12/09/2007

Bayrou veut constitutionnaliser les rapports entre médias et pouvoir


 

"Le pouvoir tout puissant est une tentation perpétuelle pour ceux qui nous gouvernent", a expliqué le leader centriste devant la commission Balladur.

François Bayrou (Reuters)

François Bayrou (Reuters)

 

L'ex-candidat centriste à la présidentielle, François Bayrou, a proposé, mardi 11 septembre, à la commission Balladur que les risques de "concentration excessive des médias" et des "rapports non maîtrisés entre les médias et l'Etat" soient mentionnés dans la Constitution.
"Il est nécessaire que la Constitution s'intéresse aux relations entre le pouvoir politique et le pouvoir médiatique", a déclaré le président du Mouvement démocrate (MoDem) lors de son audition devant la commission présidée par l'ancien Premier ministre Edouard Balladur sur la réforme des institutions.
"Le pouvoir tout puissant est une tentation perpétuelle pour ceux qui nous gouvernent. Ils se trompent", a souligné François Bayrou, qui a réuni 18,57% des voix au premier tour en s'en prenant tout particulièrement à TF1, lors de sa campagne. "Ceci est un facteur de régression et non pas un facteur de progrès".

Sans "influence directe ou indirecte de l'Etat"

Invité à préciser la rédaction de ce nouvel article de la Constitution, François Bayrou a expliqué qu'il devrait préciser que "les médias doivent développer leur action sans être soumis à l'influence directe ou indirecte de l'Etat".
Lors de son audition devant les 13 membres de la commission Balladur, le leader centriste a, en outre, plaidé pour "un régime présidentiel équilibré", reprenant les propositions qu'il avait développées pendant sa campagne.

30/06/2007

Lancement de TV-MoDem

La première version du site www.tv-modem.com est en ligne.
Il s'agit de la première étape de la mise en place de ce site de réflexion. Cette version décrit l'arborescence (plan du site) avec tous les répertoires et sous répertoires tels qu'ils sont prévus pour le site et qui permettront à tous les adhérents et sympathisants du modem de donner leur avis sur le projet "TV INTERNET MODEM".
Il s'agit pour le moment de donner votre avis sur cette arborescence : Tous les répertoires nécessaires vous semblent ils prévus ? - Désirez vous que des répertoires, ou sous répertoires par rubriques, supplémentaires soient créés ?
Des formulaires sont présents sur le site pour vous exprimer.
Cette méthode "participative" sera poursuivie pour les autres étapes :
Plan de développement de l'action :
- Du 1 juillet au 14 juillet 2007 : Ouverture du pré site et réception des avis sur l'arborescence du site de réflexion
- Du 16 juillet au 20 septembre 2007 (environ) : Ouverture du site de réflexion sur le dossier "création d'une TV INTERNET MODEM". Réception de tous les avis, propositions,analyses (etc etc) et intégration de ces derniers dans les pages du site au fur et à mesure des arrivées ( à j + 1 jour)
- Du 21 septembre au 25 septembre (environ) : Rassemblement de toutes les pages du site sous forme d'un dossier de synthèse. Edition de ce dossier sous forme de fichier "pdf"
- 26 septembre (environ) : Envoi de ce dossier de synthèse à toutes les personnes qui ont participé au site de réflexion. Il leur est proposé de co-signer ce dossier s'ils le désirent.
- 30 septembre (environ) : fin de collecte des signatures. Edition du dossier final (avec noms des co signataires) et transmission à François Bayrou avec demande de constitution d'une commission officielle au sein du MoDem.
Envoi sous forme pdf du dossier final (avec nom de tous les cosignataires) à tous les participants au site de réflexion.
Aprés le 1 octobre : Ajout dans le site d'une page ou seront donnés les comptes rendus de toutes les actions qui suivront la remise du sossier de synthèse à François BAYROU.

