17/10/2007

Précision adressée aux DNA...

Précision adressée à Christian Bach, le responsable de la rédaction locale de Strasbourg en réaction à l’article « Le tandem retrouve l’UPS vendredi » et plus particulièrement au passage : « Le tandem voudra d’entrée également associer à des candidats de leur parti, l’UMP, des représentants du Centre (Modem et nouveau centre), de la société civile … » paru dans les DNA du 16 octobre.

« La ligne politique du Modem affirmée et réaffirmée sans ambiguïté par François BAYROU est claire : le Modem sera présent dans le plus grand nombre de villes de façon indépendante au premier tour. Ceci est vrai dans l’ensemble des villes françaises et il n’y aura pas d’exception strasbourgeoise. L’appartenance au Modem exclut toute présence sur une liste autre qu’une liste Modem indépendante. Celles et ceux qui violeraient cet engagement seraient en contradiction flagrante avec les objectifs politiques et éthiques du Modem ».

Chantal CUTAJAR

Présidente du groupe UDF-Modem

Conseil municipal de Strasbourg

12/09/2007

Bayrou veut constitutionnaliser les rapports entre médias et pouvoir


 

"Le pouvoir tout puissant est une tentation perpétuelle pour ceux qui nous gouvernent", a expliqué le leader centriste devant la commission Balladur.

François Bayrou (Reuters)

François Bayrou (Reuters)

 

L'ex-candidat centriste à la présidentielle, François Bayrou, a proposé, mardi 11 septembre, à la commission Balladur que les risques de "concentration excessive des médias" et des "rapports non maîtrisés entre les médias et l'Etat" soient mentionnés dans la Constitution.
"Il est nécessaire que la Constitution s'intéresse aux relations entre le pouvoir politique et le pouvoir médiatique", a déclaré le président du Mouvement démocrate (MoDem) lors de son audition devant la commission présidée par l'ancien Premier ministre Edouard Balladur sur la réforme des institutions.
"Le pouvoir tout puissant est une tentation perpétuelle pour ceux qui nous gouvernent. Ils se trompent", a souligné François Bayrou, qui a réuni 18,57% des voix au premier tour en s'en prenant tout particulièrement à TF1, lors de sa campagne. "Ceci est un facteur de régression et non pas un facteur de progrès".

Sans "influence directe ou indirecte de l'Etat"

Invité à préciser la rédaction de ce nouvel article de la Constitution, François Bayrou a expliqué qu'il devrait préciser que "les médias doivent développer leur action sans être soumis à l'influence directe ou indirecte de l'Etat".
Lors de son audition devant les 13 membres de la commission Balladur, le leader centriste a, en outre, plaidé pour "un régime présidentiel équilibré", reprenant les propositions qu'il avait développées pendant sa campagne.

08/07/2007

Rachida Dati maltraite-t-elle ses collaborateurs?

Lu sur RUE89

Michel Dobkine, son directeur de cabinet, a démissionné vendredi. Raisons personnelles ou "insultes" répétées de la ministre? Le directeur de cabinet de Rachida Dati a-t-il démissionné parce qu'il se faisait maltraiter par sa patronne ou pour des raisons d'ordre privé? Quoi qu'il en soit, il s'agit là d'un premier revers pour la ministre de la Justice, en plein débat sur sa loi sur la récidive et les peines planchers.

Selon L'Est républicain de ce samedi, Michel Dobkine, ancien directeur de l'ENM, qui n'a pas été choisi par la ministre, aurait "brutalement démissionné de ses fonctions hier (vendredi, ndlr) après-midi", déclarant à ses collaborateurs en avoir "assez de [se] faire insulter toute la journée". "Depuis plusieurs jours, les rapports entre ce magistrat expérimenté et la ministre de la Justice s'étaient dégradés, au point que l'intéressé décide hier de jeter l'éponge", explique le quotidien lorrain. Selon France info, qui a annoncé la nouvelle vendredi soir, des problèmes d'entente entre la ministre et son directeur de cabinet seraient bien à l'origine de sa démission.

