21/12/2007

L’élimination de Strasbourg « Capitale européenne de la culture 2013 » : Un échec politique du tandem


L’élimination de Strasbourg dès le premier tour pour le titre de « Capitale européenne de la culture 2013 » me remplit de tristesse. Voilà une belle occasion manquée d’accroître les moyens de la Ville et de sa région, pour servir ses ambitions légitimes et mieux remplir sa mission européenne. Il n’est ni indécent ni outrancier de parler de « gâchis ».

Le travail effectué dans des conditions difficiles sous la responsabilité de Marc Dondey et de Klaus Wenger n’est évidemment pas à être mis en cause. Cet échec cuisant, humiliant même, est d’abord politique et relève de la responsabilité exclusive des responsables politiques qui dirigent la Ville.

Nous payons là l’une des factures d’un mode de gouvernance plus velléitaire  que volontaire, plus personnelle et arbitraire  que délibérative et responsable, plus guidée par des préoccupations  électoralistes que par des soucis d’efficacité.

Ce dossier mal ficelé et trop rapidement bouclé en raison du temps gaspillé, de concertations mal orchestrées, de défauts de vision de coordinations trop tardives avec nos partenaires d’Outre-Rhin et de la grande Région et de l’énergie perdue en tergiversations en tous genres après le dépôt de la candidature, manque à la fois de cohérence, d’envergure et d’ambitions.

Les fausses excuses avancées et les autoproclamations « européennes » et « culturelles » faites  lors d’une présentation publique bien tardive font peine à entendre. Elles prêteraient à sourire si les enjeux n’étaient pas aussi grands. Elles ne trouveraient un peu de consistance que si les politiques européennes et culturelles menées ces dernières années par le « Tandem » avaient été à la hauteur des ambitions proclamées. Nous sommes loin du compte…

Ces fausses excuses sont celles de perdants qui fuient leurs responsabilités. Elles   n’enlèvent rien aux défauts majeurs de cette entreprise qui, comme dans bien d’autres domaines, peuvent se résumer en un constat : le « tandem » par son mode de fonctionnement dépense grand pour réaliser petit.

Ce type de compétition entre villes présente évidemment bien des aléas. Nous aurions compris que d’autres soient jugés meilleurs que nous. Mais Strasbourg dessert son rayonnement (donc son attractivité et son influence) en étant éliminée dès les... éliminatoires. Il est vrai que dans ce genre d’épreuves, la méthode Coué, l’autosatisfaction permanente, le souci de privilégier la communication interne à des fins électoralistes au détriment  de l’efficacité ne sont pas des armes appropriées. Ce n’est pas en transformant une candidature en proclamation publicitaire sur le flanc des trams que le titre de Capitale européenne de la culture pouvait être remporté…

Chantal Cutajar,

Tête de liste MoDem aux municipales 2008 à Strasbourg

 

16/12/2007

Café démocrate "Culture dans les quartiers ou Culture pour les quartiers ?"

L’Association Strasbourg Je t’M, Chantal Cutajar et Jean-Louis Agobet sont heureux de vous convier au Café Démocrate du 18 décembre 2007 (19h00-21h00) pour débattre autour du thème :


« Culture dans les quartiers ou Culture pour les quartiers ? »

au
Restaurant « La Mandrine »
36 A, Route de la Meinau
67100 Strasbourg
03 88 40 39 31

21/11/2007

Rappel: ce soir , premier café démocrate de Strasbourg je t''M

Ce mercredi 21 novembre aura lieu le premier Café démocrate "La culture à l'école" organisé par le groupe culture de Strasbourg je t'M,  au Raven Café, 8 place du Corbeau, à Strasbourg,  de 19h00 à 21h00. L'entré est libre, bien sûr. Merci d'y accorder de l'attention. C.C.

