01/12/2007

"Rassemblement, renouvellement, refondation démocratique"

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"Rassemblement, renouvellement, refondation démocratique, tel est le programme que je voulais défendre devant vous. Je suis très heureux que nous tenions ensemble ce congrès de fondation", a déclaré samedi le futur président du MoDem - son élection sera confirmée dimanche matin - devant quelque 4.000 personnes réunies au parc des Expositions à Villepinte, en seine-Saint-Denis

"Vous êtes par nature un rassemblement", a lancé le "troisième homme" de la dernière élection présidentielle, dont l'un des principaux slogans de campagne était la fin du clivage droite-gauche."Nous réalisons cette aspiration que nous avons proposée aux Français de faire vivre, penser et travailler ensemble des femmes et des hommes venus d'horizons différents", a-t-il ajouté.

De fait, le MoDem, qui revendique entre 50.000 et 60.000 adhérents, est constitué de militants venus de tous horizons, à commencer par l'UDF, qui a été officiellement dissoute dans le MoDem vendredi. Ecologistes de Cap 21, "déçus" des Verts, du PS et de l'UMP, mais surtout nouveaux venus dans le militantisme politique constituent sa nouvelle base.

"J'en connais beaucoup qui ne viennent de nulle part, qui étaient jusque là dans une sorte d'abstention civique", a souligné François Bayrou. Le député béarnais s'est démarqué de l'ancien président François Mitterrand, qui avait demandé dans les années 1970 aux adhérents de la "deuxième gauche" de "laisser leurs armes et leurs bagages au vestiaire"."Je dis exactement le contraire", a-t-il lancé. "Venez avec votre bagage, avec votre expérience, avec votre histoire (...) Soyez fiers de ce que vous êtes".

Pour illustrer son désir de faire du MoDem un parti de renouvellement, François Bayrou a assuré qu'il présenterait des candidats aux élections, à commencer par les municipales de mars prochain, "dans toutes les villes et tous les villages de France, à de rares exceptions près".

Pour assurer, enfin, une "refondation démocratique", François Bayrou a dit miser sur la formation des adhérents et des citoyens via "une grande université populaire" pour que "ce soit la conscience qui l'emporte, et non pas un suivisme".

Lors de sa première intervention, en début de journée, François Bayrou avait estimé que la création du Mouvement démocrate constituait à ses yeux "le seul élément de nouveauté du paysage politique français".

Le MoDem ne sera "pas un parti à courants parce que dans les partis à courants, la guerre est interne au lieu de voir les combats agir à l'extérieur", avait ajouté François Bayrou, un oeil rivé sur les querelles internes du Parti socialiste. "Tout le monde ici a droit à la parole mais nous récusons le bazar".

A l'approche du congrès, les critiques ont fusé contre le député des Pyrénées-Atlantiques, accusé de s'être isolé et de n'avoir pas su faire fructifier sa troisième place au premier tour de l'élection présidentielle (18,6% des voix).Nombre de ses anciens disciples ont rejoint le Nouveau centre rallié à Nicolas Sarkozy, ou se sont rapprochés de l'UMP.François Bayrou y compris, l'UDF-MoDem n'a fait élire que quatre députés et les observateurs prédisent à sa formation des municipales difficiles."Si nous étions insignifiants, nous ne serions pas critiqués. Nous sommes en plein sarkozisme, c'est-à-dire une espèce d'absolutisme médiatique qui veut tout ramener à la personne du monarque. C'est une régression démocratique grave", a déclaré à Reuters un militant, Philippe Brachet. Pour le député européen Philippe Morillon, un fidèle de François Bayrou, le MoDem "dérange". "Donc on débauche, on agite", a-t-il ajouté.

05/11/2007

Les défis du blanchiment de l'argent sale et du financement du terrorisme

La nécessité  d’une réforme d’ampleur.

La France doit assurer la présidence tournante de l’Union européenne à compter du 1er juillet 2008. Elle se doit d’être exemplaire en matière de transposition des directives de l’Union européenne surtout lorsque celles-ci sont adoptées pour assurer la sécurité des européens.

