25/09/2007

Conseil municipal: l'intervention de Chantal Cutajar

PROJET D'ECOLE EUROPEENNE

A l’occasion du Conseil des ministres décentralisé du  7 septembre à Strasbourg, le gouvernement a promis de créer «le plus vite possible» une école européenne.

Dans la foulée, le secrétaire d’État chargé des affaires européennes a présenté une communication sur Strasbourg dans laquelle il est expressément dit que la création prochaine d’une école européenne répondant aux attentes des agents des institutions européennes affirmera son statut de capitale européenne.

La motion que vous nous proposez d’adopter qui serait commune au conseil général du Bas-Rhin et au Conseil régional ne fait qu’exprimer un sentiment de satisfaction à l’égard de ce projet dont on a l’impression qu’il est géré uniquement à l’échelon national, l’échelon local n’étant là en définitive que pour s’en réjouir.

Permettez-moi de m’interroger sur la portée de cette motion qui ne dit rien ni du pilotage de ce dossier ni du calendrier prévisionnel de mise en œuvre ni des moyens à débloquer, ni de l’éventuelle dimension transfrontalière de ce projet.

Dans son communiqué le secrétaire d’État chargé des affaires européenne présente l’école européenne comme une réponse aux attentes des agents des institutions européennes. Or, des décisions ont été éprises au plus haut niveau pour ouvrir le système des écoles européennes à tous les européens et plus seulement à ceux travaillant pour l’Union européenne. Je crois qu’il est important de le préciser pour que nos concitoyens n’aient pas la fausse impression que ce projet ne concerne qu’une infime partie de la population strasbourgeoise.

Il semblerait qu’un comité de pilotage ait été créé sous la haute autorité du préfet de région dans le but de conduire une étude de faisabilité dans le cadre du contrat triennal entre la ville de Strasbourg et l’État français. Est-ce que ce comité s’est réuni ? Qui en a la charge ? Quel est l’état d’avancement de ses travaux ?

Madame le Maire, un projet tel que celui d’une école européenne qui concerne l’éducation de nos enfants dans un esprit européen doit être construit en concertation avec tous les partenaires concernés.

La philosophie de l’école européenne est très bien résumée par ces mots de Jean Monnet : « Élevés au contact les uns des autres, libérés dès leur plus jeune âge des préjugés qui divisent, initiés aux beautés et aux valeurs des diverses cultures, ils prendront conscience, en grandissant, de leur solidarité ».

Dans cette perspective, le dernier paragraphe me gène. Pourquoi d’abord dire que l’École européenne de Strasbourg a été rendue possible par l’assouplissement des règles de création de cet établissement ?

Le concept d’école européenne a été créé en 1957 et il existe aujourd’hui 14 écoles européennes dont trois chez nos voisins allemands, à Francfort, à Karlsruhe et à Munich ? Pourquoi ce qui était possible à Alicante, Bruxelles, Varèse n’était pas réalisable à Strasbourg ?

Vraiment, ne trouvez-vous pas dans ce contexte que le rappel que la création de cet établissement à Strasbourg sera la première école européenne créée en France, État fondateur de l’Union européenne et du système des Écoles européennes, cinquante ans plus tard a quelque chose de dérisoire ?

Pour toutes ces raisons, je ne vois dans cette motion qu’un effet d’annonce ».