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Samedi, le cabinet de la garde des Sceaux et l'intéressé démentaient ces informations: "Je vous confirme que Michel Dobkine a démissionné pour des raisons personnelles, et strictement personnelles. Son successeur sera nommé très prochainement", a ainsi déclaré Guillaume Didier, le porte-parole du ministère. De son côté, le démissionnaire a expliqué sur RTL qu'il ne pouvait être aussi disponible qu'il le souhaitait pour remplir sa tâche, car il allait se marier début août. "Il y a un problème de disponibilité. J'ai pensé que je pouvais mener de front une vie personnelle à laquelle je suis très attaché et une vie publique qui nécessite d'être là à 100000%." "Rachida Dati veut aller très vite, très fort. C'est quelqu'un avec qui j'ai travaillé quelques semaines, ça s'est très très bien passé, il n'y a pas eu de souci."

Selon Le Monde, "la ministre de la Justice fait preuve d'une exigence totale, et parfois brutale, vis-à-vis de ses collaborateurs directs." Une autre allégation, démentie, de L'Est républicain pourrait appuyer cette impression: la prétendue démission d'Olivier Ubeda, qui avait brièvement assuré les fonctions de chef de cabinet de la ministre. Place Vendôme, on dément toutefois que ce dernier ait "jamais fait partie officiellement du cabinet", assurant qu'il n'avait fait "qu'accepter d'assurer la transition pendant la constitution d'un cabinet et a repris ensuite ses fonctions de directeur adjoint de la communication à l'UMP".

Reste un certain sentiment de flottement, au moment de l'examen au Sénat du projet de loi sur la récidive. Ainsi, selon l'AFP, le Syndicat de la magistrature (SM) a estimé samedi qu'il s'agissait du "signe d'un réel malaise" tandis que l'Union syndicale des magistrats (USM) estime que cela risque de "désorganiser le fonctionnement du ministère". "Peut-être que derrière les sourires de la ministre se cache une gestion beaucoup plus autoritaire en interne", a enfin commenté Hélène Franco, la secrétaire du SM.

25/06/2007

Pub et environnement : ça coince ! Création d'un Observatoire indépendant avec Corinne Lepage

Halte aux publicités irresponsables et irrespectueuses


L’Alliance pour la Planète vient d’annoncer la création d’un Observatoire Indépendant de la Publicité (OIP) composé d’associations et de personnalités dont Corinne LEPAGE MoDem). L’OIP se donne pour mission :

d’assurer une veille sur l’activité publicitaire en France et de fournir une réflexion critique sur la publicité ;
de lancer des alertes à l’encontre des publicités irresponsables en matière d’environnement ;
de présenter chaque année un rapport public "Publicité & Environnement » ;
d’utiliser tout recours contre les publicités non conformes à la réglementation ;
de décerner des prix aux campagnes publicitaires les plus irresponsables en matière d’environnement ;

Agissant dans un premier temps sur les questions environnementales, l’OIP pourra rapidement s’étendre à tous les aspects du développement durable.
« Publicité et Environnement » L'alliance pour la Planète

Par ailleurs l’ADEME et le BVP ont présenté jeudi 14 juin une étude démontrant que seuls 6 messages publicitaires sur 10 respectaient les règles que s’est donné la profession en la matière bien que celles-ci soient insuffisantes ou floues.
Télécharger l'étude
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Rappel des propositions de CAP21 en la matière

Mettre en œuvre des dispositifs luttant contre les publicités « écologiquement » mensongères ;
Repenser La totalité de la publicité, qui joue dans notre société un rôle majeur, de manière à décourager les comportements incompatibles avec une réponse à l’urgence écologique
Appliquer la loi sur l’air qui prévoit la réglementation de la publicité qui favorise la consommation énergétique ;
Interdire toute publicité pour des produits ou services sur-consommateurs en eau
Interdire la publicité mensongère sur les produits de consommation courante se revendiquant naturels quand ils sont issus de la pétrochimie
Remplacer le Bureau de Vérification de la Publicité par une autorité administrative indépendante de la publicité;
Sensibiliser et former le monde de la publicité au développement durable