25/05/2007

OUI A UNE PRESSE NON INFEODEE

François Bayrou a réitéré  ses attaques contre la proximité supposée entre Nicolas Sarkozy et son gouvernement avec "de grands groupes industriels" et "les plus grands groupes de médias." "La nomination à la tête de TF1, annoncée par l'Elysée, et non pas par l'entreprise, de l'un des plus proches collaborateurs de Nicolas Sarkozy, sans aucune expérience préalable dans l'audiovisuel, c'est une illustration de plus de ce mouvement qui est en cours, au vu et au su de tout le monde", a-t-il lancé lors du meetong du MoDem au Zénith

"C'est une question pour les démocrates, pour les libéraux. Si nous ne parlons pas pour défendre le droit des citoyens au pluralisme, qui le fera ?", a-t-il ajouté."Nous voulons une presse, des radios et des télévisions libres, non inféodées ! Nous en avons besoin pour nous et nos familles ! Nous ne voulons pas que nos organes d'information soient soumis à ces influences !"

Le dirigeant du Mouvement démocrate (MoDem) a jugé que "c'est un drame pour une société démocratique quand la confiance envers les médias est atteinte."(...)"Et je pense aussi aux journalistes, à leur vie de tous les jours : comment exercer le dur métier de journaliste avec au dessus de la tête ce type de craintes, ce type de contraintes, et même seulement avec le soupçon de ce genre d'influences ?"

10/05/2007

Sur France Culture: BAYROU censuré et trahi

ECOUTEZ LA CHRONIQUE D'OLIVIER DUHAMEL>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

11/04/2007

François Bayrou candidat le plus populaire, tandis que les clivages bougent !

François Bayrou est le candidat le plus populaire ! C'est ce qu'affirme une enquête d'opinion réalisée par l'Ifop pour l'hebdomadaire Paris Match à paraître jeudi.

A 72 % d'opinions favorables, François Bayrou, candidat à l'élection présidentielle domine nettement ses adversaires. Le candidat de l'UMP ne bénéficie que de 56 % d'opinions favorables et 57 % pour la candidate du Parti socialiste. François Bayrou se situe dans le coeur des Français juste après des personnalités aussi éminentes que Nicolas Hulot, dont il a signé le Pacte écologique, ou Bernard Kouchner. 

medium_bayrou_potrait_face.jpg  Signe des temps, ce sondage est à rapprocher d'un autre, réalisé celui-ci par l'institut BVA, commandé par Métro et L'Express qui stipule que 55 % des Français voteront pour le candidat "le plus proche de leurs idées". Et simplement 32 % pour le candidat de "leur bord politique". Les clivages bougent, le vote utile se déplace !

François Bayrou "moderne", "proche des électeurs" !Selon un autre sondage CSA publié aujourd'hui dans Le Parisien, François Bayrou apparaît comme le candidat le plus "proche des préoccupations des électeurs". Il devance dans cette enquête la candidate socialiste et celui du Front national.

Les Français jugent que François Bayrou apportent des "idées nouvelles" dans cette campagne. Qu'il incarne une réelle "modernité" face à ses concurrents et qu'il fait preuve de "crédibilité" dans sa campagne électorale.

Enfin le sondage révèle que depuis le début de son odyssée à travers la France pour présenter sa vision d'espoir, François Bayrou est crédité par les citoyens français d'une solidité qu'ils ne reconnaissent pas à ses adversaires politiques.

03/04/2007

GARANTIR UN ETAT IMPARTIAL

Le programme de François BAYROU (13)

RESTAURER LA RÉPUBLIQUE

 

ET MORALISER

 

LA VIE PUBLIQUE

« Je serai le président qui redonnera aux institutions leur sens, qui garantira un État impartial, qui ouvrira la vie politique à ceux qui en sont aujourd’hui exclus. Pour cela, j’engagerai une révision constitutionnelle qui sera adoptée par référendum. Elle reposera sur les principes suivants : un président responsable qui assume et rend des comptes régulièrement aux Français ; un Parlement représentatif de la diversité française, qui légifère et contrôle vraiment ; un pouvoir judiciaire indépendant ; des contre-pouvoirs puissants.

