05/06/2007
Bayrou au parisien: "la politique, c'est du fond, pas des manoeuvres"
>>> Un Etat Sarkozy? " On dirait qu'il n'y a que Srakozy dans l'Etat"
>>> Le PS? "Un pouvoir contre, et non un contre-pouvoir"
>>> Ségolène? "J'étais en désaccord avec sa politique économique et sa vision du social"
>>> Le Modem? "Un mouvement populaire, une offre politique différente"
Les Français semblent adhérer largement à la méthode et au projet Sarkozy. Est-ce cela, l’état de grâce? François Bayrou. L'état de grâce, c’est naturel et presque systématique lorsqu'un nouveau président est élu, installe son gouvernement, et que ni l'un ni l'autre ne sont encore à l'épreuve des réalités.
Il a commencé pourtant à agir…
On en est davantage aux intentions qu’à l’action. Mais je tiens à dire qu’il est des orientations que j’approuve : par exemple, s’il parvient à la mener à bien, l'idée d'un traité européen simplifié, court, compréhensible. J'approuve aussi la concertation avec les associations écologistes, même si ce n'est encore qu'un symbole. Je suis, en revanche, très hostile à l'instauration d'une franchise pour les soins de santé, qui sera très lourde à porter pour tous ceux qui ont du mal à joindre les deux bouts et qui ne permettra pas de combler le trou de la sécu. Et je suis vraiment inquiet de la décision de laisser filer le déficit en l’augmentant brutalement de plusieurs milliards d’euros, pour permettre des avantages fiscaux à des personnes déjà favorisées. On va ainsi encore augmenter la dette des Français. Ce n’est pas ce qu’on avait promis pendant la campagne.
Comment jugez-vous le nouveau style présidentiel?
La communication est bonne. C’est à mettre à son crédit. Mais l'idée que le Président de la République, tout seul, gouverne la France et que, sur tous les dossiers, c'est à l'Elysée que ça se passe créera un jour ou l’autre des difficultés. Nous sommes le seul pays démocratique au monde où les pouvoirs sont à ce point concentrés entre les mêmes mains. Si, en plus, toutes les décisions remontent au président, alors on aura de sacrées surprises.
Y a t il un premier Ministre tout de même?
Les ministres sont effacés et on a l’impression que Matignon est effacé lui aussi. C’est sûrement un choix, mais ce choix aura forcément des conséquences, car un État moderne ne peut pas fonctionner sans délégations, c’est-à-dire sans confiance.
Quel est, pour vous, désormais minoritaire, l'enjeu de ces législatives?
L’enjeu, c’est qu’il y ait encore en France, dans les cinq années qui viennent, du pluralisme et du débat. Nous avons besoin d'un Parlement qui représente le peuple dans sa diversité. Cela garantira qu'il existe du débat sur les sujets les plus difficiles. Or on nous annonce un Parlement dominé par un parti qui aura le monopole de la représentation des Français. Et avec, en face, un PS profondément usé. Les uns voteront toujours oui et les débats seront expédiés, sans être approfondis. En face, l’autre camp votera toujours non. Cela n’est pas sain.
Cela ressemblerait, selon vous, à l'avant 1968?
Non. La situation est très différente. Mais lorsque le Parlement est une chambre « introuvable » avec un parti tout puissant qui règne sans partage, au bout de quelques mois, le pays ne s’y retrouve pas. Alors les institutions de la démocratie ne sont plus légitimes et plus respectées.
Vous dites donc, comme le PS, qu'il y a nécessité de contre pouvoirs?
Le PS est déterminé à exercer non pas un contre pouvoir, mais un pouvoir contre. Mon idée au contraire est qu'il y ait de l'indépendance et de la liberté. Pour dire sur tel sujet : « Cela va dans le bon sens » et sur tel autre: « Attention, on se trompe ». J’en reviens à la décision de laisser filer la dette. Ce n'est pas le PS qui va la combattre cela puisque la dette et les déficits, dans sa philosophie de toujours, ce n'est pas grave. Seul un courant indépendant est capable de mettre en garde contre cette dérive, à la tribune, les yeux dans les yeux du gouvernement.
Mais comment ferez-vous si vous n'avez même pas de groupe parlementaire?
Ce sont les électeurs qui en décideront. Je livre les batailles avec l'idée que les électeurs savent ce qu’ils font. Ils ont le moyen, par leur vote, de défendre le pluralisme. Est-il imaginable qu’un mouvement politique qui a fait près de 20 % à l’élection présidentielle soit privé de sa représentation ? Est-ce juste ? Est-ce concevable ?
Diriez-vous qu'il y a un état Sarkozy?
Plus exactement, on en vient à penser qu'il n'y a plus que Sarkozy dans l'Etat !
Comment réagissez vous au départ de vos anciens amis députés?
Les ralliements ne donnent pas une haute idée de l’engagement politique. Ce qu'il y a de terrible dans ces institutions c'est qu'elles ne favorisent ni le courage ni la grandeur. Elles favorisent, au contraire, le renoncement et l'alignement. Puisque le pouvoir est absolu, tout passe fatalement par le ralliement au pouvoir. Mon idée des institutions est exactement inverse. Un pouvoir rassembleur, de vraies alliances, discutées, où personne n’a besoin de se renier, et où un contrat est passé qui permet de travailler ensemble.
Les Français n'ont pas eu depuis longtemps un moral aussi élevé. Cela ne vous trouble t il pas?
Tant mieux ! Comme cela arrive souvent, les élections ont eu un effet euphorisant. On a l’impression que les problèmes ont disparu. Mais ce n’est pas le cas. La réalité se chargera assez tôt de nous le rappeler.
L'UMP exclut de vous faire le moindre cadeau aux législatives…
Je ne recherche pas les cadeaux. Simplement, il est anormal qu'un courant politique qui a réuni 7 millions de Français à la présidentielle soit menacé d'être écarté de la représentation nationale. Vous verrez que de telles injustices rendront inéluctable un changement en profondeur de nos institutions.
Sans élus, le Modem que vous venez de créer ne serait-il pas un mouvement populiste?
Non, un mouvement populaire, avec de nombreux élus locaux. 78000 demandes d'adhésions spontanées nous sont parvenues en 3 semaines, sans aucune campagne. Chacun fixe son niveau de cotisation en fonction de ses possibilités : 5 euros si l'on est au RMI. Cotisation libre à partir de 20 euros autrement. C'est un très grand courant, jeune, actif, habitué à Internet. C’est révélateur du besoin en France d'une offre politique différente. Tout le monde voit bien que le PS avec son archaïsme, est devant son heure de vérité et que l'UMP n'est pas une vision de la société mais la courroie de transmission du pouvoir.
Envisagez-vous des accords avec la gauche?
Au soir du 1er tour, nous verrons quels moyens nous avons de défendre le pluralisme. Mon idée est de faire naître une génération nouvelle qui va s'ancrer sur le terrain à partir des législatives et aux municipales s'enracinera. On verra sous quelle forme et de quelle manière.
Ségolène Royal vient de dire que vous n'avez pas été, à la présidentielle, au bout de votre logique en ne devenant pas son Premier ministre?
Je n’approuvais pas son programme économique. Je ne croyais pas à sa vision du social, assisté par l’État. Comment aurais-je pu la rallier ? Pour moi, la politique c’est du fond, pas des manœuvres.
15:40 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, modem, politique, legislative, sarkozy, Royal
02/06/2007
La droite dans STRASBOURG 1: Une primaire triangulaire ou Sarkozy sur trois affiches...
Le carnet de campagne de Daniel RIOT : Le «renouvellement politique » n'est que du bluff... sauf au MoDem où nécessité (positive) fait (excellente) loi.
Parité: De la poudre aux yeux
Mettons le MoDem à part : nécessité (positive) fait Loi (positive). En l’occurrence, c’est bien. Excellent même : 501 nouveaux candidats, dont des jeunes, des femmes, des représentants de la société civile et de ce que l’on appelle les minorités « visibles ». Mais dans les autres partis… L’UMP, qui ne respecte en rien la parité (elle a les moyens de payer les amendes !), refuse de publier des statistiques. Conformisme, conservatisme et gérontocratie… Le PS qui ne cesse de parler de renouvellement affiche 55 « nouveaux » sur …535 ! De qui se moque-t-on ?

