25/03/2007

Deux livres pour la réflexion et l’action : Pour réparer l’Europe en panne et sortir la France de ses crises.

Voici deux livres qui font un peu mieux respirer. Deux livres complémentaires édités par « Le Manuscrit ». L’un est sur l’Europe : pourquoi ne pas perdre l’espoir…  « Non ce n’est pas la faute à Bruxelles ». L’autre est sur le plus européen  des candidats à la Présidence de la république… « Bayrou ou le destin d’un homme libre ». Les auteurs sont jeunes, brillants, et engagés en faveur de cette construction européenne qui n’est pas seulement une impérative nécessité mais qui est aussi une fantastique aventure humaine, une Révolution authentique. Un Italien engagé en politique : Sandro GOZI. Une doctorante française en Sciences politiques : Sandrine KAUFFER.

 

L’Europe, se plaisent à dire et à répéter nombre d’observateurs, de commentateurs depuis le Non français à la Constitution européenne… Ils oublient ces esprits (mal) éclairés que l’Europe unie a toujours été un COMBAT, que ses bâtisseurs ont dû dès le début et tout au long de ses progrès affronter les critiques, les sarcasmes, les prédictions les plus sombres de leurs opposants…

 

Logique : construire l’Europe unie dans sa diversité, c’est heurter les réflexes du conservatisme, bousculer les repères identitaires, vaincre les peurs de l’Autre et de l’inconnu, faire le pari de l’esprit d’ouverture contre l’escargotisme, sortir des « complexes de la ligne Maginot », des « syndromes des clôtures » et des « névroses des barbelés »….

 

L’Europe en voie vers son unité  permet de faire s’épanouir la vraie confiance en soi celle de la main tendue vers les autres, celle qui transforme les frontières en ponts, en points de passages, en lieux d’échanges et de rencontres  et non en lignes de front et d’affrontement.

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Les europessimistes et les eurocritiques oublient aussi  ce que seraient la France et les autres pays européens sans cette unification progressive, « pas à pas », de crise en crise du continent européen…

 

Le livre  de Sandro Gozi est à la fois un diagnostic, une proposition de remède à la crise et un appel à une mobilisation citoyenne. L’Europe est l’affaire de Tous les citoyens d’Europe, surtout dans les pays où les polémiques sur l’Europe sont d’abord des controverses sur les maux intérieurs.

 

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Sandro Gozi (qui a publié en 2000 "Il Governo dell' Europa", Il Mulino, Universale paperbacks, Bologna) sait de quoi il parle. Après avoir été conseiller de Romano Prodi à la Commission européenne, il  est élu député à la Camera en 2006. Il est actuellement conseiller des Affaires européennes à la présidence du Conseil. Président de la Commission bicamérale «Immigration, Schengen et Europol», membre de la commission des Affaires constitutionnelles et de l'intérieur et de la commission politiques UE.

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UN EXTRAIT : « Pour tout vous dire, j'ai la conviction que l'Europe est en crise parce qu'elle est d'abord victime de son succès, tout en paraissant paradoxalement inachevée. Je m'explique : elle est victime de son succès parce qu'aujourd'hui elle a parfaitement remplie les fonctions pour lesquelles elle a été conçue. Elle a atteint ses objectifs. Elle représente un espace où les droits de l'Homme sont respectés, une aire de stabilité, de libre-échange, de prospérité qui a pu s'étendre avec l'élargissement. Elle a instauré une nouvelle méthode de résolution pour régler les conflits et les tensions entre les États membres. Elle est un projet multilatéral efficace dans le commerce, l'environnement ou d'autres politiques communes.

Le paradoxe est que l'Europe s'est révélée tellement efficace qu'elle a soulevé très rapidement de nouvelles attentes de la part des citoyens. Et ces attentes, bien sûr, vont au-delà de ses prérogatives actuelles. L'Europe a besoin de plus de temps pour satisfaire ces demandes.

L'Europe est en crise parce qu'aujourd'hui le monde va trop vite, ce qui lui pose quelques difficultés d'adaptation institutionnelles et politiques pour répondre aux nouveaux défis de la globalisation. Les Européens la rejettent parce qu'elle ne parvient pas à satisfaire leurs récents besoins et apaiser leurs dernières angoisses. L'Europe à présent doit rassurer, protéger et convaincre.