06/07/2007

Education nationale : 17 000 postes supprimés en 2008

Le ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, avait prévenu que de nombreuses suppressions de postes auront lieu en 2008 dans l’Education nationale. « Aux alentours tour de 10 000 », avait-il averti. Mais le chiffre devrait en réalité être proche de 17 000, indique  Les Echos, selon des sources gouvernementales.
Le gouvernement compte en grande partie sur le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, or « l’Education représente une grosse moitié des bataillons de départ prévus l'an prochain, lesquels s'établiront à environ 35 000 au total », précise le quotidien. Il faudra attendre le 17 juillet pour connaître les chiffres définitifs, au lendemain du débat d’orientation budgétaire à l’Assemblée nationale.
6 000 suppressions de postes devraient avoir lieu dans la Défense, 3 000 dans les Finances, 1 700 dans l’Ecologie (ex-Equipement) et 2 500 à l’Intérieur, ajoute Les Echos. Seule le ministère de la Justice « bénéficiera d'un traitement de faveur puisque le président de la République a promis d'accroître ses moyens », prévoit le journal.
En 2008, l’Etat économisera ainsi 250 millions d’euros, 1 milliard les années suivantes. Et Nicolas Sarkozy avait déclaré souhaiter que la moitié soit restituée aux fonctionnaires. Au-delà des économies engrangées, ces suppressions de postes vont également permettre de « rendre l'administration plus efficace » estime Bercy.
« Sur un plan pratique, les modalités seront arrêtées par le Conseil de la modernisation des politiques publiques », une instance nouvellement créée et président par Nicolas Sarkozy lui-même, note Les Echos.

30/05/2007

L’école et l’Education telle que je la défendrai au Parlement

medium_jules_ferry.3.jpgVoici la réponse que j'ai adressée à une lettre des responsables des sections départementales SNES, SNEP et SNUEP du Bas-Rhin qui m'interrogeaient sur mes orientations en matière d'école et d'éducation. Comme vous le savez le MoDem a mis l'Education au coeur de son projet et son programme.
"Parce qu’aucune société n’est développée, solidaire et réellement démocratique si elle ne met au centre de son projet la question de l’éducation de ses enfants, François Bayrou a décidé de mettre  dans le cadre de son Mouvement Démocrate cette question comme priorité nationale de son programme.
Qu’est ce que cela signifie et comment cela peut se décliner concrètement ? Voici quelques propositions concrètes garantes de l’Egalité des chances et de la mixité et qui peuvent permettre de répondre aux inquiétudes actuelles du corps enseignant, des parents et des élèves.
1-La question de la carte scolaire
Au lieu de favoriser son abrogation, Je considère au contraire que son maintien est nécessaire car elle est garante d’égalité et de mixité sociale. Il peut être envisagé un nouveau découpage comme étant à l’origine de plus de brassage social.
Il n’est pas normal que des collèges comme Lezay-Marnésia ou Solignac soient considérés comme des lanternes rouges de l’Académie, alors même qu’ils devraient refléter la diversité réelle des quartiers de la Meinau ou de Neuhof. C’est pourquoi, l’instauration de classes d’excellence et d’options particulières permettrait de stopper un taux d’évitement scandaleusement fort pour ces établissements.
2- Le travail des enseignants
Il n’est pas question de continuer à jeter le soupçon sur le travail des enseignants mais au contraire de favoriser tout ce qui pourra restaurer leur image et leur autorité.
Ainsi, les heures consacrées à des projets, des rencontres, des manifestations culturelles : Printemps de l’écriture, jury et cercles de lecture etc…, au suivi individualisé des élèves, à la médiation avec les parents, mais aussi au travail personnel doivent être reconnues. Il n’est pas question d’alourdir le travail des enseignants, mais au contraire de valoriser celui-ci.
Ainsi, dans l’Académie, de nombreuses initiatives sont menées par des professeurs engagés qui croient en leur mission éducative, il faut reconnaître ce travail en profondeur. L’engagement des professeurs dans l’Ecole Ouverte pendant les périodes de vacances qui favorise la réussite, le suivi et qui positive le rapport à l’école pour les élèves doit être encouragé.
3- Le suivi des élèves
Celui-ci doit être renforcé et augmenté de moyens ( professeurs volontaires, étudiants tuteurs, travail en binômes, accompagnement scolaire )
L’accent doit être mis sur une priorité de lutte contre l’échec scolaire et ce, avant la classe de sixième où les résultats en lecture sont préoccupants.
Les suppressions de postes prévues en Alsace sont scandaleuses, options : langue et culture régionale, latin, grec, religion, langues vivantes : italien, arabe, espagnol, ainsi que toutes les organisations de classes trilingues, européennes, de langues renforcées sont menacées, alors même que l’Alsace, de part sa situation géographique particulière appelle au contraire un renforcement de cette dynamique linguistique. Les projets nécessitant de petits groupes de travail sont menacés ainsi que toute la dimension culturelle où les classes à option théâtre, musique, danse ( Lycée Pasteur, Pontonniers, André Maurois à Bischwiller etc …)  Les classes professionnelles ont besoin non seulement de moyens matériels mais aussi humains et doivent profiter d’une réflexion en partenariat avec les entreprises locales pour une synergie commune ( maîtres de stage issus des entreprises en doublette avec les professeurs, évaluation des besoins locaux industriels et techniques, BTS en alternance qui soient en adéquation avec le monde des entreprises, revalorisation des filières techniques et scientifiques auprès des filles) Ces classes qui offrent des débouchés rapides et sérieux à nos élèves doivent être au contraire multipliées.