"Le renouveau mis en avant par les partis, c'est de la poudre aux yeux", tranche le politologue Dominique Reynié, professeur des universités à l'Institut d'études politiques de Paris, pour qui l'avancée dans le domaine de la diversité est "homéopathique". Parmi les 7 639 candidats, on compte 3 177 femmes, soit 41,6 %, un taux en augmentation de 2,7 points par rapport à 2002. Insuffisant, selon Dominique Reynié : « L'Assemblée nationale ne comptera pas plus de femmes qu'en 1946-1947 ! »
Pour cause : les candidats du renouveau sont présentés dans des circonscriptions difficilement gagnables, voire perdues d'avance. « Les partis restent des organisations conservatrices et ne peuvent s'empêcher de préserver les intérêts des sortants », estime Dominique Reynié. « Le problème, c'est qu'être élu est un métier à risque, ce qui favorise les candidatures de retraités et de fonctionnaires, déplore. C'est aussi pour cela que l'ouverture des partis à la société civile, hors fonctionnaires, reste très limitée. »

Pour faire avancer les choses, plus que sur la bonne volonté relative des partis, il faudrait compter sur des réformes institutionnelles, souligne le politologue. Il plaide pour "un statut de l'élu", qui offrirait par exemple une assurance sociale et un système de reconversion aux élus limités à deux mandats. Tiens, tiens : c’est ce que proposait Bayrou…
Les assemblées élues à la proportionnelle (élections régionales ou européennes), sont de loin les plus féminisées, souligne aussi M. Reynié. Outre le non-cumul des mandats, appliqué de façon très inégale par les politiques, il défend enfin l'importance de la "rotation des charges électives", qui limite le nombre de mandats dans le temps. Tiens, tiens, c’est ce que proposait Bayrou…

Un peu gonflée, Ségolène…
Ah ! Si François Bayrou avait répondu à ses appels entre les deux tours de la présidentielle... Le Monde écrit :"Il aurait dû fusionner, il aurait eu Matignon, affirme Mme Royal en petit comité. Je ne sais pas comment le PS aurait réagi mais l'opinion aurait suivi, les Français auraient adhéré, c'est la rénovation qu'ils voulaient... A un moment, l'histoire passe, il faut la capter. Il a manqué d'audace."
Comme si l’engagement de Bayrou pouvait se résumer à l’horizon Matignon. Comme si le poste de premier ministre ne lui avait pas été proposé (entre autres ministères importants. Comme si l’on pouvait oublier les attaques injustes et inféodées dont Bayrou avait été victime de la part de Ségo avant le premier tour. Comme si les enjeux politiques se résumaient à ce type de calculs… Drôle de conception de la refondation du PS et de la rénovation de la politique !
Depuis le 6 mai, l'ancien candidat centriste n'a plus donné signe de vie, regrette-elle. Et alors ? Vous voulez son portable, Madame ? Bayrou ne passe pas d’une soumission à l’autre : Le Centre, c’est le Centre ! Il faut le savoir à gauche, comme à droite. Mais, à l'avenir, rien n'est exclu , précise Le Monde, puisque Mme Royal revendique un PS ouvert, "sans frontière". "Localement", avec le MoDem, "il va se passer des choses pour les municipales", pronostique l'ex-candidate et future patrone du PS

Cette ouverture-là fera partie du travail de rénovation auquel devront s'atteler les socialistes après les législatives avec, chez Mme Royal, le dessein de recourir de nouveau à la méthode des débats participatifs. Dans ce cadre, elle compte réfléchir sur le succès du slogan de Nicolas Sarkozy "travailler plus pour gagner plus" comparé à la recette "traditionnelle" de l'augmentation du Smic à 1 500 euros. Il est temps ! Elle devrait (enfin) lire le projet de… Bayrou !
Le refuge des amateurs de rata: Les niches du PSLE
Finalement Morin, le Ministre de l’attaque contre Bayrou et son « armée orange » a bien fait de créer le PSLE, « Nouveau Centre »... d’accueil des opportunistes et des invertébrés du Marais, des amateurs de soupe (ou plutôt de rata), des orphelins de l’idéalisme, des gloutons de pouvoir et des honneurs…Ils peuvent y entrer en gardant leurs godillods aux pieds...

Au-delà des machines à réélections d’une poignée de notables du centrisme borgne, le PSLE offre un abri pour les bisés du grand écart, les schizophrènes de l’engagement politichien qui dans nos belles provinces et nos villes voudraient être plus « umpiste » que l’UMP tout en se recommandant du centrisme, plus sarkozyste que Sarkozy tout en restant fidèles aux idéaux du christianisme social, aux principes de subsidiarité et aux messages européens de Robert Schuman.
Exclus de l’UDF-MoDem, ils trouvent dans le PSLE (Parti social libéral européen, un nom qui sonne comme une partie de la droite extrême italienne) la niche qui leur manquait. Cela favorise les clarifications. Même si "on" triche encore avec des étiquettes usurpées, histoire de tenter de prendre les électeurs pour des gogos. Quel sens du respect de l'électeur chez ces usurpateurs! Je le vois sur Strasbourg : un microcosme qui mérite une étude de politologie sérieuse…
L’élan Sarkozy à tous les niveaux…L'immobilisme en mouvement
Oh ! Ils l’aiment Sarkozy ! Et ils s’en inspirent dans leur campagne ! Dynamisme, volontarisme et culture intensive d’une communication efficace ! Décomplexés, les champions du Superchampion d’une France qui hésite encore entre une nouvelle Monarchie de Juillet, un Second Empire (bis) et une République bananière d’un type russo-texan futuriste…

