06/06/2007
Les Statistiques qui trompent: De l'impérative nécessité d'une force parlementaire vigilante et sans oeillères. Le bilan désastreux des opposants "sortants " du PS explique le gommage du mauvais bilan de la majorité sortante!
UMP et PS: De la "publicité mensongère" en politique...
Sur le carnet de campagne de Daniel RIOT
" Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les sacrés mensonges et les statistiques."
(Mark Twain)
" Les avantages du mensonge sont d'un moment, et ceux de la vérité sont éternels ; mais les suites fâcheuses de la vérité, quand elle en a, passent vite, et celles du mensonge ne finissent qu'avec lui".
(Denis Diderot)
Pierre LARROUTUROU, délégué national à l’Europe du PS et porte-parole d’Urgence sociale , et Eric HALPHEN, président du comité de parrainage d'ANTICOR , publient aujourd’hui dans Libération un article documenté qui, à leurs yeux, démontre que François Fillon et son gouvernement « mentent sur le bilan de l’UMP » en matière de réformes des retraites, de création d’emploi et sur la réalité du projet social annoncé.
« Dans ce livre publié en octobre dernier, François Fillon affirme avec force une exigence de vérité comme préalable à toute réforme conséquente de notre système social. Comme beaucoup, nous partageons ce goût de la vérité », écrivent-ils.
« Il y a quelques jours, le parquet a requis une amende de 4,8 millions d’euros contre Carrefour pour publicité mensongère. Il y a quelques jours, la Direction de la concurrence a décidé d’attaquer Sofinco en justice pour publicité mensongère. Faut-il sanctionner les publicités mensongères quand elles concernent des pizzas surgelées ou des produits financiers, mais laisser toujours impunis les politiques qui profèrent des mensonges de plus en plus grossiers? »
Bonne question…
Ils poursuivent : « L’article L.97du code électoral punit d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 15 000 euros «ceux qui, à l’aide de fausses nouvelles ou autres manoeuvres frauduleuses, auront surpris ou détourné des suffrages». C’est bien ce que tente de faire François Fillon quand il ment sur les chiffres du chômage, quand il ment sur la réforme des retraites et quand il promet le plein emploi à plein-temps d’ici cinq ans.
Le parquet de Paris vient d’être saisi d’une demande de poursuite de M. Fillon pour diffusion de fausses nouvelles en période électorale. Nous invitons tous les citoyens qui aspirent à plus de vérité dans le débat public à faire de même dans leur département. Si, ici ou là, l’action de la justice est trop lente, elle sera plus rapide ailleurs… Sur ce point, François Fillon a raison, la France peut supporter la vérité »

Le problème, c’est que ce type de « démonstration » n’a pas d’impact électoral. Et vient bien tard…La vraie fontaine de la vérité, c'est le suffrage universel. Même si le matrage médiatique nourri plus de propagande que d'informations font oublier aux électeurs qu'une "vérité officielle n'est pas vraie,mais officielle"...
Le PS n’a pas su démonter la machine à gagner de Sarkozy. Parce que durant cinq ans son opposition a été stérile, inefficace, non construite.
>>>Je ne suis pas expert en analyses statistiques, mais je constate que les « thermomètres » de l’activité économique, financière et sociale de la France ne sont pas crédibles. Seul Bayrou l’a mis en relief en étant trop peu relayé durant sa campagne… Le PS n’a guère insisté parce que lui-même quand il était au gouvernement a triché avec bien des chiffres !
>>>Je constate aussi que le programme économique de Ségolène Royal était aussi peu crédible en termes de chiffrages que celui que Fillon met en application.
>>>Je constate encore que si la majorité sortante, malgré son bilan plus que mauvais, va être réélue dans un fauteuil, c’est parce que le PS préoccupé par ses soucis internes, ses querelles de personnes,son vide idéologique, ses contradictions tactiques et son impuissance critique n’a pas joué son rôle…
« Publicité mensongère », chez Sarkozy et Fillon ? C’est évident. Ce n’est pas même du ressort de la justice : le mensonge en politique est un art que Leo Strauss (inspirateur des néo-conservateurs américains) a conceptualisé et érigé en vertu…
La fontaine de la Vérité...