Je ne serai pas le président d’un clan contre un autre. Je refuserai les nominations de complaisance. Je serai un chef d’État impartial qui n’aura qu’un seul objectif : l’intérêt général et pas les intérêts partisans, et qui considérera que les compétences comptent plus que les étiquettes. »

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UN GOUVERNEMENT RESSERRÉ

Limiter le nombre de ministres à 20 pour rendre le Gouvernement plus efficace et réaliser des économies sur le train de vie de l’État.

UN PARLEMENT À L’IMAGE DU PAYS

Instaurer la proportionnelle pour la moitié des sièges des députés. Ainsi, les femmes, les diverses origines et expériences et tous les grands courants politiques seront représentés.

DES DÉPUTÉS À PLEIN TEMPS

>Mettre fin au cumul des mandats pour les députés. Leur vote doit être personnel et public.

>Renforcer leur pouvoir d’enquête, de contrôle et de maîtrise de l’ordre du jour.

>Refaire du Parlement le lieu du débat public sur les grands sujets nationaux et européens.

>Supprimer les passages en force du Gouvernement (suppression du 49.3, du vote bloqué et des ordonnances sur les sujets importants).

FAIRE ÉCHAPPER LES NOMINATIONS AUX

LOGIQUES DE CLANS

Soumettre les nominations des membres des autorités de contrôle au Parlement se prononçant à la majorité des deux tiers, pour que soient nommés les plus compétents et non les plus proches du pouvoir.

GOUVERNER AVEC LA PARTICIPATION DES

FRANÇAIS

*Reconnaître le vote blanc comme suffrage exprimé.

*Donner aux citoyens le pouvoir de saisir directement les autorités de contrôle.

*Renforcer l’usage du référendum et son champ d’application.

PROMOUVOIR LA LAÏCITÉ

Défendre la loi de 1905 de séparation des religions et de l’État.

SÉPARER LES POUVOIRS MÉDIATIQUES

ET POLITIQUES

*Interdire aux grands groupes privés qui vivent des commandes de l’État de posséder desmédias.

*Renforcer les mesures anti-concentration dans les médias.

*Garantir par la loi l’honnêteté des sondages.

ASSURER LA REPRÉSENTATION DES FRANÇAIS DE

L’ÉTRANGER

*Élire au suffrage direct, parmi eux, les représentants des Français de l’étranger à  l‘Assemblée nationale.

*Nommer un délégué interministériel chargé de coordonner l’action de la France pour ses ressortissants vivant à l’étranger.

DROIT DE VOTE DES ÉTRANGERS

Autoriser les étrangers en situation régulière qui résident en France depuis plus de 10 ans à voter aux élections locales.

29/03/2007

L'UDF reproche aux instituts de "tordre les chiffres".

Que les mauvais esprits ne se réjouissent pas ou n'ironisent pas... Ce n'est en rien la place de Bayrou dans les sondages qui est en cause. Pour lui ce n'est pas "l'heure de la décrue" comme on l'entend ici et là.Et son positionnement dans les intentions de vote n'est en rien démoralisant pour ses supporters. D'ailleurs, à l'UDF les sondages ont toujours été considérés  tels qu'ils ont : aléatoires. Voire trompeurs. Le fait qu'ils soient mauvais, bons, très bons ou moyens n'a changé en rien ni la stratégie ni les thèmes de campagne du candidat soutenu par l'UDF. Seul comptera le verdict des urnes! Comme pour les critiques des médias, les constats faits ici concernent l'ensemble du système et non la situation personnelle du candidat de "l'extrême centre".

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François Bayrou et Hervé Morin, membre de l'équipe de campagne du candidatet président du groupe UDF à l'Assemblée nationale, ont mis en cause, jeudi 29 mars, les instituts de sondages, dénonçant notamment "des bidouillages" dans les études et accusant les instituts de "tordre un peu les chiffres".
"A travers la commande d'un sondage, on essaie de faire l'actualité pour tel ou tel journal, on essaie de faire l'événement", a ainsi affirmé sur Canal + Hervé Morin, pour qui "dans les sondages, il y a toute une série de bidouillages permanents".
Il a par ailleurs affirmé avoir obtenu des résultats "bruts", avant correction, de deux enquêtes d'opinion qui étaient "absolument identiques". "Dans un cas de figure, on vous met plus trois points, dans l'autre on vous met moins trois. En vertu de quoi?", a-t-il demandé.
Hervé Morin a mis en cause aussi les panels des instituts. "Aujourd'hui, un tiers des Français n'ont pas de ligne fixe et n'ont qu'un portable. Ceux-là ne sont jamais interrogés", a-t-il dit.

