23/05/2007

EDUCATION: BROUILLARD AUTOUR DES DECRETS DE ROBIEN....

Les décrets de Robien sur le temps de travail des enseignants seront-ils appliqués ou anulés ou modifiés? Mystères, controverses et mobilisation... Synthèse du jour, selon les dépèches d'agences. Trois constats:i; 1) ce n'est pas par décret que ce type de problèmes peut êtrerèglés, surtout quand on songe à la majorité dont disposait déjà l'UMP dans l'Assemblées précdentes. 2) C'est pour le moins curieux de voir de telles décisions contradictoires entre des majorités qui se suivent en se ressemblant; 3)il y a urgence:la rentrée de septembre se prépare aujourd'hui, non?

Le secrétaire général du Sgen-CFDT Jean-Luc Villeneuve, reçu mercredi après-midi par le ministre de l'Education Xavier Darcos, a déclaré que le ministre avait "clairement laissé entendre" que les décrets Robien touchant au temps de travail des enseignants seraient suspendus."Nous avons eu une réunion cordiale avec un ministre qui connaît le système éducatif. M. Darcos nous a dit qu'il fera une déclaration la semaine prochaine sur les décrets Robien mais il a clairement laissé entendre qu'ils seront probablement suspendus", a déclaré à l'AFP Jean-Luc Villeneuve.
"M. Darcos a cependant dit qu'une suppression (pure et simple) de ces décrets n'avait pas lieu d'être sans concertations et il nous a dit que les 3.058 équivalents temps pleins supprimés par ces décrets seront compensés par des heures supplémentaires", a ajouté Jean-Luc Villeneuve.
Selon Jean-Luc Villeneuve, le ministre ne veut pas de collectif budgétaire pour recréditer ces 3.058 ETP, alors que c'est une demande pressante de plusieurs syndicats.

Par ailleurs, le Sgen-CFDT a eu la quasi assurance du ministre que l'apprentissage à 14 ans --mis en place par son prédécesseur Gilles de Robien-- "n'aura plus lieu d'être". Avant d'être élu président de la République, Nicolas Sarkozy s'était déjà exprimé contre cet apprentissage précoce (pendant la campagne présidentielle).
Enfin, toujours selon le Sgen-CFDT, les emplois vie scolaire (EVS), des personnels précaires effectuant diverses missions à l'Ecole qui verront leurs contrats se terminer en juin, devraient être reconduits à la rentrée.
Le ministre de l'Education continuait mercredi après-midi de recevoir les syndicats de l'Education. Ces "premières prises de contact" continueront la semaine prochaine.

Cette annonce intervient alors que le principal syndicat des collèges et lycées, le Snes-FSU, organisait ce mercredi une "journée d'actions", sous forme de "forum national des établissements", dans le but d'obtenir l'"abrogation" des décrets Robien par le nouveau ministre, Xavier Darcos.
A Paris, ce forum devait s'ouvrir à 10 heures devant la gare des Invalides. Le Snep-FSU (éducation physique et sportive) ainsi que le Snuep-FSU (enseignement professionnel) se sont associé à l'événement.

Les enseignants s'opposent aux décrets Robien, qui allongent le temps de travail de certains enseignants, sans contrepartie financière. Les décrets donnent en outre la possibilité aux chefs d'établissement de leur faire enseigner deux matières. Le gouvernement comptait ainsi supprimer 3.058 postes équivalents temps plein à la rentrée prochaine.
Le Snes-FSU affirme dans un communiqué que "ce décret a cristallisé contre lui toutes les oppositions de la profession", depuis la mi-novembre 2006. Il souligne que le nouveau président Nicolas Sarkozy s'était "exprimé très clairement" contre ce texte.
Le syndicat a jugé "indispensable que le ministre prenne sans plus tarder la décision d'abroger ce décret pour mettre fin à une crise qui a que trop duré". Pour le Snes, il y a urgence, car "il est nécessaire de rétablir les postes supprimés à la rentrée 2007".

