20/06/2007
31% des étudiants sont 'tristes, déprimés et sans espoir'
"Les étudiants sont globalement en bonne santé, et ont finalement assez peu besoin de soins curatifs", constate Nicolas Dion, président de l'Usem. En effet, 77% des étudiants n’ayant pas consulté un professionnel de santé au cours des six derniers mois n’en éprouvaient pas le besoin. "En revanche, les besoins en termes d'information et de prévention sont très forts", insiste le président de l'Usem. D'après l'enquête, seul un étudiant sur quatre connaît l'existence de la MPU (Médecine préventive universitaire) et 6% le BAPU (Bureau d'aide psychologique universitaire).
La souffrance psychique des étudiants est un autre point préoccupant. 31% des étudiants déclarent avoir été, pendant plus de deux semaines au cours des douze derniers mois, "tristes, déprimés, sans espoir", 34% déclarent avoir connu une "perte de confiance" là encore sur une période de deux semaines, et 9% reconnaissent avoir eu au moins une fois "des pensées suicidaires". L'isolement et le sentiment de solitude (60%) ainsi que le stress (56%) sont les principales causes de ces souffrances.
Les revendications de l'Usem -"chèque santé étudiant", paiement fractionné en dix versements de la cotisation de sécurité sociale, conférence annuelle de santé des jeunes adultes...- prennent une nouvelle dimension avec les résultats de cette enquête.
Source : TV5, Le Monde
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23/05/2007
SANTE: LES DEPENSES S'ACCROISSENT....
Les dépenses de sqanté s'accroissent encore.François Bayrou a mis en garde contre les difficultés que la solution des "franchises préconisée" par Sarkozy risquent d'entrainer. Martin Hirsch a publiquement marqué sn désaccord avec cette mesure, mais il aurait été "rassuré" par Mme bachelot. Voici ce qu'en dit Daniel RIOT dans son Carnet de campagne
Les franchises de la Sécu : Humour noir
"Promis, juré : les franchises que veut imposer Sarkozy n’affecteront pas les gens dans les difficultés. Bachelot a rassuré Hirsch. Ces franchises » visent à réduire les dépenses de santé. Réponse d’un spécialiste : « « Le principe qui veut que les plus les gens payent, moins ils dépensent est vrai dans beaucoup de domaines, mais pas dans celui de la santé », rappelle Jean de Kervasdoué, cité par l’Expansion

« Ce n'est pas parce qu'on augmente le prix des cercueils qu'on empêche les gens de mourir ». Au contraire, « plus les gens payent de leurs poches, plus les soins coûtent cher », remarque-t-il d'expertise, fort de sa connaissance du système de santé américain. « Plus on dé-rembourse, plus les gens s'assurent. Et plus ils se tournent vers les soins les plus coûteux. Ce qui est déjà un peu le cas en France pour les soins dentaires ».
A ce propos, les données fournies par l’OCDE sont éloquentes. La France consacre 11% de son PIB aux dépenses de santé quand les Etats-Unis en consacrent 16%. Ramenée par habitant, la dépense moyenne en France était de 3159 dollars en 2004, et de 6102 dollars aux Etats-Unis, alors que 45 millions d’Américains ne sont pas couverts contre la maladie… Mais pourquoi garder un système qualifié de « meilleur du monde » ? C'est loin, l'Amérique? Tais-toi et nages.. Tout seul!"
