06/05/2007

Résultats du deuxième tour sur Strasbourg

Inscrits : 134 749  Votants : 111 029 / 82,40%  Exprimés : 107 317 / 96,66%
Abstentions : 23 720 / 17,60%  Blanc et nuls : 3 712 / 3,34%
S. ROYAL 48,92%   51,08% N. SARKOZY
52 501 voix   54 816 voix
 

Des contre-pouvoirs LIBRES, INDEPENDANTS et CONSTRUCTIFS

"La démocratie, ce n'est pas seulement l'affaire des vainqueurs" a déclaré François Bayrou après l'annonce de la victoire de Nicolas Sarkozy. Ceux qui ont gagné et ceux qui n'ont pas gagné "sont coresponsables de l'avenir du pays". Toutes les forces politiques "vont devoir apprendre à travailler ensemble" a-t-il ajouté. François Bayrou a annoncé que sa nouvelle formation, le Mouvement démocrate, prendra toute sa part dans la reconstruction et la rénovation de la vie politique : "les démocrates seront des rénovateurs et des rassembleurs". Voici le texte de sa déclaration:

"Nicolas Sarkozy est élu président de la République. La campagne électorale nous a souvent opposés. Mais je veux lui adresser mes félicitations et mes vœux de citoyen pour son mandat. Et ces vœux sont en même temps des vœux pour la France.

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Je pense à ceux, autour de lui, qui se réjouissent ce soir, en pensant qu’un grand pas a été fait pour eux et pour leur pays. Je souhaite de toutes mes forces qu’ils aient raison.

Mais nombreux aussi sont ceux qui sont déçus et inquiets et ceux-là je ne les oublie pas.

La campagne électorale a été le temps des promesses. Mais la situation du pays est telle que les réalités vont reprendre le dessus. C’est un pays fragile, c’est un pays fracturé, c’est un pays endetté.

Pour se réparer, notre pays a besoin d’être considéré. La France a besoin de redevenir une démocratie, où tout le monde est entendu et où tout le monde est respecté. C’est à ce prix qu’est notre unité nationale.

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Et la première loi de la démocratie, c’est que tout pouvoir doit avoir son contre-pouvoir. Personne ne doit avoir le pouvoir tout seul. Je ne ménagerai aucun effort pour faire naître des contre-pouvoirs libres, indépendants, constructifs.

Trop de choses vont se jouer pour l’avenir, qui touchent au social, qui touchent à l’économie, qui touchent à l’unité nationale, pour que le même pouvoir ait tous les leviers de commande entre les mains.

Je le dis à Nicolas Sarkozy : le pouvoir absolu, cela paraît être un confort, on peut décider ce qu’on veut, il n’y a personne pour s’y opposer, mais cela c’est l’apparence. Car il n’y a personne pour vous empêcher de vous tromper. C’est pourquoi quand le pouvoir absolu se trompe il se trompe absolument, et c’est tout le pays, toutes les familles, qui paient l’addition.

Il faut équilibrer le pouvoir. C’est cela l’enjeu des élections législatives. La France donne le pouvoir, oui, elle le donne nettement, mais elle ne doit pas donner tout entier sans aucun équilibre.

En même temps, la démarche de ces contre-pouvoirs doit être constructive.

Chaque fois que le président de la République et son gouvernement proposeront quelque chose de bien, quelque chose qui va dans le bon sens, nous le soutiendrons. Dans ces circonstances, nous voterons oui et nous nous engagerons. Nous serons constructifs et positifs.

Mais nous serons vigilants. Chaque fois que nous percevrons un risque, nous le dirons de la même manière et nous exercerons ainsi un devoir d’alerte.

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Cela exige, pour le bien de la France, de sortir du camp contre camp. On ne peut pas faire la politique de l’avenir en étant pour les uns toujours pour et pour les autres toujours contre. Je suis persuadé qu’il y a des gens de qualité d’un côté et de l’autre et qu’il faut en tenir compte pour une nouvelle approche républicaine.

Dans notre vie politique, toutes les forces politiques de gauche, de droite et du centre vont devoir bouger, vont devoir changer, et apprendre à travailler ensemble plus souvent que les unes contre les autres. Pour ma part, je ne cesserai de travailler à ce changement.