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Analyses et critiques de publicités récentes les plus… exemplaires

L’Alliance pour la planète a établis une sélection des publicités qui respectent le moins la déontologie professionnelle que s'est pourtant donné à lui-même le secteur publicitaire. L'objectif est d'expliquer à chacun comment décrypter ces publicités qui usent et abusent de l'argument écologique.
Analyses et critiques de publicité récentes les plus ......exemplaires

 

22/06/2007

Le MoDem défend l'indépendance du quotidien Les Echos

Une centaine de personnalités du monde économique et politique ont tenu à manifester leur "profond attachement à l'indépendance de ce titre et de son équipe rédactionnelle". Parmi les signataires de la pétition de soutien aux Echos : François Bayrou, Marielle de Sarnez mais aussi Corinne Lepage, président de Cap 21, adhérente au Modem, Jean Peyrelevade et l’économiste Christian Saint-Etienne qui ont fait partie de l’équipe de campagne de François Bayrou. Le groupe Pearson a annoncé sa volonté de vendre le titre et est actuellement en discussion avec le groupe LVMH, déjà propriétaire du quotidien économique La Tribune. François Bayrou a défendu, pendant la campagne, le pluralisme dans les Médias et leur indépendance par rapport aux pouvoirs économique et financier.

Lire la position de François Bayrou sur l'indépendance des médias
Le texte de la pétition
La liste des premiers signataires

Le dossier des Echos

16/06/2007

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France 3 - 14 juin 2007
Tous les regards étaient tournés dimanche soir sur la première circonscription du Bas-Rhin. Et pour cause, tel un village gaulois dans une Alsace romaine, ...

Strasbourg: Une absente très présente
20minutes.fr - Il y a 21 heures
« Alors, elles iront où, les voix de Chantal Cutajar ? »… Je ne peux pas mettre un pied en ville sans que l’on me pose la question. ...

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20minutes.fr - 14 juin 2007
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Strasbourg: Deux prises de positions de Chantal Cutajar
20minutes.fr - 12 juin 2007
Alertée par de nombreux nouveaux militants du MoDem soucieux que « le cap défini par François Bayrou soit respecté au niveau local » à la suite des ...

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20minutes.fr - 13 juin 2007
La politique, c’est le moyen d’être plus intelligent ensemble… Du moins, c’est la conception que j’en ai. En compagnie de Chantal Cutajar et de quelques ...

Strasbourg-1: Armand Jung seul sur son îlot rose dans l'océan bleu ...
Atlasvista Maroc - 12 juin 2007
STRASBOURG (AFP) - Armand Jung, seul député socialiste du Bas-Rhin, a sauvé l'honneur dimanche en se maintenant au second tour, mais il aura fort à faire ...

La bataille de Strasbourg: front gauche, front...
20minutes.fr - 12 juin 2007
Chantal Cutajar a eu raison de proposer aux deux finalistes de la Une un débat contradictoire sur le fond aux deux candidats sélectionnés par le suffrage ...

STRASBOURG: Chantal CUTAJAR prend une initiative démocratique sans ...
20minutes.fr - 11 juin 2007
Lors des Présidentielles, François Bayrou avait invité les deux candidats sélectionnés pour le second tour à un débat contradictoire. ...

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20minutes.fr - 14 juin 2007
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Relatio, L'Europe en revue - 14 juin 2007
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20minutes.fr - 13 juin 2007
En compagnie de Chantal Cutajar et de quelques idéalistes qui la soutiennent parce qu’ils partagent cette idée noble, forte et …de bon sens de la politique, ...

26/05/2007

Qui a peur des vrais centristes du vrai Centre?