Mais « Publicité mensongère », il y a aussi au PS. "Un éléphant, çà trompe énormément", dit l'une des chansonnette de notre enfance...
Non, le parti de M. Hollande n’est pas la force d’opposition que la démocratie exige. Il n’a été ni crédible ni efficace ces cinq dernières années et il n’est pas crédible dans ses exhortations actuelles. Il a été, selon la formule de Bayrou, « un pouvoir contre » et non un « contre pouvoir ».
Le fait que Ségolène Royal (que Sarkozy, il l’a dit!, rêve de voir en « chef de l’opposition ») appelle ses « camarades » éléphants à renoncer à leurs méthodes d’opposants « frontaux » et systématiques n’y change rien. Ce sont les méthodes de travail du PS et pas seulement la tactique de ce parti sclérosé qu’il faut changer.
Si Sarkozy a été élu, bien que « sortant », si l’UMP va connaître un succès législatif digne du livre des records en dépit du mauvais travail fait depuis cinq ans, c’est parce que le PS n’a pas travaillé du tout ces cinq dernières années. Les opposants aussi doivent être jugés sur leur bilan… Celui du PS est catastrophique.
Pourtant bien des « sortants » socialistes espèrent être réélus. Face à la déferlante bleue n’aurons-nous que l’impuissance rose ? Les enjeux de dimanche sont grands. Et cela, ce n’est pas de la « publicité mensongère »...
Daniel RIOT
16:25 Publié dans TRIBUNES LIBRES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poliique, strasbourg, PS, UMP, Bayrou, économie, chomage
05/04/2007
LES CINQ PREMIERES PRIORITES DE FRANCOIS BAYROU
Marielle de Sarnez : "La France porte en elle le rassemblement qu'incarne François Bayrou !"
Marielle de Sarnez était l'invité du Téléphone sonne. L'émission de la station de service public a interrogé la directrice de campagne de François Bayrou sur l'actualité. La Gare du Nord, la majorité éventuelle après l'élection présidentielle, le mode de gouvernance de François Bayrou, ses priorités en arrivant à l'Elysée. Hélène Jouan et Alain Bédouet lui ont tout d'abord demandé ce que ferait François Bayrou en priorité s'il arrivait à la magistrature suprême.

Marielle de Sarnez a insisté sur la priorité que François Bayrou donnerait à l'emploi. Un pays qui vit avec autant de chômeurs est un pays malade. La première mesure mise en oeuvre pour recouvrer un situation normalisée consistera dans la possibilité pour tout type d'entreprises de recruter deux personnes sans avoir le poids des charges sociales sur les épaules pendant un période de cinq ans. On réservera tout de même dix pour cent de charges pour financer le régime de retraites par répartition qui prévaut en France. Il existe en France un bassin d'entreprises de deux millions cinq cents mille petites et moyennes entreprises. Ce serait une bouffée d'air frais pour elles et pour les personnes directement embauchées. Pour un artisan, se libérer de tâches qui l'empêchent d'accomplir son travail en temps et en heure lui changerait la vie, selon Marielle de Sarnez.
La deuxième priorité pour François Bayrou comprendra la lutte contre l'exclusion. Trop de gens sont aujourd'hui laissées sur le bord de la route. C'est ainsi que François Bayrou propose de remettre ces personnes en grande difficulté parfois psychologique, dans un circuit qui permettrait un retour progressif, en douceur à l'emploi : l'activité universelle. Consacrer une partie de son temps au secteur associatif, à des collectivités locales afin de redonner un sens à sa vie. Que ces milliers de personnes retrouvent la dignité qui doit être la leur, une responsabilité. François Bayrou imposerait que ces personnes qui s'engageraient dans ce processus de retour vers une vie de citoyen considéré pourraient cumuler leur revenu minimum d'insertion et une rémunération.