A Strasbourg, Yves BUR n’hésite pas à mettre en relief un slogan qui fait mouche : « Mettre la France en mouvement » (dna de ce matin) . Le seul problème, c’est qu’il en est à sa quatrième campagne. Qu’a-t-il fait pendant ses mandats précédents ? Il a plongé la France dans l’immobilisme ? C’est cela le miracle Sarko : le pompier sait faire oublier qu’il fut pyromane…
Des primaires triangulaires à droite à Strasbourg I
Puisque je parle de Strasbourg, les admirateurs de Sarkozy dans la première circonscription, ont une chance fantastique. Ils ont, au premier tour des Législatives, le choix entre trois candidats… Qui disait que Sarkozy faisait des rêves de parti unique ? Qui disait que le même Sarkozy avait repris à son compte le thème du « rassemblement » De très mauvaises langues.
Je résume pour les non initiés sans entrer dans les détails villageois…
>>>Le consultant zig-zag et mégalo-gentil
Première affiche:Un consultant (international, bien sûr !) qui a crée son propre parti pour la circonstance... et l'avenir. Pas mégalo du tout, ce déjà vieux jeune homme… Ou plutôt un mégalo gentil. Qui sait donner de la voix saans ouvrir ses oreilles. "Schaff n’a", selon un de ses amis, "qu’un problème dans cette campagne : ne pas dépasser les budgets autorisés"… La faim justifie les moyens, non? Et on ne va pas critiquer ceux qui en travaillant plus dépensent plus. Ce n'est pas dans l'air du temps. De ce temps où Guizot hante les palais présidentiels. "Enrichissez-vous!"

C’est le candidat zig-zag : il a frappé à la porte de Sarko, puis de Bayrou avant de re-sonner chez Sarko. Ses références locales ? Il a été conseiller d’un ancien maire fort respecté, Marcel Rudloff, qui a perdu les municipales parce qu’il… était mal conseillé ! C’est prometteur, non, pour cet expert en consulting aux références impressionnantes ?
>>> « La Grande Dame Hermès »
Deuxième tête d'affiche: Une Grande Dame, vice-présidente du Conseil régional, qui fait du social comme on aimait en faire à l’époque des dames patronnesses. Quand Daumier moquait les riches généreux sur leurs blacons...

Moi, je l’aime bien, cette femme de classe: Elle a un coté mère poule de l'époque des crinolines rassurant. Je l’estime beaucoup parce qu’elle a du caractère, la Dame. Et parce qu’elle mérite mieux que le mépris dans lequel ses (faux) « amis » qui dirigent la municipalité... Ils l’appellent la « Candidate Hermès » ou « Miss Chanel », « CocoCaldé », comme si le textile et la parfumerie de luxe n’étaient pas une richesse et une fierté nationales! Ou encore la "Bourge aux dents longues". Ce qui est tout simplement stupide. Dormez, madame. Et rêvez... Ce sont eux qu'aujourd'hui Daumier croquerait...

Je l’aime bien surtout (c’est sans doute mon coté Zorro!) parce que cette Dame est victime d’une injustice de parti : elle a été exclue de l’UMP après avoir été encouragée à juste titre à se présenter par de nombreuses personnalités UMP dont Adrien Zeller. Mais le « Tandem UMP » qui veut que les vélos grillent les feux rouges dans la Ville a toujours craint sa forte personnalité. Il lui a préféré la filleule de Madame la maire, un "membre de notre exécutif qui a toujours été loyale", dit Robert Grossmann. C’est beau l’esprit de famille, non ? Il est des moments et des lieux où il vaut mieux regarder le ciel...

>>> La filleule docile
La troisième affiche, qui se voit en tout en haut, c’est cette filleule, précisément. Avec elle, le « tandem UMP » peut devenir un tricycle….Elle a déjà, sur un plateau de télévision, les sourires amusés et blasés de ceux qui (la fonction ne créant pas toujours l’organe) se protègent par une arrogance teintée de mépris pour celles et ceux qui osent la contredire (ou plutôt être en désaccord avec les fiches soigneusement apprises par cœur qu’elle récite d'une manière appliquée ). C’est dommage. Elle aurait été mieux , à meilleure école, sans doute.

Mais, elle se voit déjà gagnante, dans le sillage de Sarko, cette femme qui pourrait être si charmante : la vague bleue la porte. Elle en est sûre. D’ailleurs, elle doit adorer l’écume… Et elle se dépense, avec sa marraine, la machine UMP, les jeunes sarkolâtres de l'UPS, les "convoqués d'office", les réquisitionnés, les exclus de l’udf, les ambitieux en quête d'éligibilté aux prochaines municipales... C'est de la grande distribution: tracts en masse, promesses à la pelle, bonbons (dans les maisons de retraite) et sourires magnétiques…

La vague la portera, c'est sûr … ou l'emportera, la noiera ! Le surf, c’est risqué. Surtout quand les requins ne sont pas loin... Surtout pour les non « décomplexés » : cette UMP, comme tant d’autres en cette belle Alsace, se recommande du centrisme, non de la droite… La publicité mensongère, cela existe en politique? Quand la gêne reste plus forte que le cynisme...
Le handicap de la femme lisse : Le « tandem UMP »
Elle a un petit handicap, cette jeune femme bien lisse : elle n’a guère l’étoffe d’une députée.Y compris de l'avis de quelques uns de ses "soutiens". Mais, si on la compare aux autres sortants de l’UMP dans la Ville, ce n’est pas grave : André Schneider la guidera… Il adore jouer les tuteurs de jeunes femmes, cet ancien proviseur sympathique et bon vivant qui tient son fief, comme il tenait sa cour de récréation.

Cette jeune femme lisse a un autre handicap un peu plus pesant, mais c’est un crime de lèse-majesté de le dire : Le « tandem UMP » qui la pousse, la tire, la soutient, n’a pas l’art de se faire beaucoup aimer dans cette Ville qui, comme dit l’ancien conseiller Zig-Zag de Rudloff, « mérite vraiment mieux et doit regarder au-delà de Schiltigheim » (la ville voisine qui n’est pas mise en bière malgré la crise des brasseries). Bref, pour elle, le "Tandem UMP ", c’est tout :le meilleur (en terme de promotion) et le pire (en termes de valorisation). Quelle communication complexe....
Mais son programme est très fort : "Je veux donner une majorité au président Sarkozy ". Comme s’il n’était pas sûr de l’avoir… Tout est dit. Cela ne doit pas être très drôle de quémander des « votes utiles" en jouant d’avance les inutilités pour les cinq ans qui viennent. En matière d'émancipation politique, il nous reste des efforts à faire, en dépit des progrès accomplis depuis Daumier...