Strasbourg : Quand un excellent  journaliste devient un « MoDemiste » infréquentable, un « bayrouiste redoutable » et commet le « crime » de soutenir ma candidature  ouvertement …

medium_c_c.7.jpgDaniel RIOT devait animer le prochain « entretien du conseil de l’Europe » co-organisé par la Ville de Strasbourg et le Conseil de l’Europe, comme il le fait régulièrement. Le « tandem », sans le prévenir, ne serait-ce que par simple courtoisie, a prié le Conseil de l’Europe de se passer de ses services et de ses talents d’animateur de débats.   

La raison ? Officiellement, la Ville souhaitait faire appel à un spécialiste du thème abordé (« la diversité des religions en Europe »). Comme si Daniel ne connaissait pas ce « dossier »!  Il en a parlé d’ailleurs dans le livre qu’il a co-écrit avec Driss Ajbali : « Ben Laden n’est pas dans l’ascenseur » .

Officieusement, ou plutôt effectivement, le « tandem UMP» a censuré la présence de Daniel pour le « punir » d’un double crime : il a adhéré au MoDem de Bayrou et il soutient ouvertement ma candidature UDF-MoDem dans la première circonscription…

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Comment cela s’appelle ce type d’interventionnisme ? De la censure ? Des pressions ? Une insulte à un professionnel qui n’a plus à démontrer son honnêteté intellectuelle, son refus des mélanges des genres et ses talents d’interviewer (quelque soit l’interlocuteur, le sujet et le cadre) ?

Daniel a appris cela avec un énorme éclat de rire ! Je le comprends, mais moi, cela ne me fait pas rire : c’est le genre de pratiques révélatrices de méthodes qui contribuent à dévaloriser la politique et qui expliquent bien des malaises strasbourgeois.

Sur son blog, Daniel raconte cette « historiette » plus bête que  méchante, mais « signifiante », révélatrice de mœurs et de réflexes… que je connais personnellement  très bien pour en avoir souffert et en souffrir encore.  « Du petit « sarkozysme de village » écrit-il, en illustrant son propos par d’autres « anecdotes » politiques… Je vous invite à prendre le temps de le lire (pas seulement parce qu’il parle de moi d’une façon élogieuse !)

Il est sûr qu’un pouvoir, quel qu’il soit, doit être jugé sur les résultats de ses actions mais aussi sur la manière dont il est exercé. Le respect de la démocratie implique un respect des citoyens et des acteurs de la cité… Mais peut-être suis-je encore trop naïve : la mesquinerie, l’intolérance, l’esprit de camp, sont peut-être des outils d’un pouvoir « décomplexé ».

Sur le fond, chacun est juge. Comme l’écrit Daniel, cette « péripétie n’et en rien vexatoire pour moi, elle n’est vexante que pour le Tandem UMP ». D'ailleurs, dans ces "Entretiens du conseil de l'Europe",  Daniel a indirectement plus servi de faire-valoir au "tandem UMP" que le contraire... 

Dommage tout de même que ces « Entretiens du Conseil de l’Europe » soient ainsi « pollués » (comme le titre « Relatio ») par une petitesse d’esprit, une intolérance et des attitudes liberticides  érigées en vertus claniques. 

Chantal Cutajar 

25/05/2007

OUI A UNE PRESSE NON INFEODEE

François Bayrou a réitéré  ses attaques contre la proximité supposée entre Nicolas Sarkozy et son gouvernement avec "de grands groupes industriels" et "les plus grands groupes de médias." "La nomination à la tête de TF1, annoncée par l'Elysée, et non pas par l'entreprise, de l'un des plus proches collaborateurs de Nicolas Sarkozy, sans aucune expérience préalable dans l'audiovisuel, c'est une illustration de plus de ce mouvement qui est en cours, au vu et au su de tout le monde", a-t-il lancé lors du meetong du MoDem au Zénith

"C'est une question pour les démocrates, pour les libéraux. Si nous ne parlons pas pour défendre le droit des citoyens au pluralisme, qui le fera ?", a-t-il ajouté."Nous voulons une presse, des radios et des télévisions libres, non inféodées ! Nous en avons besoin pour nous et nos familles ! Nous ne voulons pas que nos organes d'information soient soumis à ces influences !"