03/04/2007

LAPRIORITE DES PRIORITES:L'ECOLE!

Le programme de François BAYROU (4)

POUR UNE ÉCOLE DE

 

L’ÉGALITÉ DES CHANCES

« Tout commence à l’école. Je le sais depuis longtemps, pour avoir été enseignant moi-même, parent d’élèves, ministre de l’Éducation. C’est à l’école que nous donnons à nos enfants les clés de leur avenir. J’aime l’école, ces centaines de milliers de femmes et d’hommes qui donnent le meilleur d’eux-mêmes pour leurs élèves.

Je serai un président qui respectera la communauté scolaire, qui lui garantira les moyens financiers et humains dont elle a besoin. Mais également un président exigeant, qui fixera au nom de la Nation les objectifs qu’elle devra atteindre. Je veux que tous les enfants qui entrent en sixième sachent lire et écrire, que les collèges retrouvent le calme, que l’enseignement supérieur forme les étudiants à la vie active. Je serai le garant de l’égalité des chances, partout et pour tous. Les meilleurs élèves, les chercheurs les plus brillants, seront honorés et reconnus. Et pour ceux qui ont le plus de difficultés, une deuxième chance leur sera offerte, à l’école ou dans l’entreprise. Je mettrai la formation au coeur des politiques publiques.»

medium_ecole.2.JPG

UN CONTRAT ENTRE L’ÉCOLE ET LA NATION

Garantir pendant 5 ans les moyens de l’Éducation nationale et se mettre d’accord sur des objectifs à atteindre qui seront vérifiables.Évaluer et communiquer de façon transparente les résultats.

VAINCRE L’ÉCHEC SCOLAIRE

Détecter les difficultés et renforcer le suivi dès la maternelle pour garantir que chaque enfant qui entre en 6ème sache lire et écrire.

RETROUVER UN COLLÈGE PAISIBLE

>>Rétablir la discipline dans les établissements par la présence renforcée d’adultes (surveillants,...)

>>Offrir aux élèves les plus déstabilisés une pédagogie adaptée dans des collèges hors les murs.

medium_égalité_des_chances.3.jpg

GARANTIR L’ÉGALITÉ DES CHANCES

>>Maintenir le principe de la carte scolaire. En faire un instrument plus efficace de la lutte pour l’égalité des chances en créant partout sur le territoire, dans chaque établissement,des classes d’excellence.

>>Offrir à tous les lycées de France un accès égal aux classes préparatoires et aux autres filières sélectives.

>>Expérimenter un contrat 1ère expérience professionnelle pour les jeunes qui sortent du système éducatif sans qualification.

RESPECTER LES ÉQUIPES ENSEIGNANTES

>>Améliorer la gestion des ressources humaines.

>>Planifier les recrutements sur plusieurs années.

>>Faire confiance aux équipes enseignantes pour adapter leurs méthodes aux difficultés locales.

medium_couverture_tiers_etat.5.jpg

INVESTIR DANS L’UNIVERSITÉ

>>Augmenter les moyens de l’université pour atteindre, par étudiant, le niveau des grands pays développés.

>>Améliorer le système des bourses en contrepartie de temps accordé à l’encadrement (tuteurs, répétiteurs, bibliothécaires,...).

>>Conserver le caractère national des diplômes mais offrir plus de liberté aux universités dans la gestion des moyens qui leur sont alloués.

DÉVELOPPER LA FORMATION

ET L’ORIENTATION

PROFESSIONNELLE

>>Consacrer un semestre à l’orientation des étudiants en première année d’université.

