03/01/2008

Voitures incendiées à Strasbourg: Permanence samedi à Hautepierre

Le nombre de véhicules incendiés cette année atteint malheureusement le niveau de celui de 2001. Il double par rapport à l’'an passé.

Cela traduit un double échec :

>>au plan national, celui de la politique sécuritaire d'’affichage mise en œoeuvre par Nicolas Sarkozy à grands frais : en effet, le survol de notre ville par un avion de surveillance n'’aura pas permis d’assurer la sécurité des biens.

>>Au plan local, ces incendies sont à mettre en perspective avec le regrettable désengagement de l’'exécutif municipal dans une politique de sûreté cohérente et lisible.

A l’''évidence la gouvernance de la ville de Strasbourg n'’inclut plus la sauvegarde au quotidien de la sécurité.

Au-delà de ce constat, il importe également de se préoccuper concrètement du sort des victimes qui en cas de défaillance de la sécurité publique doivent nécessairement avoir droit à une réparation intégrale.

Chantal CUTAJAR, comme elle l’'avait déjà fait en d’'autres temps est à la disposition des familles victimes des incendies pour faire le point avec elles sur les mesures qui doivent être mises en œoeuvre par les pouvoirs publics dans de telles circonstances.

Elle tiendra une permanence le samedi 5 janvier 2008 à partir de 10h00

A L'instant Plaisir, centre commercial Strasbourg Hautepierre,

place André Maurois 67200 STRASBOURG

 

Contact presse : Edith Peirotes Bérail   06 10 31 91 89    e.peirotes.berail@free.fr

10/12/2007

Strasbourg la nuit : Et la sécurité ?

Après les deux premiers « Cafés démocrates » consacrés à « Strasbourg la nuit », Strasbourg je t’M et Chantal Cutajar invitent à une troisième confrontation d’idées celles et ceux qui sont directement concernés par la sécurité nocturne dans Strasbourg.  Présence annoncée de représentants de la police, des pompiers, des services médicaux d’urgence et d’autres « acteurs de la nuit ».

Ce « café démocrate » se tiendra le mercredi  12 décembre au restaurant de la Bourse, 1 place du Maréchal de Lattre de Tassigny  (67000 STRASBOURG)   de 20h00 à 22h00

Le débat a commence et continuera sur :

Strasbourg je t’M 

Le Forum « Strasbourg 2008 : Et si j’étais maire ? »

Strasbourg Culture Je T’M Le Blog politique de Chantal CUTAJAR

Pour tout renseignement : strasbourg2008@gmail.com

17/08/2007

EUROPE: Quelle sécurité et quelle défense?

Grand débat eurocitoyen sur la sécurité et la défense

ImageEUROREFLEX organise, entre septembre et décembre 2007, un débat eurocitoyen, animé par de jeunes européens, sur les différents aspects de sécurité et défense (aspects militaires et diplomatiques mais aussi sécurité intérieure, police, justice, sécurité civile, services de santé, entreprises...).

Contexte politique national et européen
Ces sujet est particulièrement d'actualité :
  • le Président de la République a demandé le 31 juillet la rédaction d'un livre blanc sur la sécurité et la défense pour la fin de l'année dans lequel l’Europe doit jouer un rôle majeur
  • la France doit prendre la présidence de l'Union Européenne en 2008.
Objectifs du débat eurocitoyen
Plusieurs rencontres seront organisées  afin de réaliser deux objectifs :
  • Rédiger un rapport eurocitoyen sur la politique de sécurité et de défense qui pourra contribuer à éclairer la réflexion officielle sur le sujet.
  • Faciliter l'appropriation de la future politique de sécurité et de défense par l'ensemble des citoyens, à l'issue d'un débat auquel ils auront participé. 

EN SAVOIR PLUS >>>>>

S'INSCRIRE ET PARTICIPER >>>>

CE QU'EST  EUROREFLEXE >>>>>>>>

14/07/2007

A lire sur DpJ, Le Droit pour la Justice

>>> PRISONS : Cela ne va pas s’arranger…

Une note de l'Administration pénitentiaire estime à 80.000 le nombre de détenus dans les prisons françaises à l'horizon 2017, alors qu'elles ne devraient compter à cette date que 63.000 places.

>>>> SECURITE et LIBERTE : LA France A LA CNIL LA PLUS PAUVRE D’EUROPE. . DpJ reprend un dossier du Monde, signé Jean Marc Manach qui vaut lecture et réflexions....