A RELIRE SUR CE BLOG >>>>>

11/11/2007

« Strasbourg je t’M » et Chantal Cutajar lancent les « Cafés Démocrates »

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« Débattre, frotter ses idées à celles des autres, écouter et s’exprimer. La démocratie est participative ou n’est pas ». Après avoir lancé, dans la foulée des législatives,  « les Conférences de Citoyens de Strasbourg » qui préparent des dossiers sur des problèmes généraux et locaux qui viendront en discussions en temps voulu, Chantal Cutajar  va inaugurer avec « Strasbourg je t’M »    les « Cafés démocrates » : des rencontres conviviales régulières dans des lieux divers autour de thèmes de discussions différents.

Le premier de ces « Cafés démocrates » se déroulera le 21 Novembre. Il sera consacré à « La culture à l’école » : Nécessité, modalités et enjeux des activités artistiques au sein des établissements scolaires. Pour tout renseignement: strasbourgculturejetm@gmail.com

LA CULTURE A L’ECOLE

Sept ans après, qu’en est-il de l’annonce par le Ministre de la Culture d’un vaste « plan pour l’éducation artistique et culturelle » et de la création de « classes à projet artistique et culturel » non pas marginales, mais où tous les élèves devront en principe passer sur trois années ? Rien, hélas qu’un effet d’annonce pour une réforme si précieuse.

Ne faut-il pas enfin se pencher sur la question et inventer un nouveau concept, généreux et novateur ?

Comment considérer l’art et la culture par rapport aux savoirs « fondamentaux », cesser toute hiérarchisation des matières enseignées et proposer une nouvelle approche ? La question doit être traitée et explorée sur le fond et sur le long terme.

Toutes les pistes n’ont peut-être pas été explorées, il est sans doute possible de ne plus réfléchir par hiérarchisation des savoirs et créer une rupture dans ce mode de pensée, imaginer des complémentarités, comme par exemple l’apprentissage associé de la lecture avec une pratique musicale inventive ?

Et la place de l’artiste dans un tel projet ? Ne pourrait-on pas associer des artistes aux établissement scolaires ? Sous quelle forme ? Quel en serait le cahier des charges, les modalités mais aussi les limites ?

L’enjeu est de taille et c’est autour des ces questions et pistes de réflexion que nous organisons ce premier café démocrate.

POUR TOUT RENSEIGNEMENT >>>>>>>>> mailto:strasbourgculturejetm@gmail.com,,

D’ores et déjà, Strasbourg je t’M () vient d’ouvrir son blog « Strasbourg- CULTURE je t’M » : http://strasbourgculturejetm.blogspot.com/

Pour tout renseignement  strasbourgculturejetm@gmail.com

Ce blog culturel complète celui que Strasbourg je t’M consacre aux idées, critiques et suggestions citoyennes : la boîte aux lettres et le forum de « Et si j’étais maire » (http://www.etsijetaismaire.blogspot.com/)

22/06/2007

Repenser les politiques culturelles, par Denis Romieux

Une société démocratique peut-elle vivre sans culture ?

Un texte publié sur le site des Conférences de Cityens de Strasbourg

A l’occasion d’une rencontre autour de la culture, ou plutôt des politiques culturelles,  organisée par Chantal Cutajar à Strasbourg, David Romieux, metteur en scène,a fait une intervention  qui, comme tout ce qui est publié sur le blog politique de Chantal Cutajar et sur ce blog des Conférences de Citoyens, mérite débat. Laissez vos commentaires ou écrivez-nous.

Où est le 1% promis ?

Le budget de l’Etat en faveur de la culture n’a toujours pas atteint les 1% fatidiques, promis il y a longtemps, mais cette idée a été vite abandonnée en ces temps où la rigueur budgétaire devrait s’imposer.

Pourtant, le Président Sarkozy veut mettre en place une politique coûteuse estimée à près de 30 milliard d’euros. L’argument invoqué est que cela serait une politique de relance (par l’offre- baisse du coût des heures supplémentaires / par la demande : réduction d’impôts)

Ce ne semblent pas être des politiques structurelles, mais des politiques conjoncturelles.

