17/11/2007

La petite chronique strasbourgeoise de Daniel RIOT

Strasbourg : Oh ! Les copieurs… Quand Roland R. et Robert G.se disputent une formule de…Chantal C.

Ils vont finir par être encore plus drôles que dans la revue de la Choucrouterie, Robert Grossmann et Roland Ries… Le second dans les dna reproche au premier de lui avoir piqué le « Vivre ensemble » comme priorité de la prochaine campagne municipale… Un « Vivre ensemble » plus harmonieux ? C’est un bel objectif, çà…

Pas étonnant que Chantal Cutajar en ait fait l’une de ses priorités essentielles dès la campagne des…législatives, qu’elle ait repris cette formule (qui chez elle n’est pas un slogan) dans sa conférence de rentrée, le 5 septembre… LIRE LA SUITE >>>>>

27/10/2007

Strasbourg : Irrespect et arbitraire

3e440edaf8a2b65d61807c08f1bf7728.jpgSur Strasbourg je t’M >>>>

*La colère légitime  des Vitrines de Strasbourg >>>>>

*Quand les bornes du débat démocratique sont dépassées à la CUS >>>>

25/09/2007

Lu dans LIBERATION: Tête-à-tête Hollande - Bayrou autour de la Constitution

Les deux hommes se rencontrent demain sur l’avenir des institutions.
Par Nathalie Raulin
Les deux François, Hollande pour le PS, Bayrou pour le Modem, ont repris langue. Mais sans doute pour mieux rompre. Depuis ce jour de mai 2006 où l’un et l’autre ont appelé à la tribune de l’Assemblée nationale à censurer au nom de la «République noire» un gouvernement Villepin empêtré dans l’affaire Clearstream, les deux leaders politiques ne s’étaient plus guère revus. La réflexion engagée par l’Elysée sur la réforme des institutions les a encouragés à renouer le contact.
Lors d’une entrevue la semaine dernière au Palais Bourbon, les deux hommes ont convenu de se rencontrer demain à huis clos à l’Assemblée afin de discuter du meilleur moyen pour les forces d’opposition de peser sur le cours des événements. «Nous ne sommes ni dans la connivence, ni dans la manœuvre en vue d’hypothétiques alliances, précise François Bayrou, à l’initiative du rendez-vous. Ce n’est pas l’objet. Nous sommes les uns et les autres hors du pouvoir, et donc beaucoup plus sensibles au déséquilibre intolérable de nos institutions.» Opposants et pas nés de la dernière pluie. «S’il veut réformer la Constitution, Sarkozy a besoin d’un consensus politique et numérique», confie Bayrou à Libération.
Maigres troupes.  Calculette en main, le PS relativise l’analyse : la gauche parlementaire ne dispose pas du nombre de sièges suffisant pour bloquer les ambitions élyséennes. A eux tous, le PS, les Verts, le PCF, les radicaux et le MRC ne détiennent que 358 des 908 sièges au Congrès (Assemblée nationale et Sénat). En d’autres termes, il s’en faut de cinq voix pour que la gauche puisse aligner les deux cinquièmes des suffrages qui font veto. Du coup, malgré de maigres troupes, le Modem peut rêver de jouer les arbitres entre la gauche et la majorité présidentielle. «Sauf débauchages individuels qui seraient mal perçus s’agissant d’une réforme constitutionnelle, Nicolas Sarkozy a besoin des voix des uns ou des autres, admet le député des Pyrénées-Atlantiques. Pour ma part je ne trouve pas intéressant d’aller négocier par en dessous. Mieux vaut discuter ouvertement et poser des problèmes de fond.»
Demain, Hollande et Bayrou vont donc confronter leur point de vue sur deux grands thèmes : le pluralisme et la séparation des pouvoirs.
Excès.  Le premier sujet est le plus consensuel : au nom de la représentativité de la Nation, le PS comme le Modem, sont favorables à la révision du mode d’élection des sénateurs et à l’introduction d’une dose de proportionnelle aux législatives pour corriger les excès du scrutin majoritaire.
Une suggestion qui se heurte à la farouche opposition de plusieurs ténors de l’UMP, dont le président de l’Assemblée, Bernard Accoyer. Entre PS et Modem, la nécessité de renforcer l’indépendance de la justice et le pouvoir du Parlement (via la maîtrise de son ordre du jour) ne font pas non plus débat.
Ce n’est en revanche pas le cas d’une modification constitutionnelle à laquelle tient Sarkozy : la possibilité pour le chef de l’Etat de venir s’adresser directement aux députés dans l’hémicycle. Hollande, qui est reçu aujourd’hui par la commission Balladur, est violemment contre. Pas Bayrou : «Je n’en fais pas une question de principe», admet-il.