Dès cette semaine, je proposerai de lancer un nouveau mouvement, le mouvement démocrate, qui permettra à tous ceux qui veulent renouveler ainsi la politique, ses mœurs et ses pratiques, la reconstruire et la rénover, de se retrouver et d’agir ensemble.

Les démocrates défendront les libertés publiques. Ils exigeront que l’on dise la vérité aux Français. Ils défendront du même mouvement la modernisation de l’économie, son énergie créatrice, et la justice sociale. Les démocrates défendront l’éducation et la recherche. Ils garantiront la défense de notre patrimoine écologique et climatique. Ils se comporteront en constructeurs d’Europe. Les démocrates seront des novateurs et des rassembleurs.

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Je ne veux pas finir sans avoir un mot pour Ségolène Royal, et les autres candidats malchanceux, et tous ceux qui se sont battus pour elles et pour eux. Je connais l’amertume des soirs d’insuccès. Mais je veux leur dire ceci : la démocratie, ce n’est pas seulement l’affaire des vainqueurs ; ceux qui n’ont pas gagné ont aussi leur rôle à jouer dans la modernisation et dans l’équilibre de la France.

En vérité celui qui a gagné, et ceux qui n’ont pas gagné, même s’ils ne le savent pas, ils sont coresponsables de l’avenir du pays.

Nous avons un grand pays en charge, une grande histoire, un grand peuple. Nous devons à ce peuple de conjuguer nos forces pour préparer son avenir.


Je vous remercie."

 REJOIGNEZ LE MOUVEMENT DEMOCRATE >>>>>>>>>>>>>>


François Bayrou : Nous serons des rénovateurs et des rassembleurs

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"La démocratie, ce n'est pas seulement l'affaire des vainqueurs" a déclaré François Bayrou après l'annonce de la victoire de Nicolas Sarkozy. Ceux qui ont gagné et ceux qui n'ont pas gagné "sont coresponsables de l'avenir du pays". Toutes les forces politiques "vont devoir apprendre à travailler ensemble" a-t-il ajouté. François Bayrou a annoncé que sa nouvelle formation, le Mouvement démocrate, prendra toute sa part dans la reconstruction et la rénovation de la vie politique : "les démocrates seront des rénovateurs et des rassembleurs". François Bayrou a adressé ses fécilitations "de citoyen "à Nicolas Sarkozy et lui a adresse des "voeux qui sont des voeux pour la France"

VOIR ET ECOUTER LA DECLARATION DE FRANCOIS BAYROU >>>>>>>>>>>>>>>

Chantal CUTAJAR : La « Révolution Bayrou continue »

" Les Français ont choisi. Le Président de la République pourra en toute légitimité appliquer son programme et ses méthodes de gouvernement. Puisse-t-il réussir à faire en sorte que la France sorte de la spirale d’échecs que tant de fausses alternances ont provoquée depuis plus d’un quart de siècle.

Pour moi, cette victoire me renforce dans un double combat qui vise à poursuivre la « révolution démocratique et sereine »  de François Bayrou.

1) Je veux participer aux contre-pouvoirs qui, sans esprit partisan, doivent jouer un rôle essentiel en démocratie, notamment au Parlement. C’est dans cet esprit que je conduirai ma campagne des législatives.  

2) Convaincue de la pertinence des diagnostics faits par François Bayrou et par l’impérative nécessité de rompre avec le « camp contre camp » qui coupe la France en deux je m’investis pleinement dans le « Mouvement démocrate qui doit renouveler la pensée politique et surtout changer les pratiques de la vie politique.  Les Français  pourront compter sur des députés libres de leurs choix qui ne seront pas inféodés aux uns ou aux autres."

Chantal CUTAJAR

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BAYROU: Il y aura un troisième tour

Le président de l'UDF, qui avait dit qu'il ne voterait pas pour Sarkozy, mais a apllé à voer chacune et chacun "ne conscience" a rempli son devoir de citoyen dès 8 heures. Les législatives "permettront aux Français de préciser et d'équilibrer le choix qu'ils auront fait aujourd'hui", a-t-il déclaré.