4- L’autorité
Parce que l’école est le laboratoire de la vie, nos élèves doivent trouver des réponses à leurs questions, ils ont soif de justice, de reconnaissance, de règles. Un traitement de l’autorité sous forme de sanctions réparatrices doit être privilégié en lien avec les  différents personnels des établissements scolaires : professeurs, agents TOS etc…( cela se fait per exemple au Lycée Couffignal pour les dégradations du matériel)
Il faut aussi œuvrer pour une représentation positive de l’école autant du côté des parents que des enfants, ce qui est facteur de réussite. Une enquête avait été menée par François Bayrou, alors qu’il était ministre de l’Education Nationale sur les représentations des parents issus de milieux défavorisés ou aisés, ce qui fait la réussite des élèves, c’est avant tout la représentation positive  qu’ont les milieux familiaux de l’institution scolaire, c’est elle qui est déterminante comme facteur de réussite
5-L’Université
Les moyens devront être augmentés de façon très significative sur cinq ans.
Il faut organiser un semestre d’orientation pour les jeunes afin de favoriser les choix de filières.
Il convient de nouer des liens efficaces avec les entreprises afin que l’Université soit aussi le lieu de l’insertion professionnelle.
Il faut penser à l’école de la deuxième chance, des expérimentations devront être faites pour généraliser des filières du type de la Capacité en Droit en mathématiques, Lettres, Langues, Arts etc …
Le numerus clausus des facultés de Médecine doit être revus afin de favoriser les vocations, en ouvrant également la filière de la Médecine à des non-scientifiques

En conclusion, il va de soi que l’abrogation du décret Robien est une nécessité et qu’une réflexion plus large permet de réancrer l’école dans ses missions principales d’instruire et éduquer. Quant aux suppressions massives de postes dès la rentrée scolaire dans notre Académie, elles sont une atteinte à la qualité du service public ! Il faut au contraire soutenir notre système à la fois en terme de quantité et de qualité."

Chantal CUTAJAR


28/05/2007

La bataille de la carte scolaire

medium_c_c.13.jpgLe ministre de l'Education Xavier Darcos confirme qu’il  veut supprimer progressivement la carte scolaire dès la prochaine rentrée :

"La carte scolaire a été créée il y a 40 ans dans une France qui n'a plus grand chose à voir avec celle d'aujourd'hui: c'était une France en pleine croissance démographique dans laquelle on construisait un collège par jour". Mais "la construction des grands ensembles a créé, à la périphérie des villes, des quartiers aux conditions sociales très dégradées qui n'existaient pas au moment où la carte scolaire a été instaurée". Ce système "ne fonctionne pas dans les quartiers où le besoin de mixité sociale est plus fort que dans les autres".

Que le système ne fonctionne pas bien, c’est un fait. Qu’il faille le réformer, c’est certain.  Mais pourquoi le supprimer ? Et surtout par quoi le remplacer ? Il y a (pour le moins) un paradoxe à vouloir la  « suppression pure et simple de la carte scolaire » en raison d’un « attachement à la mixité scolaire".

La fédération des parents d’élèves  FCPE, première fédération de parents d'élèves a appelé à "aller au-delà de la résistance" pour préserver face au gouvernement "la laïcité et le service public d'éducation".