Et une info qui jette un froid: Plus de la moitié des fichiers policiers contrôlés en 2006 par la CNIL étaient erronés »

05/06/2007

Sécurité:Un dramatique exemple des conséquences d'une mauvaise approche

François Bayrou : sécurité en banlieue, "une situation triplement risquée"

François Bayrou, a jugé "inquiétant" le rapport de l'INHES (l’Institut national des hautes études de sécurité) sur les difficiles relations police/population en Seine-Saint-Denis. Il a estimé lors d'une conférence de presse à Lesquin dans le Nord que la situation décrite était "triplement risquée", car "elle met des policiers en situation de danger (...), des citoyens en situation d'exaspération - car ils ont le sentiment d'être perpétuellement discriminés pour certains - (...) et parce qu'elle empêche la police de faire utilement son travail de sécurité".

François Bayrou a ainsi souligné que les policiers se sont retrouvés dans la "situation d'avoir une approche quantitative plus que qualitative de leur métier".

"Je suis très frappé de ce qu'on a essayé de dissimuler ce rapport. Il dit quelque chose de très important pour la sécurité de la banlieue et de la Seine-Saint-Denis en particulier", a déclaré François.

Il considère qu’il est "très important qu'on réfléchisse tous ensemble à la manière de sortir de ce piège, élus, représentants d'Etat, magistrats, représentants des personnels et du terrain, des associations". Enfin, il a rappelé que l’UDF-Mouvement Démocrate défend depuis longtemps « l'idée qu'il faut une police fidélisée, c'est-à-dire qui soit attachée au quartier et capable de poursuivre en même temps le travail de poursuite, de sanction, absolument nécessaire, et la travail de prévention".

RAPPEL DES FAITS:

  Cette enquête dresse un constat accablant des rapports entre la police et la population dans le "93" et évoque un "climat d'insécurité permanent" à même de s'envenimer. Les auteurs soulignent notamment un "décalage" entre la "suractivité permanente" de la police, en matière de lutte contre les stupéfiants et les clandestins, et les "réalités subies par la population", avec une "hausse considérable des violences" dans ce département, où les vols avec violences ont ainsi crû de 15,95 % en 2006. Ce rapport inédit a été finalisé en décembre 2006 après deux mois d'étude et de rencontres avec des acteurs municipaux, policiers et magistrats du "93", d'où sont parties les émeutes de 2005.

Commentaire de Chantal CUTAJAR

La juriste, l'élue qui a une expériende de terrain et la citoyenne que je suis ne peux qu'approuver les propos de  François Bayrou à propos de cette affaire qui illustre des dysfonstionnements d'Etat et quelques unes des conséquences d'une approche viciée par une "culture du résultat" trompeuse et porteuse d'effets pervers.

 D'abord, une série de questions:  Pourquoi un rapport de  cette importance (financé par les contribuables) , sur un sujet aussi chargé de passions qui met en cause directement l’ancien ministre de l’intérieur a-t-il été mis délibérément dans un tiroir, donc caché à l’opinion ?  Parce qu’il donnait un reflet de la réalité non- conforme aux soucis d’image du candidat de l’UMP ? Parce qu’il ne fallait pas fournir des éléments « objectifs » pour apprécier le bilan du ministre sortant ?

Jean-Pierre Raffarin a estimé  au "Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI", que "le climat électoral" n'était "pas le meilleur climat pour traiter" d'un sujet "grave" comme les difficultés en Seine-Saint-Denis….C’est un point de vue… que je ne partage évidemment pas : une campagne, c’est l’occasion de décortiquer les réalités et non de les masquer, de mettre à plat les choses avec clarté et ransparence, et non de débattre à coups de phrases superficielles et de slogans. Une conception de la morale politique! 

Sur le fond: Je sais la complexité des questions liées à l’insécurité. Je connais la difficulté de la police, surtout quand elle doit répondre à des consignes politiques mal adaptées aux nécessités du « terrain ». Je suis sur la même longueur d'ondes que Bayrou: nous avons au MoDem un souci d'équilibrer prévention donc éducation , action sociale  présence policière visible , répression et efforts de restructuration psychologique et de réinsertion sociale, et (on les oublient trop!) aides aux victimes,  

L'Unsa police estime "urgent de renouer les liens avec la population pour lutter efficacement contre la criminalité". Pour le premier syndicat de policiers, "si la police est plus proche de la population les auteurs de crimes et délits seront connus et stoppés". C'est un point de vue qu'il faut entendre, évidemment. J'y ajoute une chose essentielle: la sécurité, la sûreté, ne concerne pas que les "quartiers " dits "difficiles" où il faut effectivement rétablir  la présence active de l'Etat, donc des services publics. Elle concerne tous les citoyens de tous les quartiers.