La troisième et la quatrième priorités du programme de François Bayrou seront l'école et la dette. Dans le même temps, en plus de la dette financière, économique, la dette démographique (la pyramide des âges montre un vieillissement de la population française.), il faudra traiter la dette écologique. L'environnement et le développement durable sont au coeur du projet présidentiel de François Bayrou. Marielle de Sarnez rappelle que le candidat à l'élection présidentielle a signé le Pacte écologique de Nicolas Hulot. Il se tiendra aux engagements fermes qu'il a pris devant les Français en la matière. Elle égraine les problèmes que l'ensemble de l'équipe de François Bayrou devra prendre à bras-le-corps une fois arrivée aux responsabilités, notamment le logement, la réhabilitation des banlieues. Tout cela exige des Français qu'ils se rassemblent autour du programme de François Bayrou.
A propos d'un éventuel débat présidentiel, projet contre projet, candidat devant les autres candidats, sur Internet pour contourner les règles du Conseil supérieur de l'audiovisuel, Marielle de Sarnez se dit complètement favorable. Cela fait même partie des demandes de François Bayrou. Les Français manquent cruellement de ces confrontations d'idées d'où surgissent très souvent les solutions. Les Français pourraient ainsi comparer. Cette élection, selon la directrice de campagne de François Bayrou, est la plus importante depuis 1958. C'est le droit le plus strict de tout citoyen de connaître chaque candidat, chaque programme, de soupeser l'un par rapport à l'autre. Tout cela paraît parfaitement légitime à Marielle de Sarnez. Entendre, poser même des questions, tout cela doit être possible dans le cadre d'une vie réellement démocratique et non sclérosée telle que nous la connaissons actuellement.
L'IMPERATIVE NECESSITE DE REDUIRE LA DETTE
Un auditeur lui demande ce qu'elle ferait à propos du salaire universel des mères au foyer. C'est une question sur laquelle François Bayrou s'est exprimée. Il n'y est pas favorable car pour le moment, nous n'en avons pas les moyens. Il faut d'abord rééquilibrer l'assiette de nos dépenses publiques. Aujourd'hui, rappelle-t-elle, l'intérêt seul de la dette engouffre l'ensemble de l'impôt sur le revenu. Il convient donc en premier lieu de résorber la dette publique. Cependant qu'elle précise que l'activité des mères au foyer doit compter en points de retraite. Une réforme des retraites que François Bayrou juge extrêmement urgente. Il compte l'engager en y intégrant la pénibilité du travail, l'accompagnement des mères dans la vie de l'enfant. Tous ces détails qui redonnent confiance à toutes les strates de la société.
Cela coûtera évidemment de l'argent, admet Marielle de Sarnez. En temps de croissance normale, nettement en dessous de ce que nous pourrions espérer d'un pays aussi énergique que le nôtre, nous engrangeons vingt-et-un milliards de rentrées fiscales de tous ordres. Sur ces vint-et-un milliards d'euros, François Bayrou et les économistes qui l'accompagnent ont calculé qu'il fallait consacrer environ sept milliards d'euros par an pendant trois années pour au mois stabiliser la dette. Il conviendra en parallèle de faire de larges économies sur les exonérations de charges allouées aux très grandes entreprises, qui ne créent pas d'emploi en retour. On s'appliquera aussi à revenir à des économies d'échelles vis-à-vis des collectivités locales. François Bayrou propose par exemple de fusionner les départements et les régions. Une mesure qui renforcera les régions au niveau européen et leur donnera un réel pouvoir. Certaines niches fiscales devront également être supprimées. Voilà donc vingt-et-un milliards d'euros de dépenses pour vingt-et-un milliards d'euros d'économies.
