29/04/2007

Sondage: L'électorat de Bayrou déterminant.

DERNIERS SONDAGES RENDUS PUBLICS LE DIMANCHE 29 AVRIL

Sondage TNS-Sofres réalisé les 26 et 27 avril

Nicolas Sarkozy recueillerait 52% (+1) des voix au second tour de la présidentielle et Ségolène Royal 48% (-1), selon un sondage TNS-Sofres pour RTL, LCI et Le Figaro, rendu public dimanche. 17% (-3) des personnes interrogées n'ont pas exprimé d'intentions de vote.
32% (+7) des électeurs de François Bayrou au premier tour se reporteraient sur M. Sarkozy et 41% (-5) sur Mme Royal. 27% n'expriment pas d'intention de vote dans ce sondage effectué avant le débat Royal-Bayrou de samedi.

-Sondage réalisé par téléphone les 26 et 27 avril auprès d'un échantillon national de 2.000 personnes, représentatif de l'ensemble de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée disponible auprès de la Commission des sondages.

Sondage TNS Sofres réalisé les 26 et 27 avril

Les électeurs français sont encore très indécis à une semaine du second tour de l'élection présidentielle, notamment chez les partisans de François Bayrou dont près de 40% n'ont pas pris de décision, à en croire un sondage TNS-Sofres pour RTL et Le Monde rendu public dimanche 29 avril.
Huit électeurs sur dix déclarent savoir quel choix ils feront le 6 mai : 36% sont sûrs de voter Royal, 38% de voter Sarkozy, 7% sont sûrs de s'abstenir. Les autres hésitent, soit entre un des deux candidats (8%), soit entre un candidat et l'abstention (7%).
Parmi les électeurs de François Bayrou (18,57% des voix au premier tour), 61% ont arrêté leur choix et ceux-là penchant plutôt pour la candidate PS (31%) que pour l'UMP (23%), tandis que 7% s'abstiennent. Les électeurs centristes restant hésitent, et il détiennent les clefs de l'élection.
L'alliance avec François Bayrou est jugée naturelle par l'électorat du PS, à 78%, aussi bien que par l'électorat de Nicolas Sarkozy (76%). Mais les électeurs de François Bayrou sont plus enclins à juger naturelle l'alliance avec Ségolène Royal (51%) qu'avec Nicolas Sarkozy (33%).
L'annonce de François Bayrou de créer un nouveau parti centriste pour les législatives est approuvée par 64% des personnes interrogées, celui de ne pas donner de consigne de vote par 72% d'entre elles.
Nicolas Sarkozy est vu comme celui qui amènera "beaucoup ou pas mal de changements" par 63% des Français alors que Ségolène Royal ne suscite ce raisonnement que chez 38% des sondés.
Pour 52% des électeurs, c'est la victoire de la candidate PS qui favorisera le plus la prise en compte des idées de François Bayrou, contre 27% qui voient mieux Nicolas Sarkozy dans ce rôle.

- L'enquête a été réalisée les 26 et 27 avril auprès d'un échantillon de 2.200 personnes, dont 2.000 personnes représentatives de l'ensemble de la population française et 200 électeurs de François Bayrou

11/04/2007

François Bayrou candidat le plus populaire, tandis que les clivages bougent !

François Bayrou est le candidat le plus populaire ! C'est ce qu'affirme une enquête d'opinion réalisée par l'Ifop pour l'hebdomadaire Paris Match à paraître jeudi.

A 72 % d'opinions favorables, François Bayrou, candidat à l'élection présidentielle domine nettement ses adversaires. Le candidat de l'UMP ne bénéficie que de 56 % d'opinions favorables et 57 % pour la candidate du Parti socialiste. François Bayrou se situe dans le coeur des Français juste après des personnalités aussi éminentes que Nicolas Hulot, dont il a signé le Pacte écologique, ou Bernard Kouchner. 

medium_bayrou_potrait_face.jpg  Signe des temps, ce sondage est à rapprocher d'un autre, réalisé celui-ci par l'institut BVA, commandé par Métro et L'Express qui stipule que 55 % des Français voteront pour le candidat "le plus proche de leurs idées". Et simplement 32 % pour le candidat de "leur bord politique". Les clivages bougent, le vote utile se déplace !

François Bayrou "moderne", "proche des électeurs" !Selon un autre sondage CSA publié aujourd'hui dans Le Parisien, François Bayrou apparaît comme le candidat le plus "proche des préoccupations des électeurs". Il devance dans cette enquête la candidate socialiste et celui du Front national.

