10/12/2007
Strasbourg la nuit : Et la sécurité ?
Après les deux premiers « Cafés démocrates » consacrés à « Strasbourg la nuit », Strasbourg je t’M et Chantal Cutajar invitent à une troisième confrontation d’idées celles et ceux qui sont directement concernés par la sécurité nocturne dans Strasbourg. Présence annoncée de représentants de la police, des pompiers, des services médicaux d’urgence et d’autres « acteurs de la nuit ».
Ce « café démocrate » se tiendra le mercredi 12 décembre au restaurant de la Bourse, 1 place du Maréchal de Lattre de Tassigny (67000 STRASBOURG) de 20h00 à 22h00
Le débat a commence et continuera sur :
Le Forum « Strasbourg 2008 : Et si j’étais maire ? »
Strasbourg Culture Je T’M Le Blog politique de Chantal CUTAJAR
Pour tout renseignement : strasbourg2008@gmail.com
00:20 Publié dans Agenda | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sécurité, nuit, société, strasbourg, alsace, ville, politique
17/11/2007
La petite chronique strasbourgeoise de Daniel RIOT
Strasbourg : Oh ! Les copieurs… Quand Roland R. et Robert G.se disputent une formule de…Chantal C.
Ils vont finir par être encore plus drôles que dans la revue de la Choucrouterie, Robert Grossmann et Roland Ries… Le second dans les dna reproche au premier de lui avoir piqué le « Vivre ensemble » comme priorité de la prochaine campagne municipale… Un « Vivre ensemble » plus harmonieux ? C’est un bel objectif, çà…
Pas étonnant que Chantal Cutajar en ait fait l’une de ses priorités essentielles dès la campagne des…législatives, qu’elle ait repris cette formule (qui chez elle n’est pas un slogan) dans sa conférence de rentrée, le 5 septembre… LIRE LA SUITE >>>>>
04:55 Publié dans TRIBUNES LIBRES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, cutajar, bayrou, ump, modem, Ps, société
17/08/2007
EUROPE: Quelle sécurité et quelle défense?
EUROREFLEX organise, entre septembre et décembre 2007, un débat eurocitoyen, animé par de jeunes européens, sur les différents aspects de sécurité et défense (aspects militaires et diplomatiques mais aussi sécurité intérieure, police, justice, sécurité civile, services de santé, entreprises...).
- le Président de la République a demandé le 31 juillet la rédaction d'un livre blanc sur la sécurité et la défense pour la fin de l'année dans lequel l’Europe doit jouer un rôle majeur
- la France doit prendre la présidence de l'Union Européenne en 2008.
- Rédiger un rapport eurocitoyen sur la politique de sécurité et de défense qui pourra contribuer à éclairer la réflexion officielle sur le sujet.
- Faciliter l'appropriation de la future politique de sécurité et de défense par l'ensemble des citoyens, à l'issue d'un débat auquel ils auront participé.
S'INSCRIRE ET PARTICIPER >>>>
CE QU'EST EUROREFLEXE >>>>>>>>
06:19 Publié dans Agenda | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : citoyens, démocratie, politique, défense, sécurité, sociéte
20/06/2007
La surpopulation dans ces écoles du crime qu'on appelle prisons...
Les 188 prisons françaises sont proches d'un record historique de surpopulation avec 60.870 détenus au 1er juin, chiffre officiel annoncé dans un communiqué de l'administration pénitentiaire. Ce chiffre est en augmentation de 0,3 % sur le mois précédent. Le chiffre le plus élevé jamais atteint remonte à juillet 2004 avec 63.652 détenus, selon une source du milieu pénitentiaire.Le taux de surpopulation exact actuel n'est pas connu car l'administration pénitentiaire ne publie plus depuis plusieurs mois le chiffre des places disponibles.Ce qui n'est évidemment pas normal... Selon des sources officielles, il est d'environ 50.000.
17.000 prévenus
Le nombre de personnes prévenues dans les prisons (non condamnées) est de 17.691 pour 43.179 personnes condamnées. Fait remarquable mais pas forcément rassurant par ailleurs, le nombre de mineurs détenus a augmenté de 10% en un mois, passant de 712 à 784. Ils représentent 1,3 % de la population pénale.
Il faut ajouter à tous ces chiffres 884 personnes bénéficiant d'une mesure de placement à l'extérieur, 1.679 d'une mesure de semi-liberté et 2.306 d'un placement sous bracelet électronique, dit l'administration pénitentiaire.