Le « vote utile et efficace » : MoDem
Je sais : on va me dire que j’écris cela parce que je soutiens personnellement (avec force, conviction et clarté) la SEULE candidate du Centre dans cette circonscription. (Comme je soutiens, entre autres, la fantastique mais trop méconnu Bornia Tarall et son suppléant Marc Merger dans le secteur de Schneider, ou la jeune Anne Meunier dans le fief de Bur)….
Oui, c’est vrai. Et alors ? Cela ne m’empêche pas de faire des remarques pertinentes,, dictées par des constats de réalité. Et ce que je dis n’engage que moi. "Arrête ton délire" vont me redire mes amis de droite (j'en ai encore quelques uns; à gauche aussi, d'ailleurs)
Si méchanceté légère, il peut y avoir, elle n’est que très homéopathique… si on la compare aux attaques sournoises, perfides, acrimonieuses, haineuses, diffamantes, infamantes et mensongères que subit depuis des années (ce matin encore dans les dna de la part d’un élu municipal qui rêvait d’être candidat !) Chantal Cutajar, la candidate de l’UDF-MoDem dans la « UNE »…

D’ailleurs, je ne suis méchant envers personne : que celles et ceux qui se sentent offensés daignent me croire. Je crois seulement aux vertus de l’ironie justifiée. L’humour acide est un révélateur. Et la politique n’est pas toujours tragique… Heureusement !
Je voulais juste mettre en relief la chance des électeurs sarkozystes de la première circonscription …
Ce n’est pas partout qu’ils sont trois à faire ainsi la même offre pour la même demande. C’est une situation d’intérêt national.
Il est vrai que l’emballage du produit n’est pas le même chez les trois : les rêves mégalos et impossibles sur papier glacé chez le premier, de vraies convictions chez la deuxième et une docilité d’élève modèle chez la troisième (qui rêve d’être première).

En termes de « vote utile et efficace », ce n’est pas sur ces étals-là qu’il faut chercher, bien sûr, même si l’on a voté Sarkozy à la Présidentielles ! On peut être pour Sarkozy sans être sarkolâtre, heureusement. Et sarko-compatible sans être sarko-soumis. Un bon député, c’est un élu à l’esprit critique, donc LIBRE, et CONSTRUCTIF, donc nuancé et sans œillères partisanes. En sport, on peut être « supporter inconditionnel », pas dans les affaires publiques Mais c’est là une affaire de conscience, non de consigne, comme on dit (avec raison) au MoDem.
J’arrête là. Un jus d’orange m’attend. Je n’ai jamais aimé autant les oranges…Bayrou aurait dû se faire sponsoriser : c’est tout de même plus haut en couleur, plus riche en sens, plus chargé de vitamines que le « mangez des pommes » de Chirac. C’est une pomme qui a fait de nous de pauvres pêcheurs, non une Orange. «La terre est bleue comme une orange », chantait Paul Eluard …
18:45 Publié dans CUTAJAR A LA "UNE" | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, législatives, modem, strasbourg, UMP, Royal, cutajar
29/05/2007
Le « bon choix » de Sarkozy et autres concerts...
Le carnet de campagne de Daniel Riot
Le Havre, port d’attache ! A jumeler avec Verdun-sur-le Doubs où Giscard Président indiquait son « Bon choix pour la France » à des Français qui lui ont dit vite « Bonchoir »…
On feint de s’en scandaliser à gauche, où l’on oublie l’interventionnisme électoral de François Mitterrand. Ce qui permet à Patrick Devedjian, le nouveau Gardien en chef de l’Armée UMP de confirmer que la droite au pouvoir est totalement « décomplexée » : "Le président de la République est cohérent. Le projet qu'il a défendu à l'occasion de l'élection présidentielle, il le défend à l'occasion des élections législatives", a-t-il déclaré. "C'est beaucoup plus honnête de défendre son projet dans un cadre politique (...) que de vouloir faire croire qu'il est au-dessus de tous les partis". De Gaulle, reveilles-toi...
Sarkozy, lui sourit : il sait que les images qui seront diffusées sur cette « réunion républicaine » auront plus d’impact que celles statiques d’une intervention télévisée sur l’importance des enjeux et la nécessité d’aller (bien) voter. Au fait, si contre tous les pronostics, L’UMP perdait les Législatives, le nouveau Président ferait-il ce que feront les ministres candidats battus ? Scénario impossible…Je devrais aller faire un jogging:il paraî que c'est un bon moyen de passer dans les JT...
D’ailleurs, dans sa prestation havraise, Sarkozy ne pense pas qu’aux Législatives : il est accompagné de la ministre de l'Agriculture, Christine Lagarde. Cette Havraise d'origine pourrait former avec Antoine Rufenacht un ticket lors des municipales de 2008…
Les municipales, qui n’y pense pas ?
Quand on lit un peu ce qui s’écrit dans les journaux sur la situation dans quelques circonscription, que trouve-t-on ? Des études de rapports de forces dans des circonscriptions « incertaines » (la première à Strasbourg, par exemple) ou chargée de force symbolique (celle de Bayrou) par exemple. Des clins d’œil « people » ( Francis Lalanne parachuté par Waechter contre le porte parole des Verts à Strasbourg, par exemple). Et surtout, partout, des projections sur les municipales… A croire qu’en France, il faut toujours avoir dans la tête une élection d’avance… Ce qui n’est évidemment fait ni pour clarifier les enjeux (et les jeux) et ni pour respecter les champs de compétences (ou d’incompétences) des instances et des élus. Tant pis si les citoyens s'y perdent!
Je me suis régalé (si l’on peut dire) en lisant les articles du Figaro et de Libération consacrés aux Législatives dans la première circonscription de Strasbourg. On fait parler le « tandem UMP » qui dirige la Ville plus que les candidats aux Législatives.

Les tireurs de ficelles
Il est vrai que le « tandem » tire bien des ficelles dans cette circonscription (et dans les trois autres de l’agglomération)… Parlant de la défaite de Robert Grossmann dans cette « Une » lors du dernier scrutin, la journaliste du Figaro (que Yolande me pardonne !) fait un joli lapsus en évoquant le fait que l’actuel sortant socialiste avait battu « Robert Grossmann et Fabienne Keller de 121 voix ». Unis même dans la défaite, la sénateur--maire et l’ancien Président national de l’UJP ! Unis surtout dans leurs soutiens et dans leurs calculs politiciens. Des calculs peu payants pour Sarkozy au deuxième tour des Présidentielles, comme s'il avait souffert d'un réflexe anti-tandem au bénéfice de Ségolène Royal.
A Strasbourg, la droite se paye le luxe d’une primaire entre une conseillère régionale connue (exclue de l’UMP) parce que le « tandem » a voulu une candidate bien à lui, fidèle et reconnaissante, bien de la famille » même. Elle sera portée par la « vague bleue », bien que l’exclue s’inscrive elle aussi dans le « courant Sarkozy ».Et comme dit Grossmann dans Libé, « il est important d'avoir un député qui appartient à l'exécutif de la municipalité.»
C’est sans doute pour cela que dans cette circonscription, le suppléant de la candidate UMP investie est flanquée d’un élu municipal qui s’accroche abusivement (recours est lancé) à l’étiquette UDF. Cela entretient la confusion au Centre et vise d’abord à gêner Chantal CUTAJAR, qui est investie par l’UDF-Modem et qui avait été virée de "l’exécutif" municipal à la suite de désaccords de forme et surtout de fond avec le « tandem » qui avait utilisé la bonne image, la crédibilité et les compétences de cette « personnalité de la société civile » durant sa campagne, avant de se rendre compte qu’elle avait trop de compétences , d’exigences et de force de caractère pour jouer les dociles servantes d’un « exécutif » expert en exécutions et pour cautionner une politique avec laquelle elle avait (et a) bien des désaccords.