Faride Hamana,  président de la FCPE, rappelle avec force quelques valeurs à défendre : la laïcité, l'enfant au coeur du système éducatif, l'attachement viscéral au service public d'éducation". Et a insisté : la suppression de la carte scolaire entraînera "la possibilité d'être librement choisi par le chef d'établissement" et sera "la voie ouverte (au) règne de l'arbitraire". "Derrière le discours sur la liberté de choix se dissimule un discours moins noble qui est celui d'éviter que ses propres enfants fréquentent la même école que ces enfants défavorisés"

Ces valeurs et cet attachement au principe  de la carte scolaire sont au cœur du projet Bayrou. Le Président-fondateur du Modem l’a redit aujourd’hui à Tour. Cette suppression (autres conséquences négatives) aboutirait  "à trier sur recommandations ou sur dossiers scolaires avec pour conséquence un déclassement d'un certain nombre d'établissements".

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En rappel des extraits de déclarations de François Bayrou avec lesquelles je suis complètement d’accord :

>>>>   Il faut repenser la carte scolaire pour l’ égalité des chances : en défendre le principe, lui redonner son sens. Là où plusieurs établissements sont identiquement accessibles, il faut construire des réseaux et ouvrir aux élèves, peut-être aussi aux enseignants, la possibilité d’accéder à tous les établissements du réseau.

La carte scolaire signifie l’obligation que s'impose l’Éducation nationale de garantir cette égalité des chances. Je sais très bien que c’est un idéal, mais je revendique cet idéal.
La France a relevé ce défi pendant des décennies. Ce défi relevé a été la chance de millions de jeunes Français qui ont découvert à l’école des horizons qui, autrement, leur seraient demeurés fermés. Ce n’est pas parce que cette obligation n’est pas satisfaite aujourd’hui, qu’il faut y renoncer. Au contraire !

>>>>> Donnons un égal accès à tous les établissements aux filières d’excellence, au lieu de créer des filières de ‘discrimination positive’ alibi (et conservons un volant de places offertes à un concours national ou académique pour ne pas pénaliser à rebours les bons élèves). Dès lors, chaque famille, au lieu de chercher une grand-mère ou un collatéral dans le 5ème arrondissement, cherchera la même grand-mère ou le même collatéral dans un lycée provincial ou de banlieue.

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À tous les collégiens de tous les quartiers, de toutes les petites villes qui forment la France républicaine, nous devons, quelle que soit leur origine, quelle que soit leur situation sociale et de fortune, quelles que soient leurs relations, nous devons les chances de réussir aussi bien que dans les 6e et 7e arrondissements de la capitale.

>>>>> Le grand corps qu’est l’Éducation nationale a besoin d’autonomie à tous les niveaux, de gestion des ressources humaines, de co-responsabilité, de concertation transparente avec les femmes et des hommes qui font vivre l’Éducation nationale. Et les étudiants candidats au Capes ou à l’agrégation ont raison de le dire : nous ne pouvons pas jouer les recrutements à l’accordéon. Je suis partisan d’une loi de programmation sur dix ans des recrutements

La bataille qui s’annonce autour de la « Carte scolaire » ne doit pas se résumer en un POUR OU CONTRE sa suppression, mais en un débats sur les REFORMES à mettre en chantier pour améliorer la situation de l’Ecole en général et des écoles en particulier.

L’égalité des chances se forge là si l’on sait dépasser les vraies frontières internes qui naissent des tatouages sociaux qui ont été trop souvent généré par des mesures mal préparées, mal décidées et mal appliquées.

Une suppression de la carte scolaire dans la précipitation engendrerait plus de régressions que de progrès en termes de mixité sociale et de promotion sociétale.

Chantal CUTAJAR

SONDAGE Les Français favorables au maintien de la carte scolaire

54% des Français sont favorables au maintien de la carte scolaire, principe selon lequel un enfant est inscrit dans un établissement en fonction de son lieu d'habitation, selon une étude de l'Ifop publiée par Dimanche Ouest France, alors que 43% prônent sa suppression. 3% ne se prononcent pas.

Outre la question principale sur maintien ou suppression, l'étude Ifop-Ouest France présente plusieurs affirmations relayant les critiques souvent entendues à propos de la carte scolaire.Ainsi, 74% des sondés se disent plutôt d'accord avec l'affirmation selon laquelle "beaucoup de familles contournent déjà la carte scolaire et s'arrangent pour inscrire leurs enfants dans de bons établissements".