Et elle ne se mesure pas que dans les luttes contre les délinquances "visibles": Où est le programme du gouvernement de lutte contre la délinquance en "cols blancs", contre l'économie souterraine, contre les crimes de la géofinance, contre la corruption, contre les réseaux des blanchiments de l'argent?

Chantal CUTAJAR

01/04/2007

La montée de l'insécurité: l'ECHEC de Sarkozy

L'insécurité s'est "plutôt" aggravée dans l'Hexagone pour 45% des Français au cours des cinq dernières années, si l'on en croit un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche (JDD) du 1er avril.
Selon cette enquête réalisée les 29 et 30 mars, après les violents incidents entre jeunes et forces de l'ordre à la gare du Nord, ils sont 40% à estimer que la situation n'a pas changé. Seules 15% des personnes interrogées considèrent qu'elle s'est "plutôt améliorée" depuis 2002. Pour 52% des sondés, les relations entre la police et les Français se sont "plutôt dégradées" en cinq ans, contre 31% qui pensent le contraire et 16% qui jugent qu'elles se sont "plutôt améliorées"Paradoxe: ce sondage qui marque (entre autres) l'echec de Sarkozy et de ses méthodes n'empêchent pas 43% des français d'avoir confiance en Sarkozy pour assurer plus de sécurité dans l'avenir. Quelques questions doivent être mal poséees dans certains sondages...

Il faut faire des banlieues une priorité nationale de salut public

François Bayrou a constaté que l’opposition stérile droite-gauche n’avait pas permis de régler les problèmes et qu’il y a un immense travail à accomplir pour reconstruire la France.

Le candidat à l’élection présidentielle considère qu’il faut rassembler les Français et non les diviser si on veut sortir le pays de la crise.

Il veut notamment faire des banlieues, "une priorité de salut public" : "cela mérite une mobilisation de toutes les forces de la nation".

CE N'EST PAS LE DEBAT CITOYEN QUE CHANTAL CUTAJAR A ANIME VENDREDI DERNIER A HAUTEPIERRE QUI LUI DONNE TORT.... IL Y A URGENCE. ET IL FAUT JOUER SUR TOUS LES LEVIERS D'ACTIONS DE L'ETAT ET DES COLLECTIVITES LOCALES ET REGIONALES.

"Je ne connais pas de pays plus déchiré que la France, où il y ait plus de désespoir" a déclaré François Bayrou. Le candidat à l’élection présidentielle pense notamment à la situation des banlieues en France, à tous ces quartiers où le chômage s’élève à 30-40%, à ceux qui ont l’impression que toutes les portes se ferment devant eux à cause de leur couleur de peau, de leur nom, de leur religion ou encore de leur adresse.

François Bayrou pense aussi à "ceux qui ont l’impression qu’on ne parle jamais d’eux". "C’est un pays qui va mal" a insisté François Bayrou, "on a un immense travail pour le reconstruire, pour réparer les fractures, pour recoudre le pays". Pour lui, les Français ont un choix à faire pour cette élection présidentielle : "est-ce qu’on divise ou est-ce qu’on rassemble pour s’en sortir ?".

François Bayrou considère que Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal sont tellement "obsédés par la coupure entre leurs deux camps" qu’ils ont fait le choix de diviser. Il trouve étrange qu’ils se soient lancés dans une surenchère à propos de l’identité nationale et du drapeau : "Je ne vois pas la France dans cette névrose-là (…) Je ne vois pas du tout la France comme ça. Je la vois plongée dans d’autres inquiétudes" concernant notamment l’école et l’emploi.

François Bayrou n’accepte pas l’idée d’une fatalité politique avec un Nicolas Sarkozy et une Ségolène Royal se renvoyant la responsabilité des incidents Gare du Nord : "Il y a de la hauteur à prendre, de la volonté et de la détermination pour que les gens se réunissent et reconstruisent". "Je n’en peux plus de voir les trains de banlieue changés en champs de bataille, je n’en peux plus de voir les gares changées en zones dans lesquelles on s’affronte…".