Autre sujet d'intérêt général qui fait polémique, y compris dans les rangs de l'UMP, chez tous ceux qui combattent les discriminations en tout genre. Là encore, je reprends un extrait du carnet de campagne de Daniel RIOT

« L’air de l’ouverture »…
"C’était voilà peu la journée internationale de lutte contre l’ homophobie… Condamné pour « injure envers les homosexuels », le député UMP du Nord qui se représente sous la bannière « majorité présidentielle » a été reçu par le Premier ministre. Comme tous les bons soldats de l’UMP et de ses satellites mobilisés pour la grande « vague bleue » (trop ?) annoncée à l’Assemblée nationale. Jean-Luc Romero, président de « Aujourd'hui Autrement », associé à l'UMP, se dit « profondément choqué » Injuste, Romero ! Sarkozy avait promis que Christian Vanneste ne « serrait pas réinvesti » par l’UMP, pas qu’il pourrait se présenter au nom du CNI sous le label « majorité présidentielle » sans avoir de candidat UMP contre lui… Sur le fond, Romero n’a pas tort, évidemment : « Il est inutile de jouer l'air de l'ouverture, de la tolérance, de l'enseignement de l'histoire et du respect des différences si, dans le même temps, on valorise un homme pour qui l'égalité entre les hommes n'existe pas et pour qui l'homosexualité est inférieure à l'hétérosexualité ».
18:15 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, santé, homophobie, politique, ump
08/04/2007
François Bayrou plus attentif aux questions de santé publique que ses deux concurrents
Parmi les principaux candidats à l'élection présidentielle, François Bayrou arrive en tête d'un classement concernant les engagements en terme de sécurité sanitaire.
Les professeurs Gérard Dubois, Claude Got, François Grémy, Albert Hirsch et Maurice Tubiana, ont interrogé les candidats sur les principales causes de décès "que sont le tabac, l'alcool, les aliments industriels, les véhicules automobiles et, enfin, l'amiante et la pollution de l'air."
François Bayrou arrive en tête du classement des trois candidats principaux, avec la note de 22 sur les 39 points possibles, devant Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, recueillant respectivement 20 et 19 points.
15:32 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, santé, présidentielles, politique
04/04/2007
Sécu : une pétition contre la franchise de Sarkozy
Daniel RIOT, dans son carnet de campagne, avait été l'un des premiers à réagir en s'étonnant des silences de la candidate du PS....Plusieurs acteurs ou représentants du monde de la santé ont lancé une pétition qui se veut un "appel contre la franchise sur les remboursements de soins" préconisée par le candidat UMP à la présidentielle.
"La pétition, a déjà reçu plus de 4.000 signatures", a déclaré Christian Lehmann, médecin généraliste et écrivain.
"En matière d'assurance maladie, l'UMP et Nicolas Sarkozy ont une idée fixe: l'augmentation des dépenses de santé, ce serait d'abord et avant tout la faute des patients. Il faudrait donc (...) les pénaliser financièrement pour 'qu'ils consomment moins', ou (...) pour que 'la Sécu rembourse de moins en moins'", indique-t-il dans un communiqué de presse. "Nicolas Sarkozy va plus loin en annonçant que s'il est élu il mettra en place une 'franchise', c'est-à-dire un seuil annuel de dépenses en dessous duquel l'assurance maladie ne remboursera rien. Rien du tout"
"Nous, professionnels de santé, acteurs du monde associatif ou médico-social, universitaires, représentants des usagers et/ou usagers du système de santé, refusons l'instauration d'une telle 'franchise', socialement injuste, économiquement inefficace et dangereuse pour la santé publique", ajoute-t-il.
"C'est la fin d'un système d'assurance maladie solidaire dans lequel chacun cotise selon son revenu et qui protège, équitablement, les individus en bonne santé et les malades", dit cet appel.
La pétition, que l'on peut consulter sur le site www.appelcontrelafranchise.org, a aussi été signé par Martin Winckler, généraliste et romancier, par Jean de Kervasdoué, ancien directeur des hôpitaux et titulaire de la chaire d'économie et de gestion des services de santé au Conservatoire national des arts et métiers.
01:15 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, politique, web, blogs, citoyens, présidentielles
03/04/2007
LA SOLIDARITE VECUE AU QUOTIDIEN
Le programme de François BAYROU (7)
SANTE: LES DROITS AUX SOINS
« Je veux que la France reste l’un des pays où la qualité de la vie est l’une des plus élevées au monde.
Notre système de santé est l’un des plus complets, nos réseaux de solidarité parmi les plus efficaces.
Pourtant, de grands chantiers doivent être mis en oeuvre : je demanderai au Gouvernement de trouver de nouvelles sources de financement de notre protection sociale, de lutter contre la désertification médicale, d’offrir à nos concitoyens un égal accès aux soins importants, partout sur le territoire.