 

François Bayrou a voté dimanche matin, détendu et souriant malgré un temps maussade, dès l'ouverture du bureau de vote numéro 53 du groupe scolaire des Lauriers à Pau, peu après 08H00.

François Bayrou a voté dimanche matin, détendu et souriant malgré un temps maussade, dès l'ouverture du bureau de vote numéro 53 du groupe scolaire des Lauriers à Pau, peu après 08H00.

(c) AFP

 

François Bayrou a voté dimanche 6 mai en début de matinée, détendu et souriant, malgré un temps maussade. Le président de l'UDF s'est rendu au bureau numéro 53 du groupe scolaire des Lauriers à Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques, dès son ouverture.
François Bayrou n'a attendu que quelques minutes pour voter, précédé de trois électeurs seulement, alors qu'il avait dû faire la queue pendant près d'une heure lors du premier tour.
Le président de l'UDF s'est contenté de sourire lorsque les journalistes lui ont demandé s'il pouvait confirmer qu'il n'avait pas voté pour Nicolas Sarkozy, comme il l'avait annoncé entre les deux tours.

Législatives pour "équilibrer" le choix fait

"Il y aura un troisième tour, a-t-il dit, avec des législatives qui permettront aux Français de préciser et d'équilibrer le choix qu'ils auront fait aujourd'hui".
Le patron de l'UDF espère que la France aura "des pouvoirs équilibrés ou toutes les grandes sensibilités pourront s'exprimer".
"Je suis décidé à faire en sorte que la vie politique de la France change", a encore dit François Bayrou.

04/05/2007

Message de Nathalie Griesbeck, euro-députée du Grand EST

Mesdames, Messieurs,
medium_griesbeck.2.jpgA quelques heures du deuxième tour de l'élection présidentielle, vous êtes nombreux à m'interroger quant à mon choix et à une consigne de vote.

Permettez-moi tout d'abord de vous remercier, toutes et tous, pour votre formidable mobilisation durant ces semaines et ces mois  de campagne. Mobilisation et travail de relais dans l'ensemble de nos régions qui ont aidé François Bayrou à mutiplier par trois son score de 2002. C'est une performance qui fera date dans l'histoire de la Vème République.

Dans cette dynamique, François Bayrou a annoncé la création d'un grand mouvement démocrate et de rassemblement qui passe par l'acceptation des bonnes idées à la fois de droite et de gauche. Dans ce contexte, il est logique, qu'en fonction de sa sensibilité propre, chacun se détermine selon ses convictions.
Tout en respectant les prises de position de certains élus en faveur de l'un ou l'autre des candidats en lice, je considère, pour ma part, que dans cette volonté de rassemblement  je n'ai pas à influencer le choix des uns ou des autres. Les électeurs sont des Femmes et des Hommes responsables, libres, qui voteront en conscience.

Cette position n'est en aucun cas une dérobade ou un appel à l'abstention. Mon choix personnel est fait. Mais une fois encore, par respect de la liberté démocratique, il m'appartient de laisser les sensibilités s'exprimer.
En tout état de cause, je vous invite maintenant à vous mobiliser pour les élections législatives à venir afin de soutenir nos candidats pour que la voix du rassemblement au Centre soit représentée au Parlement et continue à se faire entendre.
Amitiés.

Nathalie Griesbeck
Député européen Grand Est

30/04/2007

POUR OU CONTRE: SEGO OU SARKO?

 VOTRE OPINION AVANT DE GLISSER VOTRE BULLETIN DANS L'URNE....

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Irez-vous voter? Comment voterez-vous au second tour des PRESIDENTIELLES? Pour qui? Pourquoi?

VOTEZ >>>>>>>>>>>>>>>>>>

29/04/2007

L'UDF au centre des convoitises (suite)

28/04/2007

Bayrou au centre des débats du second tour (suite)

VOIR OU REVOIR LE DEBAT BAYROU-ROYAL EN VIDEO >>>>>>>>>>>>>

BAYROU au coeur des débats du deuxième tour.