Des éléphants aux mamouths
Dommage que dans ce type d’articles, les journalistes ne s’attardent pas davantage à la personnalité des candidats en concurrence : cela privilégie les « étiquettes » alors que l’élection d’un député devrait d’abord être un contrat de confiance entre une personne et le peuple.
Ce que je viens d’écrire est en partie faux : Les articles de Libé décrivent bien le secret de la réussite du sortant socialiste de cette première circonscription : « labourer le terrain sans relâche ». Son précepte est simple : «Là où il y a des gens réunis, j'y vais.» Son agenda ne prévoit pas de grande réunion publique. «Je fais rue par rue, quartier par quartier, raconte le député. En ce moment, j'ai trois réunions par jour, avec 10 à 50 personnes, dans des salons de thé, des restaurants, chez des particuliers. Mais ça fait des années que j'agis comme ça. Ça ne se voit pas mais c'est terriblement efficace. C'est comme ça que j'ai pu tisser un maillage.»
Le problème, c’est que son bilan législatif est plutôt maigre… On ne peut pas tout faire : du labourage de conseiller général et une représentation du peuple digne de ce nom à Paris. Quand la convivialité fait office de crédibilité…
C’est aussi avec ce type de candidat que la parti des éléphants est devenu celui des mammouths. La « rénovation » annoncée au PS aurait sans doute dû commencer par un renouvellement de quelques sortants du parti de la « rose au poing ». Mais les laboureurs de terrains sont aussi des verrouilleurs de sections. Ainsi prospèrent les poids lourds et les poids morts. Mais le PS n’a pas le monopole de ces pratiques arthritiques…
Bayrou avait le mérite de prévoir des « mandats uniques et exclusifs » pour les députés… mais c’est peut-être cela qui explique (aussi) l’hémorragie « morinesque » vers le PSLE /Nouveau centre Celui s'est crée ce matin avec un souci tactique clair:tirer parti du succès de Bayrou pour le "kärcheriser", conformément aux ordres de l'Elysée. Le miniqtre de la défense passe à l'attaque.
A propos, dans « 20 minutes », Morin reconnaît qu’il ne se fonde pas dans l’UMP pour permettre à la « majorité présidentielle » d’afficher plusieurs couleurs et pour que son groupe puisse bénéficier de l’aide publique aux partis politiques… Belle franchise ! Culte des apparences et intérêts bien compris…

«Mes racines sont mes branches »
Francis Lalanne ne fait pas ce genre de calculs. Antoine Waechter , patron du MEI, les fait pour lui. Je ne résiste pas au plaisir de citer un extrait l’article de Libération :
« Pour se décrire, Francis Lalanne aime les images : «Je suis un arbre en voyage, mes racines sont mes branches.» Voilà que le vent a porté l'arbre jusqu'à Strasbourg pour l'y planter, il y a dix jours, au beau milieu de la 2e circonscription du Bas-Rhin, l'une des plus ouvertes du département. Francis Lalanne était chanteur, «poète» et «intellectuel». Désormais, il se lance en politique (…)
Ecolo, Lalanne ? «Il suffit d'écouter mes chansons.» Les fans jugeront. Il explique être contre «l' homo politicus et la mainmise des grands et moyens partis», qu'il compare à des «sectes». «On a besoin de voir arriver dans la vie politique une émanation du peuple souverain» , estime le chanteur, qui se présente aux électeurs en «homme libre qui offre ses services à la cité comme un chevalier offrait son épée au service du prince». «Francis a une sensibilité romantique, reconnaît Antoine Waechter. Mais il a une grande intelligence de situation, de la repartie et de la présence dans les médias. Je l'accepte volontiers comme porte-parole.»

Pour l'autre candidat écologiste, l'ex-secrétaire national des Verts Yann Wehrling, c'est la soupe à la grimace. Que le MEI lui balance le chanteur dans les pattes «est un acte particulièrement belliqueux» , estime celui qui a décidé de «travailler son ancrage local» : «J'ai vingt ans de militantisme derrière moi, Lalanne débarque et il donne des leçons à tout le monde, c'est insupportable !» lâche Wehrling, qui n'a pas digéré les saillies de l'homme au catogan contre l'ancrage à gauche des Verts («Le vert avec du rose dedans, ça fait du marron») .
Pour lui, la situation est d'autant plus difficile que, faute d'accord avec le PS, il doit faire face au socialiste Philippe Bies, conseiller général de l'un des cantons de la circonscription. En 2002, la candidate des Verts avait réuni 4,03 % des suffrages. Wehrling fera-t-il mieux ? Bien décidé à lui couper l'herbe sous le pied, Francis Lalanne annonce qu'il va «mouiller le maillot». Chez les Verts, on surnomme désormais Waechter «le maître chanteur».
Pendant ce temps-là les écologistes se rallie au MoDem où "cap 21" de Corinne Lepage inscrit son action avec intelligence. l'Orange et le Vert se marient bien , non. Vigilance etespérance!

Quel concert au Zénith ?
A propos de « chanteurs », qui poussera le mieux la voix de l’unité ce soir au Zénith ? Delanoë voulait chanter le premier. Pour donner le ton. Ségolène a imposé son « la »… Après trois semaines de flottement et un meeting tristounet, "couleur marron", mercredi à Bordeaux, les poids lourds PS se retrouvent, en effet ce soir, pour la première fois depuis… les primaires internes de la fin 2006. Mobilisation en vue des législatives et discrétion quant à leurs ambitions de rigueur. Mais Royal, Delanoë, Strauss-Kahn, Fabius et Hollande, outre dix minutes de temps de parole chacun, ont, en commun, de la suite dans les idées. Et dans les arrière-pensées !
« Je n’exclus rien et je ne m’interdis rien » répète Ségolène à qui veut l’entendre. Pour l'ancienne candidate socialiste, "aujourd'hui, le temps est à la mobilisation pour les élections législatives et ensuite il faudra refonder le logiciel de la gauche". "Il faudra s'inscrire dans la continuité de l'élection présidentielle ». C’est-à-dire ? Dans la continuité de la défaite ? Là, je deviens méchant. Plus que Baylet le radical…"Tous ensemble, tous ensemble, tous..."
Daniel RIOT
13:38 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, strasbourg, sarkozy, Royal, bayrou, législatives
30/04/2007
POUR OU CONTRE: SEGO OU SARKO?
VOTRE OPINION AVANT DE GLISSER VOTRE BULLETIN DANS L'URNE....