DEBLOQUER LES EMPLOIS: PRIORITE AUX PME
Une auditrice qui travaille dans l'artisanat de la poterie lui demande ce que François Bayrou pourra concrètement faire pour elle. Marielle de Sarnez lui rappelle cette mesure-phare du Projet d'Espoir de François Bayrou contenue dans le livre éponyme paru aux éditions Plon : la possibilité pour toutes les petites et moyennes entreprises et surtout les très petites entreprises, de créer deux emplois sans charge autre que celle consacrée au paiement des retraites. Marielle de Sarnez constate que le chômage en France ne baisse pas. Que les gouvernants actuels se gargarisent de chiffres qui ne correspondent en rien à la réalité du terrain. Les bénéficiaires du revenu minimum d'insertion ne sont plus comptabilisés dans les statistiques. Cette mesure et l'activité universelle contribueront à remettre de l'huile dans les rouages grippés de l'emploi en France.
ENDIGUER LA VIOLENCE
Des rouages qui ne sont pas grippés simplement dans le domaine de l'emploi, mais aussi celui de la sécurité des Français. Les récents incidents de la Gare du Nord le prouvent. Ce jeune homme africain retrouvé sans vie sur les docks de Marseille. La violence est partout. On doit l'endiguer. Mais ce ne sont certainement pas avec les surenchères verbales, les injures, les insultes que s'envoient quotidiennement les candidats de l'UMP et du PS par voie de presse interposée, que l'on parviendra à sortir du marasme paralysant que nous connaissons actuellement. Ce climat politique la gêne, elle le trouve malsain.
Marielle de Sarnez explique que lors de ses nombreux déplacements, François Bayrou a l'occasion d'aller à la rencontre des Français, qui sont animés d'une colère qu'on imagine peu. Elle demande que l'on sorte des chicayades ridicules qui abaissent le niveau du débat qui devrait normalement avoir lieu pour une campagne électorale française. Que l'on essaye de régler les vrais problèmes évoqués un peu plus tôt dans l'émission, l'emploi, le logement, l'environnement, les banlieues abandonnées à leur triste sort. Que l'on s'occupe des zones rurales. Il faut absolument recréer un lien de confiance entre tous, qu'ils soient issus des grandes villes ou des petits villages.
FAIRE EXPLOSER LES FAUX CLIVAGES
Ce lien de confiance, les Français pourront le créer, le recréer en votant pour François Bayrou. Et dans la foulée, parce que l'homme aura bouleversé tous les pronostics, parce qu'il aura fait exploser tous les clivages, qu'il aura affronté une campagne dure contre lui, il est absolument inévitable qu'ils lui redonneront cette confiance lors des élections législatives. Ce qui lui permettra d'avoir une majorité suffisante pour gouverner.
Par ailleurs, Marielle de Sarnez confie qu'elle ne souhaite pas la victoire du centre en tant que centre, en tant que camp du centre. Elle veut ouvrir à toutes les sensibilités modérées du pays. Elle observe, par son expérience de députée européenne, que l'on gouverne bien mieux, que les décisions les meilleures sont prises lorsque la collégialité est en marche. On doit pouvoir discuter des réformes, on doit pouvoir trouver des partenaires, à gauche comme à droite. Ce n'est qu'en apparence que les lignes sont figées. Mais si l'on creuse ne serait-ce qu'un tout petit pu, on s'aperçoit que rien n'oppose réellement sur le fond des démocrates de la droite modérée de républicains de la gauche moderne.
C'est ainsi que Marielle de Sarnez conclue sont intervention : la France, les Français ont plus que jamais besoin de rassemblement. Aujourd'hui, un homme porte ce rassemblement des bonnes volontés, c'est François Bayrou.
France Inter
Marielle de Sarnez dans l'équipe de François Bayrou
22:05 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, chomage, dette, economie, politique
03/04/2007
PERSONNE AU BORD DU CHEMIN...
REDONNER À CHACUN
SA PLACE DANS LA SOCIÉTÉ
« Je ne laisserai personne au bord du chemin. Rien n’est plus révoltant que de voir dans nos villes les tentes de SDF se multiplier, le dénuement de nos banlieues, les écoles qui ferment au fond de nos vallées.