 

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Néanmoins, ce que nous ne devons pas perdre de vue, c'est que l'Europe ne sera jamais en bout de course. À l'inverse, elle n'est qu'à mi-chemin de ce qu'elle peut encore faire pour les citoyens européens. Elle pourrait augmenter en efficacité en tant qu'Europe politique, intégrée et acteur à l'échelle internationale.

Finalement, si je voulais une Europe à l'anglaise, un espace de libre échange, un système de fonctionnement qui assure une certaine stabilité et prospérité économiques accompagnée de principes fondamentaux, si c'était le cas, sans doute, je serais alors satisfait de l'Europe actuelle. Mais, je ne le suis pas, je voudrais plus de droits, plus de protection, plus de garanties et surtout plus de moyens politiques. Il faut savoir de quel projet européen on parle aujourd'hui. Les attentes sont pourtant identifiées, des solutions évidentes sont proposées, alors pourquoi les rejeter. Il s'agit presque d'un non-sens ! Les Européens ont peur de s'engager, ils restent réservés, se protègent de ce qu'ils mésestiment, voilà le problème. […] C'est par le biais de la démocratie européenne que l'on pourra récupérer l'exercice d'une souveraineté nationale et redonner une voix réelle aux citoyens ».

POUR UN PRESIDENT FRANCAIS EUROPEEN


L’Europe peut difficilement se concevoir sans la France. Ce sont des Français qui ont pris les initiatives majeures et décisives. Mais ce sont aussi des Français qui sont responsables (et coupables) de son inachèvement, de ses crises les plus graves, de ses pannes… Trop d’arrogance et de mépris face à une Europe « bouc émissaire ».Et trop de nationalisme archaïque : refus de la CED, politique de la chaise vide, trop de raideur au moment du plan Fouchet, trop d’insouciance dans les représentations ministérielles et parlementaires, Non au projet de traité constitutionnel, excès de dogmatisme à droite et à gauche, parisianisme rétrograde dans nos « élites » aux vues basses….    

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Sandrine Kauffer, qui a co-écrit le livre d’entretiens de Sandr Gozi, vient de publier un "François Bayrou" ( Ed. Le Manuscrit) bien documenté, remarquablement rédigé. Doctorante en Sciences Politiques à Paris, chercheur associé au Centre de Recherches Politiques de la Sorbonne (CRPS-CNRS) et consultante en communication politique. Titulaire d'un Master "Europe" obtenu à Strasbourg, elle a effectué un stage auprès de Jean Quatremer à Bruxelles. De belles rencontres européennes est né un engagement personnel fort, raison et affectif. Parce que l’Europe est autant une affaire de cœur que de raison. Comme les valeurs qu’elle porte et sur lesquelles elle se fonde.

HISTOIRE D'UN COMBAT

Son portrait du plus « européen » des candidats à la Présidence de la république, en cette période de panne européenne, est remarquablement ciselé. Histoire d’un homme. Histoire surtout d’un combat pour que le Centre et ses valeurs  revive et ne soit plus dévoré par une droite qui caricature les mots « libéral » ou « autorité » et une gauche qui est bien peu fidèle à ses idéaux de justice sociale, de solidarité en restant prisonnière d’idéologies passéistes…qui ont démontré leur inadaptation aux défis du XXI ième siècle.

 

UN EXTRAIT : « En 1972, Jean Lecanuet fonde avec Jean-Jacques Servan-Schreiber, le Mouvement réformateur. C'est dans ces années que François Bayrou va pousser les portes du Centre démocrate de Jean Lecanuet avant que le CDS soit constitué. Le jeune François veut entrer en politique, s'obligeant à faire le premier choix de sa carrière politique. Il s'est dirigé vers ceux que l'on appelait les « réformateurs ». Il y avait d'un côté J.-J. S.-S. avec son parti radical et en face de lui, J. Lecanuet et les démocrates-chrétiens […]. Tandis que Jean Lecanuet avait le tort d'être normand, il possédait, cependant, la grande qualité d'être démocrate-chrétien. Ces considérations conduisirent François Bayrou en 1973 à Paris à sonner à la porte du 205 boulevard Saint-Germain.

Il ne connaissait personne, ni chez les démocrates-chrétiens, ni dans la capitale : « J'ai cherché sur l'annuaire les coordonnées parisiennes de ce mouvement politique. Je n'avais encore jamais rencontré un centriste. Je voulais cependant militer, même si cet engagement n'allait pas immédiatement devenir le cœur de ma vie.»