Les maisons d'arrêt, qui accueillent les détenus en détention provisoire dans les enquêtes et certains condamnés, sont les plus surpeuplées avec un taux moyen de 135 détenus pour 100 places, selon une étude de Pierre Tournier, un universitaire parisien, publiée le 15 juin dernier.
Ce chercheur a souligné la situation critique de certaines petites prisons qui dépassent souvent les 200% de surpopulation comme La Roche-sur-Yon (Vendée, 94 détenus pour 40 places), Béthune (409 détenus pour 180 places), Lyon Perrache (794 détenus pour 350 places), Le Mans (133 détenus pour 62 places), Fontenay le Comte (82 détenus pour 39 places) ou encore Saint-Denis de la Réunion (248 détenus pour 123 places).
Récidive favorisée
Les syndicats de personnels pénitentiaires et les syndicats de magistrats estiment que cette situation rend impossible tout travail de préparation des détenus à la réinsertion et qu'elle favorise donc la récidive. Ils se sont donc déclarés opposés aux premiers textes présentés par le nouveau Garde des sceaux Rachida Dati, instaurant des peines minimales de prison pour les récidivistes.
Une source gouvernementale a déclaré la semaine dernière que le président Nicolas Sarkozy entendait signer le 14 juillet comme ses prédécesseurs le traditionnel décret de grâces collectives, qui permet habituellement des libérations anticipées pour plusieurs milliers de détenus. Il s'était avant la campagne présidentielle prononcé contre toute grâce ou amnistie. Ce décret sera d'une ampleur comparable à celui de l'an dernier, a dit cette source. En 2006, les grâces collectives, qui excluaient de nombreux crimes et délits ainsi que les récidivistes, avaient concerné environ 3.000 prisonniers.
En 2006, l'Elysée avait accordé une remise de peine équivalente à quinze jours par mois de détention non encore exécuté, dans la limite de quatre mois maximum.
23:10 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : prisons, justice, politqiue, france, société
Deux Français sur trois contre la TVA sociale
Deux Français sur trois (67%) se déclarent défavorables à la TVA sociale, contre 27% qui s'y déclarent favorables, selon un sondage CSA réalisé le jour du second tour des législatives pour l'hebdomadaire "Le Bleu" de "Profession politique" et rendu public mercredi.Les personnes interrogées sont en revanche 85% à approuver la déduction des intérêts d'emprunts immobiliers de l'impôt sur le revenu, contre 12% qui la désapprouvent.
Les Français sont plus partagés sur la carte scolaire: 52% se disent favorables à sa suppression tandis que 40% souhaitent son maintien. Et sur la franchise médicale: 49% se prononcent pour, 48% contre.
sondage réalisé par téléphone dimanche dernier auprès d'un échantillon national représentatif de 1.002 personnes âgées de 18 ans et plus inscrites sur les listes électorales, constitué d'après la méthode des quotas.
19:59 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, société, réformes
30/05/2007
Lu dans "profession politique"
L’institut CSA a étudié et comparé le profil des sympathisants UDF et des sympathisants de la nouvelle formation centriste, le Mouvement démocrate. Le résultat est plutôt encourageant pour François Bayrou : avant la création du MoDem, 7% des personnes interrogées se déclaraient proches de l’UDF alors qu’elles sont désormais 15% à se dire proches du nouveau parti. L’effet "présidentielle" est évident puisque François Bayrou avait rassemblé sur son nom 18,57% des suffrages. Quatre semaines après le premier tour, ses électeurs ne s’étaient pas éparpillés sur les autres formations. Le MoDem revendiquait lors de sa création, le 21 mai, 70 000 adhérents alors que l’UDF en comptait 31 000 au congrès de janvier 2006.
Dans le détail, le portrait-robot du sympathisant MoDem établi par l’institut CSA montre de nettes différences par rapport à l’ancien sympathisant UDF. Il est d’abord plus jeune : 24% des sondés se disant proches du MoDem ont moins de 30 ans (14% pour l’UDF) et 14% ont de 18 à 24 ans (9% pour l’UDF). 35 % sont âgés de 50 ans et plus contre 46% pour l’UDF. Le message distillé par François Bayrou tout au long de la campagne "a trouvé un écho chez des personnes pas encore structurées politiquement", explique Jean-Daniel Lévy, directeur adjoint du département opinion de CSA. Le leader centriste "prend autant à gauche qu’à droite et séduit surtout des personnes sans préférence partisane".
Conséquence de ce rajeunissement du centre, la proportion de diplômés chez les sympathisants MoDem est plus importante que chez les UDF. 17% des personnes se disant proches du MoDem ont un niveau supérieur à bac + 2 (9% pour l’UDF), 20% ont un niveau bac (12% pour l’UDF) et à peine 20% sont sans diplôme (33% pour l’UDF). 13% sont étudiants et 18% retraités (respectivement 8% et 28% pour l’UDF).