Irez-vous voter? Comment voterez-vous au second tour des PRESIDENTIELLES? Pour qui? Pourquoi?
04:02 Publié dans POUR OU CONTRE | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : présidentielles, sarko, royal, bayrou
29/04/2007
Sondage: L'électorat de Bayrou déterminant.
DERNIERS SONDAGES RENDUS PUBLICS LE DIMANCHE 29 AVRIL
Sondage TNS-Sofres réalisé les 26 et 27 avril
Nicolas Sarkozy recueillerait 52% (+1) des voix au second tour de la présidentielle et Ségolène Royal 48% (-1), selon un sondage TNS-Sofres pour RTL, LCI et Le Figaro, rendu public dimanche. 17% (-3) des personnes interrogées n'ont pas exprimé d'intentions de vote.
32% (+7) des électeurs de François Bayrou au premier tour se reporteraient sur M. Sarkozy et 41% (-5) sur Mme Royal. 27% n'expriment pas d'intention de vote dans ce sondage effectué avant le débat Royal-Bayrou de samedi.
-Sondage réalisé par téléphone les 26 et 27 avril auprès d'un échantillon national de 2.000 personnes, représentatif de l'ensemble de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée disponible auprès de la Commission des sondages.
Sondage TNS Sofres réalisé les 26 et 27 avril
Les électeurs français sont encore très indécis à une semaine du second tour de l'élection présidentielle, notamment chez les partisans de François Bayrou dont près de 40% n'ont pas pris de décision, à en croire un sondage TNS-Sofres pour RTL et Le Monde rendu public dimanche 29 avril.
Huit électeurs sur dix déclarent savoir quel choix ils feront le 6 mai : 36% sont sûrs de voter Royal, 38% de voter Sarkozy, 7% sont sûrs de s'abstenir. Les autres hésitent, soit entre un des deux candidats (8%), soit entre un candidat et l'abstention (7%).
Parmi les électeurs de François Bayrou (18,57% des voix au premier tour), 61% ont arrêté leur choix et ceux-là penchant plutôt pour la candidate PS (31%) que pour l'UMP (23%), tandis que 7% s'abstiennent. Les électeurs centristes restant hésitent, et il détiennent les clefs de l'élection.
L'alliance avec François Bayrou est jugée naturelle par l'électorat du PS, à 78%, aussi bien que par l'électorat de Nicolas Sarkozy (76%). Mais les électeurs de François Bayrou sont plus enclins à juger naturelle l'alliance avec Ségolène Royal (51%) qu'avec Nicolas Sarkozy (33%).
L'annonce de François Bayrou de créer un nouveau parti centriste pour les législatives est approuvée par 64% des personnes interrogées, celui de ne pas donner de consigne de vote par 72% d'entre elles.
Nicolas Sarkozy est vu comme celui qui amènera "beaucoup ou pas mal de changements" par 63% des Français alors que Ségolène Royal ne suscite ce raisonnement que chez 38% des sondés.
Pour 52% des électeurs, c'est la victoire de la candidate PS qui favorisera le plus la prise en compte des idées de François Bayrou, contre 27% qui voient mieux Nicolas Sarkozy dans ce rôle.
- L'enquête a été réalisée les 26 et 27 avril auprès d'un échantillon de 2.200 personnes, dont 2.000 personnes représentatives de l'ensemble de la population française et 200 électeurs de François Bayrou
23:25 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, sarkozy, royal, sondages
L'UDF au centre des convoitises (suite)
22:55 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, udf, présidentielles, sarkozy, royal
28/04/2007
"La France vaut tous les risques": Une analyse de Daniel RIOT
Bayrou-Royal: Une "première" politique réussie et le temps fort d'une recomposition politique possible, à la mode Prodi. Une opération politico-médiatique réussie... pour une démocratie plus vivante et plus intelligente, avec à la clef un enjeu majeur: une recomposition du paysage politique française,. Vers une social-démocratie française à la mode Prodi? La révolution prônée par Bayrou est d'abord d'ordre culturel. Le chemin sera long et difficile. Continuons le combat! Les élections législatives seront vite là...

Une remarque préalable qui vaut regret : ce type de débats aurait dû se tenir avant premier tour. Entre tous les candidats qui le souhaitent. A deux ou à plusieurs. Les questions liées aux principes d’équité ou d’égalité de temps de parole (dont les applications doivent être révisées). Bayrou l’avait proposé. Royal l’avait accepté. Sarkozy l’avait refusé. Les pétitions qui avaient été lancées ont été méprisées. Dommage. Mais les bonnes idées finissent toujours par s'imposer. Ce n'est pas avoir tort que d'avoir raison trop tôt: C'est défier la raison que d'avoir tort trop longtemps...et raison trop tard!
La démocratie ne se jauge pas seulement selon les règles d’un sablier et un débat démocratique qui se réduit à une juxtaposition de monologues, de réunions partisanes, de prestations personnelles n’est ni un débat ni une expression d’une démocratie vivante. Dommage que Sarkozy l’ait refusé cette année. Avec des arguments qui ne peuvent convaincre que les convaincus.
Sur la forme, les conditions techniques d’audition pour nombre de citoyens ont été inadmissibles voire impossibles. Le refus des chaînes généralistes (notamment publiques) d’organiser cette rencontre a quelque chose de scandaleux. Le CSA a servi d’excuse (non valable) à une démission civique, démocratique et journalistique. Il faut revoir la notion de service public en matière audio-visuelle....