Bayrou s'interroge

De son côté, François Bayrou a également jeté un doute, mercredi à Nîmes, sur les sondages, s'inquiétant d'un article paru dans le Canard Enchaîné selon lequel ces chiffres seraient manipulés.
Interrogé par l'AFP sur son tassement dans les derniers sondages (18,5% dans le dernier sondage Ipsos contre 31% à Nicolas Sarkozy et 25,5% à Ségolène Royal), François Bayrou a rétorqué que "tout le monde dans cette élection est à un plateau".
"Ce n'est pas mon souci quand on voit l'accueil que j'ai reçu à Avignon dans la rue", a dit le candidat UDF, qui avait débuté son étape dans le sud-est par un bain de foule de deux heures dans les rues de la cité des papes.
Ce qui, en revanche, inquiète le candidat de l'UDF, c'est "d'avoir lu dans le Canard Enchaîné une page qui pose bien des questions à tous les démocrates, une page sur les manipulations dont seraient l'objet, selon ce journal, les chiffres des sondages".
Un peu plus tôt à Avignon, François Bayrou avait ironisé devant la presse sur les déclarations de Nicolas Sarkozy le considérant comme une "création essentiellement médiatique" qui l'inquiétait moins que le candidat Jean-Marie Le Pen.
"Si Nicolas Sarkozy parle des médias, il en connaît un rayon. Moi je ne suis là que parce qu'une partie importante des Français a décidé que contrairement à ce qui était prévu précisément par les médias, par la plupart de ceux qui savent toujours la vérité avant qu'elle ne soit arrivée, on pouvait cette fois ci obtenir le changement".

L'enquête du Canard 

Le Canard enchaîné a publié en effet dans son édition du 28 mars une enquête sur les conditions de fabrication des sondages, dans laqul il affirme que "les petites mains qui recueillent les opinions travaillent dans l'urgence et la précarité" et que "les résultats "bruts" obtenus sont bricolés selon une obscure alchimie". Le Canard, qui s'est procuré ces fameux "résultats bruts", affirme que selon eux Jean-Marie Le Pen ne recueillerait que 5% à 7% et que François Bayrou devancerait Ségolène Royal au 1er tour. Des résultats loin de ceux publiés. "Et la loi de 1977 sur les enquêtes d'opinion" protège les sondeurs affirme l'hebdomadaire. "Elle leur prescrit de déposer à la Commission des sondages une notice (...) expliquant en détail leurs questions et leurs échantillons, mais nullement leur méthode de redressement".

A LIRE (OU RELIRE) >>>>>>>>>>>>>>>>>>

21/03/2007

Les caprices et les colères de Sarkozy: Quand la direction de France 3 doit être "virée" parce que Monsieur attend pour son maquillage...

Un incident révélateur! Sarkozy, le calme et le serein n'a pas "changé" comme le dit. Les caractères ne se modifient pas sur un... coup de tête!  Caractériel, le ministre s'est montré.Caractériel, le candidait est resté. Est-ce ce type de personnalité que la France peut avoir à sa Tête? Pour lui, la campagne est vraiment un jeu de rôle. Etonnement: pourquoi faut-il attendre le canard enchaîné pour avoir connaisance de cet incident.? Questionnement: quel bruit cette scène aurait-elle déclenché si une femme (plusieurs sont candidates) avait eu la même réaction? Je publie ici l'information transmise par les agences... On élit une personnalité sur un projet: chez Sarkozy, les deux sont  anxiogènes . Mais à chacune et à chacun de juger, bien sûr  