C’est le cas de la directive du Parlement eu du Conseil relative à la prévention de l’utilisation du système financier aux fins du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme du 26 octobre 2005 qui doit être transposée au plus tard le 15 décembre 2007.

Le principe de cette directive qui fait table rase du dispositif antérieur a été arrêté au lendemain des attentats de Madrid avec l’objectif affiché de « Porter un coup » à la criminalité et au terrorisme.

Il est certain que la lutte contre le blanchiment constitue un axe essentiel de la lutte contre les organisations criminelles parce que, sans le blanchiment, elles ne pourraient pas réintroduire dans le système financier et économique les masses considérables de capitaux provenant des trafics d’êtres humains, d’organes, de drogue, de la contrefaçon...

Sans le blanchiment, les organisations criminelles ne pourraient pas prospérer.

Alors que le législateur européen a fait le choix éclairé d’adapter le dispositif préventif à l’évolution de la criminalité organisée en mettant en œuvre une approche plus concrète et pragmatique, la France semble s’acheminer vers une nouvelle superposition législative sur le dispositif existant, procédant ainsi à un nouvel empilement des réformes.

Un tel choix, s’il devait être entériné constituerait une grave erreur. En effet, le dispositif actuel est non seulement inefficace mais il est injuste. Il ne permet pas de lutter efficacement contre la gangrène du système financier et il place les professionnels qui doivent le mettre en œuvre au quotidien dans une insécurité juridique inacceptable.

Le colloque, organisé à l’initiative du Grasco (Groupe de recherches approfondies sur la criminalité organisée de l’Université Robert Schuman) qui réunira à Paris, au SENAT le 20 NOVEMBRE 07 de 9 h à 17 h les principales professions soumises au dispositif, à savoir, La Fédération bancaire française, la  Fédération française des sociétés d’assurances, Le Conseil supérieur du Notariat,  les experts comptables et les commissaires aux comptes, les conseils en gestion et les avocats vise à attirer l’attention des parlementaires sur la nécessité d’une refonte d’ensemble du dispositif, pour assurer l’efficacité de la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. Des préconisations seront formulées à cette fin.

Contact : Chantal CUTAJAR, Directeur du Grasco – Directeur du Master 2, Prévention des fraudes et du blanchiment et du Master 2 Lutte contre la criminalité organisée économique et financière Université Robert Schuman Strasbourg cutajar.chantal@wanadoo.fr

02/11/2007

La France en Europe: Les racines (économiques) du mal…

De l’utilité de la Commission ATTALI ou de son inutilité?

Cet article de Jacques Peyrelevade qui vient d’être repris sur le site de la CONFERENCE DE CITOYENS DE STRASBOURG  a été publié voilà quelque temps, déjà dans le Monde (le 07/09 pour être précis), mais il garde toute son actualité et tout son intérêt. Il devrait faire l’objet de débats autour de la Commission Attali . Et de la politique économique et financière de la France en Europe.

Jacques Peyrelevade pose une bonne question d’entrée: “Fallait-il vraiment, sous la présidence de Jacques Attali, réunir une commission de quarante éminentes personnalités pour découvrir quels sont les obstacles à la croissance économique de notre pays ?”

Sa réponse:” Le mal est trop massif pour relever d’une liste impressionniste de remèdes partiels. Nous souffrons d’un déficit budgétaire qui fait de nous le plus mauvais élève de la classe européenne, d’un déficit record de notre commerce extérieur, de pertes de part de marché considérables à l’exportation, d’un niveau de chômage parmi les plus élevés en Europe, enfin d’un taux de croissance insuffisant, lui-même fruit d’un investissement médiocre et d’une productivité par tête beaucoup trop basse.

Un tel désordre n’est pas conjoncturel mais revêt un caractère structurel : le réglage de notre machine macroéconomique est mauvais. Dit plus simplement, nous essayons continûment de vivre au-dessus de nos moyens, en vain bien entendu, et nous payons sans cesse le coût de ce déni de réalité.”

