17/11/2007

Pétition: AZZA doit rester en France

Auteur : Jean-Paul Fuin, jeanpaul@barlefestival.com
C'est le compagnon d'Azza, expulsable de France après 11 ans passés dans ce pays.

A l'attention de : Préfecture du Bas-Rhin

Azza vit depuis onze ans en France, à Strasbourg. Nous, ses amis, ses connaissances, nous opposons à son expulsion de notre pays. Où irait-elle?
Au long de toutes ces années, Azza a su faire preuve d'une capacité d'intégration inouïe. Elle est engagée dans la vie de sa ville, elle bénéficie d'un réseau de relations sociales... Nous tenons tous à elle. Azza a trouvé, avec Jean-Paul, l'amour en France. Nous ne comprenons pas qu'on sépare un homme et une femme qui s'aiment. Ne vivons-nous plus dans le pays des Droits de l'Homme? Nous demandons la régularisation d'Azza.

SIGNEZ LA PETITION >>>>>


Ou rendez-vous sur le site http://www.mesopinions.com et tapez "azza" dans le moteur de recherche. C'est aussi la "pétition de la semaine" du site.

14/10/2007

Marielle de Sarnez prête à participer à une délégation parlementaire en Birmanie

Répondant notamment aux appels de nombreux intellectuels et écrivains favorables à l'envoi"au plus vite" d'une délégation parlementaire, Marielle de Sarnez, député européenne et vice-présidente de l'UDF-Mouvement Démocrate a approuvé l'idée d'envoyer en Birmanie une délégation de parlementaires français, indiquant qu'elle s'y joindrait : "Il y a quelque chose de très menaçant, c'est que le silence est retombé sur le peuple birman". Il est très important d'en parler, d'agir pour éviter l'oubli". C'est pourquoi je suis prête à me rendre en Birmanie avec une délégation de parlementaires. L'Europe et la France ont évidemment un message à faire passer sur les droits de l'Homme".

24/06/2007

L'esclavage aujourd'hui: des documents révoltants

medium_esclavage.2.jpgSUR DpJ, LE DROIT POUR LA JUSTICE:

Témoignages révoltants sur la Chine et la République dominicaine (repris de RUE89) , un mini-dossier et des liens.

 A CONSULTER >>>>>

20/06/2007

Sciences, éthique, croyances...et Droits de l'Homme

Strasbourg:le créationnisme remis à la mode par les neo-conservateurs est une menace pour les droits de l'Homme

Grande journée, mardi prochain, à Strasbourg, au Conseil de l'Europe. Une bonne partie de la journée des débats  de l'Assemblée des 47 sera consacrée au dialogue  interculturel et interconfessionnel. Au programme: 
- Etat, religion, laïcité et droits de l'homme
- Blasphème, insultes à caractère religieux et incitation à la haine contre des personnes au motif de leur religion
- Les dangers du créationnisme dans l'éducation

Ce dernier thème, remis au gout du  jour par les neo-conseravteurs américains, connait un développement croissant en Europe, y compris dans des discours de hauts responsables (l"inné" chez sarkozy, par exemple...)

La théorie de l'évolution est attaquée par des fondamentalistes religieux qui demandent que les thèses créationnistes soient enseignées dans les écoles européennes parallèlement ou même à la place de cette théorie. D'un point de vue scientifique il n'y a absolument aucun doute que l'évolution est une théorie centrale pour comprendre l'univers de la vie sur Terre.

Le créationnisme dans aucune de ses formes, telles que l’«intelligent design», n'est pas basé sur des faits, n’utilise pas de raisonnement scientifique et son contenu est désespérément inadapté aux classes scientifiques.

L'Assemblée invite les instances éducatives dans les Etats membres à promouvoir la connaissance scientifique et l'enseignement de l'évolution et à s'opposer fermement à toutes les tentatives de présentation du créationnisme en tant que discipline scientifique.

Dans les faits, souligne l'Assemblée, ce créationnisme aboutit à une remise en cause des Droits de l'Homme

VOIR AUSSI sur DPJ >>>>>>

06/06/2007

Des engagements qui pour moi sont logiques

Il est évident que je m'engage à soutenir les revendications de "CENTRE EGAUX", l'Association des Centristes Gays Lesbiennes et Gay Friendly.