Les trois vertus nationales – Liberté-Egalité-Fraternité – sont des vertus de résistance. Je porterai ce combat pour la dignité humaine, pour que les plus faibles de nos concitoyens, aujourd’hui abandonnés, puissent retrouver leur fierté perdue. La première mission du président de la République, c’est de tisser, et de retisser, les liens qui unissent les Français entre eux. C’est ma conception du rôle de chef de l’État, et c’est un engagement de tous les jours, de tous les instants, que je tiendrai. »

BANLIEUES : RÉIMPLANTER L’ÉTAT LÀ OÙ ÇA VA MAL
>>>L’État (services sociaux, police, école,...), qui est omniprésent dans les centres-villes des grandes métropoles, doit être renforcé dans les zones où l’on en a le plus besoin (banlieues, zones rurales,...). Pas seulement l’État qui protège, mais aussi l’État qui favorise l’emploi, qui éduque, qui soigne,...
>>>Installer un sous-préfet qui représente l'État avec obligation de résidence dans les quartiers dits difficiles et qui coordonne l’action publique de l’État.
L’ÉGALITÉ DES CHANCES POUR LE MONDE RURAL
>>>Préserver les services publics dans les zones les plus excentrées, en particulier La Poste,avant d’entreprendre un travail de reconquête du monde rural avec les élus et les acteurs locaux.
>>>Regrouper dans un seul point de rencontre les différents services offerts à la population (Poste, impôts, CAF,…).
>>>Définir une vraie incitation aux initiatives économiques, développer le soutien à l’animation et à l’ingénierie de projets.
>>>Développer la présence médicale en milieu rural (incitation à l’installation et maisons médicales).
LOGER LES PLUS DÉMUNIS
>>>Accompagner socialement et humainement les sans domicile fixe et les loger en créant 20 000 logements hyper-sociaux par an.
MIXITÉ SOCIALE
Nous voulons des logements sociaux dans tous les grands programmes de construction.
EN REPRENANT UN TRAVAIL ON DOIT Y GAGNER
>>>Rendre la reprise d’activité plus attractive : unifier les minima sociaux en une allocation sociale universelle par points, avec un barème dépendant des situations. Elle sera cumulable de façon dégressive avec la reprise d’un emploi pour que le retour à l’activité soit financièrement intéressant.
>>>Proposer à toute personne titulaire d’un minima social une activité rémunérée au service de la société, dans une collectivité ou une association.

17:45 Publié dans Le programme de Bayrou | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, strasbourg, social, sdf, chomage
17/03/2007
Ce n’est pas le contrat de travail qui crée l’emploi
Nicolas Perruchot a participé à un débat sur l’emploi avec des députés UMP, PS et PCF. Le député du Loir-et-Cher a exprimé la position de François Bayrou sur le contrat de travail, les 35 heures ou encore l’augmentation du Smic. Nicolas Perruchot qui a été chef d’entreprise avant de faire de la politique, a souhaité que le législateur fasse davantage preuve de pragmatisme et sorte de la théorie pour passer à la pratique.
Nicolas Perruchot a fait trois constatations sur les chiffres du chômage : depuis près de dix ans, droite et gauche ont utilisé le traitement social du chômage ; le coût du chômage – 75 milliards d’euros par an, soit l’équivalent de 4 millions de personnes payées au Smic - est explosif ; la croissance quand elle est au rendez-vous ne profite pas aux gens qui sont dans le bas de la classe moyenne. Pour Nicolas Perruchot, nous devons avoir le courage de nous poser la question de l’efficacité des politiques d’emploi. Il juge les résultats négatifs et prône un changement radical d’orientation.
S’agissant des contrats de travail, il a plaidé pour une simplification des types des contrats et de l’administration de ces contrats. Le député a raconté qu’au moment de la préparation de la loi de finances, le ministère du travail leur remettait un gros classeur recensant tous les types de contrats de travail existant. Cette simplification est, selon lui, nécessaire pour les employés comme pour les employeurs.