LISEZ LA SUITE ET REAGISSEZ >>>>>>>>

19/06/2007

« Une société démocratique peut-elle vivre sans culture ? »

Compte-rendu d’une  rencontre-débat organisée par Chantal Cutajar

Chantal Cutajar avait organisé une rencontre-débat, l’avant-veille du premier tour des élections législatives, sur le thème « Une société démocratique peut-elle vivre sans culture ? ». Bien sûr, la réponse coule de source mais cette question a permis d’aborder des problèmes précis : le coût et le financement de la culture, la culture marchande et non-marchande, le mécénat ( ou sponsoring ) privé et public sans oublier la culture au niveau régional. Cette rencontre avait lieu sur la terrasse de l’Art café.

 Même si les discussions étaient sérieuses et sujettes aux débats, l’atmosphère restait détendue et conviviale. Mais avant d’évoquer les différents sujets abordés au cours de cette rencontre, il est peut-être nécessaire de rappeler les différences entre l’art et la culture. L’art est l’ensemble des productions humaines qui n’ont aucune utilité première, mais conçues pour plaire, faire passer des messages, divertir, instruire tandis que la culture est l’ensemble des moyens de transmettre des connaissances et des valeurs, artistiques en particulier.

 Le sujet qui a sûrement fait le plus débat est celui sur la gratuité de la culture. Certaines personnes pensent que la culture devrait être gratuite pour être accessible à tous, ce qui veut dire qu’il faut qu’il y ait une source de financement qui accepte de donner généreusement sans rien attendre en retour, sinon la reconnaissance de l’artiste. Mais peu de personnes accepteraient de donner de l’argent sans être remboursée et, si l’Etat s’en occupait, cela creuserait un trou énorme dans son budget donc, en sachant que l’Etat est déjà en déficit et criblé de dettes, ce serait impossible. Il y en a d’autres qui pensent que la culture devrait être un service marchand comme les autres et être en mesure de s’autofinancer.

Cela signifierait que la plupart des artistes devraient travailler à côté, comme c’est le cas en Angleterre, et ne pourraient se consacrer entièrement à leurs activités artistiques.

De plus, il n’y aurait plus d’originalité, d’expériences ; les artistes resteraient prudents pour ne pas risquer de perdre leurs revenus. Ces points de vue étaient plus nuancés durant le débat mais les schématiser les rend plus simples à comprendre. La conclusion est qu’il faut trouver la juste limite et doser correctement et intelligemment les subventions.

Cela conduit à la question du mécénat : public ou privé ? Actuellement, les entreprises privées subventionnent une partie des événements culturels ( festivals, concerts, expositions ) tandis que l’Etat assume l’autre partie. Avec ces deux acteurs, il peut y avoir des problèmes. Tout d’abord, les entreprises privées ne font pas vraiment du mécénat mais plutôt du sponsoring, c’est-à-dire qu’elles donnent des fonds pour l’évènement en échange du droit d’afficher leurs logos.

Ce mode de fonctionnement conduit à penser que les entreprises font cela plus par logique de stratégie de marketing que pour l’événement culturel en lui-même, ce qui est dommage, mais on ne peut pas leur reprocher. Quant à l’Etat, s’il intervient trop, la culture risque de s’institutionnaliser et devenir moins libre.

Par exemple, lors des premières fêtes de la musique, les groupes s’installaient un peu partout et comptaient sur la gentillesse d’un commerçant pour lui fournir un petit peu d’électricité alors que, actuellement, il y a des endroits réservés à des groupes sélectionnés à l’avance et qui ont le droit à des scènes à côté desquelles s’installent des stands de boissons et de nourriture, tandis que les groupes qui n’ont pas d’emplacements réservés se contentent des petites ruelles et sont couverts par les grosses sonos des autres groupes. On en vient à cette conclusion : il faut trouver un mode de mécénat qui laisse l’artiste libre et qui ne l’oblige pas forcément à faire du profit.

Maintenant, venons-en à la culture artistique à l’école. Le budget de l’Education nationale alloué aux activités artistiques n’est pas assez grand. Les enseignants ont du mal à organiser des sorties dans des lieux culturels car ils manquent de fonds. Pourtant, éduquer les plus petits et les moins petits à la sensibilité artistique est très important. Il leur permet de s’épanouir, d’aiguiser leur esprit critique, de s’ouvrir à la culture.