Je suis déjà particulièrement engagée, avec DpJ, le Droit pour la Justice, pour renforcer la lutte contre l'homophobie et contre toutes les discriminations qui y liées.

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>>> je suis favorable à une union civile, signée en Mairie, ouverte, entre autres, aux couples de même sexe (proposition de François BAYROU dans son programme présidentiel).
>>> je suis favorable à l'adoption simple pour les couples de même sexe, afin notamment de protéger les milliers d'enfants élevés aujourd'hui par des couples de même sexe (proposition de François BAYROU dans son programme présidentiel).
>>> je suis favorable à un renforcement de la lutte contre l'homophobie, afin notamment d'agir plus efficacement contre le fléau du suicide des jeunes.
>>> comme François Bayrou, je désapprouve l'inspiration de la pétition de janvier 2006 (Manifeste pour la défense du droit fondamental de l’enfant d’être accueilli et de s’épanouir dans une famille composée d’un père et d’une mère). Ce manifeste inclut en effet des termes très blessants pour les très nombreuses familles monoparentales, et homoparentales en évoquant notamment un "choix à assumer" (quel choix ?) et le "principe de précaution" (comme s'il agissait d'OGM).

Human Rights Watch épingle la France sur ses expulsions antiterroristes

Concilier lutte contre le terrorisme efficace et respect des droits de l'homme: c'est un impératif pour tous les démocrates soucieux de politiques dignes des valeurs proclamées. Nous avons des progrès à faire...Il est des rapports internationaux et des mises en garde qu'il ne faut pas ignorer et traiter avec légèreté, même si l'électoralisme ambiant pousse bien des responsables à jouer les autruches...

La France, "pays des Droits de l'homme", vient d'être dénoncée par l'organisation internationale Human Rights Watch (HRW) qui  estime dans un rapport publié aujourd'hui que la politique d'expulsions de la France en matière antiterroriste "ne présente pas de garanties suffisantes" en matière de droits de l'Homme.

En savoir plus >>>>>

29/05/2007

Merci à celles et ceux qui mes outiennent dans mes engagements

Merci à celles et à ceux de plus en plus nombreux qui comprennent les raisons dde mon engagement vitoyen en politique et à celles et à ceux qui m'apportent leur soutien. A commencer bien sûr par les membres de mon équipe de campagne. 

Je viens de voir en surfant sur Internet que Danie RIOT vient de marquer le soutien de DpJ, la Droit pour la justice, association transpolitique que j'ai crée et dont il est vice-président et de RELATIO, le site de "L'Europe en revue" dont il est le créateur et le responsable éditorial et qui inscrit son activité sous le signe ds valeurs de l'Europe A Strasbourg et surtout de l'Europe DE Strasbourg. Chantal Cutajar

 

medium_colombe.2.JPG>>>> SUR DpJ:"Présidente et fondatrice du Droit pour la Justice, Chantal CUTAJAR est candidate aux prochaines législatives, sous les couleurs du MoDem.

Son engagement politique s'inscrit dans la logique de ses activités associatives et sont conformes à l'esprit et aux buts de DpJ: Plus de Justice (y compris sociale), lutte contre les discriminations et les idéologies qui confondent la culture de l'Autre en négation de l'Autre, pédagogie d'une démocratie vécue, combat pour une Europe politiquement unie et notammet pour une Europe politique de la JUSTICE..." LIRE LA SUITE >>>>

medium_enlevementdeurope_2.jpg>>> SUR RELATIO: "Nous pensons, à Relatio, que le Modem de Bayrou, en héritier de Robert Schuman (entre autres "pères" de l'Europe) et en  porteur de visions  d'avenir, est la formation qui est plus la plus claire dans ses engaements de coeur et de raison en faveur de la construction d'une Europe qui sache, dans son unité sans cesse accrue,  concilier les conceptions de Jean Monnet et de Charles de Gaulle. Remettre l'Homme au coeur de toute action, politique, économique et scientifique et concilier la compétitivité qui fait la croissance et la solidarité qui fonde le"Vivre ensemble" 