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30/10/2007

Des soutiens qui me confortent dans ma volonté de conduire une équipe capable de faire de Strasbourg une ville démocrate

STRASBOURG JE T'M s'adresse à François Bayrou

 LETTRE OUVERTE A L’ATTENTION

DE MONSIEUR LE PRESIDENT FRANCOIS BAYROU

Monsieur le Président,

Créée dans la foulée des législatives l’association « Strasbourg Je t’M » compte 150 membres très actifs et soutient la candidature de Chantal Cutajar à l’investiture MoDem pour gouverner la ville de Strasbourg.

Que plusieurs candidatures soient en lice dans une formation politique est tout à fait normal. Mais que les jeux soient faussés par des considérations d’appareil qui nous échappent totalement (et troublent les électeurs) cela nous semble tout à fait inadmissible, peu démocratique et contraire à cette « éthique MoDem » qui nous séduit tant.

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Pour une investiture MoDem de Chantal Cutajar et de son équipe à Strasbourg: Ma lettre à François Bayrou, par Daniel RIOT

Voici le texte de la lettre (ouverte, vu les enjeux et l'urgence d'une décision déjà trop attendue) que j'ai fait parvenir à François Bayrou, président-fondateur du MoDem. Une lettre dans le droit fil de mes analyses locales et nationales sur le "mouvement démocrate" déjà publiées sur ce blog et ailleurs. Une lettre citoyenne conforme à mes engagements en faveur de Chantal Cutajar. Dans le paysage politique actuel, pour le MoDem (et pour Strasbourg) Chantal Cutajar n'est pas qu'une bonne "carte": c'est un atout maitre.

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Strasbourg l’Européenne : RELATIO soutient Chantal Cutajar

A STRASBOURG, LES MUNICIPALES ONT (AUSSI) DES ENJEUX NATIONAUX ET EUROPEENS 

af3c8e14a9e2c0df6bdba0a6f6d31f1a.jpgNous démontrons tous les jours  que nous sommes, sur RELATIO, l'Europe en revue,  un webzine /webnews, ouvert à toutes les opinions (y compris aux plus  sceptiques envers la construction européenne). Mais nous sommes (c’est même notre raison d’être) des militants déclarés des valeurs et des principes qui ont fondé le Conseil de l’Europe et la CECA   devenue l’Union européenne.

C’est pour traduire cet engagement que nous avions soutenu, avec force,  le candidat le plus clairement en faveur de la construction d’une Europe authentiquement politique, François Bayrou.

C’est en pleine conformité avec cet enracinement dans les valeurs démocratiques de cette Europe DE Strasbourg que nous avions soutenu les candidats Modem aux législatives et notamment celle qui incarne le mieux, par  ses idées et ses actions, cette Europe de l’esprit et du personnalisme, Chantal Cutajar.

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25/10/2007

François Bayrou : "La rupture ne va pas dans le bon sens"

Dans un longue entretien accordé au numéro de novembre du magazine l'Expansion, François Bayrou dresse un bilan critique de la "rupture" défendu par le Président de la république.

Le président du Mouvement Démocrate regrette en particulier l'absence de continuité en politique étrangère : "Je souffre de voir la France s'aligner sur l'administration Bush."

L'analyse porte aussi sur la rupture concernant les déficits publics, le paquet fiscal, la réforme de l'université ou encore les institutions.


Nicolas Sarkozy a-t-il tenu sa promesse de rupture ?

La rupture, ce peut être la meilleure et la pire des choses ! Dans l’action de Nicolas Sarkozy, il y a rupture sur des sujets où j’aurais aimé que la France choisisse la continuité : par exemple en matière de politique étrangère, je souffre de voir la France s’aligner comme jamais sur l’administration Bush. Il y a rupture dans le choix d’une omniprésence médiatique, mais est-ce vraiment bon ? Enfin, il y a aggravation des défauts de la cinquième république lorsque le président concentre tous les pouvoirs, toutes les décisions. En ce sens, un trouble profond a été créé entre nos partenaires européens et le pouvoir français, en raison de la propension à tirer à soi toutes les couvertures. Sur tous ces sujets, si rupture il y a, elle ne va pas dans le bon sens.

Et en matière de politique économique et sociale ?