Pour illustrer ce manque de fonds, on peut prendre l’exemple d’une classe d’histoire des arts de Strasbourg qui fait environ deux sorties par trimestre et invite un intervenant par trimestre et celui-ci vient, généralement, bénévolement. En sachant que toutes les sorties ont lieu à Strasbourg, est-ce normal que, à la fin de l’année, il ne reste plus assez pour financer une sortie en Suisse ? Certes, le matériel est aussi financé par le budget « Histoire des arts » mais ceci n’explique pas tout.

Après ces questions plutôt d’ordre national, passons à un problème régional abordé par un musicien d’un groupe alsacien, la Laiterie. Selon lui, le devoir de celle-ci est de promouvoir les groupes alsaciens et, pourtant, elle les « snobe ». Celle-ci préfère faire venir des groupes internationaux qui rapporte plus d’argent. Alors doit-on « obliger » la Laiterie à accueillir des groupes régionaux ? Toujours selon ce musicien, la réponse est oui.

Voici les quatre thèmes principaux évoqués durant ces deux heures de débat et qui vont faire l’objet d’une réflexion un peu plus poussée lors de prochaines rencontres et qui sont importants pour l’établissement d’une démocratie la plus parfaite possible car, pour répondre à la problématique, non, une société démocratique ne peut pas vivre sans culture, même aucune société ne peut vivre sans culture parce que la culture est une des particularités qui font de nous des êtres humains.

Léo Serfati (lycéen)

07/06/2007

Invitation: Débats avec Chantal Cutajar. (entrée libre, bien sûr)

Ce Jeudi 7 juin à 20h30 
"Comment construire l'Europe des citoyens ?"
Rencontre-débat avec Henri MALOSSE, président du groupe Employeurs au Comité économique et social européen, et Chantal CUTAJAR, candidate de l'UDF-MoDem de François Bayrou dans la première circonscription. Au FEC, 17 place Saint-Etienne.
Demain,Vendredi 8 juin à 17 heures
"Une société démocratique peut-elle vivre sans culture ?"
Rencontre-débat avec Chantal CUTAJAR, candidate de l'UDF-MoDem de François Bayrou dans la première circonscription, et avec David Romieux, metteur en scène, Eric Guerrier, musicien, Pierre Diependaële, metteur en scène, Nathalie Mercier, comédienne, Anne Schneider, professeur de classes artistiques. A l'Art Café, Musée d'Art Moderne, 1 place Hans Jean Arp

03/04/2007

LA CULTURE EN PRIORITE DU QUINQUENNAT

Le programme de François BAYROU (11)

LA CULTURE, CLÉ DE VOÛTE

 DE NOTRE SOCIÉTÉ

« Je veux remettre la culture au coeur de cette campagne électorale, et bien plus encore, en faire une priorité du quinquennat. Parce que je défends l’idée que tout n’est pas marchand dans la vie et, pour tout dire, qu’il y a même, au-delà du marché, au-delà de l’argent et des échanges économiques, des principes supérieurs que nous devons défendre et promouvoir. La culture en fait partie.

Je serai l’intransigeant défenseur de l’exception culturelle au sein de l’Union européenne et dans les négociations internationales. Je veillerai à ce que les nouvelles technologies soient accessibles à tous et partout. Élu président, j’associerai le monde de la culture à la promotion de la France dans le monde, comme je la diffuserai dans chacun de nos foyers. Faire la différence entre l’être et l’avoir, c’est l’essentiel d’un projet de société et même d’un projet de civilisation. »

DÉFENDRE NOTRE EXCEPTION CULTURELLE

>>>Maintenir un ministère de la culture de plein exercice.

>>>Maintenir la règle de l’unanimité dans les décisions européennes concernant la présence de la culture dans les accords commerciaux internationaux.

FAIRE VIVRE LES ARTS À L’ÉCOLE

>>Offrir à tous les enfants une éducation artistique et culturelle, une initiation aux pratiques artistiques, des parcours de découverte.

>>Ouvrir les classes à l’intervention des artistes, former les enseignants à la transmission, proposer des options artistiques dans toutes les filières.

>>Développer l’enseignement au décryptage des images.