Un rappel : il n’existe aucune règle gravée dans un texte sacré pour l’organisation de ce mode de vrais débats contradictoires. La seule force de l’habitude est un signe de faiblesse et de conservatisme. L’organisation des duels du deuxième tour est entrée dans les mœurs grâce à une initiative journalistique responsable (d’Alain Duhamel, notamment). Le fait que le débat d’aujourd’hui ait autant fait… débat est un signe de régression politico-médiatique sur les raisons de laquelle il faut s’interroger en profondeur. Pour en tirer leçons.
Sur ce face-à-face inédit, qui aurait pour être mieux maîtrisé au niveau du partage du temps de parole, que dire ? Comparer les deux débateurs ne rime pas à grand-chose : ils n’avaient pas les mêmes motivations. Donc pas les mêmes ressorts psychologiques, la même énergie, le même souci de séduire et de convaincre. Logique.
Disons seulement que Ségolène a été plus brillante qu'en d'autres occasions, avec une élocution plus fluide, des arguments mieux emballés, des formules mieux frappées et une tonalité plus convaincante. C'est elle qui doit donner toutes ses forces dans la bataile.
Bayrou a-t-il pour autant servi de « faire valoir » ? Ceux qui le pensent ne doivent pas oublier que le leader « central » était prêt à accepter le même échange avec Nicolas Sarkozy qui s’est drapé dans un sens de la démocratie qui lui appartient. En qualifiant de « politicienne » une rencontre qui au contraire s’inscrit dans un effort (qui doit se poursuivre) pour anoblir les pratiques politiques dans ce pays qui ne se remet toujours pas d’avoir osé couper la tête de son dernier Roi…En dénonçant là un "retour à la IV ième République" : une comparaison injustifiable aux yeux de ceux qui connaissent un peu l'histoire contemporaine.
Il est juste aussi et surtout de souligner que Bayrou s'est montré très ferme sur ses positions.
Il est sûr que Ségolène va en tirer quelques leçons utiles pour son face-à-face, classique, mécaniquement organisé, délibérément artificiel, du 2 mai. Là, elle devra jouer une autre partition, face un Nicolas Sarkozy qui saura lui aussi tirer parti des qualités et des faiblesses qu’elle a pu manifester. Il ne s’en privera pas. Et il aura raison.
Sans que l’on puisse mesurer l’impact électoral de ce débat, Ségolène Royal en a déjà tiré incontestablement avantage. En ayant le mot de la fin dans la perspective du « vote majeur » du deuxième tour. En montrant des qualités plus visibles qu’en d’autres circonstances. En pouvant mettre en relief les convergences des valeurs humanistes, des aspirations sociétales et des exigences républicaines entre le centrisme « central » hérité de la démocratie chrétienne et le socialisme que veut incarner Royal. En pouvant défendre son « pacte » avec des intonations et des nuances qu’elle n’avait pas eu jusqu’ici …
On comprend que Sarkozy en soit furieux et ne joue que sur le registre de l’ironie mal placée, de la critique acide et injuste avec des recours à des expressions vuidées ou détournées de leur sens (comme "pensée unique") et et des coups de griffe acrimonieux pour ne pas dire féroces, méchants, violents afin de tenter de dénigrer ce « non événement ». Avec le culot de lancer des daitribes contre la moitié des Français devant la pancarte "ensemble" à qui il a donné une tonalité orange "empruntée" à celui qu'il insulte et accuse d'instruire " des procès stalinien"...
Où est la « politique de caniveau », en effet, pour reprendre l'une des expressions si imagée de cet ? En se dégageant de tout esprit partisan: Moins dans ce face à face public, d’une hauteur et d’une noblesse certaines, que dans les pratiques de proxénétisme politique, de racolage, de débauchage orchestrées par Sarkozy (y compris envers des personnages plus que douteux (tel Charasse) et dans les formules démagogiques chargées d’agressivité lâchées par le Chef de file de l’UMP ? Sarkozy aime se glisser dans la peau d’un bateleur d’estrade. Ce rôle qui n’est guère fait pour gommer son image d’homme d’une France divisée et accrochées à ses antagonismes internes. Il paraît qu’une partie de l’électorat aime cela. Chacun est libre de ses choix... et responsable de leurs conséquences.
Au niveau politique, ce débat inédit a déjà des répercussions importantes. Il peut marquer un temps fort dans la recomposition politique française qui reste et restera (quel que soit le résultat du second) indispensable, vitale, salutaire.
>>> Bayrou est sinon abandonné du moins en difficulté avec nombre d’élus udf. Et pas seulement pour des raisons de politique locale ou par réflexes « droitiers » : la prise de position de Jean-Louis Bourlanges en faveur de Sarkozy illustre bien ce grand trouble « central ». Après les désertions de 2002, voici pour l’udf en quête de métamorphose une nouvelle vague d’évasions… Ce qui ne veut pas dire que pour les « centraux » le choix de Sarkozy soit synonyme d’une adhésion à l’UMP (ou à son « pôle centriste ») ou à la future (et encore éventuelle) « majorité présidentielle » sarkozyenne. "Je sais que je prends tous les risques", redit bayrou."mais la France vaut tous les risques". Surtout ceux de la transparence et de la clarté.
>>> Royal se voit attaquée sur son extrême-gauche et à l’intérieur même du PS. Emmanuelli a relancé l’idée d’un parti dit « progressiste » qui rassemblerait les « anti-libéraux » et ceux qui assimilent toujours la social-démocratie à une social-traitrise, donc tous ces réactionnaires dits de « gauche » qui ont toujours le logiciel du socialisme du XIX ième siècle et du Congrès de Tour dans la tête… Mais le choix de l'Ar-en Ciel est riche de promesses, si elle est capables d'y rester fidèle, avec ou sans accès à l'Elysée.
L’un des enjeux indirect des résultats du deuxième tour des Présidentielles se résume en une question : « Une social-démocratie » adaptée aux défis du XXI ième siècle est-elle concevable dans cette France trop imprégnée par un passéisme pernicieux, à droite et à gauche ?


