Alors que le pays va très mal, il veut se mêler de tout.
>>> Les élections législatives auront une grande importance. Apparemment, le président de la République obtiendra sa majorité, et c'est une bonne chose, juge Jean-Marie Cavada. Il n'imagine pas ce pays, dans l'état où il se trouve depuis de nombreuses années, avoir voté à plus de 85 %, donné une majorité nette au nouveau président de la République, et « lui tirer le tapis sous les pieds juste après. »Sinon, on se retrouverait en cohabitation, on serait « décidément un pays de fous. » annonce-t-il. En revanche, une chambre « bleu horizon » avec quatre cents, voire quatre cent cinquante députés, ne serait pas un cadeau à faire au nouveau pouvoir. L'Histoire enseigne que la chose s'est toujours mal terminée. Aussitôt, le lendemain, ce seraient des batailles sans fin à l'intérieur de la majorité pour en prendre le leadership. C'est la raison pour laquelle Jean-Marie Cavada juge que la france a besoin de choses raisonnables et raisonnées. Une « opposition sérieuse et des formations politiques qui puissent dire quand ça va bien et quand ça va mal. »
>>> A propos d'intégration, il y a en France, estime le vice-président de la Commission des libertés publiques au Parlement européen, un problème de valeurs fondamentales. Elles doivent tisser le fonds commun de notre bien vivre ensemble. C'est qui s'appelle la République. Qu'on applique en France à la Nation. Mais d'autre part, on affiche une politique jugée périlleuse par Jean-Marie Cavada. Le risque, c'est l'explosion de la boîte de Pandore. Difficile à refermer. En montrant les invités autour de la table et en citant chacun de leurs noms, il constate qu'aucuns ou presque n'évoquent la France profonde, le terroir.

L'intégration réussit donc pour un certain nombre de personnes. Mais c'est en amont l'immigration. Immigration légale, jugée nécessaire par lui, et il en appelle à la prudence de tous sur ce sujet. Et l'immigration sauvage. La France, selon le mot de Michel Rocard, ne peut être le refuge de toutes les misères du monde. Le problème est maintenant de savoir comment lier ces notions fondamentales. Immigration et intégration. C'est là tout l'objet du travail de la République.
Or, il ne faut pas être grand clerc pour constater son échec sur ce plan depuis trois décennies. Facteur aggravant, ce ne sont pas les couches intellectuelles ou aisées de l'immigration qui sont aux abois, mais les Nourredine, les mamadou. On aurait dû faire sur ces gens un effort d'intégration bien plus grand, qui passe par l'école d'abord, l'école ensuite, l'école pour finir. Jean-Marie Cavada se prend pour exemple. Il se dit intégré uniquement par l'école républicaine. Malheureusement, cela fait trente ans qu'on a oublié le logiciel de fonctionnement. Il faut désormais quelqu'un pour reprendre ce flambeau. L'intégration est une nécessité républicaine, selon l'immigré de première génération qu'il est. Il ajoute que « sans intégration de toutes ces couches de la population, rien d'autre ne pourra fonctionner. »
>>> A propos de l'ouverture pratiquée par Nicolas Sarkozy à des hommes et des femmes hors de son camp naturel, Jean-Marie Cavada se veut très ferme : le gouvernement est en place. Il a la légîtimité des urnes. Maintenant, ce qu'il faut au pays, c'est une Assemblée nationale multicolore et pluraliste. Les « débauchés » n'intéressent pas le député européen. « Ils sont simplement allés vers Nicolas sarkozy, collant ainsi à leur agrégat électoral, sinon, ils se faisaient virer. Du moins en avient-ils peur. » affirme-t-il. Là où l'on pourra éventuellement juger d'un simple débauchage chez ces ministres de gauche ou du centre ou d'une liberté qu'ils auraient à l'intérieur de ce gouvernement, s'ils peuvent aussi apporter quelque chose à la République, c'est lorsque les projets de lois seront présentés au Parlement.