Il logeait modestement dans un triste petit studio, rue Paul-Louis Courier. Lorsque François prend sa carte du parti et s'engage, le centre des démocrates sociaux n'était rien. Il perdait à peu près toutes les élections. Mais son jugement était « qu'il valait mieux être au centre d'une petite formation qu'à la périphérie d'une grande ». […]

 

Par la suite, Jean et François se retrouveront régulièrement à Rouen pour célébrer la pucelle de Domrémy. François lui a consacré son mémoire de maîtrise : « Au mystère de la charité de Jeanne d'arc » de Charles Péguy. François était considéré, pour ainsi dire, comme le fils spirituel, politique de Jean Lecanuet. « Très souvent il m'a dit : J'aurais aimé que tu sois mon fils. […] Voilà, je ne suis pas sans doute le seul, à qui il l'ait dit, mais notre relation était fondée sur une reconnaissance réciproque. J'étais très respectueux envers lui, je ne l'ai jamais tutoyé. »

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Ils avaient des objectifs communs, en 1982, le CDS traînait un peu des pieds et ensemble, ils réfléchissaient à la manière d'associer plus étroitement les deux partis. Jean aurait voulu que le CDS soit la composante la plus forte de l'UDF. François a tout fait pour œuvrer dans ce sens. Oui, très sincèrement, Jean l'appréciait et aimait particulièrement passer du temps avec lui. « J'avais l'impression que Jean Lecanuet voulait un peu initier François aux rites parisiens de l'homme politique. Lui aussi venait de la province, lui aussi était descendu jeune dans l'arène et il se sentait le devoir de former son cadet », se souvient Catherine Bruno. Il est juste à regretter que jean se soit éteint avant de pouvoir admirer l'arrivée de François au ministère de l'Éducation nationale en 1993. Mais il ne doutait pas un seul instant qu'il atteindrait ses fonctions.

 

« Un jour, au Sénat, Jean m'a fait venir dans son bureau et m'a annoncé calmement, qu'il avait un cancer de la prostate et connaissait parfaitement l'échéance fatale de sa maladie. Au pire six mois, au mieux quinze. Ce fut quinze. Il m'avait interdit d'en parler à quiconque. » Le jour de l'enterrement, et sur la demande de Madame Lecanuet, c'est François Bayrou qui eut l'immense honneur de prononcer le discours... »

 

Ce passage éclaire bien l’une des facettes de la personnalité du Béarnais. Merci Sandrine pour ces deux livres à mettre entre les mains de toutes celles et de tous ceux qui savent ou devraient se rendre compte que pour sortir l’Europe de sa panne historique actuelle, la France malade de ses institutions et de ses moeurs politiques a besoin d’un Président qui a l’Europe dans la tête et au cœur et qui sait que le mot Réforme est authentiquement révolutionnaire, ce mot que Schuman utilisait pour définir « l’idée européenne ».

 

Daniel RIOT

 

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20/03/2007

En librairie, trois livres de Laurent PFAADT

L’ex-responsable du PS soutient Bayrou de A à Z….

« Face à une droite anxiogène et à une gauche passéiste, François Bayrou avec ses projets institutionnels, sa volonté d’union nationale et sa sociale-économie est le seul à dégager une voie nouvelle pour redresser la France et améliorer le niveau de vie des Français. », écrit Laurent Pfaadt, dans un communiqué déjà publié sur ce blog, en annonçant sa démission du PS (il était secrétaire de la section de Bischwiller et  délégué fédéral aux affaires internationales) et en disant sa volonté de faire campagne en faveur de François Bayrou « dans l’esprit qu’anime et qu’incarne Chantal Cutajar ».

Strasbourgeois de 28 ans, Laurent Pfaadt, diplômé de sciences politique est l’auteur de trois livres qui sont pleinement d’actualité et qui ont retenu l’attention de bien des critiques par leur pertinence.

Bravo et merci de nous rejoindre

L’équipe de campagne de Chantal Cutajar

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L’élection présidentielle 2007 de A à Z, par Laurent Pfaadt

Comment s’y retrouver dans la jungle des propositions, idées, avis, et autres manifestes des candidats à l’élection présidentielle ? Pas facile de se forger une réelle opinion dépassant l’image forcément réductrice renvoyée par les médias ! L’ambition de ce guide didactique est donc de clarifier le débat et de confronter les idées.