Si le « troisième homme » du premier tour a été la vedette, l’homme central ,de la première semaine deuxième tour, (au grand dam de Sarkozy qui crie au vol ou au détournement du « débat entre finalistes » alors qu’il regrette qu’on lui ait volé… la tête d’affiche), c’est bien sûr parce que Bayrou a gagné la première partie de son pari. Comme Rocard, Kouchner, Cohn-Bendit et d'autres s'en réjouissent.
A ceux qui l‘accusent d’avoir en bon centriste le « cul entre deux chaises », il répond volontiers : « maintenant, il y a trois chaises ». Et la sienne est au vrai centre, non… au milieu. Elle n’est pas faite pour un « ni, ni » mais pour des « avec, avec » ou « au-dessus de ». C’est en cela que la « révolution responsable » prônée par Bayrou est d’abord d’ordre culturel. Et secoue tant d’habitudes, de réflexes, de préjugés… et d’intérêts particuliers.
Mais les seules "révolutions" qui réussisent sont celles qui répondent vraiment à l'intérêt général. Les diagnostics faits par Bayrou resteront "centraux" dans un avenir prévisible, même si les Français n'ont pas été suffisamment nombreux à faire le choix des remèdes qu'il proposait. Son slogan de campagne reste un mot d'ordre et un espoir pour tous ceux qui l'ont suivi dans sa "révolution tranqiuille, sereine et responsable":"la France de toutes nos forces"
Daniel RIOT
21:35 Publié dans TRIBUNES LIBRES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, bayrou, royal, sarkozy
Bayrou-Royal : accords et désaccords
Voici, en résumé, les positions de François Bayrou et Ségolène Royal développées lors de leur débat télévisé, samedi 28 avril.Comme on peut bien le voir, chacun est resté ferme sur ses positions. françois Bayrou notamment n'a pas changé d'un iota ses critiques de certaines des propositions de ségolène royale, sur l'économie, les 35 heurs, la dette, l'euro, le salair minimum européen. En revanche, des convergences ont incontestatbles sur les valeurs et sur la nécessaire réforme en profondeur des institutions. Dommage que Sarkozy refuse un dialogue du même type, notamment sur les valeurs républicaines, sur l'Europe, sur les défis sociétaux. Mais la modernisation de la vie politique exige des ruptures avec bien des habitudes....
Les institutions
L'Europe
- Royal : Il faut "mettre ensemble nos forces pour tirer collectivement les travailleurs vers le haut, en termes de niveau de revenus." "Par exemple, l'idée qu'il existe un salaire minimum au niveau de l'Europe est une idée qui fait son chemin." "Il va falloir avancer sur ces questions". "Je souhaite par exemple la réforme du statut de la banque centrale européenne, parce que je veux que l'Europe s'occupe aussi de croissance et d'emploi", a-t-elle ajouté.
- Bayrou : "Sur les deux points, je suis en désaccord." "Si vous mettez le salaire minimum au niveau de la France, vous tuez l'ensemble des pays de l'Est européen qui ont un si bas niveau de vie qu'un salaire minimum comme ça les empêcherait de créer de l'emploi, et si vous mettez le salaire minimum au niveau de ces pays de l'Est, c'est la France qui se trouve complètement déséquilibrée."
"L'idée selon laquelle il faudrait un euro plus faible" constituerait "un avantage pour l'aéronautique", mais entraînerait l'inflation et les taux d'intérêt vers le haut, a dit François Bayrou, et ainsi, "vous affaiblissez l'économie française".
- Royal et Bayrou sont tombés d'accord sur l'idée de soumettre à un référendum un nouveau texte pour remplacer le projet de constitution européenne rejeté par les Français.
Indemnités parlementaires
(en 2003 l'Assemblée nationale décidait que les députés non-réélus, pourront bénéficier pendant cinq ans d'une indemnité dégressive)
- Royal a reconnu les "désaccords sur la question économique" avec le président centriste. "Mon objectif ici n'est pas de chercher à convaincre M. Bayrou, parce que le pacte présidentiel que j'ai proposé sera mis en application si les Français me confient cette responsabilité. Je constate avec satisfaction que nous venons d'acter des convergences sur la réforme des institutions, sur l'Etat impartial, sur la vision de l'Europe".
- Royal: "La loi Fillon sera revue, parce qu'elle a créé une inégalité insupportable aux dépens des femmes".
- Bayrou: "Personne ne reviendra sur la loi Fillon, en dépit des déclarations, parce qu'il faudra aller plus loin".
- Royal veut "une police de quartier", "en osmose avec la population". Elle reprend l'idée de François Bayrou "d'ouvrir les commissariats de police 24h sur 24".
- Bayrou "pour qu'on reconstruise une police de proximité ou de quartier", une "police fidélisée".
La carte scolaire
- Bayrou : "Pour moi, la carte scolaire c'est une obligation pour l'Etat. L'Education nationale a l'obligation d'offrir, où que l'on soit sur le territoire national, la même qualité d'enseignement, les mêmes chances pour tout le monde, et le même chemin vers la réussite." La carte scolaire, "c'est l'idéal qui a fait la France, j'y reste fidèle". "Après, qu'on puisse trouver des assouplissements ici ou là, c'est imaginable mais détruire la carte scolaire, c'est se tromper et le présenter comme quelque chose de secondaire, c'est se tromper aussi".
- Royal : "L'important c'est de passer de cette affirmation aux actes". "Un certain nombre de familles savent parfaitement qu'elles n'ont pas les même chances de réussite dans telle école ou dans telle autre. Le discours convenu sur l'égalité des chances ne passe plus, les gens n'y croient plus". "Je souhaite que les familles aient un libre choix entre deux établissements par exemple (...) Et dans les établissements qui seront délaissés, on mettra les moyens conséquents et de vrais moyens supplémentaires, et on donnera aux élèves les moyens de réussir. La carte scolaire n'est qu'un des éléments parmi la palette d'actions que l'on peut mettre en place".
Le drapeau
- Bayrou : "La France, ce n'est pas un signe extérieur, c'est des valeurs, chacun l'honore comme il veut."
- Royal : Ce "qui fait France", ce sont "deux symboles, le drapeau, sans doute à cause du sport, et la sécurité sociale". Ce qui fait "une formidable définition de la France : celle des solidarités et celle des fiertés". La candidate a été "surprise" de voir que ce sont "les jeunes des quartiers qui ont le plus souvent demandé que soit chantée la Marseillaise" lors de sa campagne.
Le nucléaire
- Royal: "la question des déchets nucléaires n'est pas résolue". "Les choix sur le nucléaire doivent être débattus avec les citoyens". "Le décret sur la construction de l'EPR sera suspendu".
- Bayrou: "Je ne vois pas comment on va remplir les objectifs de Kyoto sans conserver notre outil de production nucléaire".
21:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, royal
Bayrou au centre des débats du second tour (suite)
15:54 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, royal, politique, démocratie, présidentielles
Le dialogue Bayrou-Royal: La question-clef des divergences économiques
Hauteur de vues et grans sens d'une intelligence démocratique partagée. Convergences, bonne humeur et courtoisie. Le débat inédit (qui de toutes façons restera dans les Annales) entre Ségolène Royal et François Bayrou s'est déroulé, dans une ambiance détendue, comme une conversation entre gens qui se respectent sans avoir besoin de mettre le mot "respect" à toutes les sauces.. Sur les réformes des institutions, la sécurité, la relance de l'Europe, la candidate socialiste et le leader centriste sont tombés d'accord. Sur les questions économiques, ils n'ont pas éludé leurs divergences, notamment sur la réforme des retraites ou le rôle de la Banque centrale européenne. Retour sur les thèmes évoqués lors du débat.
"Je n'attends pas un ralliement". Ségolène Royal a, la première, pris la parole, comme convenu entre les équipes de campagne. Elle a remercié François Bayrou d'avoir accepté le débat. "Plutôt que de parler de débat je préfère dire dialogue", a estimé la candidate socialiste. "Il se déroule en toute clarté", a-t-elle souligné, avant d'ajouter : "Il m'a semblé interessant de voir sur quels thèmes nous pouvons faire un bout de chemin ensemble". "Je n'attends pas un ralliement, car ce n'est pas ce qu'attendent les électeurs". "Mais, sur un certain nombre de sujets difficiles, nous pouvons faire émerger un certain nombre de convergences, qui vont permettre à la France de se redresser", a déclaré la candidate socialiste.
Pour François Bayrou, "rien n'est plus nécessaire dans la vie politique française que de faire bouger les lignes". Il a rappelé "avoir dit à Nicolas Sarkozy qu'il était prêt à débattre avec lui." "De ce débat, il ne sortira pas de ralliement", a d'emblée précisé le leader centriste.
Convergence sur la réforme des institutions. Ségolène Royal a rappelé qu'elle met "au premier rang de la rénovation de la vie démocratique" la démocratie participative. Mais elle a aussi décliné ses propositions de IVème République : la suppression du 49-3, la réforme des institutions, les jurys citoyens. Elle a également souhaité l'organisation d'un référendum sur une nouvelle République.
François Bayrou a estimé qu'il fallait "bâtir le pluralisme". Il a rappelé son attachement à l'introduction d'une dose de proportionnelle aux législatives. Et sa volonté de réformer le Parlement, contre "la concentration des pouvoirs". Ségolène Royal a rappelé que ces propositions figuraient dans son Pacte présidentiel. Et ajouté qu'elle réformerait le Sénat, "pour y permettre l'alternance". Le candidat de l'UDF a lui aussi fortement critiqué les institutions de la Vème République, estimant que "ça suffit, les pouvoirs concentrés dans une seule personne".
Une loi contre la concentration des médias. François Bayrou a également rappelé ses critiques contre la concentration des médias, en soulignant les difficultés d'organiser ce débat. "A qui cela peut-il nuire, que comme candidats, nous discuti



On le savait arbitre de cet entre-deux tours. Mais en gardant le silence sur une éventuelle consigne de vote, François Bayrou a choisi de ne faire peser la balance d'aucun côté. Conscients que leur victoire se jouera avec les électeurs du centre, les candidats de l'UMP et du PS multiplient les oeillades à l'UDF pour tenter de faire basculer les votes en leur faveur. Tous deux successivement invités de l'émission Dimanche + sur Canal+, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy ont affirmé leur ouverture au centre, en avançant des propositions concrètes.