20/09/2007

Petite chronique strasbourgeoise, par Daniel RIOT

Roland Ries prisonnier d’un PS où l’unité de façade n’efface ni le dogmatisme ni le sectarisme ?

Les socialistes strasbourgeois réussiront-ils à convaincre les « personnalités civiles » sollicitées et annoncées comme des « surprises » par Ries d’enrichir leur liste très partisane pour le législatives? Peut-être, mais je connais quelques « bonnes volontés » sollicitées rendues très réticentes non par la personnalité de la tête de liste, mais par …les « obligés PS » de cette liste.

Sur le plan national, dans ce  PS disqualifié, les bornes des zizanies sont largement dépassées, dans une ambiance (faussement) évangélique où l’on oublie la « charité chrétienne » pour sombrer dans une atmosphère de guerre des religions, entre l’ancienne pensionnaire de N-D d’Epinal toujours habitée par ses fantasmes d’adolescence de la pucelle de Saint-Rémy et le bon pasteur protestant qui s’en prend à la « pécheresse » sans mettre d’huile sainte dans son encre au venin…

Fantastique,le nouveau genre littéraire mis à la mode par le PS : « les livres ne sont pas faits pour être lus mais pour être balancés à la tête des camarades »…

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Sur le plan local, l’unité de façade est celle d’un crépi déjà fissuré qui risque de mal passé l’hiver. Pire : les confidences faites par  Mathieu Cahn, le premier secrétaire du Ps Bas-Rhin, à Claude Keiflin, sont chargées d’une telle arrogance et porteuse d’un tel dogmatisme que des esprits intelligents et libres peuvent se poser des questions… Ries, oui, bien sûr. Le PS, pas sûr… Cahn a-t-il lu le livre de Roland sur la gauche et l'Alsace? Si oui, il devrait réapprendre à lire.

Pour les personnalités de la "société civile", servir de faire valoir à une armée  désarmante nécessite une âme de galérien et un esprit de sacrifice plutôt rares surtout chez des gens qui n'ont pas besoin du PS pour s’épanouir dans de vrais pôles d’excellence ou  vivre d’une manière plus conforme à leur souci éthique.

Paroles d’apparatchik…

Quel était le but de Mathieu Cahn, tel qu’on peut en juger à travers l’article de Claude Keifkin ? Que c’est « l’appareil » qu’il dirige qui détient les clefs. Il se fait sûr de lui, cet « apparatchik » local.  Il se fait même arrogant, comme semblent se croire obligés  d’être les boutiquiers locaux de la plupart des partis…

A  l’intérieur, « au pas », camarades ! « La liste des 65 noms sera concoctée par une commission électorale composée de Cahn, Ries et des dix secrétaires de section, avant d'être soumise à l'approbation des militants fin novembre (ils devront voter oui ou non, sans possibilité de panachage) » Repos !

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Yan Wehrling

Les Verts, ces supplétifs…

Vis-à-vis des autres partis, même force de caractère (fermé). Et même fermeté(sectaire) !