17:33 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, modem, udf, bayrou, jeunes, société
26/05/2007
STRASBOURG: Les combats de Marc MERGER, suppléant de Bornia Tarral
Marc MERGER est le suppléant de BORNIA TARRAL, candidate UDF-MoDem dans la Troisième circonscription du Bas-Rhin. Son livre mérite d'être lu. Et médité.Il comporte bien des enseignements qui doivent se traduire dans des lois pour que les personnes à mobilité réduite soient considérées pleinement comme des acteurs à part entière de la société.
Au-delà de son témoignage personnel , son engagement politique dans le MoDem est un signe d'espoir et une volonté d'agir pour un "VIVRE ENSEMBLE" PLUS HARMONIEUX.
Oui, il faut intensifier la lutte contre les discriminations dont sont victimes les personnes à mobilité réduite et d'autres catégories de citoyens qui ne sont pas considérées comme elles le devraient.
Oui, face aux défis à relever, la France est en retard par rapport à d'autres pays européens. Marc a été entendu à plusieurs reprises par les commisions d'experts et d'études du Conseil de l'Europe. L'organisation strasbourgeoise accomplit dans ce domaine comme dans beaucoup d'autres un travail considérable qui doit être mieux relayé à .... Strasbourg et à Paris.
Cette action en faveur des personnes à mobilité réduite qui doit se développer à tous les niveaux et dans tous les domaines était privilégiée dans le projet Présidentiel de François BAYROU et elle inscrite dans les priorités du programme législatif de l'UDF-MoDem. N'en restons pas aux voeux pieux et aux discours généreux: AGISSONS.!
Chantal CUTAJAR
Lève-toi et marche
de Marc Merger
avec Marie-Thérèse Cuny
Récit / témoignage
Editions Robert Laffont
La volonté d’un homme handicapé, alliée à la foi inébranlable d’un chercheur visionnaire: un conte des temps modernes et un formidable message d’espoir…
À trente ans, Marc Merger est un homme heureux. Il va se marier avec Véronique: ils sont beaux, ils sont jeunes, ils s’aiment. Et puis, une nuit, sur une autoroute déserte, l’horreur: Marc s’endort au volant, la voiture fait une embardée et s’encastre dans le rail de sécurité. Véronique est indemne, mais lorsque Marc se réveille, on lui annonce qu’il est paralysé des deux jambes, et qu’il ne pourra plus jamais marcher…
Au milieu du désastre, alors que toute sa vie est à terre, qu’il se bat pour ne pas céder au désespoir, à la peur, à l’angoisse, deux miracles. D’abord, celui de l’amour: Véronique restera à ses côtés et ils se marieront comme prévu. Et puis, une rencontre: un chercheur visionnaire, le professeur Rabischong. Celui-ci lui explique qu’il peut, qu’il doit garder espoir. Marc, en effet, fait partie de ces paraplégiques, chanceux dans leur malheur, qui ont conservé leur tonus musculaire: lorsqu’on stimule ses muscles, ceux-ci se contractent. En principe, si on les stimulait dans le bon ordre, au bon moment, Marc pourrait remarcher. Le professeur Rabischong lui explique alors son grand projet: programmer un ordinateur pour faire précisément cela, et lui déclare: «Il y a encore du chemin à parcourir, mais quand nous serons prêts, je viendrai vous chercher. Vous serez le premier.»
Dix ans passent. Dix ans au cours desquels Marc reconstruit sa vie. Il apprend à s’adapter à son fauteuil roulant, aux dures réalités de la vie de tout handicapé moteur. Et pendant ces années, le professeur Rabischong reste en contact avec lui. Jusqu’au jour où, enfin, il dit à Marc: «Ça y est, nous sommes prêts.» Car, entre-temps, le rêve est devenu réalité. Certes les obstacles sont encore nombreux: les difficultés de l’opération, puis les problèmes techniques, inévitables quand on est à la pointe extrême du progrès. Mais au bout du tunnel, il y a la lumière: ce jour où, enfin, relié par des câbles à un appareillage encombrant, devant les caméras de télévision, Marc se tiendra debout et fera ses premiers pas depuis bien longtemps…
Aujourd’hui, un an après, la technologie est au point. D’autres patients vont être opérés. La prochaine grande étape est la miniaturisation, mais elle se heurte, hélas, à des obstacles purement financiers. Le plus grand souhait de Marc est que le récit de son histoire puisse faire avancer les choses encore plus rapidement.