Le dirigeant du Mouvement démocrate (MoDem) a jugé que "c'est un drame pour une société démocratique quand la confiance envers les médias est atteinte."(...)"Et je pense aussi aux journalistes, à leur vie de tous les jours : comment exercer le dur métier de journaliste avec au dessus de la tête ce type de craintes, ce type de contraintes, et même seulement avec le soupçon de ce genre d'influences ?"

23/05/2007

Strasbourg: Le Phénomène Bayrou

Déjeuner -débat du Club de la presse ce Jeudi 24 mai
12h30 – 14h, Brasserie à l’Ancienne Douane à Strasbourg 


Fort de ses 18,6%  et de sa deuxième place en Alsace au premier tour, François Bayrou a été le 3ème homme de la présidentielle 2007.Retour sur un « phénomène » et coup de projecteur sur le Mouvement démocrate (Modem) avec lequel il entend prendre part à la reconstruction et la rénovation de la vie politique. Alors qu’un grand événement au Zénith réunira,  des adhérents du MoDem, le club de la presse de Strasbourg a le plaisir le plaisir d’accueillir
Marielle de Sarnez, député européen (sous réserve)
Nathalie Griesbeck, député européen Udf-MoDem
Bornia Tarall, candidate UDF-MoDem
Et Marc Merger, son suppléant


Animé par Daniel Riot et Vladimir Vasak.
A lire sur le site http://www.club-presse-strasbourg.com :

27/04/2007

Débat annulé : Bayrou a "la certitude" que Sarkozy a exercé des pressions

Le débat fait débat... Drôle de Présidentielles! Cette première semaine de la campagne pour le deuxième tour a été dominée par le "troisième homme", par François BAYROU. Le CENTRE en position centrale. A l'UMP, personne n'apprécie... Cela a boukleversé la stratégie de celui qui dès dimanche soir voulait imposer ses propres règles. Cela bouscule le PS en interne et dans ses "alliances". Le débat autour du débat Royal-Bayruu illustre un autre fait: c'est sarkozy qui d'une façon ou d'une autre mène le bal médiatique en France. Les démentis n'y changent rien. Pressions et chantage ou les armes de la communication sarkozienne: ce n'est pas nouveau , mais qu'est-ce que cela risque de devenir? DR

"Je n'en ai pas la preuve mais j'en ai la certitude", affirme François Bayrou. Les proches de Ségolène Royal estiment également que "des pressions politiques" sont à l'origine de l'annulation du débat prévu samedi entre la candidate socialiste et celui de l'UDF. Canal+ et l'UMP démentent. Résumé des faits .

 

Ségolène Royal et François Bayrou (Reuters)

Ségolène Royal et François Bayrou (Reuters)

François Bayrou a indiqué vendredi 27 avril sur RTL avoir "la certitude" que Nicolas Sarkozy avait exercé des pressions pour faire annuler le débat envisagé par Canal+ entre Ségolène Royal et lui-même. 
"Lorsque j'ai tenu une conférence de presse mercredi, j'ai parlé de la part de Nicolas Sarkozy d'intimidation et de menace. C'est exactement là qu'on en est", a affirmé François Bayrou.
"Je n'en ai pas la preuve mais j'en ai la certitude", a répondu François Bayrou, interrogé pour savoir s'il pensait que Canal+ avait renoncé à organiser un tel débat "à la demande de Nicolas Sarkozy". La chaîne en avait d'abord exprimé l'intention, avant de revenir jeudi en arrière, invoquant les obligations légales en matière de temps de parole des candidats à la présidentielle.
Le candidat "centrial", qui a obtenu 18,57% des voix le 22 avril, a dénoncé "la propension" de Nicolas Sarkozy à "verrouiller" l'information, mais assuré que ce débat entre la candidate socialiste et lui-même aura lieu.
"Par toute une série de réseaux, qui rapprochent de très grandes puissances financières et médiatiques autour de Nicolas Sarkozy, les interventions directes sont faites auprès des rédactions, auprès des chaînes de manière que l'information se trouve verrouillée", a-t-il dit.