>>>>« Il n'y aura pas de discussions sur une liste unique avec les Verts ». Comme il n’y a pas eu de chance laissée à Yan Wehrling, le porte-parole des Verts aux dernières législatives ! Pourtant, il aurait eu une bonne chance, le brillant Yan dans cette circonscription où le (faux) centre s’est disqualifié plutôt deux fois qu’une… D’ailleurs, le PS n’a pas « l’intention  de sous-traiter l'écologie aux Verts ». A bon entendeur, salut. Et les écolos ne mériteront considération que s’ils peuvent utilement servir de force d’appoint…éventuellement. « On préparera peut-être avec eux les conditions d'une éventuelle fusion  entre les deux tours, en bonne harmonie », dit Mathieu Cahn (à Keiflin). Mais si la liste Ries est en situation de l'emporter seule, elle ne fera pas d'alliance. ». Cela a le mérite de  la clarté. Le parti de la rose (est-ce encore vrai ?) n’aime le vert que s’il s’en sert.

>>> Face au MoDem, Mathieu Cahn se prend pour un expert en stratégie et un donneur d’ordre.  « On verra au soir du premier tour », dit Mathieu Cahn. Mais pour qu'il y ait possibilité d'alliance, le MoDem devra remplir certaines conditions : accepter le cadre du rassemblement de la gauche et un projet conforme aux valeurs du PS. Il devra s'inscrire clairement dans l'opposition à Nicolas Sarkozy et à l'UMP. La balle est dans le camp du MoDem, « nous ne pourrons pas, dit Mathieu Cahn, accepter des accords à géométrie variable », avec Ries à Strasbourg et Juppé à Bordeaux, par exemple ». Que c’est beau tout cela.

Et Lyon, on n’en parle pas, Monsieur Cahn ? Et Paris, vous savez ce qui s’y prépare ? Et le MoDem, vous connaissez les éventuelles conditions qu’il pourrait poser non à une alliance mais à un éventuel « partenariat » (la formule est de Marielle de Sarnez) ou à un hypothétique « contrat »?

C’est gentil à vous, monsieur Cahn,   de jouer ainsi avec les autres pour tenter de tenir les vôtres… C’est moins gentil, en revanche, c’est même vilain  de faire croire n’importe quoi : Qui peuvent bien être ces « certains adhérents du MoDem qui ont fait des appels du pieds au PS » ? Jean-Claude Petitdemange, peut-être ? Je rigole, bien sûr… Parce qu’il faut bien sourire, même quand on lit des déclarations qui n’ont rien de drôle, faites par les concierges de fédération qui n’excellent  que dans le comique involontaire.

La clarté du « centre central »

Après cet article, le groupe municipal de l’Udf-Modem dirigé par Chantal Cutajar a publié une petite mise au point (sur les « i », titrent les DNA) pour préciser quelques évidences : « A ce jour il n'y a eu aucune négociation avec le Parti Socialiste 67, ni avec aucun autre parti. »(…) « Conformément aux prises de position de François Bayrou, le MoDem présentera une liste indépendante aux élections municipales de Strasbourg. Si discussion il doit y avoir au deuxième tour, elles se feront sur la base d'un projet pour Strasbourg et non en fonction de la vision partisane d'un seul parti. »

Mathieu Cahn doit faire sourire le « tandem ». Il fait autant son jeu que les « centreux » de l’UDF qui refusent le MoDem et qui sont joyeusement téléguidés par Fabienne Keller qui a eu au moins le mérite de trahir l’UDF (qui l’avait investie tête de liste) avec clarté en rejoignant carrément, ouvertement et ostensiblement l’UMP.

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Pierre Henninger

Quand le PS n’est plus « républicain »…

Mais le sectarisme et le dogmatisme pathologique du PS ne s’arrêtent pas là. Les « camarades » ont réussi à faire signer à Catherine Traumann (qui connaît pourtant la Constitution et la loi, dans sa lettre et son esprit) une admonestation  à Pierre Henninger et à Yveline Moeglen  « au nom de la cohérence et de l’éthique politiques »(sic). Pierre et Yveline, on le sait, ont quitté en toute clarté le PS pour adhérer au moDem pour ester fidèles à leurs convictions et à leurs conceptions de l'engagement politique.

« Abandonnez vos mandats d’élu municipal et vos délégation à la CUS ! » Amis démocrates et républicains, bonjour : la légitimé en notre République selon l’ancienne ministre de la culture ne vient donc pas du suffrage universel mais des cooptations, des désignations, des nominations du Parti. Une démocratie, la France ? Non : Une partitocratie selon le PS strasbourgeois….