Parution : 7 mai 2001
Format : 135 x 215 mm, 198 pages, 18,14
ISBN : 2-221-09339-9
En savopir plus sur Marc MERGER>>>>>>>>
En savoir plus sur Bornia TARRAL >>>>>>>>
Bornia TARALL est une femme de 50 ans mariée et mère de 3 enfants. Elle occupe le poste de Déléguée Régionale Adjointe de l’ANAEM (Agence Nationale d’Accueil des Etrangers et des Migrations).
Républicaine convaincue, elle veut relever, avec des hommes et des femmes de bonne volonté, aux parcours et aux histoires divers, le défi d’une conception moderne de la politique.
Son engagement et son expérience dans le milieu associatif lui confèrent des compétences dans le champ de l’insertion socio-professionnelle et de l’expertise sur les questions de l’intégration et de la lutte contre les discriminations.
Elle a été choisie pour être la candidate aux élections législatives 2007 sur la 3ème circonscription de STRASBOURG pour l’UDF.
«Mon engagement trouve le souffle, l’énergie et la volonté, dans l’action, la conviction et le combat pour le droit et les valeurs de citoyenneté, d’ouverture et de respect. A l’origine de mon implication, il y a ce que nous avons en partage la République, la Démocratie : la France.»
Bornia Tarral est également vice-présidente de: Les Marianne de la diversité
Cette association laïque a été créée dans le but d’inscrire la diversité féminine comme un espoir pour renforcer notre cohésion sociale et la société française. Elle entend donner toute leur place dans la République aux femmes soucieuses de s’engager et de transmettre leur savoir, leurs compétences, leurs histoires et la transmission de leur mémoire.
20:20 Publié dans Engagements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Strasbourg, législatives, Bornia, udf Modem, politique, handicapés, société
25/05/2007
"Qui veut gagner des millions?"
François Bayrou proposait un programme de réformes fiscales cohérent visant à plus de justice et incluant les finances locales.Le même programme comportait "une priorité des priorités":alléger la dette publique française. Le gouvernement Fillon met en place une réforme fiscale qui néglige les intérêts des classes moyennes et des moins favorisés par les fruits de leur travail.Et qui met entre parenthèses cette dette colossale que seule une croissance accrue ne peut combler ou diminuer...
Ces questions là ne sont ni de droite ni de gauche. Elles exigent d'abord des constats de réalité.
Evidemment qu'il faut encourager tous les Français à "gagner plus". Le mot "riche" n'est pas une insulte, contrairement à ce que dit encore au PS... Evidemment qu'il ne faut pas pénaliser ceux qui ont le mérite et la chance de s'enrichir par les fruits de leur travail et leur habileté à bien gérer leurs biens par des impôts étouffants. Mais il est sûr aussi qu'une réforme de l'impôt exige de considérer à la fois les taux et l'assiette et de ne pas perdre de vue le fait que l'impôt est aussi une contribution citoyenne.
Ce type de réformes exige réflexions en profondeurs, confrontations des points de vues, expertises différentes.C'est l'un des rôles essentiels du député d'approuver, d'amender ou de rejeter le budget, donc l'impôt. Ce rôle exige une INDEPENDANCE de jugement et une LIBERTE de penser que ne peut avoir ni les représentants d'une majorité inconditionnelle ou d'une opposition systématique.
Dans cette perspective,l'article publié par Libération sous le titre "quui va gagner des millions?"de ce matin mérite lecture et réflexions.

"Jaurès et la valorisation des fruits du travail dans les discours. L'impôt sur la fortune, le bouclier fiscal, la baisse des droits de succession et la prime à la rente quand il s'agit de prendre des mesures concrètes. Au final, une politique fiscale menée par le gouvernement Fillon, qui, selon Michel Sapin, député et spécialiste de la fiscalité au PS, «va profiter aux grosses fortunes tout en faisant croire aux petits contribuables qu'ils vont en bénéficier». Le doute n'est guère permis. Le cumul des mesures annoncées pendant la campagne par Nicolas Sarkozy et que s'apprête à présenter devant le Parlement en juillet son ministre du Budget, Eric Woerth, cible les gros revenus.