Si ces personnes en provenance de tout l'échiquier politique se trouvent en contradiction avec certains textes, qu'ils démissionnent, assène Jean-Marie Cavada. S'ils restent, eh bien, ce sera aux Français de juger de leur manière de faire. Pour ce qui le concerne, Jean-Marie Cavada n'a jamais été encarté. Ni à l'UDF, ni dans aucun autre parti politique. Il tient pourtant à s'engager avec le Mouvement démocrate parce que « c'est différent. » Six millions et demie de personnes ont voté pour François Bayrou et les idées qu'il défendait. S'il est élu dans la première circonscritpion du Val de Marne où il est candidat, il lève d'ores et déjà toute ambiguïté : « Ma relation de confiance avec l'opinion ne se vendra pas pour un crouton de pain ! » Il tient cependant à garder la liberté de dire quand une réforme lui semble bonne, il la soutiendra dès lors, que cela plaise ou non à ses amis politiques. Ou cette réforme est mauvaise et il la combattra.
>>> Le bouleversement politique de ces 83 % de participation au premier tour signifie pour lui une obligation ardente et morale de se comporter ainsi. S'il se trouvait dans la majorité présidentielle, il l'aurait dit dès le soir du premier tour. C'est ainsi un démenti qu'il apporte à ce que l'on a pu lire dans la presse. Son contrat moral avec ceux qui l'ont placé dans cette position de candidat à l'élection législative, c'est de « continuer à être là. » Surtout, quand on réunit autant d'électeurs, Jean-Marie Cavada juge de mauvais aloi de s'en aller au moment où ils attendent qu'on s'occupe d'eux. Il restera libre. Après tout, ajoute-t-il, c'est bien cela que l'on attend d'un parlement moderne dans une démocratie. Pas un régiment. Ni non plus « une bande de fous qui ne s'inscriraient que dans une opposition absolue et stérile. » On a besoin aujourd'hui de gens qui aident ce pays à se relever de ses nombreuses crises. Le point nodal de la république se trouve dans cette adéquation à réparer.
>>> Yves Calvi évoque le ministère des Affaires étrangères attribué à Bernard Kouchner, arrivé des rangs de la gauche réformiste française. Jean-Marie Cavada estime qu' « un homme qui a passé les trois dernières décennies à aleter l'opinion mondiale sur tout ce qui se passait dans le monde, à commencer par le Biafra, mérite respect et une certaine estime. » Il concède tout de même que l'activisme kouchnérien d'aboutir au Quai d'Orsay, le rêve de sa vie, était un peu « voyant ». Mais il a agi. C'est cela qu'il faut retenir de l'homme, c'est qu'il a fait. C'est cela, le plus important. Les étiquettes ne sont vues que par le prisme des autres. En voulant couper court à toute polémique qu'il juge inutile, Jean-Marie cavada avance que « la campagne est finie. Le pouvoir est en place. C'est au parlement de la contrôler, dans de bonnes conditions. » Ce qu'attendent les Français, c'est un Parlement responsable, indépendant et libre. Pour pouvoir crtiquer, des critiques positives ou négatives, à juste mesure ce qui sera présenté à la représentation nationale.

>>> Jean-Marie Cavada appelle à la cessation de cette guerre civile de l'ombre, alors que le pays traverse une crise sans précédants dans son Histoire. Il tient à conclure ses interventions en mettant le doigt sur quelques questions qui lui paraissent essentielles.
*D'abord, la France n'est pas sortie d'un régime monarchique, finalement le plus accompli d'Europe. Ceci n'a rien de formidable, et il faudra bien un jour s'attaquer à un rééquilibrage des pouvoirs.
*Ensuite, quel sera-t-il, cet équilibre ? Qui sera responsable à la tête de l'exécutif ? Avec quel Parlement, avec quels droits ? Jusqu'où ira une éventuelle extension des pouvoirs du Parlement. Ce sont là des points cruciaux que veut soulever Jean-Marie Cavada pour initier une république pluraliste et fière d'elle-même. Il y aurait, selon lui, danger si une majorité trop large était donnée au nouveau président de la République. Avec des risques d'éloignement de la société telle qu'elle est.
*Enfin, jusqu'à quel point la déconcentration des pouvoirs ira-t-elle ? L'Etat ne peut plus tout. Il est temps de regarder la situation de la France en face."
Commentaire

Je reprends ici ce long compte rendu cette intervention parce qu'elle traduit tout à fait ce qu'est ma propre attitude et ma propre détermination. Un député pourquoi faire? La première vraie question est celle-là. Un député doit repondre aux demandes de ses électeurs et aux exigences de sa conscience, non obéir à des consignes, à des mots d'ordre, à des mandat "impératifes".LIBERTE et INDEPENDANCE. REFUS d'être transformée en machine à voter OUI ou NON, en fonction de qui propose mais en fonction de ce qui est proposé. Sans a priori, sans calculs "politichiens", comme disait De Gaulle...