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Catherine Trautmann

Je connais (et j’apprécie)  trop Catherine pour l’imaginer pondre elle-même cette double missive. Les « gardiens du révolutionnarisme »  de ce PS toujours prisonnier des us et coutumes archaïques de son histoire (le Congrès de Tour à l’envers est loin d’être fait !)  ont dû la contraindre à signer ces « arrêts », ces « oukases », ces « décrets » (sans valeur et dépourvus de sens mais chargés de signification) en tant que « Présidente du groupe des Elus socialiste et Républicains ». « Socialistes », je veux bien. On s’interroge d’ailleurs sur le sens exact de ce mot en France, aujourd’hui. « Républicains », en l’occurrence,  c’est autre chose…

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Yveline Moeglen

Je ne doute pas que Pierre Henninger et Yveline Moeglen sauront  répondre avec sobriété mais clarté à ces injonctions… Des injonctions tout de même très  surprenantes et décevantes sous la signature de Catherine Traumann, même si l’on  sait que la gratitude n’est pas une qualité que les mœurs politiques favorisent.

Entre les « sortants » et les « revenants » : les « innovants »

Strasbourg, à six mois des municipales, se trouve tout de même dans une situation qui n’a rien de drôle… A droite, une UMP qui pourrait être bonne sans le Tandem qui a trop démontré son incapacité à animer une bonne gouvernance et son pouvoir d’affadissement du rayonnement de la ville. A gauche, une « tête »  qui aurait toutes les qualités requises pour installer une bonne gouvernance susceptible de relever les défis en cette ville en début de siècle sans le poids (la pesanteur) de son parti.

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Chantal Cutajar et François  Bayrou

Et au centre ? « Le Modem un mélange explosif », comme écrit la rédaction locale des DNA ? Mais non ! Juste une épreuve de force, sérieuse mais indispensable, entre celles et ceux qui suivent Bayrou en allant de l’avant (et en travaillant sérieusement, sur des programmes sérieux) et ceux qui voudraient entrer dans l’avenir à reculons (en bavassant). Entre ceux veulent perpétuer les traditions politiciennes version « canal historique » du marais et ceux qui ont compris, avec Chantal Cutajar,  que le MoDem ne vaut que s’il s’accompagne d’une vraie révolution culturelle. J’y reviendrai. Ce ne sont pas les occasions qui vont manquer.

En attendant, je comprends que la droite et la gauche se liguent pour taper sur le « centre central » que peut constituer le « Mouvement démocrate » ... Une alliance objective des « sortants » et des « revenants » contre les « innovants », quoi de plus logique ? Car c’est au « centre central », chez les « Démocrates »,  que tout se jouera. Or, pour l’heure,  rien n’est joué. Heureusement d’ailleurs :à quoi servirait une campagne électorale ?

Daniel RIOT

Cet article a été repris par AGORAVOX:Participez au forum >>>>>>>>

16/09/2007

Réforme des institutions: Bayrou propose une rencontre à Hollande

Le fondateur du MoDem François Bayrou a proposé dimanche une rencontre au Premier secrétaire du PS François Hollande et aux présidents des groupes "minoritaires" à l'Assemblée et au Sénat pour évoquer avec eux la future réforme des institutions.

Cette réforme voulue par Nicolas Sarkozy est actuellement en cours de discussion devant la commission Balladur. Pour être adoptée, elle devra être approuvée par les trois cinquièmes des députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles, probablement fin janvier. Or, l'UMP et son allié du Nouveau centre ne peuvent pas atteindre ce seuil sans l'appoint des parlementaires du PS ou du MoDem.

"La majorité ne peut pas faire adopter cette réforme seule. Elle a besoin ou des voix du PS ou des nôtres, même si nous sommes moins nombreux", a constaté M. Bayrou lors de son discours de clôture du premier Forum des démocrates à Seignosse (Landes).