François Bayrou a renvoyé dos à dos, le laxisme de la gauche et la montée des antagonismes créée par la droite : les incidents Gare du Nord ont, selon lui, montré qu’il y avait des affrontement très durs avec les forces de la paix et que celles-ci sont aujourd’hui regardées par les jeunes comme une menace. "On a besoin d’un Président, d’une attitude qui soit ferme et compréhensive" a insisté le candidat, "le président de la République est là pour faire vivre les gens ensemble. C’est le principal de sa mission".

 Ce qui s’est passé Gare du Nord, "c’est la preuve de la réalité de ce que je dis depuis si longtemps : si on continue à avoir une opposition stérile, on ne réglera jamais les problèmes de la banlieue". François Bayrou pense notamment aux difficultés pour trouver un emploi, aux endroits où "la tranquillité de vivre n’est pas assurée" : "Cela mérite la mobilisation de toutes les forces de la nation et sur une longue période".

Il s’agit, à ses yeux, de remettre l’école en route dans ces quartiers, de réimplanter l’Etat là où ça va mal, d’offrir la possibilité de créer des emplois dans ces zones-là, de lutter contre l’exclusion…  François Bayrou a insisté sur l’énormité de la tâche à accomplir : "Je prétends qu’il faut en faire une priorité nationale, une priorité de salut public" pour régler les problèmes un à un. "Elu président de la République, je formerai un gouvernement qui rassemblera des gens issus de camps différents pour sortir le pays de cette crise dans laquelle il se trouve" a assuré François Bayrou. "J’ai pour le faire un allié plus puissant que tous les états-majors des partis, c’est le peuple des citoyens". Le candidat à l’élection présidentielle ne doute pas qu’une fois élu, ces états-majors seront obligés d’obéir à la volonté du peuple, sinon ils seront balayés.

 Actuellement autour de 20% dans les sondages, François Bayrou considère que c’est un score « significatif » à trois semaines et demi du premier tour : "Cela veut dire que des millions de Français sont en soutien autour de moi. C’est ce qu’il faut pour changer le score du deuxième tour et obtenir en France, une recomposition, un changement de ligne qui fera enfin une politique nouvelle". 

22/03/2007

LE RETOUR A LA SECURITE: UN PLAN COHERENT

Interview de Jean-Christophe Lagarde sur LCI

medium_lagarde_6_republique.5.jpgPorte-parole de François Bayrou, Jean-Christophe Lagarde renvoie dos à dos la droite et la gauche en matière de lutte contre la délinquance des mineurs. Agé de 39 ans, il est député de Seine-St-Denis depuis 2002 et maire du Drancy.

LCI.fr : Maire de banlieue, vous avez été en première ligne lors des émeutes il y a un an. Pourquoi, selon vous, cette question est-elle quasiment absente de la campagne ?  
Jean-Christophe Lagarde : Cela mesure à quel point les deux grands appareils, l'UMP et le PS, ont absorbé cette question, l'un pour la nier et la faire passer seulement pour de la délinquance, l'autre pour une simple question sociale. Or les questions que posent cette période sont lourdes. Le principal est de savoir si la République garantit les mêmes chances à tous, quel que soit le lieu où l'on vit. La réponse est non.

Tout d'abord, il faut réimplanter l'Etat dans les quartiers, les services sociaux, les caisses d'allocations familiales et les transports qui permettent le désenclavement. C'est la même problématique que pour les zones rurales. Deuxièmement, il faut permettre à l'Education d'avoir des classes d'excellence sur tout le territoire, du plus petit village à la cité la plus difficile.

medium_bayrou_vertical.jpgLCI.fr : Qu'entendez-vous pas classes d'excellence ?  
J.C.L : Si un élève a un bon potentiel, on doit lui permettre d'avancer au rythme qui est le sien. Il s'agit de réserver dans les meilleures écoles, lycées et facs des places pour tout le monde. On prend les meilleurs d'un lycée d'un village ou de Clichy-sous-Bois, et on leur donne accès au lycée dits "prestigieux". Il faut que l'excellence scolaire remplace la médiocrité pour tous.

Actuellement, notre élite s'autoreproduit car elle vit sur elle-même et fréquente les mêmes écoles. Il faut ouvrir les élites de France à d'autres populations. Cela permettra de réinstaller l'espoir dans les quartiers difficiles.