Nicolas Sarkozy (AP)

Nicolas Sarkozy (AP)

Selon Le Canard enchaîné paru mercredi 21 mars, le ministre de l'Intérieur et candidat UMP, Nicolas Sarkozy, a piqué une grosse colère, dimanche 18 mars, dans les locaux de France 3.
Invité de l'émission "France Europe Express", animée par Christine Ockrent, Nicolas Sarkozy est arrivé avec "une escouade de garde du corps, de conseillers et sa maquilleuse personnelle". Mais une fois dans la loge, le candidat a été invité à patienter, tous les sièges étant déjà occupés par les autres invités de l'émission.

Au bout d'un moment, le ministre a perdu patience, toujours selon l'hebdomadaire satirique: "Je ne veux pas attendre plus longtemps, je veux me faire maquiller tout de suite". Puis, encore un peu plus tard: "Mais enfin, il n'y a personne pour m'accueillir. La direction n'est pas là? Ce n'est pas normal. Qu'est-ce qu'ils font? Qui suis-je pour être traité ainsi ?".

Nicolas Sarkozy aurait alors fait mine de partir, déclenchant la panique parmi les journalistes, avant de "péter les plombs": "Personne n'est là pour m'accueillir. Toute cette direction, il faut la virer. Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ca ne va pas tarder."

11/03/2007

"La culture n'est pas un luxe qui vient après le nécessaire"

En marge des "Victoires de la Musique"...

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Sur France 2, hier soir, les politiques ont été critiqués en raison des "promesses non tenues" et le ministre de la culture a été sifflé...Pour rappel: non les "promesses", mais les engagements de Bayrou en matière culturelle: "La culture relève du verbe être et non du verbe avoir"

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"Elle constitue le soubassement de nos prises de conscience, de nos comportements et des événements historiques. Au même titre que l'éducation et le recherche elle peut aussi être la clé de l'innovation dans nos sociétés à travers la création".

 Comme l’a dit François Bayrou venu rencontrer les acteurs culturels au Festival d’Avignon 2006, ces trois domaines qui "relèvent davantage de l’être que de l’avoir" doivent être prioritaires dans une "économie de la connaissance" .Or aujourd’hui, reflet de tout le reste, la culture est en crise. Deux objectifs fondateurs n’ont été que partiellement atteints : la démocratisation culturelle (l’accès de la culture au plus grand nombre) reste illusoire et les artistes sont en danger (cf. crise de l’intermittence)
A l’heure de la concentration des industries de loisirs, de l’influence du modèle américain, du développement très rapide des nouvelles technologies et moyens de transmission des savoirs et des œuvres dans une société qui a perdu ses repères et qui cherche du sens,   il faut refuser "l’abaissement de l’ambition culturelle pour tous" (F. Bayrou , au nom du Tiers-Etat)  .

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Il faut donc refonder nos politiques culturelles. "L’art est à la fois transmission et rupture, héritage et mouvement", ainsi le champ culturel est confronté à 4 enjeux majeurs :
- La transmission des savoirs composant notre patrimoine littéraire et artistique est un fondamental. Selon François Bayrou "La pire des fractures est la fracture culturelle". Aussi réaffirme-t-il aujourd’hui la même priorité qu’à son arrivée au ministère de l’Éducation Nationale en 1993, celle donnée à l’éducation artistique et culturelle à l’école*.
- Toute réforme profonde de la politique culturelle tient à la place que l'on fera à l'enseignement artistique dans le cadre de l'enseignement général.

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- Le spectacle vivant souffre d’une diffusion insuffisante. Alors que le nombre de spectacles produits s’est fortement accru depuis une dizaine d’années, le public ne s’est pas renouvelé et élargi en conséquence : la transmission et le partage de la culture, c’est œuvrer aussi à sensibiliser et à accueillir toutes sortes de publics, de penser à des lieux qui ne soient pas tant figés dans des labels mais ouverts sur la cité et aux artistes, porteurs de projets innovants qui encouragent le croisement des disciplines et des genres, adaptés aux nouvelles technologies. C’est s’attacher aussi à ce qu’à l’ère du numérique où de nouveaux vecteurs de la culture (Internet, télévision mobile personnelle...) sont désormais disponibles, on développe une offre culturelle de qualité qui ne dépende pas de groupes monopolistiques mais repose sur la complémentarité service public-service privé.