François Bayrou a donc proposé "une rencontre à François Hollande et aux présidents des groupes minoritaires à l'Assemblée nationale et au Sénat" pour peser sur ce vote et sur le contenu de la réforme. "C'est un des rares cas où le pouvoir et la majorité ne peuvent pas tout" et "cela nous crée des devoirs", a-t-il fait valoir. Il faut "faire sortir la République de l'absolutisme et la faire rentrer dans l'ère nouvelle d'une authentique démocratie", a-t-il défendu

23/06/2007

L'Union européenne remise sur rails

Le billet de Chantal CUTAJAR

Ouf! L'essentiel est sauvé. On pouvait s’attendre à mieux…Mais on pouvait surtout craindre de pires conclusions.  L'Union européenne peut recouvrer son élan.

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Bien sûr, comme tous les démocrates soucieux de logique, j'aurais préféré que le nouveau traité  qui remplacera le projet de texte instituant Constitution soit approuvé, en France, par l'outil du referendum.

Bien sûr, je regrette que les symboles, si essentiels, soient sacrifiés sur l'autel du pragmatisme britannique.

Evidemment, je regrette devoir attendre 2014 (si tout va comme prévu) pour que le mode de décision décidé dans le traité de Nice entre en vigueur.

Mais, comme François Bayrou, je salue les efforts déployés par Sarkozy. La Charte est maintenue (sauf pour les Anglais). Des voies nouvelles peuvent s'ouvrir notamment dans des secteurs que je considère comme essentiels, l'Europe politique de la justice notamment pour laquelle je continue à me battre, au nom du réalisme.

Je constate que Sarkozy a suivi les conseils de François Bayrou qui l'incitait, lors de son audience à l'Elysée (dont les médias ont si peu parlé) à prendre en compte la position de la Pologne, même si les maîtres de Varsovie sont porteurs d'une idéologie et des réflexes que je désapprouve.

Et je désapprouve les réactions réductrices du PS: L'Europe est l'un de ces sujets où les clivages droite-gauche sont vraiment dépassés! Et à propos desquels les positions partisanes et politiciennes sont inadmissibles. Hollande est bien mal placé pour donner des leçons d'Europe, alors que ce sont les NON d'une partie du PS qui ont cassé le processus constitutionnel...Ce n'est pas le mensonger "plan B" de Fabius, Chevènement et autres qui nous ont permis de  sauver les meubles et de préserver l'avenir.

Attendons la suite. la CIG et ...les ratifications. Et continuons à agir, chacun à sa place, pour un renforcement de l'unité européenne! "Une heureuse journée pour l'Europe" a dit Mme Merkel. Merci à elle. Au passage, la Chancelière confirme que des grandes coalitions formées dans la clarté ont bien des vertus en cette époque où les problèmes complexes exigent autre chose que des solutions...simples!

Chantal Cutajar  

LIRE L'ANALYSE DE DANIEL RIOT: "Du pire évité, le meilleur se compose" >>>>>>> 

 

 

 

15/06/2007

Chantal Cutajar, présente même absente!

La Petite Chronique strasbourgeoise de Daniel RIOT

 « Alors, elles iront où, les voix de Chantal Cutajar ? »…  Je ne peux pas mettre un pied en ville sans que l’on me pose la question. Et mon téléphone sonne beaucoup en cette avant-veille d’un scrutin qui s’annonce très serré…

Je ne peux évidemment que répéter ce que Chantal, avec clarté, sans ambiguïté aucune, en parfait accord avec le cap fixé par François Bayrou, en totale harmonie avec la ligne d’Indépendance et de liberté du Modem, a dit et redit : « Les voix qui se sont portées sur la candidate du MoDem au premier tour iront  où les électeurs voudront. A celui ou à celle qui saura les conquérir ». Chantal s’en est tenue à un appel : « Votez    en conscience ». Ce qui est le propre d’un acte électoral digne de ce nom.

On le sait : Chantal  a souhaité organiser un débat à trois avec les deux finalistes pour éclairer davantage ses propres électeurs. L’un a refusé. L’autre n’a même pas eu la politesse de répondre et,  pressée de questions pertinentes sur le plateau de France 3 Alsace, a confirmé la très haute idée (hautaine) qu’elle se fait de la démocratie, de la représentation du peuple : le respect des urnes servant d’alibi au non respect des électeurs, c’est une pratique bien connue depuis longtemps un peu partout et depuis 2001 à « Sarkoville-am-Rhein », comme dit un confrère local plein d’humour. La banalisation méprisante de l’initiative de Chantal Cutajar sur « Les conférences de citoyens » (toujours sur France 3 par la candidate UMP) relève du même état d’esprit.