PRÉSERVER ET FAIRE VIVRE LE PATRIMOINE

*Assurer l’engagement de l’État et favoriser le développement du mécénat pour préserver toutes les richesses de notre patrimoine.

*Ouvrir le patrimoine à la création contemporaine, développer l’éducation aux patrimoines et les coopérations avec l’école.

SOUTENIR ET ENCOURAGER LA CRÉATION

Accompagner les créateurs, inciter les institutions culturelles à s’ouvrir plus largement aux talents nouveaux, développer la diffusion des oeuvres.

GARANTIR LE STATUT DES INTERMITTENTS

>>Rendre au statut de l’intermittence sa vocation, garantir une véritable solidarité, traquer les abus des employeurs qui faussent le système.

>>Favoriser la prise en compte des heures d’enseignement artistique dans le statut des  intermittents qui le souhaiteront.

FAIRE VIVRE LA DIVERSITÉ CULTURELLE

>>Promouvoir la langue française dans le monde : mettre la Francophonie au rang des priorités de la politique étrangère française et inscrire la construction de la Communauté francophone dans la Constitution.

>>Reconnaître les langues de métropole et d’Outre-mer et ratifier la Charte européenne des langues régionales et minoritaires.

>>Accompagner les mutations technologiques et les arts numériques.

>>Modifier la loi relative à la diffusion d’oeuvres sur Internet en concertation avec l’ensemble des acteurs (créateurs, internautes, fournisseurs d’accès,...) pour garantir les droits et la rémunération des auteurs, et l’accès aux oeuvres.

>>Protéger le logiciel libre.

 

11/03/2007

« Strasbourg 2013 » : Jouer « collectif » !

Le billet de Chantal CUTAJAR

Oui, Strasbourg l’Européenne dispose de toutes les conditions pour se porter candidate au titre de Capitale Européenne de la Culture en 2013.Mais ne nous leurrons pas : la compétition sera rude et les défis à relever, rapidement, sont nombreux et difficiles.

Premiers constats : à ce jour et autant que nous puissions en juger, le « dossier Strasbourg » n’est pas le plus avancé, le plus travaillé, le plus élaboré. Nice-Côte d’Azur, qui a fait appel à Jean Nouvel, Marseille-Provence, Lyon qui a déjà son logo signé Ruedi Bauer, ont visiblement travaillé davantage le concept de cette Année « exceptionnelle », formalisé davantage de partenariats, mis au point des stratégies d’actions et ouvert des structures participatives (sites et  blogs, boites à idées électroniques) que nous n’avons pas encore.

Certes, il ne faut pas confondre vitesse et précipitation et l’on peut faire confiance à Etienne Pflimlin et à Jean-Dominique Marco pour diriger ce projet. Encore faut-il que les responsables de la Ville, forts de l’unanimité du Conseil municipal, leur facilitent pleinement la tâche et leur donnent les moyens de nos légitimes ambitions.

Les appels à la mobilisation des énergies et des imaginations, des dynamismes et des réseaux exige un « esprit d’équipe »  authentique qui dépasse évidemment les clivages et les rivalités politiques et qui transcende les frontières entre les disciplines, les institutions culturelles, les instituts universitaires et les diverses associations. Jouons « collectif » !

De plus, l’adhésion et la mobilisation citoyennes seront  fortes si ce qui est envisagé ne se réduit pas en un projet événementiel, mais s’inscrit dans la perspective d’un renforcement durable de la mission européenne et du rayonnement culturel de Strasbourg.

La culture n’est pas un luxe réservé à des élites. Elle est, Malraux l’avait bien vu, un outil essentiel du « Vivre ensemble », de la cohésion sociale, un lien entre les diverses générations,  un ciment de la solidarité sociétale et une arme de paix civile et civique, d’urbanité, de solidarité, de partage et d’échange, de respect des diversité et de « l’Autre », du semblable comme du différent, donc d’approfondissement de cette altérité trop souvent altérée.

Chantal CUTAJAR

 

 

"La culture n'est pas un luxe qui vient après le nécessaire"

En marge des "Victoires de la Musique"...