François Bayrou, Olivier Besancenot, Marie-George Buffet, Arlette Laguiller, Jean-Marie Le Pen, Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, Philippe de Villiers, Dominique Voynet : les programmes, les parcours personnels et politiques sont synthétisés.

Sans parti pris, l’auteur dissèque leurs idées de A à Z : - Quel programme en matière d’aide sociale ? - Que feraient-ils pour lutter contre le chômage ? - Quelles sont leurs opinions sur l’immigration ? - Comment comptent-ils protéger l’environnement ? - Veulent-ils diminuer ou augmenter les impôts ? - Quelle sera leur politique en matière de sécurité ou de solidarité ? Et la famille ? Et l’Europe ?....

L’élection présidentielle 2007 de A à Z : tous les principaux candidats et leurs propositions décryptés. City Editions (7 mars 2007)320 pages / Prix : 13,95 €.Diffusion Hachette : 50 4710 5 / ISBN : 978-2-35288-052-1

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SEGOLENE ROYAL DECRYPTEE DE A  Z
"Le moment des femmes est venu." Cette petite phrase a changé la vie de Ségolène Royal en la précipitant dans la course à la candidature pour la présidentielle. Mais la coqueluche des médias et des militants socialistes a-t-elle la carrure et la stature d'une femme d'état ?
 

Pour le savoir, l'auteur retrace le parcours de cette fille de militaire entrée en politique il y a plus de vingt ans aux côtés de son mentor, François Mitterrand. Ségolène Royal apparaît, sous des dehors ingénus, comme une stratège de l'échiquier politique et une experte en coups médiatiques.

On la découvre également pleine de contradictions : féministe convaincue mais attachée aux grandes valeurs familiales, à l'écoute des électeurs mais farouchement individualiste, raillant la classe politique classique mais passée par l'ENA, incarnant la douceur mais sachant clouer ses ennemis au pilori...

De A comme Ascension à Z comme Zapatera, en passant par F comme Famille, H comme Hollande, S comme Solidarité Ou T comme Tacticienne, ce dictionnaire de A à Z retrace l'itinéraire d'une femme ambitieuse et décrypte ses grandes thématiques politiques.

Un portrait objectif qui ne verse ni dans la complaisance ni dans la critique facile, appuyé par les principales déclarations de Ségolène Royal. (City Editions)

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 NICOLAS SARKOZY DECRYPTE DE A  A  Z ...

Nicolas Sarkozy est une énigme. A la fois médiatique et secret, qui est vraiment cette figure politique à qui tout semble sourire ? Un assoiffé de pouvoir ne rêvant que de l'Elysée ? Un homme passionné, soucieux de son pays ? Un orateur habile et démagogue ? C'est avec ces questions que l'auteur est parti sur les traces de " Sarko ", fils d'immigrés devenu avocat d'affaires, qui a conquis toute la droite depuis son fief de Neuilly, cet homme à la fois rival et partenaire de son ancien mentor, Jacques Chirac. De A comme Arrogance ou Amis à Z comme Zones d'éducation prioritaires en passant par B comme Balladur, I comme Immigration ou T comme Traversée du désert, ce dictionnaire de A à Z retrace l'itinéraire d'un homme pressé et décrypte ses grandes thématiques politiques. Indispensable pour comprendre l'un des prétendants à l'élection présidentielle. (City Editions)

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15/03/2007

Sur le blog de Pierre ASSOUMINE....

Bayrou élu en librairie

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    Certains indicateurs valent mieux que bien des sondages. Surtout quand ils n’ont pas l’air politique. Ainsi le test de la librairie. On se souvient qu’en 2002 Le Temps de répondre (Stock), livre d’entretiens accordés par Lionel Jospin à l’éditorialiste Alain Duhamel, s’était écrasé dès le décollage. A voir comment il se traînait dans les ventes dès février, on supputait que le bide éditorial anticipait la Bérézina politique à venir. En librairie comme dans les urnes, le score fut minable. Si l’on s’en souvient aujourd’hui, ce n’est pas pour remuer avec perversité le couteau dans la plaie. C’est juste pour signaler que Projet d’espoir (193 pages, 17 euros, Plon), le livre-programme de François Bayrou qui n’a pu paraître comme prévu en janvier pour cause de retard de l’auteur, est sorti jeudi dernier.