LCI.fr : Et que proposez-vous pour les moins bons élèves ?  
J.C.L : Il y a deux cas de figure. D'une part, les élèves qui posent des difficultés de discipline. On doit pouvoir les sortir du collège et les placer dans des petites unités pédagogiques adaptées où ils pourront construire leur vie. Il faut qu'ils se reconstruisent et apprennent autant à vivre qu'à lire ou écrire. L'autre cas de figure, ce sont les élèves qui ont des difficultés sur les apprentissages premiers. Les enfants ne doivent pas pouvoir sortir de l'école sans savoir lire, écrire et compter. Ces acquis sont indispensables avant l'entrée en 6e.

POUR UNE MIXITE SOCIALE

Par ailleurs, il ne faut pas annuler la carte scolaire, comme le réclament les candidats de l'UMP et du PS. La solution, c'est la mixité sociale et cela passe par un grand chantier de rénovation urbaine, la destruction des barres d'immeubles qui prendra 10 ou 15 ans. Depuis trop longtemps, on a accepté de concentrer toute la misère au même endroit. En attendant les 15 ans de rénovation, il faut imposer la mixité sociale. En matière d'urbanisme, il faut imposer des logements sociaux dans toutes les communes. Toutes les opérations immobilières nouvelles devront comprendre un pourcentage de logements sociaux.

LCI.fr : Quelle sont les contre-propositions de François Bayrou contre la délinquance des mineurs ?  
Il faut tout d'abord doubler le budget de la justice en 5 ans. Le problème est en effet la rapidité de l'exécution des peines, et cela nécessite des moyens. Si on prend comme exemple la Seine-Saint-Denis, ce n'est pas avec 14 juges des mineurs que l'ont peut traiter environ 8000 mineurs délinquants déférés chaque année.

Deuxième chose, il faut diversifier les sanctions. Aujourd'hui, les juges sont enfermés dans l'alternative suivante : le retour au bas de l'immeuble ou la prison. Or, un mineur ne commet pas un délit grave du jour au lendemain, son "évolution" s'étale sur 3, 4 ou 5 ans. Pendant cette période, on doit prévoir des stages de civisme, des travaux d'intérêt général, ou des placements en centre éducatifs renforcés ou fermés. Enfin, si c'est nécessaire, il faut éloigner durablement le jeune du milieu familial.

LCI.fr : Francois Bayrou est-il favorable à la suppression de l'excuse de minorité ?  
Non. La suppression de l'excuse de minorité a pour conséquence de ne pas mettre en place les étapes nécessaires avant de décider un emprisonnement. La prison doit être le dernier recours. Mais à titre personnel, si l'on voit qu'après une réprimande puis l'éloignement, un jeune continue ses fautes, je suis favorable à cette suppression.

POLICE DE PROXIMITE: D'UN EXTREME A L'AUTRE

LCI.fr : Etes-vous favorable, comme le PS, au retour de la police de proximité ?  
Non, car cette police n'était qu'une fumisterie. Cela consistait à payer des policiers pour se promener au milieu des commerçants lors des heures d'ouverture des magasins. Et dans les heures de délinquance, il n'y avait personne. Depuis 2002, on a remplacé cette police par une police d'intervention, ce qui est souvent vécu comme une agression. On est passé d'un excès à l'autre. Il faut que la police ne soit plus un instrument électoral.

Nous proposons 3 choses : une fidélisation des policiers sur un territoire, au minimum 5 ans. Quand les policiers connaissent le terrain, cela se passe bien. Deuxièmement, il faut une police mieux rémunérée là où le travail est plus difficile. Je parle d'une augmentation d'au moins 20-25%. Troisièmement, il faut améliorer la vie des policiers. Aujourd'hui, la plupart de ceux qui travaillent en banlieue viennent de province. Ils n'ont pas la possibilité de se loger correctement. Avec 1200 euros par mois de salaire, certains policiers vivent hébergés.

Par ailleurs, il faut laisser les commissaires adapter leur stratégie locale de sécurité avec les maires. Dans un département comme la Seine-Saint-Denis, il y a plus de 40 communes avec chacune leur type de problèmes. Derrière les statistiques globales, il y a des réalités très diverses.


Propos recueillis par Renaud Pila

04/01/2007

Après les violences de la nuit de la Saint-Sylvestre à Strasbourg

Trop de voitures brûlées? OUI. Trop d'actes de violence en ces jours de fête? OUI. Mais cela ne justifie aucune polémique politicienne.

Constat d'échec, il y a . Pourquoi? Cela mérite réflexions. J'y reviendrai... Sur ce site et ailleurs.