Sondage réalisé auprès de 1.009 personnes interrogées par téléphone ou à leur domicile les 24 et 25 mai. La représentativité a été assurée par la méthode des quotas.

23/05/2007

EDUCATION: BROUILLARD AUTOUR DES DECRETS DE ROBIEN....

Les décrets de Robien sur le temps de travail des enseignants seront-ils appliqués ou anulés ou modifiés? Mystères, controverses et mobilisation... Synthèse du jour, selon les dépèches d'agences. Trois constats:i; 1) ce n'est pas par décret que ce type de problèmes peut êtrerèglés, surtout quand on songe à la majorité dont disposait déjà l'UMP dans l'Assemblées précdentes. 2) C'est pour le moins curieux de voir de telles décisions contradictoires entre des majorités qui se suivent en se ressemblant; 3)il y a urgence:la rentrée de septembre se prépare aujourd'hui, non?

Le secrétaire général du Sgen-CFDT Jean-Luc Villeneuve, reçu mercredi après-midi par le ministre de l'Education Xavier Darcos, a déclaré que le ministre avait "clairement laissé entendre" que les décrets Robien touchant au temps de travail des enseignants seraient suspendus."Nous avons eu une réunion cordiale avec un ministre qui connaît le système éducatif. M. Darcos nous a dit qu'il fera une déclaration la semaine prochaine sur les décrets Robien mais il a clairement laissé entendre qu'ils seront probablement suspendus", a déclaré à l'AFP Jean-Luc Villeneuve.
"M. Darcos a cependant dit qu'une suppression (pure et simple) de ces décrets n'avait pas lieu d'être sans concertations et il nous a dit que les 3.058 équivalents temps pleins supprimés par ces décrets seront compensés par des heures supplémentaires", a ajouté Jean-Luc Villeneuve.
Selon Jean-Luc Villeneuve, le ministre ne veut pas de collectif budgétaire pour recréditer ces 3.058 ETP, alors que c'est une demande pressante de plusieurs syndicats.

Par ailleurs, le Sgen-CFDT a eu la quasi assurance du ministre que l'apprentissage à 14 ans --mis en place par son prédécesseur Gilles de Robien-- "n'aura plus lieu d'être". Avant d'être élu président de la République, Nicolas Sarkozy s'était déjà exprimé contre cet apprentissage précoce (pendant la campagne présidentielle).
Enfin, toujours selon le Sgen-CFDT, les emplois vie scolaire (EVS), des personnels précaires effectuant diverses missions à l'Ecole qui verront leurs contrats se terminer en juin, devraient être reconduits à la rentrée.
Le ministre de l'Education continuait mercredi après-midi de recevoir les syndicats de l'Education. Ces "premières prises de contact" continueront la semaine prochaine.

Cette annonce intervient alors que le principal syndicat des collèges et lycées, le Snes-FSU, organisait ce mercredi une "journée d'actions", sous forme de "forum national des établissements", dans le but d'obtenir l'"abrogation" des décrets Robien par le nouveau ministre, Xavier Darcos.
A Paris, ce forum devait s'ouvrir à 10 heures devant la gare des Invalides. Le Snep-FSU (éducation physique et sportive) ainsi que le Snuep-FSU (enseignement professionnel) se sont associé à l'événement.

Les enseignants s'opposent aux décrets Robien, qui allongent le temps de travail de certains enseignants, sans contrepartie financière. Les décrets donnent en outre la possibilité aux chefs d'établissement de leur faire enseigner deux matières. Le gouvernement comptait ainsi supprimer 3.058 postes équivalents temps plein à la rentrée prochaine.
Le Snes-FSU affirme dans un communiqué que "ce décret a cristallisé contre lui toutes les oppositions de la profession", depuis la mi-novembre 2006. Il souligne que le nouveau président Nicolas Sarkozy s'était "exprimé très clairement" contre ce texte.
Le syndicat a jugé "indispensable que le ministre prenne sans plus tarder la décision d'abroger ce décret pour mettre fin à une crise qui a que trop duré". Pour le Snes, il y a urgence, car "il est nécessaire de rétablir les postes supprimés à la rentrée 2007".