Démenti

Rodolphe Belmer, directeur général délégué de Canal+, a démenti vendredi sur RTL toute pression sur la chaîne privée. "Je récuse formellement toute pression. Canal+ est une chaîne totalement indépendante. On le prouve tous les jours. C'est quelque chose qu'on ne peut pas accepter", a déclare Rodolphe Belmer.
La chaîne a renoncé au débat, selon lui, en raison d'"un problème extrêmement trivial: l'équilibre du temps de parole". Comme si Canal n'avait pas pu offir un temps de prole équivalent à sarkozy.
Le directeur de campagne du candidat de l'UMP, Claude Guéant, estime de son côté que l'affirmation de François Bayrou selon laquelle Nicolas Sarkozy a fait pression pour annuler le débat télévisé est calomnieuse et relève d'un procédé stalinien, déclare-t-il avec un sens de la mesure que ce spécialiste des procès en arrières-pensées pratique d'une façon démesurée...

Au PS

Les proches de Ségolène Royal affirment également que des pressions ont dû avoir lieu pour que Canal+ renonce à organiser le débat prévu samedi entre Ségolène Royal et François Bayrou. Ils assurent que d'une manière ou une autre, ils parviendront à organiser ce débat. Une responsable du groupe Canal+ a justifié l'annulation du rendez-vous prévu samedi par une difficulté sur la répartition du temps de parole.
"Soit il fallait organiser un débat à trois, soit il fallait établir une compensation dans le même créneau horaire et dans le même type d'émission, c'est-à-dire qu'un débat c'est un magazine d'information et pas une émission de divertissement", a expliqué à l'Associated Press la direction de la chaîne. "Et, autre problème, c'est que François Bayrou, on ne sait pas dans quel temps de parole il est comptabilisé. Cette équation-là faisant qu'on n'a pas réussi à organiser le débat, nous ne produisons pas le débat".

Maintien

Le débat inédit entre un finaliste de l'élection présidentielle et François Bayrou, arrivé en troisième position du premier tour, était prévu samedi à 11h ou midi. L'entourage de la candidate socialiste a confirmé jeudi soir à l'Associated Press que le débat serait tout de même maintenu.
"C'est quand même étonnant qu'il soit difficile de monter un débat avec François Bayrou et Ségolène Royal soit devant la presse quotidienne, soit devant une chaîne de télévision", a déploré Jean-Christophe Cambadélis, invité de "A sa place vous feriez quoi?" sur France-info et i>télé. Ce proche de Dominique Strauss-Kahn n'a pas exclu un débat sur la chaîne parlementaire qui, selon lui, "en a fait la proposition. On trouvera une solution pour que ce débat ait lieu. Il s'agit de montrer aux Français qu'il n'y a pas de tractation et que chacun reste ce qu'il est".

"Atteinte à la liberté d'expression"

De son côté, Jack Lang, conseiller spécial de Ségolène Royal, a jugé qu'il s'agissait d'une "atteinte intolérable à la liberté d'expression", et dénoncé des "pressions politiques" pour empêcher la "libre confrontation entre deux personnalités nationales". "Il aurait suffi à Canal Plus de proposer à M. Sarkozy, un droit d'expression correspondant", a-t-il dit, alors que le Conseil supérieur de l'audiovisuel a fait savoir qu'il n'était "pas intervenu auprès de Canal+". Dans un communiqué, le CSA a observé que l'organisation du débat relevait de "l'entière responsabilité éditoriale de la chaîne", rappelant que le principe d'égalité entre les candidats était imposé par un décret du 8 mars. Ce que personne ne conteste.

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