LE FACE A FACE ROYAL-BAYROU: UNE "PREMIERE" MEDIATICO-POLITIQUE REUSSIE 

Une "première " réussie dans la vie politique française. Le président de l'UDF et la candidate socialiste ont débattu en direct sur RMC, BFM et BFM-TV. Bayrou a déclaré d'entrée que "de ce débat ne sortirait aucun ralliement". Ce qui est dans sa logique. Il attendrait (entre autre) le débat entre Sarkozy et Royal pour arrêter son vote. Il est cependant tombé d'accord avec Royal sur un point fondamental:  il faut sortir la france des pièges de  "l'affrontement bloc contre bloc". Des points de convergence sont apparus sur les valeurs, sur les institutions et l'Europe, des divergences sur les questions économiques et sur le rôle des pouvoirs publics.

 

Ségolène Royal et François Bayrou, à l'ouverture du débat

Ségolène Royal et François Bayrou, à l'ouverture du débat (AFP)

Le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou a finalement eu lieu, dans la matinée du samedi 28 avril, en direct sur RMC, BFM et BFM-TV, chaîne d'information continue de la TNT, et la radio RMC.
La candidate socialiste, qualifiée pour le second tour de la présidentielle, s'est félicitée d'ouvrir "un dialogue" avec son concurrent malheureux afin de sortir de "l'affrontement bloc contre bloc", qui "ne marche pas".

"Un bout de chemin ensemble"

Socialistes et centristes peuvent "faire un bout de chemin ensemble", a-t-elle déclaré. "Nous ne sommes pas d'accord sur tout. Ce que je n'attends pas de ce dialogue, c'est un ralliement, c'est-à-dire une espèce de coup de théâtre. Je n'attends pas cela car ce n'est pas ce qu'attendent les électeurs".
Ce débat est "un événement sans précédent qui souligne la modernisation de la vie politique et ce besoin de sortir de l'affrontement bloc contre bloc (...). C'est un dialogue aujourd'hui qui se déroule, en toute clarté", a déclaré la candidate socialiste, "Ce que je veux faire, c'est faire émerger des convergences d'idées."
Le président de l'UDF a pour sa part estimé qu'"il faudra bien faire des unions plus larges que celles que nous avons eues jusqu'à présent".
Mais "de ce débat il ne sortira pas de ralliement" dans la perspective du second tour, a-t-il également déclaré, même si "rien n'est plus nécessaire que de faire bouger les lignes".

Clivage sur l'économie

Sur le plan économique, François Bayrou a fait part de son "désaccord économique assez profond" avec le pacte présidentiel de Ségolène Royal.
"Je suis en désaccord avec l'orientation économique défendue par Ségolène Royal et par le Parti socialiste. En désaccord assez profond", a-t-il déclaré.
"L'addition des promesses électorales" de Mme Royal "sont au même niveau" que celles de Nicolas Sarkozy, atteignant "à peu près 62 milliards".
"Je suis également en désaccord avec l'idée qu'en donnant de l'argent à un grand nombre de catégories de Français, on va relancer la machine, parce que ça n'a jamais marché", a ajouté François Bayrou.
Ségolène Royal a reconnu ces désaccords. "Mon objectif ici n'est pas de chercher à convaincre M. Bayrou, parce que le pacte présidentiel que j'ai proposé sera mis en application si les Français me confient cette responsabilité", a-t-elle déclaré.
"Je constate avec satisfaction que nous venons d'acter des convergences sur la réforme des institutions, sur l'Etat impartial, sur la vision de l'Europe", a ajouté Ségolène Royal.

35 heures

Ségolène Royal a indiqué vouloir "avancer sur la généralisation des 35 heures" aux petites entreprises. Il faut "replacer cette réforme dans le mouvement de l'humanité : que tout le monde ait du travail et que les êtres humains aient du temps libre pour faire autre chose", a déclaré la candidate socialiste. "Je maintiens que c'est un progrès humain considérable", a-t-elle ajouté. La candidate PS a déclaré que "la seconde loi sur les 35 heures a été mal faite" parce qu'elle n'a pas fait assez de place aux partenaires sociaux.
"C'est une très mauvaise idée à mes yeux", a pour sa part estimé François Bayrou. "On a eu le choc (de l'instauration des 35 heures) et on va avoir un deuxième choc", a-t-il dit, en soulignant que cette généralisation concernerait des entreprises de 20 salariés et moins.
En revanche, le candidat UDF s'est déclaré hostile à l'abrogation des 35 heures. "Il y a des entreprises et des familles qui ont trouvé un équilibre dans cette loi. Personne ne détruira cet équilibre (...). Personne n'a proposé l'abrogation", a-t-il dit.