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- L’art est héritage, il est également mouvement aussi faut il aujourd’hui repréciser la place de l'artiste dans la société, accompagner la création et soutenir la diversité culturelle, questions essentielles soulevées de façon cruciale par la crise des intermittents – non résolue aujourd’hui – et la loi sur les droits d’auteurs.
- Nous pouvons régler la question de l’emploi culturel notamment à travers une loi d’orientation du spectacle vivant proposant une véritable architecture de l’emploi artistique, par définition très diversifié, et garantissant un régime équitable et vertueux de l’intermittence . Le soutien aux créateurs dans leur diversité est une impérieuse nécessité.

Tout cela pose bien entendu la question des financements de la culture aujourd’hui en crise, et de l’organisation des territoires, aujourd’hui en panne. L’attention des médias s’est récemment portée sur le patrimoine et sur le recul de la francophonie dans le monde. Nous connaissons l’état de nos finances publiques, mais la culture est un investissement pour l’avenir afin de garantir les crédits nécessaires au rayonnement culturel de notre pays. Son budget, qui atteint péniblement les 1% de celui de l’État, doit faire l’objet d’une programmation pluriannuelle. Il faut aussi trouver les moyens de renouveler les financements de la culture dans un équilibre subtil entre la liberté de création et la pluralité des financements, publics et privés, et continuer à encourager le mécénat.

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Il faut enfin sortir de cette "paralysie" et de cette instabilité que vivent les artistes, les professionnels et responsables associatifs de ce secteur. Aujourd’hui, la décentralisation n’optimise pas les financements publics : la stratification politico-administrative, au lieu d’amplifier une dynamique, la fige. La décentralisation culturelle, chantier inachevé du gouvernement, doit être organisée pour être réussie : qui fait quoi, comment et avec qui.

Dans le même temps, l’État a toujours sa partition à jouer, mais un État modernisé, un ministère de mission qui renoue avec l’esprit insufflé par un Malraux et un Vilar et non de simple gestion, qui garantisse les grands équilibres, fédère, impulse dans le respect du rôle de chacun et mette en cohérence tout ce qui concourt, patrimoine comme création, à rendre la culture vivante et accessible sans démagogie ni marchandisation.

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A côté de cette dimension locale de l’action culturelle qui doit viser en premier lieu à réduire les inégalités géographiques Paris-Province, entre régions, entre l’urbain et le rural (aujourd’hui un département sur 2 ne dispose pas de scène nationale alors que d’autres en dispose de 4 ou 5 ) entre les centres-villes et les cités (la crise des banlieues est aussi une fracture culturelle), il faut aussi inscrire nos politiques culturelles dans une dimension européenne, encourager la libre circulation des œuvres et des artistes, harmoniser les statuts sociaux et fiscaux des professionnels du secteur qui ne nous ont pas attendu pour construire l’Europe de la culture.

La culture n’est pas le simple chapitre d’un programme politique, elle est la composante d’un projet pour une nation : de l’enfant à l’école au citoyen dans la cité, François Bayrou veut tout mettre en œuvre pour que la culture soit le lien et le bien communs.

*(cf. protocole d’accord relatif à l’Education artistique de novembre 1993) 

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Intermittents du spectacle

"L'aide la plus efficace que l'on puisse apporter au monde de la culture"

Pour François Bayrou, ce système est nécessaire à la création et à la vitalité culturelle. Et si l'on parle de réforme, c'est en premier lieu à l'utilisation abusive du régime des intermittents par les grandes entreprises, qu'il faut s'attaquer.