     Selon Muriel Beyer, son éditrice, il a été tiré initialement à        40 000 exemplaires. Mais le raz-de-marée a été tel dès le premier jour, et la demande si forte surtout dans les Fnac de province, qu’il a fallu procéder à plusieurs retirages (100 000 exemplaires à ce jour de tirage total), les réassorts étant de 4000 à 6000 par jour. C’est à dire beaucoup. A ce niveau là, le phénomène ne relève plus de la seule curiosité, pas encore du plébiscite, un juste milieu comme il sied à un centriste, François Bayrou “le seul des favoris de la campagne à ne pas être soumis à l’ISF” comme l’explique une libraire. Si le best-seller tient la distance jusqu’en avril, ce sera un signe. Si c’est un signe, il risque fort d’être présent au second tour. S’il est au second tour, tout le monde s’accorde à dire qu’il sera élu (la gauche votera pour lui s’il est face à Sarkozy, la droite votera pour lui s’il faut faire perdre Royal, les deux voteront pour lui pour éteindre Le Pen). Si tout se passe ainsi, il ne faudra pas oublier d’élever les listes de meilleures ventes au rang de sondages d’opinion.

09/03/2007

François Bayrou dévoile son "Projet d'espoir" pour la France

François Bayrou a souhaité présenter dans son livre une vision, sa vision de la France. Pour ce faire, il  expose les grandes lignes de son projet. Un projet qui s'adresse à toute la société française.

Une vision cohérente des problèmes rencontrés depuis quelques décennies auxquels François Bayrou propose d'apporter des solutions sur la base de valeurs profondément républicaines, celles que la France s'est données il y a deux siècles : la Liberté, l'Égalité, la Fraternité.

Des valeurs au fronton de toutes les mairies de France, depuis trop longtemps oubliées au sein d'une société que tous doivent affronter avec leurs armes.

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Ambition et réalisme

Ce que François Bayrou démontre dans ce livre, Projet d'Espoir , c'est que le peuple, les citoyens, les médecins, les professeurs, les entrepreneurs, les retraités, les chômeurs, les RMIstes, les populations d'origine immigrée, tous les laissés pour compte, comme les autres ne veulent plus du système politique tel qu'il est aujourd'hui.
Tous, comme il a pu le constater au cours de ses nombreux déplacement dans les villes, les campagnes, les zones urbaines, et les lieux plus reculés, tous veulent un changement, et sont attachés aux valeurs républicaines que François Bayrou défend. Personne ne semble trouver le remède pour rendre au pays ce qui n'est plus aujourd'hui que de l'ordre du principe. Le candidat à la présidentielle a compris et a ressenti cette impuissance. Il a pesé les déséquilibres surgis depuis de nombreuses années, d'autant plus lorsqu'il était ministre de l'Éducation. Il dresse donc un bilan sans concession de certaines déficiences telles que celles liées à l'illettrisme, qu'il faut combattre, pour que dès la 6e, on sache véritablement lire, écrire et compter.
De même, concernant les retraites, François Bayrou constate un phénomène mécanique lié à la démographie. Bientôt, il n'y aura plus qu'un actif pour un retraité. Alors, tout en humilité, en responsabilisant tout le monde, si l'on prend le problème à bras le corps, régimes spéciaux ou régime général, après une réelle concertation, de l'écoute, de la pédagogie, François Bayrou propose de régler définitivement cette question des retraites sans langue de bois avec l'accord des Français par référendum.
Il préconise notamment de laisser les seniors travailler plus longtemps s'il le veulent, pour améliorer leur retraite. Et sa proposition des "deux emplois sans charges" pourra profiter à la création d'emplois pour les plus jeunes et pour conserver les plus âgés, dont les salaires réputés plus élevés seraient un handicap à l'embauche ou au maintien en poste.