Superprivilégiés. Ainsi le bouclier fiscal. Dès l'été, le gouvernement va le faire passer de 60 % à 50 %. En clair, selon un slogan simple, un contribuable ne pourra pas donner plus de la moitié de ses revenus tirés du travail à l'Etat par l'impôt. Populaire. Mais le Snui (Syndicat national unifié des impôts) relativise la portée de la mesure. «Le bouclier, c'est juste un moyen d'augmenter sans effort et sans mérite la fortune de ceux qui sont déjà les plus riches, tranche Vincent Drezet, le secrétaire national du Snui. Il profite à 93 000 foyers, dont 16 000 contribuables assujettis à l'ISF. Alors que 18 millions de foyers fiscaux paient l'impôt sur le revenu...» Ces contribuables superprivilégiés ont déjà reçu en trop-perçu de l'administration fiscale près de 350 millions d'euros en remboursement.
A cette mesure il faut ajouter la réforme de l'impôt sur la fortune, qui touche les contribuables qui déclarent plus de 760 000 euros de patrimoine net, soit 500 000 foyers en France. Si, dès l'été, le gouvernement met en place une nouvelle déduction contre un investissement dans les PME, ce sont de nouveaux milliards qui s'envolent pour le budget de l'Etat. Mais les cadeaux fiscaux ne s'arrêtent pas là, puisqu'une réforme des droits de succession est prévue. Sarkozy souhaite que 95 % des successions soient exonérées d'impôts. Mesure archipopulaire. Y compris chez les contribuables qui ne sont pas assujettis à ces prélèvements. Aujourd'hui, selon les chiffres du ministère des Finances, seules 25 % des successions à la suite d'un décès sont imposées. Alors quel est intérêt, au-delà de la popularité ? Là aussi, un cadeau aux plus riches.
Tirer un trait. Ces mesures risquent de coûter près de 4 milliards d'euros à l'Etat. «Le bouclier à 50 %, plus la modification de l'ISF et les successions, auquel il faut ajouter la défiscalisation des heures supplémentaires et la déduction des intérêts d'emprunt, vont coûter pas loin de 13 milliards d'euros», selon Drezet. Ce qui revient à tirer un trait sur le produit annuel de la taxe d'habitation...
Que la gauche et les syndicats s'offusquent n'est pas surprenant. Ce qui l'est plus, c'est que même à droite on traîne des pieds. Les orthodoxes budgétaires sortent les calculettes et arrivent peu ou prou aux mêmes chiffres que la gauche. «C'est une révolution fiscale qui peut coûter très cher, note un député UMP. Surtout si tout ça n'a pas les effets espérés sur la croissance.» Derrière, difficile de tenir les engagements européens, de désendetter l'Etat, de baisser le taux de prélèvements obligatoires. Bref, de mettre en oeuvre l'autre volet économique du programme de Sarkozy. Mais manifestement, le nouveau gouvernement espère mettre en avant le retour des exilés de l'ISF. Toujours plus médiatique qu'un impôt plus juste ou une comptabilité publique plus équilibrée."
N'hésitez pas à me faire part de vos réflexions sur ces sujets clefs.
Merci.
Chantal Cutajar
15:45 Publié dans Le billet de Chantal CUTAJAR | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politique, impots, fillon, société, justice, social
Connaissez-vous votre député?
A 17 jours du premier tour des élections législatives le 10 juin, un sondage sur les rapports entre les Français et leur représentant à l’assemblée dresse un constat assez inquiétant qui me renforce dans l'une de mes volontés: en finir avec des députés qui passent plus de temps dans d'aures fonctions que dans leur role de LEGISLATEUR, de contrôleur de l'exécutif et des conséquences des lois appliquées (ou non), de relais entre les pouvoirs centraux et les citoyens, et de force de propositions législatives.UN RAPPEL: Il s'agit d'un mandat NATIONAL fondé en l'état sur une légitimité démocratique territoriale
02:35 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, législatives, députés, société
08/04/2007
François Bayrou répond au questionnaire du CRAN

1. Quels sont vos projets en matière de lutte contre les discriminations ?
Je comprends le terrible sentiment de rejet que peuvent ressentir un certain nombre de nos concitoyens. Il y a un grand travail à faire pour que notre devise républicaine, "Liberté, Égalité, Fraternité", prenne à nouveau tout son sens. Et ce travail ne se contente pas de grandes incantations et de grands discours. C’est tous les jours, sur le terrain, au quotidien, qu’il faut combattre les discriminations.
Elu président de la République, je ferai un plan de lutte contre les discriminations qui s’appuiera sur des pratiques contrôlables, des textes vérifiables dans la vie de tous les jours et je demanderai qu’on en mesure les résultats, avec le concours des associations concernées.
La première lutte contre les discriminations commence à l’école, qui est la clé de tout, parce qu’elle est le premier lieu de l’égalité des chances. C’est, par exemple, toute la signification de la carte scolaire, que certains veulent abandonner et que je veux maintenir. C’est ensuite offrir à tous les jeunes, tous les collégiens de tous les quartiers, quelle que soit leur origine, quelle que soit leur situation sociale et de fortune, quelles que soient leurs relations, les chances de réussir aussi bien que dans les arrondissements les plus favorisés de la capitale.