On ne doit pas enlever à Nicolas Sarkozy son affirmation réitérée à revaloriser le travail. S’il y parvient, ce sera bien. Mais pour le reste sa politique économique fait naître beaucoup d’interrogations. L’idée d’une simili relance par des cadeaux fiscaux en direction des plus favorisés est, comme il était prévisible, en train de faire long feu. Par ailleurs, on voit bien que l’on a relâché la pression sur le déficit et sur la dette qui vont connaître une nouvelle et forte augmentation. Cela nous affaiblit et nous isole. Que tant de gens avertis aient pu accepter sans broncher l’idée qu’une nouvelle injection d’argent emprunté dans l’économie allait permettre à notre pays déjà si endetté de trouver une nouvelle croissance restera pour moi un mystère. Cette erreur de diagnostic et de traitement se paiera un jour ou l’autre douloureusement. C’est désormais une épée de Damoclès au-dessus de la politique française. Enfin, on n’aperçoit pas, entre les tenants de la rigueur et les défenseurs du laxisme, où est l’inspiration de la politique suivie. En temps de crise, l’illisibilité se paie cher.

Vous ne croyez pas au choc de confiance vertueux du paquet fiscal ?

Je crois à la vertu de la confiance, dès l’instant qu’elle est fondée sur la vérité et sur une analyse économique juste. Or il était faux dès le premier jour de soutenir qu’il suffisait pour relancer le pays de dépenser 15 milliards dont nous n’avions pas le premier centime. S’il suffisait de s’endetter au-delà du raisonnable pour faire fortune, il y aurait beaucoup de riches. La direction à suivre était celle d’une politique de l’offre, qui aide l’entreprise, qui lui facilite la vie. Au lieu de cela, on a créé des usines à gaz, comme celle des heures supplémentaires, dont on découvrira assez vite les limites…

Vous avez d’autres déceptions ?

La réforme de l’université avait été annoncée comme « la plus importante du quinquennat ». Faute de réflexion et de concertation, qu’en reste-t-il à l’arrivée ? Quasiment rien. Par fétichisme de la vitesse, on a choisi la précipitation, les négociations bâclées, les concessions excessives.

Nicolas Sarkozy a-t-il eu raison de lancer toutes les réformes en même temps ?

Lancer les réformes ne veut pas dire les conduire à leur conclusion. Multiplier les « chantiers », c’est chercher à éviter que la contestation se fixe sur l’un ou sur l’autre. Le revers de la médaille, c’est une perte de visibilité de la stratégie économique et sociale. Pour moi, au contraire, les réformes devraient être simples, sereines, assumées et affichées avec une démarche pédagogique profonde. C’est une tout autre gestion du temps et une autre idée stratégique du gouvernement de la France.


L'Expansion, numéro 724, novembre 2007
Propos recueillis par Marc Landré et Emmanuel Lechypre


A lire aussi

Le site de l'Expansion

 

24/10/2007

Pourquoi je soutiens (à fond) Chantal Cutajar et son équipe

La petite chronique strasbourgeoise de Daniel RIOT

« Mais pourquoi soutenez-vous à ce point Chantal Cutajar ? »… Combien de fois m’a-t-on interpellé, par courriel, ou de vive voix, ces derniers temps ? « Pourquoi roules-tu pour elle ? »… « Mais qu’est-ce que tu lui trouves ? »… Je passe bien sûr sur des sous-entendus où la grivoiserie perce sous le sexisme. Ou sur quelques fantasmes de quelques uns et …de quelques unes. Alors, je vais être clair. Pour moi, Chantal Cutajar est une chance fantastique pour Strasbourg et ... pour le MoDem. Explications.

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Je ne soutiens pas Chantal Cutajar : je mène les mêmes combats qu’elle. Avec mes moyens, comme elle avec les siens. Et elle les conduit bien, ces combats. Je me reconnais pleinement dans les valeurs qu’elle porte et qui la porte. Des valeurs qu’elle défend avec lucidité, courage, ténacité. Je suis tout à fait sur la même longueur d’ondes qu’elle sur les idées forces du MoDem : éco-économie, démocratie sociale, engagement européen, valeurs personnalistes, citoyenneté active… Et j’apprécie beaucoup sa volonté « d’agir local » pour tenter d’appliquer ce « penser global » du MoDem incarné aujourd’hui par François Bayrou et Corinne Lepage.