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Sur France 2, hier soir, les politiques ont été critiqués en raison des "promesses non tenues" et le ministre de la culture a été sifflé...Pour rappel: non les "promesses", mais les engagements de Bayrou en matière culturelle: "La culture relève du verbe être et non du verbe avoir"

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"Elle constitue le soubassement de nos prises de conscience, de nos comportements et des événements historiques. Au même titre que l'éducation et le recherche elle peut aussi être la clé de l'innovation dans nos sociétés à travers la création".

 Comme l’a dit François Bayrou venu rencontrer les acteurs culturels au Festival d’Avignon 2006, ces trois domaines qui "relèvent davantage de l’être que de l’avoir" doivent être prioritaires dans une "économie de la connaissance" .Or aujourd’hui, reflet de tout le reste, la culture est en crise. Deux objectifs fondateurs n’ont été que partiellement atteints : la démocratisation culturelle (l’accès de la culture au plus grand nombre) reste illusoire et les artistes sont en danger (cf. crise de l’intermittence)
A l’heure de la concentration des industries de loisirs, de l’influence du modèle américain, du développement très rapide des nouvelles technologies et moyens de transmission des savoirs et des œuvres dans une société qui a perdu ses repères et qui cherche du sens,   il faut refuser "l’abaissement de l’ambition culturelle pour tous" (F. Bayrou , au nom du Tiers-Etat)  .

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Il faut donc refonder nos politiques culturelles. "L’art est à la fois transmission et rupture, héritage et mouvement", ainsi le champ culturel est confronté à 4 enjeux majeurs :
- La transmission des savoirs composant notre patrimoine littéraire et artistique est un fondamental. Selon François Bayrou "La pire des fractures est la fracture culturelle". Aussi réaffirme-t-il aujourd’hui la même priorité qu’à son arrivée au ministère de l’Éducation Nationale en 1993, celle donnée à l’éducation artistique et culturelle à l’école*.
- Toute réforme profonde de la politique culturelle tient à la place que l'on fera à l'enseignement artistique dans le cadre de l'enseignement général.

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- Le spectacle vivant souffre d’une diffusion insuffisante. Alors que le nombre de spectacles produits s’est fortement accru depuis une dizaine d’années, le public ne s’est pas renouvelé et élargi en conséquence : la transmission et le partage de la culture, c’est œuvrer aussi à sensibiliser et à accueillir toutes sortes de publics, de penser à des lieux qui ne soient pas tant figés dans des labels mais ouverts sur la cité et aux artistes, porteurs de projets innovants qui encouragent le croisement des disciplines et des genres, adaptés aux nouvelles technologies. C’est s’attacher aussi à ce qu’à l’ère du numérique où de nouveaux vecteurs de la culture (Internet, télévision mobile personnelle...) sont désormais disponibles, on développe une offre culturelle de qualité qui ne dépende pas de groupes monopolistiques mais repose sur la complémentarité service public-service privé.

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- L’art est héritage, il est également mouvement aussi faut il aujourd’hui repréciser la place de l'artiste dans la société, accompagner la création et soutenir la diversité culturelle, questions essentielles soulevées de façon cruciale par la crise des intermittents – non résolue aujourd’hui – et la loi sur les droits d’auteurs.
- Nous pouvons régler la question de l’emploi culturel notamment à travers une loi d’orientation du spectacle vivant proposant une véritable architecture de l’emploi artistique, par définition très diversifié, et garantissant un régime équitable et vertueux de l’intermittence . Le soutien aux créateurs dans leur diversité est une impérieuse nécessité.

Tout cela pose bien entendu la question des financements de la culture aujourd’hui en crise, et de l’organisation des territoires, aujourd’hui en panne. L’attention des médias s’est récemment portée sur le patrimoine et sur le recul de la francophonie dans le monde. Nous connaissons l’état de nos finances publiques, mais la culture est un investissement pour l’avenir afin de garantir les crédits nécessaires au rayonnement culturel de notre pays. Son budget, qui atteint péniblement les 1% de celui de l’État, doit faire l’objet d’une programmation pluriannuelle. Il faut aussi trouver les moyens de renouveler les financements de la culture dans un équilibre subtil entre la liberté de création et la pluralité des financements, publics et privés, et continuer à encourager le mécénat.