L’écoute, le respect, l’apprentissage des différences, tout cela commence au plus jeune âge, et les valeurs que l’on transmet aux enfants sont autant de repères qu’ils garderont toute leur vie.

2. Etes-vous favorable à l'usage des statistiques de la diversité afin de lutter contre les discriminations raciales ?
En France on connaît très mal la réalité chiffrée de l’immigration, et tout aussi mal la réalité chiffrée de la composition de la population résidente. Et même quand l’information existe, très peu de chercheurs ou de journalistes l’utilisent, donc, au bout du compte, très peu de décideurs.
Sur ce point, je suis très intéressé par le travail mené par Jean-François Amadieu et ses collègues de l'Observatoire des discriminations. Je trouve également intéressant la récente enquête réalisée par le CRAN, comme celui mené l'an passé sur les Français de métropole originaires d'outre-mer, et d'autres encore. On ne gagne rien à se cacher la diversité de notre peuple, au contraire, on y perd beaucoup !

3. Les populations noires étant particulièrement exposées au chômage, comment pensez-vous vous y prendre pour qu'elles ne soient pas les oubliées de la croissance et de l'emploi ?
Je ne crois pas à la discrimination positive. J'ai au cœur un modèle différent : celui de l'égalité réelle.
Je propose que les places dans les filières sélectives du supérieur soient réparties également entre tous les lycées. Ce n'est pas une discrimination, c'est une égalité.
Ensuite, à diplôme égal, des études montrent que ce qui freine le plus l'accès à l'emploi, c'est le CV. Une fois admis pour un entretien, l'égalité des chances est plus grande. A l’initiative de parlementaires de ma famille politique, le Parlement a voté l'instauration du CV anonyme pour les entreprises de plus de 50 salariés. C’est une piste, que je demande à expérimenter avant de la généraliser si elle fait ses preuves, tant auprès des personnes concernées que des entreprises.
4. Quels dispositifs pensez-vous mettre en place en matière de logement social ?
La première exigence, c’est que la loi SRU sur les 20% de logements sociaux soit appliquée. Si les maires refusent d’accorder des permis de construire des logements sociaux, ce droit devra être temporairement transféré aux préfets.
Je propose par ailleurs que tous les programmes immobiliers comprennent au moins 25% de leur surface en logements sociaux. La mixité doit marcher dans les deux sens : des logements sociaux dans les programmes destinés aux populations plus avantagées, des logements pour des les classes moyennes ou supérieures dans les programmes de logements sociaux. Moduler les loyers dans le parc HLM, en fonction de la situation des personnes, est une nécessité de justice et d’efficacité. La politique du logement doit mobiliser également le privé, le public et l'associatif, par l’instauration d’une logique de mission, avec des moyens liés à la mission, et non plus liés principalement au statut des acteurs.
Je propose également une mesure simple et qui simplifiera considérablement la vie des familles, en particulier des moins aisées : la suppression des cautions pour les personnes qui veulent louer un logement.

5. Quels projets avez-vous pour contribuer au "mieux-vivre" dans les banlieues ?
Je veux réimplanter l’Etat là où il est absent. C’est particulièrement vrai dans les banlieues, mais aussi dans certaines zones rurales. L’égal accès au service public est au cœur de notre pacte républicain, pas seulement l'Etat répressif, chargé de la sécurité, mais aussi l'Etat qui protège et qui aide. Je propose qu'il y ait désormais un sous-préfet qui représente l'État dans chacun de ces quartiers. Avec si possible des fonctionnaires habitant dans les quartiers.
Deuxièmement, il faut, en profondeur, un travail de mixité sociale. Il importera aussi de proposer d’autres localisations d’ensembles de logements : défaire et éviter les ghettos, y compris dans l’architecture et la géographie.
Enfin, c’est par l’école et la famille que tout passe. Un très grand nombre de familles se trouvent sans repères face à l’éducation de leurs enfants. Dans les cités, le collège est en première ligne. Il faut y ramener le calme : en sortir les jeunes qui déstabilisent leur classe ou leur établissement, en créant des structures scolaires de recours, et introduire des parcours d’excellence, des classes de réussite, précisément dans ces quartiers dits sensibles. Il faut prouver que la réussite est possible partout.