RELATIO soutient donc particulièrement les candidates et les candidats qui se présentent avec l'investiture UDF-MoDem. Ce qui ne signifie évidemment pas qu'il ne reste pas ouvert aux positions  des autres formations pro-européenne.Nous travaillons à RELATIO dans l'esprit transpolitique du Mouvement européen.

medium_drapeaaux_européens.2.jpgDans ce contexte, nous soutenons, avec une ardeur particulière et un enthousiasme non masqué, la candidature de Mme Chantal CUTAJAR dans la première circonscription de Strasbourg. En raison de la netteté de ses prises de positions et de la qualité de ses initiatives européennes.  

Cette universitaire, spécialiste reconnue et écoutée au niveau européen de la lutte contre toutes les formes de corruption, de trafics d'argent sale, de fraudes et d'économie souterraine, milite pour une Europe politique de la Justice, une Europe plus proche des citoyens, pour une Europe plus digne des valeurs qu'elle prétend porter.

Chantal Cutajar collabore d'ailleurs en cette qualité à Relatio , ce site de l'Europe en Revue, qui est de plus en plus fréquenté, ce dont nous nous félicitons." LIRE LA SUITE >>>>

 

07/05/2007

Soutenir Geremek: Manifestation le 9 mai sur le Pont Pierre PFLIMLIN

Mes chers amis,

 J’ai, en ma qualité de présidente du groupe des élus UDF proposé lors du dernier conseil municipal qu’une motion de soutien soit adoptée en faveur de Monsieur Bronislaw GEREMEK. Vous savez que notre Président François BAYROU a été le premier à dénoncer l’injustice faite à GEREMEK et appelé tous les chefs d’États  européens à manifester auprès du gouvernement Polonais leur réprobation pour ces pratiques qui foulent au pied les principes élémentaires des démocraties.

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 L’UDF du Bas-Rhin organise une manifestation de soutien à GEREMEK et à tous les démocrates polonais le 9 mai dont certains d’entre vous ont été destinataires, à partir de 18h30 sur le Pont Pflimlin.  Je vous propose de nous retrouver nombreux ce jour là.

 Je compte vraiment sur vous pour contribuer à donner de notre mouvement l’image d’un ensemble d’hommes et de femmes qui, au-delà de tous les clivages d’un autre temps, parviennent à se réunir sur ce qui les relie : l’humanisme, la liberté et la justice. Montrer aussi, par des actes concrets notre attachement à ces valeurs. Ouvrons la voie, d’autres nombreux nous suivront.

Très sincèrement à vous

 Chantal CUTAJAR

12/04/2007

François Bayrou : "Je n'ai pas changé... Mon engagement politique est d'abord un engagement civique"

François Bayrou a accordé un entretien à l'hebdomadaire Témoignage chrétien. Le candidat à l'élection présidentielle évoque notamment sa démarche de citoyen et de chrétien qu'il prend soin de ne pas mélanger : "la foi est une chose, l'engagement civique en est une autre".

Il fait le constat que notre pays va mal et que l'émergence d'une force politique indépendante au centre a un impact sur la société française : "Il y a là un chemin politique de première importance pour gouverner le pays et lui rendre espoir".

TC : François Bayrou, avez-vous changé ? Dans votre itinéraire, quels ont été les moments forts qui vous ont fait évoluer ?
François Bayrou : je n’ai pas changé. J’ai toujours pensé ce que je pense aujourd’hui. Mais pendant longtemps, j’ai cru que l’on pouvait défendre ses idées à l’intérieur du jeu politique traditionnel. Puis je me suis aperçu que c’était absolument impossible, que ce jeu politique était verrouillé et destructeur puisqu’il constituait uniquement à la mise en scène, au moment des élections, de l’opposition entre deux partis. L’alternance consistait à défaire ce qu’avaient fait les précédents. Il se passe des choses trop graves dans la société française pour persévérer dans cette logique.