Ce n'est pas "ni, ni", ce n'est pas "avoir les fesses entre deux chaises": c'est légiférer (tâche d'un député) en fonction de l'intérêt général et occuper une troisième chaise, entre celle de l'approbation systèmatique et celle de l'opposition systématique. Comme le dit Cavada, "un Parlement, ce n'est pas un régiment".
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20/03/2007
Jean-Marie Cavada : Entrer dans une nouvelle République
Jean-Marie Cavada, député européen, co-responsable de la campagne de François Bayrou, était interrogé sur RMC Info,dans «Bourdin&Co»
Jean-Marie Cavada a fait état d'anciennes querelles personnelles pour expliquer les récentes critiques de Simone Veil à l'encontre de François Bayrou. Il rappelle, pour mémoire, que "tout ce que nous disons à propos des changements institutionnels, c'est ce que Simone et Antoine Veil ont étudié, travaillé, publié pendant des années dans le Club Vauban". Il y a donc une contradiction pour le député européen. Cela confirme que le fond du problème n'est pas d'ordre politique, mais d'ordre personnel.
Jean-Marie Cavada a évoqué l'affaire Cesare Battisti. Le député européen a réclamé que le ministre de l'Intérieur offre "des explications plus détaillées", que l'on "connaisse les raisons de cette assistance policière, ainsi que les raisons d'un tel contre-pied après que la France ait donné sa parole (sous la présidence de François Mitterrand)".
Abordant la question des conséquences néfastes des alternances politiques successives sur le système en place depuis vingt-cinq ans, le député européen a qualifié cette organisation " de sorte de syndicat de cogestion de la République" .
A ce propos, il s'étonne des interrogations liées à la constitution d'un gouvernement national aujourd'hui, alors que, lorsque le Général de Gaulle a procédé à son grand rassemblement, il ne pesait que 7%. Certes, la personnalité du Général de Gaulle, et cette période avaient leur importance. Mais lorsque Jacques Chirac est élu avec 82% des suffrages en 2002, le député européen souligne que la constitution d'un gouvernement d'Union nationale, tout à fait légitime, dès cette période trouble, n'a pas eu lieu.
Au lendemain du 6 mai, si François Bayrou est élu, Jean-Marie Cavada a exposé les deux temps post-électoraux :
- Nomination d'un gouvernement qui donnera les signes d' un gouvernement d'Union nationale
- Soutien apporté aux candidats étiqueté "majorité présidentielle" issus de ses rangs et de ceux qui voudront "défendre son programme d'Union nationale pour redresser la France".

MIEUX COORDONNER DEPARTEMENTS ET REGIONS
Le député européen a développé un des axes de programme du candidat à l'élection présidentielle : la fusion région-département et la rationalisation de la gestion de ces collectivités. Il faut que le département soit le prolongement de la région, que des "strates" disparaissent pour davantage de clarté et de réduction des frais de fonctionnement. Cela se traduira "par une diminution des effectifs des administrations centrales au profit de ceux qui se trouvent sur le terrain". "On ne peut pas remplacer un fonctionnaire sur deux" systématiquement. La réduction de la masse des effectifs dans son ensemble doit être combinée à une meilleure répartition.
Il faut deux choses :
- que le département et la région soient bien alignés et décident la même chose
- ce qui entraînera la réduction du nombre de fonctionnaires.
De ses propres vœux, Jean-Marie Cavada estime que les départements doivent devenir, à terme, une sorte d'antenne administrative de la Région. Sur le modèle des quinze Länder allemands (un 16e y est rattaché), "les régions apprendront à collaborer ensemble, comme le font les communes actuellement, en ce qui concerne l'économie, la population, l'éducation ou l'industrie".
PRIORITE AUX TPME, TRES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES
Une des mesures d'ordre social proposés par François Bayrou et relayé au cours de l'émission par l'ancien journaliste concerne la revalorisation des personnes bénéficiant de minima sociaux. Les deux objectifs exposés sont :
- Assister les gens en très grande difficulté
- S'occuper aussi de la considération qu'elles doivent conserver de leur propre image.
Les personnes, nombreuses dans ce cas, pourront se "rendre utile" à la société, et ne seront plus considérés comme des "assistés".