"Le déséquilibre de ce régime ne provient pas seulement, ni même principalement, de la précarité de la situation des comédiens, musiciens, des techniciens. Cette précarité est pour ainsi dire naturelle, consubstantielle à l'activité de création. On ne peut pas jouer tous les jours, surtout quand on est un débutant, surtout quand on innove.

Une grande partie du déséquilibre provient des abus dont de grandes entreprises ont fait leur pratique habituelle. De grandes entreprises de télévision ou de production, et même des entreprises publiques ont pris l'habitude, depuis des décennies, de payer comme intermittents des techniciens, des présentateurs, des réalisateurs qui sont en réalité employés à temps plein ou sur le long terme. Simplement, elles trouvent plus avantageux de faire payer par la collectivité les jours de repos ou les congés, qui sont assumés dans le contrat de travail par tous les autres employeurs.

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Il n'est pas juste de faire supporter par les plus précaires et les plus fragiles de ceux qui participent à la culture du spectacle, les abus tolérés depuis trop longtemps de la part de sociétés qui devraient donner l'exemple.

Le régime des intermittents, c'est probablement l'aide la plus efficace que l'on puisse apporter au monde de la culture. Ce régime doit être assaini, c'est vrai, mais il doit l'être en traitant également les abus de toute nature, les abus des plus gros étant plus choquants que les abus des plus faibles.

En tout cas le protocole d'acccord de juin 2003 était un mauvais protocole qui n'a fait que fragiliser les plus fragiles. Il n'a pas résolu la question du déficit de l'Unedic. Ainsi les parlementaires de notre famille politique ayant suivi ce dossier au sein du Comité de suivi de l'assurance chômage composé d'élus de toutes tendance et d'artistes l'ont-ils dénoncé, proposant en contrepartie une loi  qui réaffirme le statut de l'intermittence, fondé sur des principes justes, vertueux et équitables."

 

10/03/2007

LU DANS LE MONDE: "PETIT BAYROU EST DEVENU GRAND", par Patrick ROGER

A quoi voit-on la différence entre un candidat à 6 % et le même à 24 % quelques semaines plus tard ? Au nombre de caméras et d'appareils photo qui l'entourent et de micros qui lui sont tendus. Le suivi de François Bayrou, candidat de l'UDF, par les médias a ainsi épousé une courbe quasi parallèle à celle que dessinent les intentions de vote en sa faveur, depuis l'annonce officielle de sa candidature, le 2 décembre 2006.

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Ce jour-là, le Ciel avait semblé, déjà, lui ménager ses faveurs. Pour se déclarer candidat à la présidence de la République, le président de l'UDF avait choisi non seulement de le faire depuis le village de Serres-Castet (Pyrénées-Atlantiques), dans son Béarn natal, mais, qui plus est, en plein air, sur la place de la mairie. Faire "descendre" de Paris, un samedi, une escouade de journalistes et d'opérateurs, au risque de devoir les diriger vers un endroit couvert en cas de mauvais temps, le pari était osé. Résultat : cette image qui est restée, sur fond de chaîne pyrénéenne, où le candidat déclaré, entouré de sa famille politique et de ses amis, assume fièrement ses racines rurales.

Il serait faux d'imaginer que les premiers pas du candidat centriste en campagne se sont faits dans l'indifférence générale. Mais il est vrai qu'on ne s'y bousculait pas. Pour son premier déplacement en tant que candidat déclaré, les 13 et 14 décembre dans l'agglomération lilloise, deux monospaces suffisent, sur place, à transférer les envoyés spéciaux de la presse nationale. A Toulouse, le 5 mars, un car et un minibus avaient été réquisitionnés.

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Boycotté par les médias, François Bayrou ? Non. Mais, incontestablement, l'ensemble du système médiatique s'était installé dans une configuration de duel Royal-Sarkozy. Le Monde n'y a pas échappé. Quand le conseil national de l'UDF approuve son avant-projet législatif, mi-novembre, pas une ligne dans le quotidien du lendemain, qui a consacré en revanche un long papier aux propositions que l'UMP doit adopter trois jours plus tard, avant d'y revenir le lendemain sous la forme d'une page "Document". Un traitement à double vitesse qui a suffi à installer l'idée que le candidat centriste n'avait rien à proposer. Aujourd'hui, avec la montée en puissance de sa campagne et l'écho qu'elle rencontre, changement de pied : il faut analyser le "réalisme" de ses propositions. Il avait donc des propositions !