  Le 21 avril 2002 vous a-t-il fait prendre conscience de ce blocage ?
Cette élection présidentielle de 2002 m’a éclairé. Au lendemain du premier tour, j’ai eu un entretien assez houleux avec Jacques Chirac. Je lui ai dit : « vous allez être élu par 80% des Français, vous aurez plus de voix de gauche que de droite dans votre électorat, il faut que vous teniez compte de l’ensemble de ceux qui ont voté pour vous pour faire un gouvernement d’union nationale. » Il m’a dit : « Tout ça, c’est des bêtises. Je vais faire le parti unique. » Je lui ai dit que je n’en ferai pas partie et que sa décision était une erreur et même une faute. Ensuite, le gouvernement qui avaient tous les pouvoirs a multiplié les erreurs. L’idée selon laquelle il fallait à tout prix mettre la main sur tous les centres de pouvoir d’un pays pour le gouverner m’est apparue alors encore plus mensongère. Nous sommes le pays le plus déchiré de l’Europe. L’obsession de l’identité nationale que certains entretiennent, l’abandon par l’Etat de zone entière en banlieue ou dans l’espace rural, le désespoir face à l’emploi, en sont les symptômes. Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy portent deux projets d’affrontement alors qu’il faut rassembler. 

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L’UDF a été tout le temps arrimée à droite. Est-ce si facile de faire accepter l’idée d’un centre autonome ?
Pendant très longtemps, le centre a été arrimé à la droite. Ce qui me faisait dire « Qu’est-ce que c’est qu’un centre qui ne regarde que d’un seul côté ? ». On avait laissé le centre devenir une « sous-marque » de la droite.  Mes amis de l’UDF constatent, aujourd’hui, que l’impact d’un centre indépendant est plus grand sur la société française. Il y a là un chemin politique de première importance pour gouverner le pays et lui rendre l’espoir. Vous n’imaginez pas le nombre de gens qui me disent : «  Pour la première fois, nous avons de l’espoir » Ils ajoutent : « Ne nous décevez pas ! »

TC : Quel rôle a joué, dans votre cheminement, le referendum sur la constitution européenne en 2005 ?
Bayrou : J’étais pour le « oui », pourtant persuadé très tôt que le « non » allait l’emporter. Depuis la première minute, j’ai senti venir une victoire du non alors que les sondages étaient, début janvier, à 65-70 % pour le oui. Je ressentais très bien que la société française était dans une inquiétude profonde par rapport au devenir de son projet républicain face à la mondialisation. L’Europe est notre seule ligne de défense, mais les gens se sont sentis piégés par un texte illisible, même pour des initiés. Ils ont eu l’impression qu’on leur imposait un projet de société qui n’était pas le leur. La question de l’adhésion de la Turquie a encore compliqué la donne.

Vous êtes un défenseur acharné de la laïcité à la française. Mais votre foi chrétienne vous incite-t-elle à faire certains choix politiques ?
La foi est une chose, l’engagement civique en est une autre. Je ne mélange jamais l’autorité de l’église, quel que soit le respect que j’ai pour elle, avec les questions civiques. Les évêques peuvent donner des orientations, mais le citoyen que je suis n’a pas à obéir à leurs positions. Il les écoute, comme celles du président de la Fédération protestante, du Grand Rabbin, du recteur de la mosquée de Paris ou du Grand Maître du Grand-Orient. Il faut les entendre dans le cadre du pluralisme du débat public, mais pas de façon dogmatique. Deuxièmement, on est ce qu’on est. Moi je suis un homme de foi qui défend la laïcité, car je considère que c’est le seul moyen de vivre ensemble. Ayant écrit plusieurs livres sur les guerres de religion, je sais ce dont il s’agit. J’ai, avec le temps, accordé une part plus importante à la compréhension de l’autre qu’à la défense de mes idées. Le rôle d’un Président, c’est d’accorder autant d’attention à ce que pensent les autres qu’à ce qu’il pense lui-même.

Sur quelles questions êtes-vous inflexible ?
Je ne transige pas sur les questions de droit de l’homme. Je suis allé prendre la défense de Charlie Hebdo alors que, personnellement, je n’aurais pas publié les caricatures.