Je ne « roule » pas pour Chantal Cutajar : je roule  AVEC Chantal, comme toutes celles et ceux (150 au moins à ce jour, dont au moins 80 très actifs) qui ont adhéré à « Strasbourg je t’M ». Avec un M, comme MoDem, comme Modèle, comme Moderne. Comme Méthode aussi. Méthode de consultation, d’écoute, de concertation, de travail. Méthode de gouvernance ! Méthode de rassemblement de talents et de compétences  complémentaires et de sensibilités différentes, au-delà des clivages politiciens dépassés.

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Je ne m’engage pas en politique pour « faire carrière », pour « avoir une place », pour « me faire voir » ou…pour agir par procuration. Je ne suis candidat à rien : je sais ce que je sais faire et ce que je ne sais pas (ou peut pas ou ne veut pas) faire. J’agis en citoyen, libre et responsable : c’est déjà beaucoup. J’ai trop fait mienne la formule de Paul Valéry, « il n’y a que les huîtres et les sots qui adhèrent » pour jouer les militants inconditionnels, les « béniouioui », les cireurs de pompes,  les adorateurs dévoués de qui que ce soit. Et c'est en citoyen, libre et responsable, que je soutiens à fond Chantal Cutajar dans sa bataille POUR Strasbourg.

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21/10/2007

Chef de l'Etat ou chef de parti?

François Bayrou a critiqué la présence dimanche du président Nicolas Sarkozy à une réunion du bureau politique de l'UMP, jugeant que le chef de l'Etat en France devait rester au-dessus des partis. "C'est une faute contre la fonction", a déclaré à propos de ce déplacement l'ancien candidat centriste à l'élection présidentielle et président du Mouvement démocrate (MoDem) lors du "Grand Rendez-Vous" d'Europe 1, TV5MONDE, Le Parisien."La fonction de président de la République exige quelqu'un qui soit au-dessus des partis et non pas qui considère que c'est devant son parti qu'il doit aller s'expliquer, ou même devant les partis", a ajouté François Bayrou.

Le dirigeant centriste a de même déploré comme "un manquement à cet équilibre, à cette équité" qu'il estime requis de la part du chef de l'Etat le fait que Nicolas Sarkozy ait reçu à l'Elysée le 3 octobre les parlementaires de l'UMP et de sa majorité.Nicolas Sarkozy s'est rendu dimanche dans le VIIIe arrondissement de Paris au siège de l'UMP pour la première fois depuis son élection, une première sous la Ve République pour une telle visite d'un chef de l'Etat au parti majoritaire. Il y a présenté les résultats obtenus vendredi dernier à Lisbonne où le nouveau traité européen a été adopté par les 27 membres de l'Union européenne, ont rapporté des participants."On a voulu que l'UMP donne (à cette décision) la dimension qu'elle mérite, c'est un événement historique", a déclaré à la presse le Premier ministre, François Fillon.

Bayrou, Laporte, et la récupération politique du rugby...

François Bayrou a affirmé dimanche "qu'il n'aurait pas pris" dans un gouvernement Bernard Laporte, qui prend lundi ses fonctions de secrétaire d'Etat aux sports alors que l'ex-entraîneur du XV de France est soupçonné d'irrégularités fiscales. "Je ne l'aurais pas pris parce que je n'aime pas l'utilisation de ses fonctions pour faire de l'argent", a déclaré le président du Modem au "Grand Rendez-vous" Europe1/ TV5 Monde/ Le Parisien. "On apprend aux enfants à être des amateurs, on apprend aux enfants à respecter les règles du jeu et pendant ce temps vous avez des kyrielles de contrats de publicité qui viennent ainsi être signés", a argumenté M. Bayrou.

Il a également présenté comme de la "récupération politique mise en scène" l'annonce en juin de la nomination différée de Bernard Laporte au gouvernement tout comme la lecture de la lettre de Guy Môquet à l'équipe de France par l'entraîneur. "Je n'ai pas du tout aimé, même détesté la récupération politique du rugby. La récupération politique d'un sport est toujours le signe d'une démocratie qui fonctionne mal", a jugé M. Bayrou. Il y a vu l'illustration de "ce manque de respect des principes de la République dont nous sommes tous les jours spectateurs".