J’ajoute que le monde associatif a un rôle considérable à jouer, en face ou à côté de l’Etat, pour retisser du lien social, pour apprendre à vivre ensemble, pour apprendre à respecter les règles, pour apprendre à bâtir des projets communs…

6. Quelles réformes pensez-vous adopter à propos du statut des DOM-TOM ?
Les questions de statut sont souvent délicates et se posent différemment d'un endroit à l'autre - comme l'a encore montré récemment la question du corps électoral en Nouvelle-Calédonie. Je tiendrai dans tous les cas à un principe : l'égalité de citoyenneté entre les Français, quelle que soit leur région ou leur origine.
Or la question de l'organisation institutionnelle se pose aussi bien en métropole qu'outremer.
Je défends la départementalisation de Mayotte, car le peuple mahorais le veut. La société mahoraise a quelque chose d’unique, à la fois très jeune et très attachée à ses traditions.
En Polynésie française, la question est celle du mode de scrutin. La situation de blocage a été créée par une absurdité institutionnelle : on a bâti un mode de scrutin ubuesque, qui s’est d’ailleurs retourné contre ses promoteurs. Il faut une règle du jeu juste et efficace. Dans cette affaire, l'État a failli. Élu président de la République, je garantirai que l'État sera impartial, en Polynésie et dans toutes les collectivités.
Pour les Antilles, la question reste pendante depuis l’échec du référendum. Pour moi, lorsqu’on adopte un nouveau statut, on doit le définir clairement.

7. Quelle mesure pensez-vous prendre pour remédier au défaut de continuité territoriale pour les DOM-TOM, notamment en matière de transports aériens ?
La prétendue "continuité territoriale" est en réalité une discontinuité territoriale : il y a absence complète de liaisons avec des zones entières de la planète. L'État dépense de 180 à 190 M€ par an pour assurer la continuité territoriale avec la Corse contre seulement 40 M€ pour l’ensemble de l’Outre-mer ! Nous remettrons ce sujet dans le débat, en demandant par exemple un effort réel aux compagnies de transport qui bénéficient d’un monopole.
8. Que pensez-vous de la reconnaissance politique et culturelle de la langue créole ? Souhaitez-vous vous y engager ? Et si oui, comment ?
Les créoles des différentes îles et régions d'outre-mer sont des langues de France, au même titre que le Béarnais ou le Breton. Et je suis passionnément amoureux des langues régionales, qui sont des trésors de la Nation.
La défense du français n'est pas contradictoire avec la défense de nos langues régionales, avec la défense de la diversité culturelle de notre patrimoine que chacune des langues régionales constitue ! La France signera la Charte des langues régionales ou minoritaires.
En tant que citoyens français, nous avons tous le droit de pratiquer les langues qui nous ont faits ce que nous sommes.
9. Quelle est votre vision des relations entre les anciennes colonies d'Afrique et la France ? Comment pensez-vous rendre plus équitables les coopérations politiques et économiques dans ce domaine ?
A mes yeux il n’y a qu’un avenir pour l’Afrique : que les Africains se voient garantir qu’ils pourront eux-mêmes nourrir et équiper leur continent, avec aide et protection internationale, comme les Européens l’ont fait, après la Guerre, en recevant l’aide du plan Marshall et la protection du Marché commun. Redonner à l’Afrique les moyens de vivre, son autonomie, son indépendance, c’est la clé de tout.
Et cela résoudra la question de l’immigration. Il n’y a pour moi qu’une politique juste et efficace de lutte contre l’immigration, c’est de garantir aux Africains qu’ils peuvent vivre convenablement en Afrique, de leur travail, comme des hommes debout.

10. Quelles mesures pensez-vous prendre en matière d'immigration ? Comment pensez-vous faire pour que ces mesures ne contribuent pas à renforcer la précarité, le racisme et la xénophobie ?
Je propose une politique nationale d’immigration articulée en deux volets : maîtrise de l’immigration clandestine et main tendue à ceux qui peuvent et veulent s'intégrer.
Premier volet, la maîtrise de l’immigration clandestine, en métropole et peut-être plus encore dans outre-mer. Il faut lutter résolument contre les filières de passeurs et les trafics d’êtres humains. Il faut en même temps très durement réprimer le travail clandestin. Les immigrés clandestins ne restent que s’ils peuvent travailler. Le travail clandestin est la condition de l’immigration clandestine, et chacun sait qu’il est en réalité peu réprimé.