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Il faut enfin sortir de cette "paralysie" et de cette instabilité que vivent les artistes, les professionnels et responsables associatifs de ce secteur. Aujourd’hui, la décentralisation n’optimise pas les financements publics : la stratification politico-administrative, au lieu d’amplifier une dynamique, la fige. La décentralisation culturelle, chantier inachevé du gouvernement, doit être organisée pour être réussie : qui fait quoi, comment et avec qui.

Dans le même temps, l’État a toujours sa partition à jouer, mais un État modernisé, un ministère de mission qui renoue avec l’esprit insufflé par un Malraux et un Vilar et non de simple gestion, qui garantisse les grands équilibres, fédère, impulse dans le respect du rôle de chacun et mette en cohérence tout ce qui concourt, patrimoine comme création, à rendre la culture vivante et accessible sans démagogie ni marchandisation.

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A côté de cette dimension locale de l’action culturelle qui doit viser en premier lieu à réduire les inégalités géographiques Paris-Province, entre régions, entre l’urbain et le rural (aujourd’hui un département sur 2 ne dispose pas de scène nationale alors que d’autres en dispose de 4 ou 5 ) entre les centres-villes et les cités (la crise des banlieues est aussi une fracture culturelle), il faut aussi inscrire nos politiques culturelles dans une dimension européenne, encourager la libre circulation des œuvres et des artistes, harmoniser les statuts sociaux et fiscaux des professionnels du secteur qui ne nous ont pas attendu pour construire l’Europe de la culture.

La culture n’est pas le simple chapitre d’un programme politique, elle est la composante d’un projet pour une nation : de l’enfant à l’école au citoyen dans la cité, François Bayrou veut tout mettre en œuvre pour que la culture soit le lien et le bien communs.

*(cf. protocole d’accord relatif à l’Education artistique de novembre 1993) 

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Intermittents du spectacle

"L'aide la plus efficace que l'on puisse apporter au monde de la culture"

Pour François Bayrou, ce système est nécessaire à la création et à la vitalité culturelle. Et si l'on parle de réforme, c'est en premier lieu à l'utilisation abusive du régime des intermittents par les grandes entreprises, qu'il faut s'attaquer.

"Le déséquilibre de ce régime ne provient pas seulement, ni même principalement, de la précarité de la situation des comédiens, musiciens, des techniciens. Cette précarité est pour ainsi dire naturelle, consubstantielle à l'activité de création. On ne peut pas jouer tous les jours, surtout quand on est un débutant, surtout quand on innove.

Une grande partie du déséquilibre provient des abus dont de grandes entreprises ont fait leur pratique habituelle. De grandes entreprises de télévision ou de production, et même des entreprises publiques ont pris l'habitude, depuis des décennies, de payer comme intermittents des techniciens, des présentateurs, des réalisateurs qui sont en réalité employés à temps plein ou sur le long terme. Simplement, elles trouvent plus avantageux de faire payer par la collectivité les jours de repos ou les congés, qui sont assumés dans le contrat de travail par tous les autres employeurs.

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Il n'est pas juste de faire supporter par les plus précaires et les plus fragiles de ceux qui participent à la culture du spectacle, les abus tolérés depuis trop longtemps de la part de sociétés qui devraient donner l'exemple.

Le régime des intermittents, c'est probablement l'aide la plus efficace que l'on puisse apporter au monde de la culture. Ce régime doit être assaini, c'est vrai, mais il doit l'être en traitant également les abus de toute nature, les abus des plus gros étant plus choquants que les abus des plus faibles.

En tout cas le protocole d'acccord de juin 2003 était un mauvais protocole qui n'a fait que fragiliser les plus fragiles. Il n'a pas résolu la question du déficit de l'Unedic. Ainsi les parlementaires de notre famille politique ayant suivi ce dossier au sein du Comité de suivi de l'assurance chômage composé d'élus de toutes tendance et d'artistes l'ont-ils dénoncé, proposant en contrepartie une loi  qui réaffirme le statut de l'intermittence, fondé sur des principes justes, vertueux et équitables."

 

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