Il souhaite que l’on s’inspire des modèles qui fonctionnent à l’étranger. François Bayrou propose ainsi un CDI (contrat à durée indéterminée) à droits progressifs dans le temps. Mais il ne souhaite pas que l’on impose le même contrat dans tous les secteurs afin de prendre en compte les spécificités de chaque type d’activité. D’où la nécessité d’une négociation branche par branche. Mais il ne voit pas l’intérêt de focaliser toute son attention sur le contrat de travail, estimant que ce n’est pas le contrat qui crée l’emploi…
De même, il souhaite que les hommes politiques qui parlent de la formation et de contrat unique, passent de la théorie à la pratique : « qui va payer la facture ? » s’est demandé le député. Profitant de son expérience de chef d’entreprise, Nicolas Perruchot a rappelé à ses interlocuteurs du PS et du PCF, qu’un patron n’a pas envie de licencier : « on est là pour faire prospérer son entreprise et pour gagner des parts de marché ».
Concernant les 35 heures, le député a qualifié le dispositif de « vraie mauvaise idée » : « ça n’a pas créé d’emplois ». Il a fait remarquer que la France est le seul pays à avoir mis en place les 35 heures. Pour lui, « la gauche a partagé les salaires pas le temps de travail ». Il a notamment rappelé les « conséquences terribles » de l’application des 35 heures dans la fonction publique hospitalière.

Nicolas Perruchot a estimé que ce sont surtout les grandes entreprises qui ont profité de l’effet d’aubaine des exonérations de charges et les cadres qui ont davantage de temps libre. En revanche les ouvriers et les employés n’ont pas pu augmenter leur pouvoir d’achat.
François Bayrou plaide pour que l’heure supplémentaire soit payée 35% de plus que l’heure normale et que les entreprises voient leurs charges baisser d’autant. Ainsi, le candidat à l’élection présidentielle ne remet pas en cause la durée légale du travail mais ceux qui voudront travailler plus pour gagner plus, pourront le faire. Là aussi, François Bayrou laisse aux partenaires sociaux le soin de négocier branche par branche, les aménagements qu’il convient de faire en fonction du secteur d’activité.
Enfin, Nicolas Perruchot s’est opposé à une augmentation immédiate du Smic à 1500 euros brut. Si cette mesure proposée par le PS était appliquée, cela conduirait, selon lui, à une augmentation de toute la pyramide des salaires sous l’effet des revendications des autres salariés. Nicolas Perruchot a affirmé que les chefs d’entreprise, y compris ceux qui votent à gauche, sont hostiles à une telle mesure qui mettrait en péril leur entreprise.
17:35 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, économique, social, chomage, udf, présidentielles
09/11/2006
L'égalité des chances, par NICOLAS SMEETS
Nicolas Smeets, est directeurn directeur du réseau EST de MANPOWER. Je publie ici, en TRIBUNE LIBRE, l'ossature de son intervention dans une réunion organisée par l'UDF sur ce principe proclamé, mais bien mal respecté. L'égalité des chances? Plus qu'une ligne ou un paragraphe dans un programme... Une priorité. des réflexions à méditer. CC.
Ce sujet est revenu sur le devant de la scène avec les "événements" qui secouent les les banlieues françaises.Vaste sujet : égalité des chances dans les études, dans l’accès au logement, dans le travail…Inévitablement le thème de la discrimination est sous jacent. Je ne traiterai ici que de l’égalité des chances dans le travail.Une problématique souvent douloureuse car le travail est bien sûr un moyen de subsistance mais aussi un facteur de lien social très fort (Cf repas de famille).
Je vais considérer trois moments clefs dans la vie professionnelle où l’égalité des chances n’est pas respectée : L’accès à l’emploi, l’évolution professionnelle, la fin d’un emploi.
1/Inégalité devant l’accès à l’emploi :
La discrimination à l’embauche est un facteur majeur d’inégalité des chances.