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14/06/2007

Une nouvelle lettre d'Armand JUNG

Madame,

Je regrette, comme vous, qu'un débat public et contradictoire entre les deux candidats encore en lice pour le 2ème tour des élections législatives et vous-même ne puisse se dérouler, faute de réponse de la candidate UMP.

Je vous réitère mon accord pour un tel débat.

Vous souhaitez réunir à Strasbourg des Conférences de Citoyens pour analyser les projets et les propositions de lois qui seront examinés à l'Assemblée nationale. Je m'engage à participer à ces rencontres, de manière contradictoire. Sur la base des documents préparatoires dont disposent les Députés à l'Assemblée nationale, je rendrai compte, non seulement de mon action, mais également de mes différents votes, après en avoir préalablement débattu avec vous, comme avec tous les Strasbourgeois qui le souhaiteraient.

A ma connaissance, les travaux de l'Assemblée nationale débuteront le 26 juin prochain et devraient durer jusqu'au 10 août. Je vous propose, d'ores et déjà, de fixer un calendrier de travail.

Dans cette attente, je vous prie d'agréer, Madame, l'expression de mes salutations les meilleures.

Armand JUNG

12/06/2007

Armand Jung accepte l’invitation de Chantal Cutajar

(Communiqué de presse) 

Chantal Cutajar (UDF-MoDem) se félicite de la réponse donnée par Armand Jung à sa proposition d’un débat à trois pour éclairer les électeurs qui lui ont fait confiance au premier tour des élections législatives. Elle attend la réponse de Frédérique Loutrel pour donner suite à sa proposition . « J'ai bien pris connaissance de votre courriel du 11 juin 2007 par lequel vous proposez l'organisation d'un débat public contradictoire associant les deux candidats encore en lice pour le 2ème tour des élections législatives et vous-même. J'ai bien compris le sens de cette démarche qui vous honore. C'est bien volontiers que je vous donne mon accord pour un tel débat public. J'ai déjà informé différents médias de ma position », écrit Armand JUNG.

06/06/2007

Les Statistiques qui trompent: De l'impérative nécessité d'une force parlementaire vigilante et sans oeillères. Le bilan désastreux des opposants "sortants " du PS explique le gommage du mauvais bilan de la majorité sortante!

UMP et PS: De la "publicité mensongère" en politique...

Sur le carnet de campagne de Daniel RIOT

 " Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les sacrés mensonges et les statistiques."
  (Mark Twain)
" Les avantages du mensonge sont d'un moment, et ceux de la vérité sont éternels ; mais les suites fâcheuses de la vérité, quand elle en a, passent vite, et celles du mensonge ne finissent qu'avec lui".
  (Denis Diderot)
 
 

Pierre LARROUTUROU, délégué national à l’Europe du PS et porte-parole d’Urgence sociale , et Eric HALPHEN, président du comité de parrainage d'ANTICOR ,  publient aujourd’hui dans Libération un article documenté qui, à leurs yeux, démontre que François Fillon et son gouvernement « mentent sur le bilan de l’UMP » en matière de réformes des retraites, de création d’emploi et sur la réalité du projet social annoncé.

« Dans ce livre publié en octobre dernier, François Fillon affirme avec force une exigence de vérité comme préalable à toute réforme conséquente de notre système social. Comme beaucoup, nous partageons ce goût de la vérité », écrivent-ils.

medium_fillon_livre.jpgA condition qu'on lui dise....