"Nous pensons qu'il faut libérer le travail", c'est pour cela que François Bayrou, propose le transfert d'une partie importante des charges sociales vers la consommation, procédé que l'on appelle brièvement " TVA sociale" . En effet, il faut comprendre ce mécanisme économique, qui permet de libérer les bas et moyens salaires et d'alléger les charges handicapant prioritairement les TPME (Très petites et Moyennes Entreprises), comme le souligne le député européen avec précision.
Et comme l'ajoute aussitôt Jean-Marie Cavada, cette mesure "ne porte pas que sur les produits français, mais aussi sur les produits étrangers. Or, actuellement; il y a un déséquilibre de la balance commerciale entre la consommation des produits français, et celles des produits étrangers, qui est plus importante". L'opération aura pour conséquence un rééquilibrage, profitant au salarié, dont le revenu augmentera et aux entreprises dont les charges diminueront. Donc les consommateurs, moins pénalisés, consommeront en fonction de leur pouvoir d'achat réévalué. Il faudra aller plus loin pour le député européen. A l'échelle supérieure, "partout, une des missions les plus importantes de l'Union européenne sera de faciliter les flux de produits et la mobilité des consommateurs eux-mêmes", n'a-t-il pas omis d'ajouter.
REVALORISER LE PARLEMENT
Jean-Marie Cavada conclut sur l'idée que les dix jours qui se profilent permettront d'en savoir plus sur l'avenir de chacun des candidats. Il énonce d'ailleurs que "nous n'avons pas abattu toutes nos cartes", "la campagne est très longue". Nous allons bien focaliser sur le programme, et dans son aspect institutionnel, développer tout ce qui doit changer dans ce pays :
- Instauration d'une dose de proportionnelle pour faire entrer les partis protestataires au Parlement
- A terme, création du mandat unique
- Rétablissement des pouvoirs du Parlement.
Il précise à ce propos : "qu'on ne me parle pas d'instabilité. Sous la IVe République, c'est la Parlement qui élisait le chef du Gouvernement, et là nous avons un chef de l'Etat élu au suffrage universel direct. On garde là un pôle de stabilité. Et on offre des vrais pouvoirs au Parlement qui en a besoin".
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09/02/2007
Jean -Marie Cavada: "UNE LAME DE FOND"
LU DANS L'EXPRSS: Bien que membre du premier cercle de François Bayrou, le député européen Jean-Marie Cavada se dit un peu surpris par "la lame de fond" sur laquelle surfe ces temps-ci le candidat de l'UDF à l'élection présidentielle."Je m'y attendais, mais pas à ce point-là", a déclaré à Reuters l'ancien journaliste et ancien patron de presse entré en politique en 2004 avec son élection à la tête de la circonscription Sud-Ouest de la France.
François Bayrou, qui avait obtenu près de 7% des suffrages en 2002, flirte aujourd'hui avec les 13%, voire les 14% d'intentions de vote au premier tour dans les enquêtes d'opinion."Ce qui nous intéresse dans les sondages, c'est le mouvement, c'est la lame de fond", précise l'élu apparenté UDF - il n'a pas carte de membre.
Jean-Marie Cavada voit dans cet engouement le signe que le refus du clivage droite-gauche et l'idée de former un gouvernement d'union nationale prônés par son camp ont fait leur chemin dans les esprits.
"Je savais qu'il y avait quelque chose qui ne collait pas dans le règlement de la mécanique d'une élection qu'on nous dit binaire. Mais le choix d'un homme, ça n'a rien de binaire", fait remarquer l'ancien présentateur de "La Marche du Siècle".
L'UDF est selon lui allé cherché ses partisans "dans le bassin des indécis" d'abord, et pour le reste "un tiers à droite, et deux tiers à gauche".

"Ça ne veut pas dire que l'UDF est aujourd'hui un parti de gauche mais que l'UDF, qui était caractérisé comme un parti rural, de droite et chrétien, est aujourd'hui composé de gens d'inspiration chrétienne, d'agnostiques, de gens qui se réclament des maçonneries... et de gens qui se réclament de rien du tout", analyse-t-il.
BAYROU "MITTERRANDIEN"
Compagnon de François Bayrou depuis le début des années 1990, Jean-Marie Cavada estime connaître intimement le député béarnais "depuis quatre ou cinq ans" seulement. Il voit en lui un homme de lettres et d'histoire, comme feu le président François Mitterrand auquel il le compare volontiers.