L'enfant de huit ans interpellé pour violences avait... deux ans quand la municipalité actuelle a été élue.

C'est un fait.

Pour l'heure, comme je l'ai indiqué dans un communiqué repris par le presse locale, je tiendrai une PERMANENCE  à la CUS samedi 6 janvier, Bureau 1156 au 1er étage de 10 h à 12 h .

J'y invite surtout toutes celles et tous ceux  qui ont été concernés par ces méfaits   et qui n'auraient pas encore été indemnisés

Au-delà des polémiques, j'insiste sur un point: Il importe, face à des actes de délinquance chroniques, symbolique d'un échec de la politique locale de sécurité désincarnée institutionnellement, de mettre en place sans délai une véritable solidarité locale, immédiate, visible et tangible avec les victimes d'atteintes injustes à leurs biens et désormais handicapées dans leur quotidien.

Il appartient à la collectivité, garante de la défaillance du contrat social lui déléguant la sécurité, de tout faire pour que toutes les personnes ayant subi des dommages voient leur entier préjudice réparé sous huit jours. Cela est possible pour peu qu'il y ait une véritable volonté. Les Strasbourgeois attendent une réelle efficacité.Et non des discours de circonstances"....

28/11/2006

La violence et le racisme dans les stades, les supporters …insupportables : Pourquoi n’avoir pas agi avant ?

Le billet de Chantal CUTAJAR

Soyons sérieux. Je me suis refusée à réagir « à chaud », sur le coup de l’émotion à la tragédie qui s’est déroulée à la fin d’un match entre le PSG et Tel-Aviv. Le temps médiatique n’est pas le temps policier et encore moins le temps judiciaire. Et les politiques réagissent trop souvent à coup de pulsions, d’impulsions… dictées par des soucis d’occupation du terrain médiatique.
Aujourd’hui, les faits semblent bien établis :il ne s’agir pas d’une « bavure », le policier était dans son droit et a accompli son devoir, les vrais coupables sont les semeurs de haines racistes, ces « supporters » insupportables, ces fascistes qui se servent de la ferveur sportive pour assouvir leurs passions destructrices.

Trois questions tout de même :
1) pourquoi les renforts et les secours ont-ils mis autant de temps à intervenir ?
2) pourquoi attendre un « mort de trop » pour appliquer les lois telles qu’elles existent, les règlements tels qu’ils existent, les codes de bonne conduite en tous genres tels qu’ils existent ?
3) pourquoi, d’une façon plus générale, ne pas appliquer plus strictement les lois contre les racismes, l’antisémitisme et les idéologies porteuses de haine. Ces fléaux ne sont pas que des « fautes morales » : ils sont des délits. Quand je repense au laxisme dont fait preuve le PS vis-à-vis de Frêche, j’ai honte pour lui et j’ai peur pour l’avenir. Le Droit pour la Justice a demandé des poursuites contre cet élu. Comment condamner les actes et les chants racistes dans les stades quand on se contente de les « déplorer » dans les propos d’élus qui ne sont en rien des « dérapages », mais des délits?


Ces questions étant posées, vous comprendrez que , comme d’autres membres de l’udf cités sur ce blog, François Sauvadet notamment, je suis outrée par les mouvements de manches, de menton, (j’allais écrire de gueule) du ministre de l’intérieur-candidat à la présidence de la République qui, une fois de plus, fait du vent…trop tard
« Nous voulons éradiquer la présence d'éléments racistes dans les stades et les tribunes, s’écrie-t-il Nous ne voulons plus de racistes dans les stades, nous ne voulons plus de saluts nazis, plus de cris de singes quand des joueurs de couleur touchent le ballon". Il annonce que les "associations de supporteurs qui ne se désolidariseront pas de mouvements racistes ou d'actions violentes seront immédiatement dissoutes".


Mais il pouvait le faire avant. Sur l’ensemble des stades de football de France, 300 faux supporters vraiment insupportables sont recensés, identifiés, fichés. Pourquoi ne pas les poursuivre , les interdire de stade et dissoudre les faux clubs de supporters qui sont de vrais forces de frappe racistes. Les lois existent. La dernière date de juillet 2006  Pourquoi les décrets d’application n’on-ils pas encore été publiés. « Les décrets d'application seront publiés avant le 1er décembre », a dit Sarkozy. Il a fallu un mort pour accélérer les choses… Un constat d’échec de plus pour Sarkozy-le-sécuritaire qui n’assure pas la sécurité…
Chantal CUTAJAR

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