03/04/2007

LAPRIORITE DES PRIORITES:L'ECOLE!

Le programme de François BAYROU (4)

POUR UNE ÉCOLE DE

 

L’ÉGALITÉ DES CHANCES

« Tout commence à l’école. Je le sais depuis longtemps, pour avoir été enseignant moi-même, parent d’élèves, ministre de l’Éducation. C’est à l’école que nous donnons à nos enfants les clés de leur avenir. J’aime l’école, ces centaines de milliers de femmes et d’hommes qui donnent le meilleur d’eux-mêmes pour leurs élèves.

Je serai un président qui respectera la communauté scolaire, qui lui garantira les moyens financiers et humains dont elle a besoin. Mais également un président exigeant, qui fixera au nom de la Nation les objectifs qu’elle devra atteindre. Je veux que tous les enfants qui entrent en sixième sachent lire et écrire, que les collèges retrouvent le calme, que l’enseignement supérieur forme les étudiants à la vie active. Je serai le garant de l’égalité des chances, partout et pour tous. Les meilleurs élèves, les chercheurs les plus brillants, seront honorés et reconnus. Et pour ceux qui ont le plus de difficultés, une deuxième chance leur sera offerte, à l’école ou dans l’entreprise. Je mettrai la formation au coeur des politiques publiques.»

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UN CONTRAT ENTRE L’ÉCOLE ET LA NATION

Garantir pendant 5 ans les moyens de l’Éducation nationale et se mettre d’accord sur des objectifs à atteindre qui seront vérifiables.Évaluer et communiquer de façon transparente les résultats.

VAINCRE L’ÉCHEC SCOLAIRE

Détecter les difficultés et renforcer le suivi dès la maternelle pour garantir que chaque enfant qui entre en 6ème sache lire et écrire.

RETROUVER UN COLLÈGE PAISIBLE

>>Rétablir la discipline dans les établissements par la présence renforcée d’adultes (surveillants,...)

>>Offrir aux élèves les plus déstabilisés une pédagogie adaptée dans des collèges hors les murs.

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GARANTIR L’ÉGALITÉ DES CHANCES

>>Maintenir le principe de la carte scolaire. En faire un instrument plus efficace de la lutte pour l’égalité des chances en créant partout sur le territoire, dans chaque établissement,des classes d’excellence.

>>Offrir à tous les lycées de France un accès égal aux classes préparatoires et aux autres filières sélectives.

>>Expérimenter un contrat 1ère expérience professionnelle pour les jeunes qui sortent du système éducatif sans qualification.

RESPECTER LES ÉQUIPES ENSEIGNANTES

>>Améliorer la gestion des ressources humaines.

>>Planifier les recrutements sur plusieurs années.

>>Faire confiance aux équipes enseignantes pour adapter leurs méthodes aux difficultés locales.

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INVESTIR DANS L’UNIVERSITÉ

>>Augmenter les moyens de l’université pour atteindre, par étudiant, le niveau des grands pays développés.

>>Améliorer le système des bourses en contrepartie de temps accordé à l’encadrement (tuteurs, répétiteurs, bibliothécaires,...).

>>Conserver le caractère national des diplômes mais offrir plus de liberté aux universités dans la gestion des moyens qui leur sont alloués.

DÉVELOPPER LA FORMATION

ET L’ORIENTATION

PROFESSIONNELLE

>>Consacrer un semestre à l’orientation des étudiants en première année d’université.

>>Confier à l’université une nouvelle mission : l’insertion et la formation professionnelle.

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12/03/2007

"L'avenir à portée de mains"

François Bayrou a tenu une réunion publique à Annecy, devant plus de 6000 personnes. Pendant près d'une heure et demie, le candidat à l'élection présidentielle a mis en avant sa vision et son projet, abordant les grands thèmes de sa campagne comme la dette, l'environnement, l'Europe ou encore l'éducation. François Bayrou a fait part de son émotion à chaque fois qu'il se présentait devant le public. Plus la date du 22 avril se rapproche, plus l'auditoire est dense et chaleureux. A LIRE >>>>>>>>