Agrégé de lettres et ancien professeur, François Bayrou "est toujours avec un bouquin à la main", raconte-t-il. "C'est un mitterrandien : sa vision de la société et sa vision de la politique pour faire avancer cette société, elle lui vient de l'histoire et de la littérature. Et du terrain".
Le Bayrou de 2007 est-il le même que celui qui arriva en quatrième position au premier tour en 2002 ? "Il s'est considérablement endurci", répond Jean-Marie Cavada, qui a vu un "homme un peu romantique, plein de tendresse, sorte de jeune Mitterrand, évoluer vers plus de dureté, plus de rigueur, plus de travail aussi, et se durcir de l'intérieur".
Jean-Marie Cavada sera lundi à Strasbourg pour écouter le discours de François Bayrou sur l'Europe. Il était mercredi soir à Bordeaux pour la présentation, devant plusieurs milliers de personnes, du volet social du programme du parti centriste.
L'ancien journaliste dit avoir été "bouleversé" par l'hommage que le président de l'UDF lui a rendu à la tribune. Enfant de la Ddass qui doit "tout à l'école", Jean-Marie Cavada vient de publier une autobiographie, "Une marche dans le siècle".
Dans la famille UDF, parti sans organigramme, l'élu européen se considère comme un "conseiller spécial" d'une sorte de "club" embarqué dans l'aventure de la présidentielle "comme des astronautes dans une navette spatiale".
"On est dedans, en plus elle marche bien, alors, d'un coup, il y a plus que ça qui compte !", plaisante-t-il.
Sur l'après-22 avril, il reste philosophe, estimant que quel que soit le résultat, quelque chose restera de "la démarche engagée, qui se poursuivra après".
20:40 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, présidentielles, politique, udf, cavada
19/12/2006
Cavada: "Chez Bayrou, une absolue détermination à répondre aux malheurs du pays"
Interview de Jean-Marie Cavada dans Le Parisien
« Notre système démocratique est en état de commotion cérébrale »

Jean-Marie Cavada estime que « notre système démocratique ne fonctionne plus ». Les citoyens ont, selon lui, l’impression que ceux qui ont le pouvoir n’agissent pas en fonction de l’intérêt général, la France est dans la situation des années 1956-1957 qui ont précédé la chute de la IVe République. « Nous vivons dans un pays démocratiquement corrompu au sens où, en face des pouvoirs, il n’y a pas de vrais contre-pouvoirs » affirme Jean-Marie Cavada. Le député UDF européen qui fait partie de l’équipe de campagne de François Bayrou, estime qu’il faut rétablir le contrôle de l’exécutif par le législatif, en finir avec la nomination des copains aux postes d’intérêt général. « Ce que nous souhaitons, c’est rassembler des gens neufs et qui ont bien réussi chacun dans leur secteur pour redresser ce pays qui part à vau-l’eau. Car nos structures dirigeante sont corrodées » explique Jean-Marie Cavada. Il loue chez François Bayrou, « son absolue détermination à répondre aux malheurs de ce pays ». Quel que soit le résultat de la présidentielle, il affirme que l’UDF n’abandonnera pas sa volonté de transformer le pays car « le statu quo, c’est le cancer ».

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11/12/2006
Europe, Humanisme, répubicanisme: J-M Cavada ou... "lLa France en Europe de toutes nos forces"
Une marche dans le Siècle, de Jean-Marie Cavada: Cinq livres en un.LES CONFESSIONS D'UN REPUBLICAIN"CHARNELLEMENT EUROPEEN"
RAPPEL>>> Jean-Marie Cavada sera ce mardi 12 décembre à 17h30 à la Librairie Kléber à Strasbourg pour une conversation-débat que Daniel RIOT autour de son livre "Une marche dans le siècle"

Son livre lu par Daniel RIOT : Cinq ouvrages en un…A lire, à offrir, à partager!
Ceux qui fréquentent mon site (merci à eux, ils sont de plus en plus nombreux) le savent : j’ai déjà vanté les mérites de l’ouvrage de Jean-Marie Cavada. J’y reviens, non pour lui faire de la promotion gratuite, mais parce que je pense que ce livre vaut plus que ce qui en a été dit sur quelques plateaux de télévision ou dans quelques micros de radios… Où une fois de plus on a joué la carte opposée à celle que jouait Cavada dans sa « Marche du siècle » : celle de la superficielle émotivité…
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08/12/2006
Non à la fatalité, Non à la résignation, Non aux peurs: Avec Bayrou pour une société de confiance
Le billet de Chantal Cutajar
Je n’aime guère les sondages, ou plutôt je m’en méfie. Surtout quand ils sont aussi nombreux qu’actuellement. Ces photographies d’un instant I dans un espace E ne sont pas toujours le juste reflet de la réalité. Une affaire de panel, un problème de formulation des questions, une question d’interprétations des résultats… Deux cependant viennent de retenir mon attention. Parce qu’ils ne portent pas sur des intentions de vote mais sur des préoccupations et des aspirations
>>> Le premier (BVA pour Emmaüs) donne le vertige : près d’un Français sur deux estime pouvoir devenir SDF et 54 % des personnes interrogées pensent qu’on ne viendra jamais à bout du problème des mal-logés.