Je considère que la valeur d’une société se mesure à la place qu’elle réserve aux plus faibles et aux plus démunis des siens. Je sais quelles sont les attentes des personnes âgées, des personnes handicapées et de leurs familles.
Dans bien des lieux, dans bien des situations, la place qui leur est aujourd’hui réservée est indigne.
Je veux que l’État, que la société civile, que les corps intermédiaires, se mobilisent et agissent pour redonner leur dignité aux plus faibles des nôtres. »

RÉNOVER NOTRE SYSTÈME DE SANTÉ
>>Régionaliser le système de santé : prendre en compte les besoins de santé locaux, responsabiliser les acteurs et les associer aux décisions et à la gestion.
>>Veiller à l’égal accès de tous à des soins de qualité par une juste répartition de l’offre de soins sur l’ensemble du territoire en prenant des mesures incitatives à l’installation des médecins et des personnels médicaux dans les zones déficitaires : financement d’une partie des études des médecins, création des maisons médicales,...
>>Adapter la formation des professionnels aux besoins (numerus clausus régional par spécialité).
>>Entreprendre une politique systématique et intégrée de prévention, d’éducation et de dépistage précoce des pathologies les plus lourdes de notre temps : cancer, sida, diabète et obésité, alcoolisme, maladies neuro-dégénératives,...
>>Réformer la médecine du travail.
>>Détecter et lutter tôt contre les pathologies qui provoquent l’échec scolaire : surdité, malvoyance, dyslexie,...
>>Transformer la CMU en aide personnalisée à la santé proportionnelle aux revenus.
>>Mieux reconnaître le travail et la place des infirmiers(ères) dans notre société.
DÉFENDRE LES PERSONNES HANDICAPÉES
>>Aider les personnes handicapées à faire valoir leurs droits : à l’école, auprès de l’administration, dans l’accès à l’emploi,...
>>Imposer l’accessibilité aux services quotidiens : transports en commun, établissements scolaires, administrations et services publics, services bancaires, centres de loisirs et d’études, bibliothèques, salles de spectacle...
>>Favoriser la mise en place de programmes d’actions pluriannuels pour augmenter le nombre de places en établissements spécialisés.
17:25 Publié dans Le programme de Bayrou | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, strasbourg, santé, handicapés, politique
14/03/2007
SANTE: REPENSER LES RAPPORTS MEDECINS-SOCIETE
François Bayrou le seul candidat au Medec !
François Bayrou s'est rendu au salon du MEDEC au Palais des Congrès de Paris où il a pu répondre devant 800 praticiens et représentants du monde médical à des questions sur la politique de santé qu'il propose.
Seul candidat a être venu en personne expliqué sa politique devant les professionnels de la santé, François Bayrou a décrit le sentiment d'abandon qu'éprouvent les médecins aujourd'hui en France en rappelant les réponses qu'il avait reçu lorsqu'il avait envoyé un questionnaire à l'ensemble des médecins il y a 18 mois. Ce sentiment d'abandon requiert que les politiques repensent repensent le rapport de la société à la médecine. Cela passe notamment par une réorganisation de la profession qui aura pour objectif de relégitimer le terrain.
"Il faut considérer la santé non pas seulement comme une dépense mais aussi comme une source unique de progrès social et économique et d'innovation." a-t-il préconisé. François Bayrou est ensuite revenu sur la nécessité de régionaliser le système de santé et de rapprocher la médecine de ville et l'hôpital d'une part et le curatif et le préventif d'autre part.
22:39 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, santé, médecine, société, politique
19/01/2007
Bayrou et les réformes de la politique de santé: Une vraie stratégie cohérente
Il faut régionaliser les politiques de santé
FRANÇOIS BAYROU CANDIDAT UDF À LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE - Depuis quelques mois, c’est l’homme qui monte dans les sondages. Notre dernier baromètre Stethos montrait, par ailleurs, qu’un quart des généralistes étaient séduits par son positionnement. Dans un entretien exclusif, le président de l’UDF dresse un constat pessimiste sur la crise du système de santé et préconise de nouvelles solutions de financement. Le glissement vers une "médecine à deux vitesses" le préoccupe.De même que la désertification médicale pour laquelle il propose des mesures volontaristes.