   Les violences dans la gare du Nord, le 27 mars, ont souligné, s’il en était besoin, la fracture entre jeunes et policiers. Élu président, quels gestes concrets proposerez-vous pour réduire cette fracture ?
La police ne doit pas faire seulement des opérations coup de poing et des contrôles d’identité. Elle doit redevenir une police implantée qui connaît les gens, capable de les identifier, de parler avec eux, d’avoir un sourire…

C’est ce qui avait été essayé du temps de Lionel Jospin…
Oui, mais je vais plus loin. Il faut réimplanter l’Etat partout. Aussi bien l’État de sécurité que l’État de service public. Le bureau de poste compte autant que le commissariat. Je mettrai dans tous les quartiers un sous-préfet chargé de la coordination de toutes les actions de l’Etat, avec l’obligation de résider sur place. L’Etat doit redevenir amical, vigilant et proche. Il faut faire de la mixité sociale dans les logements, c’est-à-dire mettre des pauvres chez les riches et aussi, si on peut, des plus aisés chez les pauvres. Le mélange des populations doit se retrouver aussi bien à l’école que dans le logement. Pour mener à bien cette immense reconstruction, un accord politique très large est nécessaire.

Élu et disposant d’une majorité au Parlement, quelle serait votre première décision pour réduire la dette ?
Il faut remettre à plat, secteur par secteur, les dépenses publiques. Dans certains secteurs, l’éducation par exemple, je garantirai les dépenses publiques. Dans d’autres domaines, l’action de l’Etat mérite d’être redéployée avec des plans d’économie de dépense publique. L’État en France est un des plus lourds et des plus inefficaces au monde.

Faut-il augmenter les bas salaires et comment ?
J’autoriserai toutes les entreprises à créer deux emplois sans payer de charge, quel que soit le niveau de salaire. D’autre part, j’augmenterai nettement le coût des heures supplémentaires – 35 % de majoration au lieu de 10 dans les petites entreprises ou 25 dans les moyennes. Enfin, j’inciterai à mieux partager les profits de l’entreprise avec les salariés grâce à des mesures fiscales. En revanche, pas d’augmentation artificielle du Smic qui ferait disparaître des emplois. Même des économistes de gauche comme Thomas Piketty le reconnaissent.

Sur la question des retraites, faut-il supprimer les régimes spéciaux ?
La réforme que nous mènerons intéressera les régimes spéciaux comme le régime général. Nous devrons proposer des règles compatibles et équitables entre les uns et les autres. Le drame de la France - je dis ça presque chaque soir et chaque fois j’hésite à le dire - c’est que ceux qui partent à la retraite le plus tard sont ceux qui vont mourir le plus tôt et que ceux qui partent à la retraite le plus tôt vont vivre le plus longtemps. C’est une totale injustice sociale et humaine.

Le scénario de décembre 95 ne risque-t-il pas de se reproduire ?
Il n’y a qu’un seul moyen pour éviter cela : organiser un référendum.

En tant que signataire du pacte écologique de Nicolas Hulot, que proposez-vous pour que la croissance économique soit plus compatible avec l’écologie ?
Il faut privilégier une analyse qualitative de la croissance, pas seulement quantitative. Quand l’Erika sombre, les frais de nettoyage sont comptés comme du PIB. Il faut revoir cela. Pour moi, l’écologie, la protection de l’environnement et du climat ne sont pas synonymes de décroissance. L’autre croissance doit être plus sobre et créatrice de biens, notamment dans les services aux personnes.

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Par rapport à la situation au Darfour, que doit faire la France ?
Je suis un des seuls hommes politiques français à être allé au Darfour, voici plusieurs années… La communauté internationale doit imposer l’envoi de forces d’interposition. La France et l’Europe doivent être porteurs de cette exigence. Le Darfour, c’est un drame épouvantable avec des populations entières chassées de leur terre, des massacres, des viols…. Le gouvernement de Khartoum est protégé à l’Onu par la Chine pour cause d’intérêts sur les hydrocarbures et matières premières. Ceci, nous ne pouvons pas l’accepter. Il faut donc le dire. S’exprimer, c’est créer une situation politique nouvelle.