Une vision d'avenir

C'est une réelle vision que défend François Bayrou. Il choisit, il tranche, il trace un sillon, à l'image du tracteur labourant un champ. Son programme s'attache à redonner confiance aux petites et moyennes entreprises constituant le maillage du tissu économique en France. Il évoque l'importance de défendre l'homme et l'entreprise. François Bayrou souhaite réconcilier l'envie d'entreprendre en France.
Que l'entreprise redevienne un espace d'épanouisseement, notamment avec une loi qu'il ferait voter dès son arrivée aux affaires, une mesure venue des Etats-Unis, le Small Business Act adapté aux us et coûtumes françaises. En l'espèce, le principe défendu se fonde sur la loi du plus juste. Le tissu des petites entreprises est fragilisé. Celles-ci sont écrasées par le pouvoir des plus grandes, et ne sont pas invitées à la table des marchés publics.
La mesure qui consiste à permettre l'entrée en jeu des petites et moyennes entreprises revalorisera la place de celles-ci. Elle rendra la compétition plus saine et plus juste. Cette opération soutiendra les plus petits face aux plus gros, se partageant seuls les plus grands marchés. Cette idée participera d'une réelle relance économique, par l'intermédiaire des acteurs les plus importants, non pas en chiffres d'affaires, mais de par l'importance qu'elles représentent dans la société. Le dynamisme qui en surgira sera plus efficace économiquement. Cet exemple en est un parmi d'autres au cours de l'exposition de son projet.
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Présenter un avenir aux Français

Sa vision se veut à long terme. Il souhaite créer un cercle vertueux. Il s'agit de regarder et de prévenir les dégâts provoqués par la mauvaise gestion du dossier des retraites. Un système de retraites par répartition que François Bayrou souhaite préserver. Il faut aussi prévenir les conséquences liées à la charge de la dette publique. En effet, son remboursement représente l'ensemble des impôts sur le revenu payés chaque année par les Français.
Si nous n'agissons pas maintenant alors que l'euro est fort et que les taux d'intérêt n'augmentent pas, les jeunes générations vont continuer de supporter cette charge seuls. En un mot, nous sommes assis sur une bombe à retardement selon l'expression de François Bayrou. Toujours en ce qui concerne notre futur, occulté depuis tant d'années par les instances dirigeantes, il est fait état dans ce livre, après ce malheur national, évoqué à l'instant, jamais égalé, du drame planétaire que toute l'Humanité encourt si une réelle politique écologique n'est pas menée. Le candidat à l'élection présidentielle a signé le Pacte écologique de Nicolas Hulot avec une réelle conviction. Et entend le démontrer une fois aux affaires. Sa position à propos de la préservation de la planète a abouti après une réflexion personnelle, mêlées de discussions approfondies avec les scientifiques les plus qualifiés.
A la lecture de Projet d'espoir, l'on comprend que, pour François Bayrou, la question écologique sera un enjeu majeur, un projet de société intégré à notre économie et à notre vie de tous les jours. L'idée d'une taxation sur la production de carbone par agent économique, selon son comportement de consommateur-producteur permettrait de développer une nouvelle économie. Une économie d'avenir, dans laquelle l'agriculture retrouverait ses lettres de noblesse. Une agriculture "nourrissière" et productrice d'énergie, par la production de bio-carburant notamment.

Des gens debout

La défense des exploitations familiales est notamment abordée par François Bayrou, Béarnais lui-même enraciné dans ces valeurs terriennes. Il expose son empathie pour ces gens qui, naguère, ont représenté 30% de la population active, contre 3% actuellement. On leur a pris leur fierté, depuis qu'ils ne se nourrissent plus par le seul produit de leurs récoltes, leurs élevages, ou autres productions agricoles. Cette fierté qui était la leur s'est étiolée, au profit d'un aveu d'impuissance sur l'avenir et d'un réel désespoir.
Ces hommes et ces femmes debout se retrouvent dans la détresse aujourd'hui. Remettre en selle l'agriculture française sera un atout pour la France, pour l'Europe, dont elle offre l'essentielle de la production. En parallèle, si la France retrouvait des productions plus adaptées, les pays africains pourraient de nouveau produire et vendre leur production de sorte qu'ils puissent en vivre et rester vivre sur la terre de leurs ancêtres.
 Au lieu d'une immigration choisie inefficace contre l'immigration clandestine, favorisant l'appauvrissement de l'Afrique par l'absorption de ses élites, le candidat à la présidentielle préfère une immigration assumée, régulée, permettant par exemple que des familles présentes depuis dix ans, payant des impôts, travaillant, participant à la vie de leur commune, puissent participer aux élections locales.
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Ce projet est donc une vision politique pour la France, un projet qu'il veut mener en concertation avec les Français. L'idée d'une réforme des retraites à présenter à l'approbation des Français sous forme de référendum est un exemple de la démarche de co-responsabilité voulue par François Bayrou au cours du processus de décision. Toutes les questions importantes telles que les retraites, la constitution européenne, l'élargissement de l'Europe seront ainsi soumises de cette manière au peuple français, afin de lui redonner le pouvoir trop longtemps concentré dans les mains de quelques-uns.