>>> Le second cité dans un « point de vue » du « Monde » montre qu’en Europe, les Français sont ceux qui ont le plus peur de la « mondialisation » et figurent parmi ceux qui ont le plus de réflexes protectionnistes
Peur et résignation… Le produit de ce qui s’est passé ou plutôt ne s’est pas passé ces dernières années (ou décennies). L'addition de carences, de reformes non faites, de blocages en tous genres, d'un "vivre ensemble" miné par le clanisme, les corporatismes, l'égotisme politique. Le résultat des « politiques » qui jouent sur les peurs au lieu de les combattre et qui ne parviennent pas à faire les réformes qui s’imposent pour triompher du « déclinisme chronique », permettre aux Français de recouvrer cette confiance qui leur manque tant (en dépit de leurs qualités de dynamisme) et dégager des horizons d’avenir.

Face à ces constats, que faire ? Les Présidentielles offrent une vraie chance si l’on évite quelques écueils bien identifiés.
>>> Celui de la « rupture tranquille » qui ne recouvre qu’une continuité avec un seul changement : une dérive vers un autoritarisme et un hyper-capitalisme qui peut conduire à tout sauf à de vraies réformes porteuses d’un progrès authentique.
>>> Celui de « l’ordre juste » qui, en l’état des programmes, annoncent désordres et injustices croissantes.
>>> Celui des fausses alternatives fondées sur ce que Jean-Marie Cavada [1]décrit bien dans son livre « Une marche dans le siècle » en utilisant la formule archaïque mais pleinement d’actualité « d’alliance objective » entre les extrémismes de droite et de gauche…
Face à ces écueils, le seul « vote utile » (pour la France et les Français, pas pour quelques « appareils » de partis), c’est évidemment le choix de Bayrou.
Parce ce qu’il s’attaque aux racines du « mal français » d’aujourd’hui, et pas seulement à ses symptômes.
Et parce qu’en rompant (vraiment) avec le système politique et bureaucratique actuel en échec depuis 25 ans, il peut (et doit) redonner à ce « vieux et grand pays », comme disait De Gaulle, le dynamisme, le rayonnement, la confiance qu’il se doit d’avoir. Et mérite d’avoir.
Les réformes, le redressement, la réussite de notre Marche dans le XXI ième siècle dépendent du rassemblement, du dépassement des faux clivages politiciens, de l’union au sommet de l’Etat des plus capables de mobiliser les énergies, les imaginations, toutes les forces de ce pays qui n’en manque pas…
Je n’écris pas cela parce que je soutiens la candidature de François Bayrou, mais parce que je le pense vraiment. De plus en plus, d’ailleurs.
Qui plus est, de tous ceux qui sont en lice dans cette campagne, François Bayrou m’apparaît comme le plus authentique, le plus sincère, le plus cohérent, le plus courageux. Des vertus d’autant plus précieuses qu’elles deviennent de plus en plus rares dans notre « poeple démocratie ».
Non, il n’y a pas de fatalité aux inégalités sociales, à la paupérisation, aux inquiétudes.
Non, la France n’a pas à avoir de complexe et de mauvais réflexes face à cette « mondialisation » si caricaturée par des idéologues d’un autre âge.
Un espoir (puisque j’ai commencé ce billet par des allusions à deux sondages) : une étude BVA pour Orange montre que les choix, le positionnement et la nature du « centrisme central » de l’UDF « libre » de Bayrou semblent de mieux en mieux et de plus en plus compris par les Française et les Français.