>>Confier à l’université une nouvelle mission : l’insertion et la formation professionnelle.

medium_bayrou_apprentis.2.jpg

03/02/2007

Des enseignants tentés de voter BAYROU

LU DANS LE FIGARO:

"PARLER de malaise entre Ségolène Royal et certains professeurs est un euphémisme. Les socialistes ont presque tous une anecdote, qu’ils racontent, inquiets, d’amis enseignants avouant leur scepticisme, ou pire, vis-à-vis de la candidate du PS. Cette semaine à Marseille, dans les couloirs du congrès de la FSU (le syndicat majoritaire chez les enseignants), les témoignages de professeurs déçus s’affichaient au grand jour : « Royal est capable de taper sur les enseignants pour brosser les Français dans le sens du poil », regrettait l’un d’eux.
En expliquant, à la fin de l’été, que « l’idéal » serait la suppression de la carte scolaire et en militant, dans une vidéo diffusée sur Internet, pour l’allongement du temps de présence des professeurs dans les établissements, la candidate a irrité une partie du corps enseignant. Et ruiné en quelques mots les efforts entrepris par le PS depuis 2002 pour recoller avec l’un de ses bastions électoraux les plus importants. Il y a cinq ans, Jospin avait déjà réalisé un mauvais résultat auprès des enseignants. Il avait été sanctionné pour la politique « brutale » de Claude Allègre contre le «mammouth ».
Une fraction du monde enseignant pourrait, cette année encore, se détourner de la gauche si le PS ne tient pas compte de ses alertes. Les professeurs seraient « de plus en plus nombreux » murmure-t-on dans les salles des profs, à se laisser séduire par les sirènes de François Bayrou, agrégé de Lettres, ancien ministre de l’Éducation nationale de 1993 à 1997. Mais iraient-ils jusqu’au bout de cette transgression sociologique ? Le patron de la FSU, Gérard Aschieri, est néanmoins convaincu que le candidat de l’UDF « a une carte à jouer dans le vote enseignant ».
Les « enseignants sont moins à gauche que par le passé, explique Gilles Moindrot, secrétaire général du Snuipp-FSU, le syndicat majoritaire chez les professeurs du primaire. Le couple Camif (du nom de la mutuelle des enseignants) qui vote systématiquement à gauche, c’est fini ».
Dray: sympathie n'est pas intention de vote
Pas de quoi inquiéter le porte parole du PS. Julien Dray a dénoncé hier une « campagne de rumeurs » : « Je n’ai pas entendu les enseignants dire qu’ils vont basculer ailleurs. » La gauche est très loin d’être mise en minorité au sein de l’Éducation nationale. Une enquête de l’Ifop pour le Cevipof du mois de décembre atteste certes d’une sympathie centriste, qui n’est pas une intention de vote (plusieurs réponses possibles), mais en relativise la portée : les enseignants sont 59 % à déclarer qu’ils pourraient voter pour Ségolène Royal, 29 % pourraient choisir François Bayrou.
L’extrême gauche demeure aussi fortement implantée. Les « royalistes » se rassurent sans peine : l’argument du vote utile porte toujours. Une majorité d’enseignants ne veulent, en aucun cas, ni revivre le 21 avril, ni laisser élire Nicolas Sarkozy, accusé de vouloir « casser la maison Éducation nationale », mais qui atteint pourtant 30% de votes possibles selon la même enquête du Cevipof.
Mais à l’évidence, la candidate du PS veut quand même se réconcilier avec les salles de classe. Jeudi, l’ancienne secrétaire générale du Snes, Monique Vuaillat, lui a organisé une rencontre avec des enseignants à Grenoble. Mais les désaccords persistent, sur le temps de présence par exemple : « Vu tout ce qu’il y a à faire, 35 heures n’y suffiraient pas ». Royal pourrait-elle changer d’avis pour retrouver les bonnes grâces des professeurs ? Monique Vuaillat veut croire que « sa pensée n’est pas figée ». 

14/10/2006

L'éducation, la priorité des priorités pour François Bayrou(suite)

medium_enfants.jpgDe la Maternelle à l'Université, un vrai programme consistant , audacieux et cohérent qui s'inscrit dans la durée. L'avenir passe par là....A LIRE SUR MON BLOG >>>>>> medium_bayrou_5.jpg