LE GÉNÉRALISTE : Au cours de la dernière législature, l’UDF n’a pas ménagé ses critiques concernant la réforme de l’Assurance maladie et cela a même conduit une majorité de ses députés à voter contre les derniers Plfss. Dans les cinq années à venir, faut-il prévoir des retouches ou une révision complète du dispositif mis en place en 2004 ? Que reprochez-vous
à cette réforme ?
François Bayrou : Avant tout, le manque de vision stratégique et de crédibilité de cette réforme. L’autre raison est l’aggravation de la crise dans tout le secteur de la santé : à l’hôpital, où trois quarts des établissements sont dans le rouge, comme chez les médecins. L’urgence est de mettre fin aux mesures de court terme pour privilégier le long terme, en cessant de considérer que chaque alternance impose de tout reprendre à zéro. Sur la méthode, il convient d’associer les acteurs qui doivent être acteurs de la décision en amont et responsabilisés. Cette méthode entraînera une réflexion sur l’organisation du système lui-même. Je plaide pour la régionalisation de la politique de santé, parce que certaines démarches et projets peuvent être très différents selon les secteurs géographiques. Mais la voie cruciale à choisir est celle de la prise en charge globale du patient et de la prévention. C’est la stratégie la plus déterminante pour améliorer le niveau de santé de la nation et obtenir, dans le même temps, des économies.
Point central de cette réforme, le dispositif du «médecin traitant » vous paraît-il un succès ou un échec ?
F. B. : Je crois peu au médecin traitant comme distributeur de ticket d’accès gratuit au spécialiste, mais je crois beaucoup au médecin traitant comme acteur et responsable de la prévention. Mais ce qui me gêne, c’est que ce système crée une médecine à deux vitesses. Il y a, d’un côté, ceux qui sont prêts à payer plus pour aller voir directement le spécialiste dans des délais raisonnables, en étant moins bien remboursés et, de l’autre, ceux qui ne pourront pas se le permettre.
Face à l’importance du déficit des comptes sociaux, jugez-vous indispensable une réforme du financement de l’Assurance maladie. Et, si oui, quelles solutions préconisez-vous ?
F. B. : Rien ne justifie que l’emploi salarié, doive supporter à lui seul la solidarité nationale dans tous les domaines de la santé et de la protection sociale. Certains défendent l’idée de la TVA sociale, comme au Danemark, mais soyons conscients que la TVA sociale ne pourra soutenir, à elle seule, de tels transferts ; d’autres évoquent la CSG, dont le taux est déjà élevé. Je soumets au débat l’idée d’une « cotisation sociale universelle », fondée pour l’entreprise sur la valeur ajoutée. Je demande, par ailleurs, qu’il soit mis à l’étude l’idée d’un prélèvement direct d’une fraction extrêmement faible, de l’ordre d’un millième ou d’une fraction de millième, des sommes qui circulent dans les échanges bancaires, dans un cadre européen.
Au cours de cette dernière mandature, votre parti a entrepris de sonder et de rencontrer les acteurs de santé. Les médecins libéraux vous semblent-ils "avoir le moral" ? Quels enseignements tirez-vous de cette consultation pour l’avenir de la médecine libérale ?
F. B. : Le premier élément de cette consultation qui m’a frappé, c’est le taux exceptionnel de réponses : 14 000 réponses pour une profession aussi surchargée de tâches, médicales et
extra-médicales. C’est un cri et c’est une mise en cause. Cette enquête a révélé la profondeur du désarroi du monde médical, dont les causes sont nombreuses : les changements brutaux induits par les multiples réformes mises en œuvre sans concertation préalable ; le poids de l’administratif qui rend la charge de travail des praticiens insupportable et nuit à la qualité des soins ; l’instauration d’une médecine à deux vitesses, l’irréalisme de certaines réformes… J’en tire principalement l’enseignement de l’envie des médecins de participer à une réflexion sur leur métier ; de leur souhait que l’on éduque les assurés et, en particulier, ceux qui pratiquent le nomadisme médical et de leur déception de ne pas avoir le temps de faire davantage de prévention.