La politique d’immigration doit être une politique européenne : il faut une politique concertée de circulation, de visas, d'accompagnement des immigrés. Si un immigré n’est pas admis, il doit être reconduit, le plus vite possible, avant que ne se créent des liens familiaux. S’il est admis, il faut l’inciter à s'intégrer à la société française, par un programme d’intégration portant sur la langue française et nos valeurs. L’assiduité à un tel programme serait une condition de régularisation. Les immigrés arrivés clandestinement sur notre territoire ne sauraient être régularisés que sur des critères clairement définis : contrat de travail, maîtrise de notre langue et de nos valeurs, connaissance de notre mode de vie.
11. Etes-vous favorable au droit de vote des résidents non communautaires ? Pour quelles élections et à partir de quand ?
Je suis favorable au droit de vote des résidents non communautaires aux élections locales pour ceux qui ont dix ans de présence sur le territoire national et dont on sait qu’ils sont intégrés parce qu’ils paient des impôts, participent à la vie locale…

12. Pour ce qui est des populations noires, quelle politique de la mémoire pensez-vous mettre en place ? Quelle place doit avoir l'école, selon vous, dans cette perspective ?
Pour qu'il y ait fraternité, il faut qu'il y ait reconnaissance de l'identité, de la spécificité et de l'histoire de chacun.
De chacun, car les histoires des populations noires françaises sont diverses : certains ont été marqués par l'esclavage et d'autres non, d'autres par les guerres d'indépendance et d'autres non, d'autres par les dictatures, les guerres civiles, hélas un génocide …
Je veux dire un mot de l'esclavage. Il a été un crime commis par toute l’humanité, depuis des millénaires. C'est une charge dans la mémoire collective, et cela mérite d’être saisi, révélé, éclairé aux descendants de victimes comme aux citoyens de la métropole.
Mais tout cela ne relève pas de loi. Pour moi, ce n’est pas à la loi d’écrire l’histoire, mais aux historiens. J'ai trouvé maladroit que soit, un temps, inscrits dans la loi, les "aspects positifs" de la colonisation. Il est vain et même tragique d’allumer les projecteurs sur ses aspects positifs ou négatifs. L'Histoire est un bloc.
Je ne vois personne faire de procès à la France sur son histoire - à condition que notre pays accepte son passé dans sa globalité, accepte de le regarder avec toute la sérénité et la conscience nécessaires.
C'est précisément le rôle des programmes scolaires et des enseignants que de donner une vision équilibrée de l'Histoire, des histoires des peuples qui sont à l'origine de la France d'aujourd'hui.

13. Etes-vous prêt à vous engager en faveur d'un grand centre international des cultures noires en France ?
Je ne sais pas ce que sont les « cultures noires ». Pour moi, les cultures relèvent de la géographie et de l’histoire et non de la couleur de la peau.
14. Comment pensez-vous procéder pour que la lutte contre l'insécurité ne stigmatise pas davantage les jeunes, les Noirs, les Beurs ?
La sécurité est le premier devoir de l’État à l’égard des citoyens. L’échec à assurer la sécurité des Français est l’échec majeur de la période récente.
Parmi les personnes qui s'en plaignent le plus, qui demandent le retour de la sécurité, il y a les jeunes et les habitants de ces cités où, parfois, les policiers ont pour consigne de ne pas entrer.
Il faut donc inverser notre politique : réimplanter l’Etat au cœur de ces quartiers, avec une police de proximité mais pas seulement : aussi l'Etat qui protège et qui aide.
Le seul responsable accessible et identifiable par le citoyen, c'est le maire ou le président de l’intercommunalité : je proposerai qu'il ait autorité sur la police de proximité.
Je suis convaincu que la lutte contre l'insécurité, si elle conduite ainsi, dans chaque quartier, sous l'autorité des élus locaux, se fera dans le respect de tous, pour le bien-être de tous.
15. Quel projet d'avenir proposez-vous à la jeunesse de ce pays ?
Mon projet, c’est l’égalité des chances, la justice, la solidarité - et ce seront autant d'atouts dans la compétition de la globalisation.
La jeunesse y tiendra une place éminente, et je pense en particulier au service civique universel. Les jeunes y découvriront des horizons et des milieux sociaux différents - exactement le contraire, en somme, de ce qu'a proposé l'an dernier le gouvernement avec un service volontaire pour les jeunes de banlieues. Lorsque des jeunes différents, d'origines et de lieux de vie différents, se rencontrent et accomplissent ensemble des missions généreuses, ils découvrent qu’il est possible, concrètement de changer la vie.
Se rendre utile, ça change l'existence. Et au fil des années grandira, dans la jeunesse, l’idée que nous formons une nation, une famille. Il est temps de redécouvrir que les liens qui nous unissent ne sont pas seulement des rapports de producteurs et de consommateurs.
03:20 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayruo, racisme, société, politique, présidentielles