Cette nouvelle notoriété est aussi, pour l'équipe du candidat, un élément à gérer. Non seulement parce qu'il lui faut faire en sorte que chacun des professionnels de la presse écrite ou audiovisuelle, régionale, nationale et internationale, puisse travailler dans des conditions correctes, mais parce qu'il lui faut aussi veiller à ce que le candidat ne soit pas submergé.

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Un des épisodes les plus délicats à cet égard fut la visite dans la cité du Val-Fourré, à Mantes-la-Jolie (Yvelines), le 9 février. Pour ce déplacement, des dizaines de journalistes, preneurs de son et d'images avaient pris place dans le RER. A l'étage supérieur de la voiture où est monté le candidat, photographes et cameramen se bousculent pour faire des images. Dans le sas inférieur, Marielle de Sarnez, la directrice de campagne, pressent les difficultés. Avec Philippe Lapousterle, un ancien journaliste devenu le sparring partner de François Bayrou, elle s'inquiète de la manière d'organiser un roulement, sur place, pour que cela ne tourne pas à l'émeute.

Et tout se passera sans le moindre incident. Sans service d'ordre, sans dispositif policier autour du candidat. A l'arrivée en gare de Mantes-la-Jolie, c'est François Bayrou lui-même qui met bon ordre à la bousculade. "Essayez de vous comporter de manière civilisée, lance-t-il à la nuée de reporters qui se presse autour de lui. Ce n'est pas la peine de bousculer tout le monde..."

Depuis le début de sa campagne, le candidat centriste a pris grand soin de consacrer tout le temps nécessaire à la presse régionale. Même avec l'afflux récent de journalistes de la presse nationale ou internationale, il ne modifie en rien cette disponibilité. Tout au long d'une visite d'une demi-journée sur le terrain, ce sont des dizaines d'arrêts informels pour répondre aux journalistes. Auxquels s'ajoute, invariablement, un point presse pour faire un premier bilan avant le meeting du soir. Là, c'est lui encore, la plupart du temps, qui en organise le déroulement : "On commence par la presse écrite. On fera après les radios et les télévisions..."

François Bayrou avait réalisé un coup d'éclat, à la fin de l'été, en s'en prenant à la proximité, et même "l'intimité", le mélange des intérêts entre quelques grandes puissances industrielles dépendant des marchés de l'Etat et les empires de presse, en appelant à la séparation des pouvoirs politique, économique et médiatique. Cette charge violente, doublée d'une fameuse passe d'armes avec Claire Chazal lors d'un journal de 20 heures au sein même de la citadelle TF1, aurait pu suffire à ranger le candidat de l'UDF dans la catégorie des "grognards" dont les médias se méfient. Il se distingue, au contraire, avec les professionnels qui le suivent dans sa campagne, par une disponibilité de tous les instants.

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C'est peut-être tout ce qui fait la différence entre le candidat Bayrou et Nicolas Sarkozy ou Ségolène Royal. Là où les autres imposent une stricte organisation, soucieux d'offrir d'eux-mêmes l'image la plus avantageuse, lui s'en remet à la responsabilité des journalistes, laissant à chacun le maximum de liberté dès l'instant qu'on lui laisse la sienne, n'hésitant pas à remettre en place quand la façon dont se passent les choses ne lui paraît "pas convenable", le tout dans un esprit un peu boy-scout, bazar organisé, mais qui finalement se déroule sans heurts et satisfait tout à la fois les professionnels de la presse et les citoyens à la rencontre desquels François Bayrou prend un évident plaisir et le temps d'aller.

Les seuls qui fulminent sont les membres de son équipe, qui voient les retards sur les horaires prévus s'accumuler et sont obligés, en permanence, d'adapter l'organisation de ses déplacements.

Patrick Roger

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