Dans la profession, beaucoup s’inquiètent des difficultés démographiques. Quoique nombreux à s’inscrire en faculté de médecine, les jeunes semblent réticents à choisir la médecine générale. Comment faire pour que cette discipline redevienne attractive ?
F. B. : On est au bord de la désertification médicale dans de nombreuses régions et dans plusieurs spécialités. Il faut une politique active de restauration du tissu médical. Au temps lointain où il fallait restaurer le tissu des professeurs, on inventa les Instituts préparatoires à l’enseignement secondaire (Ipes), qui garantissaient à certains étudiants un revenu pendant une partie de leurs études, pourvu qu’ils souscrivent l’engagement de servir dix ans dans la fonction publique : une politique du même ordre, incitative, peut être imaginée pour le
tissu médical français.
On fait souvent le reproche au système de soins français d’être excessivement cloisonné et, notamment, de ne pas aménager suffisamment de passerelles, de réseaux et de souplesses statutaires entre la ville et l’hôpital. Partagez-vous cette analyse ?
F. B. : La permanence des prises en charge, de jour et de nuit, est une demande croissante qui ne peut pas être éludée. La concentration à l’hôpital de cette demande d’urgence pose des problèmes qui iront croissant. Tout le monde voit bien que la participation des médecins généralistes est nécessaire. Mais cela impose l’organisation de maisons médicales, qu’on a pourtant financièrement récemment abandonnées. Plus largement, cela impose un mouvement vers l’organisation de groupes médicaux, en réseaux, alliant des médecins, des personnels paramédicaux, d’autres personnels administratifs, avec des moyens techniques et des rémunérations adaptées. À l’autre extrémité de la pathologie, les urgences thérapeutiques réelles sont rares et rélèvent de la compétence technique des établissements hospitaliers qui devraient pouvoir s’y consacrer. Il n’est pas raisonnable qu’un service hospitalier doté d’un plateau technique et d’un personnel de très haut niveau, très spécialisé, onéreux, soit utilisé pour recevoir des pathologies ressenties comme urgentes par les patients, mais que le médecin généraliste peut diagnostiquer et traiter plus vite et avec moins d’angoisse.
Par rapport aux autres candidats, vous mettez volontiers l’accent sur la nécessité de régionaliser davantage la prise de décision et sur la dimension européenne. Qu’est-ce que le système de santé peut attendre de l’Europe ou de la région ?
F. B. : Mise à part la lutte contre les grands fléaux, l’échelon national semble plus approprié pour les questions relatives à la santé. Ce cadre national est indispensable dans un pays comme
la France qui se vit comme une unité et dont le principe majeur est le principe d’égalité. Mais on ne gère bien que de près, et la proximité est un principe de légitimité. L’exemple de la caisse d’Alsace-Moselle doit être médité, elle qui a pu construire à la fois un équilibre financier et une légitimité enviables. Nous pensons qu’il faut donner à la gestion de nos politiques de santé une dimension régionale. Pour que les besoins de santé soient identifiés, qu’ils obtiennent une réponse adaptée au terrain, que puissent y participer des partenaires légitimement représentés, élus sans doute un jour, chacun selon son collège, praticiens, patients, gestionnaires – et, certes, il faudra définir un juste mode de représentation –, il faut un périmètre à taille humaine. On ne gère bien qu’au plus près. Et comme l’existence d’un CHU est requise au coeur de ce périmètre, cela conduit à définir une circonscription régionale. Ainsi, les autorités administratives devront-elles avoir pour dialoguer avec elles une démocratie de la santé qui éviterait bien des erreurs et quelques injustices.
Propos recueillis par Véronique Hunsinger et Jean Paillard
20:45 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, médecine, santé, politique, présidentielles