Les péripéties de l'organisation du débat

Avec ce débat, s'achèvent deux jours de tractations et d'informations contradictoires. Ségolène Royal avait dans un premier temps convié mercredi le président de l'UDF à la rencontrer lors du Forum de la presse quotidienne régionale, vendredi. Mais le Syndicat de la presse quotidienne régionale s'y était opposé, arguant d'un manque de préparation.
Canal+ et iTélé avaient alors repris l'idée, annonçant un débat pour samedi matin. Mais les deux chaînes avaient à leur tour renoncé jeudi soir, invoquant les règles d'égalité du temps de parole. "Ca impose qu'il y ait des compensations en terme de temps de parole dans des données similaires de programmation pour l'UMP. Et donc on a lancé des invitations à l'UMP qui sont restées pour l'instant sans suite", expliquait vendredi matin sur RTL Rodolphe Belmer, directeur général délégué de la chaîne cryptée.
Or, à en croire Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy aurait refusé d'accepter ce temps de parole en sa faveur supplémentaire, rendant le débat impossible. "Des interventions ont eu lieu" selon lesquelles "Nicolas Sarkozy n'accepterait pas le temps de parole que je lui accorderais en contrepartie", a-t-elle affirmé.

Le ton monte entre les adversaires

Du coup, le ton est monté d'un cran vendredi. "Personne ne me fera taire!", a lancé la candidate socialiste. "Heureusement, il y a des médias qui ne subissent pas cette pression médiatico-financière. Il en reste", a-t-elle poursuivi, fustigeant un "système médiatico-financier auquel est lié Nicolas Sarkozy".
Sur le même ton, François Bayrou a accusé Nicolas Sarkozy de "verrouiller l'information" par le biais "d'intimidations et de menaces". "Ce débat a été annulé en arguant ou en prétendant qu'il y avait des règles du CSA qui empêcheraient la tenue du débat. Ceci est absolument faux", a-t-il tonné.
Nicolas Sarkozy a rétorqué en reprochant à François Bayrou de lui intenter un "procès de Moscou". "Tout ceci confine au ridicule", a jugé le candidat UMP lors d'un déplacement en Auvergne, se disant "blessé par un certain nombre de propos qui n'ont rien à voir avec le débat démocratique puisqu'ils sont tout simplement injurieux".
"Personne ne fait pression sur rien", a-t-il assuré. "Toutes ces insinuations sont des propos diffamatoires et injurieux qui n'abusent pas les Français", a-t-il dénoncé. "S'il y a des éléments ou des preuves, surtout révélez-les nous"!

Les règles imposées par le CSA 

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel, qui a démenti "être intervenu auprès de Canal+ au sujet de ce débat", a rappelé dans une mise au point diffusée vendredi que "l'organisation d'un tel débat relève de la pleine responsabilité éditoriale de la chaîne".
Sollicité par BFM TV, le CSA a détaillé les règles qui s'appliqueront: les propos tenus par Ségolène Royal "seront naturellement pris en compte dans son temps de parole et devront être compensés au profit de Nicolas Sarkozy". En revanche, François Bayrou n'ayant pris position pour aucun des deux candidats, "il n'y a pas lieu de prendre en compte ses interventions".
Toutefois, si, pendant le débat, il "exprimait un soutien explicite" à l'un des deux candidats, "ses interventions seraient prises en compte dans le temps de parole de ce candidat". De même si ses propos étaient "manifestement favorables à l'un des deux candidats".
Ce rééquilibrage devra intervenir d'ici "au plus tard lundi", mais cela "n'implique pas nécessairement l'organisation d'un autre débat", précise le CSA.
Interrogé par l'Associated Press, Alain Weill, le patron de BFM-TV, a expliqué que le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou ne poserait pas de problèmes particuliers, et qu'il suffirait à la chaîne de veiller à ce que dimanche soir, le temps de parole qui a été accordé aux deux camps en lice pour le second tour soit égal.

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