Paradoxalement, elle est souvent le fait de personnes qui ne sont pas mal intentionnées. Elle intervient du fait des stéréotypes que nous véhiculons (« les femmes ne sont pas mobiles, les seniors sont chers et peu adaptables »…)
Dans le souci de la performance et avec la peur de l’échec, les recruteurs ont tendance a ne prendre aucun risque et à appliquer toujours les mêmes recettes. Résultat : on fabrique des clones ! Alors que c’est la diversité qui crée l’innovation et le changement
Proposition : Le CV anonyme et le travail en « collège pour les recruteurs » pour protéger le candidat des a priori souvent individuels.
Les nouvelles technologies Internet permettent maintenant l’utilisation du CV universel sur la base d’un standard européen existant (fruit des travaux de DRH de grandes entreprises). Ce CV est facile à rendre anonyme et il est basé avant tout sur les compétences. Il permet d’éviter l'inégalité qui nous frappe face aux robots informatiques (Cf moteur de recherche)
A nom de l’UDF, Francis VERCAMER, député du Nord, a déposé un amendement visant à généraliser le CV anonyme.
2/Inégalité devant l’évolution professionnelle :
Combien de femmes, combien de français d’origine étrangère, patron d’une grande entreprise française ?
L’égalité au travail figure dans les textes de loi depuis 20 ans, mais rares sont les entreprises qui la respectent.
Les salaires des femmes cadres restent globalement inférieur de 24% à celui des hommes.
Proposition : Ce devrait être simple, mais c'est souvent ardu : il faut faire appliquer la loi !
Loi Génisson de 2001. Cette dernière, dans son décret n°2001-832 du 12 septembre 2001, oblige les entreprises de plus de 50 salariés à publier et afficher un rapport annuel d'égalité hommes/femmes. Tous les chiffres devront être sexués : on pourra notamment y comparer les salaires, les embauches par type de contrat de travail, l'accès aux formations, la répartition des promues suite à une formation, etc.
Mais avant d'en appeler aux tribunaux, je suggère plutôt d’en passer par des méthodes douces. On peut commencer par frapper à la porte de la DRH sur le mode «coucou, c'est pour savoir si vous avez avancé sur le rapport annuel Hommes-Femmes. Non parce que, faudrait pas que vous soyez en retard... ». A ce stade, mieux vaut agir groupé. Et en dernier recours, il faudra bien en passer par l'inspection du travail et les instances prud'homales.
Des condamnations ont déjà été prononcées : Une salariée d'IBM-Montpellier qui, au bout d'un an et demi, a obtenu gain de cause auprès des juges, à savoir 30 000 euros de dommages et intérêts ainsi qu'un passage immédiat au statut de cadre pour discrimination sexiste.
3/Inégalité devant la fin d’un emploi :
En cas de licenciement, que vous soyez dans une grande ou une petite entreprise, votre sort sera bien différent !
Dans le premier cas : accompagnement personnalisé, cellule de reclassement, formation et compensation financière importante
Dans le deuxième cas : rien
Proposition : sécuriser le parcours professionnel en généralisant l’accompagnement qui suit un licenciement
Enfin une dernière proposition : suppression du CDD et maintien de 2 formes de contrat : le CDI et le travail temporaire.
Provocation ? non
La vraie précarité est dans le CDD, pas dans le travail temporaire. Il y a une vraie inégalité au moment de la fin du contrat.
Dans le cas du CDD, la personne est livrée à elle-même, souvent fortement frustrée, car on a trop tendance à prendre un CDD pour l’antichambre d’un CDI.
Dans le cas de l’intérim, la personne est prise en charge par un collaborateur de l’agence qui a tout intérêt à retrouver un travail le plus vite possible. Quand un intérimaire ne travaille pas, l’agence ne travaille pas non plus et donc ne gagne rien !
NICOLAS SMEETS
23:05 Publié dans TRIBUNES LIBRES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, politique, chômage, emploi, udf, alsace, strasbourg