 Vous souhaiteriez envoyer des troupes françaises là-bas ?
À condition que ce soit au sein d’une force internationale.

Après la formation d’un gouvernement palestinien d’union nationale, l’Union européenne doit-elle continuer à suspendre les aides directes à celui-ci ?
Dès l’instant où ce gouvernement est garanti par Mahmoud Abbas, il faut le considérer comme un partenaire sérieux pour la recherche de la paix.

 Mais si la porte de la discussion reste fermée du côté israélien, que ferez-vous ?
D’abord, je ferais grande attention à ne pas donner des leçons aux gens qui sont sur place. Les Etats-Unis ne peuvent plus jouer le rôle de garant, en raison de l’immense erreur historique qu’a été le déclenchement de la guerre en Irak. L’autre garant ne peut être que l’Union européenne, à condition qu’elle sorte du no man’s land où elle se trouve.

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Comment manifesteriez-vous votre désapprobation des violations des droits de l’homme par exemple en Chine ?
De Gaulle et d’autres - Mitterrand à sa manière - ont montré la force de la parole politique. J’y crois, moi aussi. Il faut parler sans crainte, sans offense, sans provocation, mais il faut parler. J’étais content que la France oppose son veto sur l’intervention en Irak. 

Les grands groupes industriels, très implantés dans les médias comme vous l’avez noté, ne risquent-ils pas de faire pression sur un président qui tiendrait un discours hostile au gouvernement chinois ?
J’ai fait le choix d’être indépendant des grands groupes. Naturellement, je sais très bien que face à certains impératifs, le Président ne peut pas tenir un discours de « militant », ou un discours aussi libre que celui que j’ai aujourd’hui. Cependant, tel est le fond de ma nature. 

Vous vous préparez à l’éventualité de devenir Président ?
Si je ne m’y préparais pas, je ne me serais pas présenté à l’élection présidentielle.  

Recueilli par Noël Bouttier et Henrik Lindell

Témoignage Chrétien

11/04/2007

HALDE: Trois fois plus de plaintes en un an

La Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde) a remis, mercredi 11 avril, son deuxième rapport au président de la République. "2006 a été l'année de montée en puissance", souligne Louis Schweitzer, son président, en soulignant que le nombre de réclamations a triplé en un an, passant de 1 410 en 2005 à 4 058 en 2006. Cet accroissement des réclamations se confirme au premier trimestre 2007 avec plus de 1 700 réclamations reçues.

 

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Avec 35 % des réclamations selon le rapport, l'origine demeure le critère le plus souvent invoqué par les personnes qui s'estiment victimes de discrimination. Le second critère est la santé et le handicap (18,63 %), suivi par l'âge (6,19 %).

EN 2006, 42 SAISINES DU PARQUET

L'emploi reste, comme l'an dernier, le premier domaine des discriminations, avec 42,8 % des réclamations, suivi par le fonctionnement des services publics (22,45 %). "Malgré les différences entre le secteur public et le secteur privé, les motifs et les pratiques illégitimes sont souvent similaires", estime la Halde. Les discriminations relatives à l'emploi ne concernent pas uniquement l'embauche, puisque les inégalités de traitement durant la vie professionnelle représentent 30 % des réclamations adressées en 2006.

L'éducation représente 5,42 % des réclamations tandis que le logement, "troisième pôle de la lutte pour l'égalité des chances", n'en concerne que 4,37 %. Pour M. Schweitzer, ce faible pourcentage s 'explique par "les difficultés à apporter des preuves" à la discrimination au logement.

Créée le 30 décembre 2004, la Halde remplit à la fois une mission d'information, mais peut également intervenir dans l'instruction de dossiers. Ses moyens d'action vont du règlement à l'amiable à la saisine du parquet, en passant par la médiation et la transaction pénale. En 2006, le parquet a été saisi dans 42 cas. Mais de plus en plus souvent, la simple saisine de l'Autorité permet de mettre fin à une pratique litigieuse.

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