16/10/2007

Adn: Bayrou signera le recours devant le Conseil constitutionnel

Le président du Modem signera avec les députés et sénateurs PS le recours contre le projet de loi sur l’immigration devant le Conseil constitutionnel. Il a répondu favorablement à l’appel des socialistes qui l’ont invité aujourd’hui, tout comme le député UMP François Goulard, à signer, aux côtés de la gauche, le recours contre ce texte qui prévoit le recours aux tests ADN.
Lors du meeting anti-test ADN du Zénith, le président du Modem avait déjà tenu des propos allant dans ce sens : en cas d'adoption, «il faudra que les parlementaires de toutes tendances saisissent le Conseil constitutionnel», avait lancé François Bayrou à la tribune. «Ce genre de texte met en cause des choses beaucoup plus profondes que les clivages politiques, a souligné aujourd'hui à l’AFP François Bayrou. C'est pourquoi je signerai, si j'en ai la possibilité, le recours».

Plus tôt dans la journée, les parlementaires socialistes ont confirmé qu’une fois le texte définitivement voté, «le Parti socialiste et les communistes (déposeront) un recours devant le Conseil constitutionnel contre plusieurs dispositions» du projet de loi de Brice Hortefeux, notamment contre le recours aux tests ADN.

Goulard rappelé à l'ordre par Fillon

Si la décision de François Bayrou n’est pas  surprenante –  en raison des valeurs que défend le MoDem  – le cas de François Goulard fait grincer des dents au sein du groupe UMP. En l’absence du principal intéressé, François Fillon lui-même s’en est ému aujourd’hui lors de la réunion hebdomadaire du groupe majoritaire. Il a vivement rappelé à l’ordre le député du Morbihan pour sa présence au meeting du Zénith.

Contacté par l'AFP, François Goulard prend la balle au bond en estimant qu'il y avait «une véritable contradiction entre les reproches qui (lui) sont faits et la politique d'ouverture voulue par le président Nicolas Sarkozy».

09/10/2007

Affaire EADS: une "affaire d'Etat", "particulièrement grave", selon François Bayrou

Qualifiant l'affaire EADS d'"affaire d'Etat", François Bayrou entend déposer un texte "dès cette semaine" auprès de la commission Balladur sur la réforme des institutions pour "inscrire dans la Constitution l'interdiction d'avoir des groupes de presse appartenant à des puissances économiques en rapport avec l'Etat".

"Je combats depuis des années la connivence en France entre un certains nombre d'entreprises industrielles propriétaires de groupes de presse et l'Etat", rappelle le président du MoDem aujourd'hui dans un entretien au "Parisien/Aujourd'hui en France"."Ces rapports sont profondément malsains" et les soupçons de délits d'initiés à EADS documentés dans un rapport de l'Autorité des marches financiers (AMF) remis à la justice le 3 octobre en sont "une illustration particulièrement grave", juge François Bayrou.

Pour lui, il s'agit même d'"une affaire d'Etat puisque des parts du groupe Lagardère ont en partie été rachetées au prix fort par la Caisse des dépôts, entraînant des centaines de millions d'euros de pertes sèches". C'est pourquoi il faut "réformer d'urgence cette gouvernance d'entreprise", préconise-t-il.

"Je déposerai un texte dès cette semaine auprès de la commission Balladur", annonce le député des Pyrénées-Atlantiques, pour "inscrire dans la Constitution l'interdiction d'avoir des groupes de presse appartenant à des puissances économiques en rapport avec l'Etat".

François Bayrou estime que "les dégâts" de l'affaire EADS, si le délit d'initiés est confirmé, "sont considérables" et que "l'entreprise et les salariés vont en payer le prix".

Quant à savoir s'il est possible que Thierry Breton, ministre des Finances à l'époque des faits -entre novembre 2005 et mars 2006-, ait pu ignorer la situation, le président du MoDem juge que "ce serait l'aveu d'une légèreté inimaginable et d'un dysfonctionnement de l'Etat".

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