Projet d'espoir
, un livre de François Bayrou, aux éditions Plon, 17 euros, 194 pages.

26/01/2007

Les confidences de Bayrou: Mon premier grand livre, "L'Enraciment" de Simone WEILL

François Bayrou nous parle des livres : "Le premier grand souvenir de livre politique ou philosophique que j'ai eu, c'est une philosophe qui s'appelle Simone Weil, qui a été une jeune femme extraordinnaire."

"Le premier grand souvenir de livre politique ou philosophique que j’ai eu, c’est une philosophe qui s’appelle Simone Weil - comme la femme politique mais avec un "w" - qui a été une jeune femme extraordinaire, normalienne, philosophe brillante, qui décide d’entrer dans la condition ouvrière – elle donnera d’ailleurs un livre qui s’appelle "La Condition ouvrière" - en se faisant embaucher chez Renault à la chaîne – à la chaîne d’avant la guerre de 40, voyez ce que ça veut dire - où elle parle de ce que cela représente comme déshumanisation. Et puis elle a écrit un grand livre qui est le premier que j’ai lu, à 15 ou 16 ans. Je me souviens précisément du moment, de la lumière, c’était les vacances de Noël, pendant lesquelles je lisais cela. C’est un livre qui s’appelle "L’enracinement" qui fait la liste des besoins de l’âme humaine, des besoins de l’Homme. Parmi les besoins de l’Homme, il y a l’enracinement, l’ordre, la liberté, l’idéal sans lequel l’être humain ne peut pas vivre. L’être humain, c’est un animal bizarre, il ne vit pas seulement de ce qu’il mange, il vit aussi de ce qu’il croit, il vit de ce qu’il aime et de ce qu’il croit. Ça c’est le premier livre qui m’ait marqué profondément." A VOIR >>>>>>>>>>>>

EN SAVOIR PLUS SUR LE PHILOSOPHIE DE LOUISE WEILL >>>>>>>>>

 


25/01/2007

EUROPE: SAVOIR POUR MIEUX COMPRENDRE ET POUR REPONDRE .... AUX "EUROPHOBES3

L'Europe de A à Z: pour connaître et mieux comprendre

UN LIVRE SELECTIONNE PAR RELATIO: Euro, CEE, Banque Centrale européenne, Traité constitutionnel ... autant de sigles et de concepts qui traduisent la vitalité de l'idée européenne mais aussi sa complexité. Née au lendemain de la dernière guerre mondiale, l'Union européenne regroupe aujourd'hui 27 Etats membres. Cet ouvrage conçu par deux spécialistes des questions européennes aide le lecteur à se retrouver dans le maquis des sigles de l'organisation européenne, en accordant la place qui leur revient, c'est-à-dire l'essentiel, aux institutions européennes.Une excellente documentation. Un bon sens de la pédagogie. A lire et a conserver a portee de mains.Un outil indispnsable A ceux qui veulent mieux connaitre et comprendre l'Europe.A ceux aussi qui veulent resister aux infos-intos trop souvent diffusées parles europhobes qui se nomment "eurosceptiques" par un sens bien hypocrite de la litote....
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PASCAL FONTAINE
Diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, Docteur d'Etat en Sciences Politiques, il a été le dernier assistant de Jean MONNET avec qui il a travaillé de 1974 à 1977; Chef de division au Parlement européen où il exerce les fonctions de Secrétaire général adjoint du premier Groupe politique. Enseignant à l'IEP de Paris il a notamment publié "Jean MONNET, l'inspirateur" (Ed. Jacques Grancher, 1988) et "L'Union européenne" (Ed. Le Seuil, 1994)

HENRI MALOSSE
Diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, il est membre du Comité Economique et Social Européen depuis 1995. Il a participé à la création de la délégation aux Affaires européennes à l’Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d’Industrie à Bruxelles en 1979. Il assure des enseignements sur les questions européennes auprès de l'Université Robert Schuman à Strasbourg. Ouvrages publiés sur la construction européenne (dont "Réunifier la Grande Europe" avec B. HUCHET, Ed. Bruylant, 2001)