Encore cinq mois pour convaincre les Françaises et les Français face à celles et à ceux qui ne cherchent qu’à les séduire!…
Un beau défi ? Pas seulement. Un défi qu’il faut relever pour (en adaptant une citation mise en exergue par Cavada) « ne pas pleurer sur le rivage », mais prendre par les cornes « ce taureau mugissant qu’on nomme l’Avenir »
Chantal CUTAJAR
23:15 Publié dans Le billet de Chantal CUTAJAR | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, Présidentielles, udf, Cavada
26/11/2006
Jean-Marie CAVADA:Un euro-député(UDF) "Européen profondément charnel"
Je reprends ici (avec son autorisation)l'article que Daniel RIOT a publié sur son blog.Jean-Marie Cavada engagé aux cotés de l'udf est président la commission des libertés publiques, donc de la justice, au Parlement européen. Il doit présenter son livre le 12 décembre à la Librairie Kléber à Strasbourg à 17H30.
Les confessions d’un « Enfant de la Répubique »
Jean-Marie Cavada : Un récit auto-biographique et un essais. Leçons de vie d'un "passeur", d'un "Européen profondément charnel" assoiffé d'actions, pour son pays, pour la République, donc pour l'Europe. A lire et à offrir.

La quatrième de couverture :(Calmann-lévy)« Il n'aurait jamais dû survivre aux épreuves de son enfance. Mais il siège aujourd'hui au Parlement européen, après avoir accompli à la radio et à la télévision une des carrières les plus exemplaires et diversifiées que l'audiovisuel français ait jamais connues.
Comment ce qui ressemble à un miracle a-t-il pu se produire ? C'est ce que raconte ce livre. Si une énergie sans faille n'avait pas guidé la vie entière de Jean-Marie Cavada, on aurait pu parler de conte de fées. Orphelin de l'Assistance publique, recueilli par une famille de paysans des Vosges, à 8 ans il garde des vaches, à 25 il est journaliste à la station strasbourgeoise de Radio France, à 35 il dirige la rédaction d'Antenne 2, à 55 il est P-DG de France 5, puis de Radio France.
Aujourd'hui, à 65 ans, il est député européen. Entre-temps, il a animé pendant plus de treize ans une des émissions les plus célèbres de l'histoire de la télévision française.
Demain, où sera cet éternel jeune homme qui conserve intactes ses passions et sa combativité, et qui répugne autant à employer le mot "pouvoir" comme substantif qu'il affectionne comme verbe ?
Le lecteur découvrira l'itinéraire d'un homme qui a consacré sa vie à mieux appréhender le monde afin de transmettre aux autres sa propre soif de connaissance et ses questionnements les plus divers.
Le résultat : une "marche dans le siècle" doublement exemplaire. D'abord parce qu'elle prouve que rien n'est impossible à qui veut entreprendre et désire faire bouger les choses. Ensuite parce qu'elle constitue le vibrant hommage d'un homme qui n'hésite pas à affirmer qu'il doit tout à l'école de la République, à un système qui pose l'égalité des chances et donne à chacun les moyens de réussir sa vie.
Une belle leçon d'humanisme, que nous dispense celui qui n'hésite pas à écrire : "Je n'ai jamais eu d'ambition, j'ai eu pire : l'orgueil de bien faire ce que j'avais à faire." »

Mon commentaire : le récit de sa vie est riche et remarquablement écrit, avec sobriété, sincérité, humilité même. Mais il s’agit davantage qu’une œuvre auto-biographique.
Cette « Marche dans le siècle » est aussi une réflexion sur le siècle. A travers les personnages et les événements évoqués, Jean-Marie un excellent journaliste, donc un « passeur ». Passeur de témoins, d’expériences, d’idées.
Ce qu’il dit sur l’école, sur l’Etat, sur l’audiovisuel, sur les « phénomènes de société », sur la « chose publique » mérite attention et réflexions. Ce qu’il dit sur l’Europe, aussi. Cet « Européen profondément charnel » a raison de mettre en avant l’essentiel : la « construction de la Maison commune », c’est la Paix.
Dans « l’ombre de l’action », cet euro-député apparenté à l’udf (« la famille politique la plus indiscutablement européenne ») n’a pas terminé sa « Marche ». Pour que le futur ait un avenir. La première phrase de son livre : « Je suis né ce matin ». La dernière : « pour mon pays ? ». Tout un programme… d’actions. Daniel RIOT
>>> Jean-Marie Cavada sera le 12 décembre à 17h30 à la Librairie Kléber à Strasbourg pour une conversation-débat que Daniel RIOT animera.
20:45 Publié dans UDF-MODEM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politique, udf, cavada