« Il y a quelques jours, le parquet a requis une amende de 4,8 millions d’euros contre Carrefour pour publicité mensongère. Il y a quelques jours, la Direction de la concurrence a décidé d’attaquer Sofinco en justice pour publicité mensongère. Faut-il sanctionner les publicités mensongères quand elles concernent des pizzas surgelées ou des produits financiers, mais laisser toujours impunis les politiques qui profèrent des mensonges de plus en plus grossiers? »

Bonne question…

Ils poursuivent : « L’article L.97du code électoral punit d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 15 000 euros «ceux qui, à l’aide de fausses nouvelles ou autres manoeuvres frauduleuses, auront surpris ou détourné des suffrages». C’est bien ce que tente de faire François Fillon quand il ment sur les chiffres du chômage, quand il ment sur la réforme des retraites et quand il promet le plein emploi à plein-temps d’ici cinq ans.

Le parquet de Paris vient d’être saisi d’une demande de poursuite de M. Fillon pour diffusion de fausses nouvelles en période électorale. Nous invitons tous les citoyens qui aspirent à plus de vérité dans le débat public à faire de même dans leur département. Si, ici ou là, l’action de la justice est trop lente, elle sera plus rapide ailleurs… Sur ce point, François Fillon a raison, la France peut supporter la vérité »

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La bouche de la Vérité, à Rome...

Le problème, c’est que ce type de « démonstration » n’a pas d’impact électoral. Et vient bien tard…La vraie fontaine de la vérité, c'est le suffrage universel. Même si le matrage médiatique nourri  plus de propagande que d'informations font oublier aux électeurs qu'une "vérité officielle n'est pas vraie,mais officielle"...

Le PS n’a pas su démonter la machine à gagner de Sarkozy. Parce que durant cinq ans son opposition a été stérile, inefficace, non construite.

>>>Je ne suis pas expert en analyses statistiques, mais je constate que les « thermomètres » de l’activité économique, financière et sociale de la France ne sont pas crédibles. Seul Bayrou l’a mis en relief en étant trop peu relayé durant sa campagne… Le PS n’a guère insisté parce que lui-même quand il était au gouvernement a triché avec bien des chiffres !

>>>Je constate aussi que le programme économique de Ségolène Royal était aussi  peu crédible en termes de chiffrages que celui que Fillon met en application.

>>>Je constate encore que si la majorité sortante, malgré son bilan plus que mauvais, va être réélue dans un fauteuil, c’est parce que le PS préoccupé par ses soucis internes, ses querelles de personnes,son vide idéologique, ses contradictions tactiques et son impuissance critique n’a pas joué son rôle…

« Publicité mensongère », chez Sarkozy et Fillon ? C’est évident. Ce n’est pas même du ressort de la justice : le mensonge en politique est un art que Leo Strauss (inspirateur des néo-conservateurs américains) a conceptualisé et érigé en vertu…

medium_mensonge_fontaine_de_la_vérité.2.jpgLa fontaine de la Vérité...

Mais « Publicité mensongère », il y a aussi au PS. "Un éléphant, çà trompe énormément", dit l'une des chansonnette de notre enfance...

Non, le parti de M. Hollande n’est pas la force d’opposition que la démocratie exige. Il n’a  été ni crédible ni efficace ces cinq dernières années et il n’est pas crédible dans ses exhortations actuelles. Il a été, selon la formule de Bayrou, « un pouvoir contre » et non un « contre pouvoir ».

Le fait que Ségolène Royal (que Sarkozy, il l’a dit!, rêve de voir en « chef de l’opposition ») appelle ses « camarades » éléphants à renoncer à leurs méthodes d’opposants « frontaux » et systématiques n’y change rien. Ce sont les méthodes de travail du PS et pas seulement la tactique de ce parti sclérosé qu’il faut changer.

Si Sarkozy a été élu, bien que « sortant », si l’UMP va connaître un succès législatif digne du livre des records en dépit du mauvais travail fait depuis cinq ans, c’est parce que le PS n’a pas travaillé du tout ces cinq dernières années. Les opposants aussi doivent être jugés sur leur bilan… Celui du PS est catastrophique.

Pourtant bien des « sortants » socialistes espèrent être réélus. Face à la déferlante bleue n’aurons-nous que l’impuissance rose ? Les enjeux de dimanche sont grands. Et cela, ce n’est pas de la « publicité mensongère »...

Daniel RIOT

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