Les Français jugent que François Bayrou apportent des "idées nouvelles" dans cette campagne. Qu'il incarne une réelle "modernité" face à ses concurrents et qu'il fait preuve de "crédibilité" dans sa campagne électorale.

Enfin le sondage révèle que depuis le début de son odyssée à travers la France pour présenter sa vision d'espoir, François Bayrou est crédité par les citoyens français d'une solidité qu'ils ne reconnaissent pas à ses adversaires politiques.

30/03/2007

SONDAGE POUR OU CONTRE: VOS CRITERES DE CHOIX POUR LE PREMIER TOUR DES PRESIDENTIELLES

CINQ SERIES DE QUESTIONS: La personnalité des candidats, vos préoccupations esentielles, la politique et vous, les clivages droite-gauche, vos espérances pour le deuxième tour.....

VOTER >>>>>>>>>

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29/03/2007

L'UDF reproche aux instituts de "tordre les chiffres".

Que les mauvais esprits ne se réjouissent pas ou n'ironisent pas... Ce n'est en rien la place de Bayrou dans les sondages qui est en cause. Pour lui ce n'est pas "l'heure de la décrue" comme on l'entend ici et là.Et son positionnement dans les intentions de vote n'est en rien démoralisant pour ses supporters. D'ailleurs, à l'UDF les sondages ont toujours été considérés  tels qu'ils ont : aléatoires. Voire trompeurs. Le fait qu'ils soient mauvais, bons, très bons ou moyens n'a changé en rien ni la stratégie ni les thèmes de campagne du candidat soutenu par l'UDF. Seul comptera le verdict des urnes! Comme pour les critiques des médias, les constats faits ici concernent l'ensemble du système et non la situation personnelle du candidat de "l'extrême centre".

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François Bayrou et Hervé Morin, membre de l'équipe de campagne du candidatet président du groupe UDF à l'Assemblée nationale, ont mis en cause, jeudi 29 mars, les instituts de sondages, dénonçant notamment "des bidouillages" dans les études et accusant les instituts de "tordre un peu les chiffres".
"A travers la commande d'un sondage, on essaie de faire l'actualité pour tel ou tel journal, on essaie de faire l'événement", a ainsi affirmé sur Canal + Hervé Morin, pour qui "dans les sondages, il y a toute une série de bidouillages permanents".
Il a par ailleurs affirmé avoir obtenu des résultats "bruts", avant correction, de deux enquêtes d'opinion qui étaient "absolument identiques". "Dans un cas de figure, on vous met plus trois points, dans l'autre on vous met moins trois. En vertu de quoi?", a-t-il demandé.
Hervé Morin a mis en cause aussi les panels des instituts. "Aujourd'hui, un tiers des Français n'ont pas de ligne fixe et n'ont qu'un portable. Ceux-là ne sont jamais interrogés", a-t-il dit.

Bayrou s'interroge

De son côté, François Bayrou a également jeté un doute, mercredi à Nîmes, sur les sondages, s'inquiétant d'un article paru dans le Canard Enchaîné selon lequel ces chiffres seraient manipulés.
Interrogé par l'AFP sur son tassement dans les derniers sondages (18,5% dans le dernier sondage Ipsos contre 31% à Nicolas Sarkozy et 25,5% à Ségolène Royal), François Bayrou a rétorqué que "tout le monde dans cette élection est à un plateau".
"Ce n'est pas mon souci quand on voit l'accueil que j'ai reçu à Avignon dans la rue", a dit le candidat UDF, qui avait débuté son étape dans le sud-est par un bain de foule de deux heures dans les rues de la cité des papes.
Ce qui, en revanche, inquiète le candidat de l'UDF, c'est "d'avoir lu dans le Canard Enchaîné une page qui pose bien des questions à tous les démocrates, une page sur les manipulations dont seraient l'objet, selon ce journal, les chiffres des sondages".
Un peu plus tôt à Avignon, François Bayrou avait ironisé devant la presse sur les déclarations de Nicolas Sarkozy le considérant comme une "création essentiellement médiatique" qui l'inquiétait moins que le candidat Jean-Marie Le Pen.
"Si Nicolas Sarkozy parle des médias, il en connaît un rayon. Moi je ne suis là que parce qu'une partie importante des Français a décidé que contrairement à ce qui était prévu précisément par les médias, par la plupart de ceux qui savent toujours la vérité avant qu'elle ne soit arrivée, on pouvait cette fois ci obtenir le changement".

L'enquête du Canard 

Le Canard enchaîné a publié en effet dans son édition du 28 mars une enquête sur les conditions de fabrication des sondages, dans laqul il affirme que "les petites mains qui recueillent les opinions travaillent dans l'urgence et la précarité" et que "les résultats "bruts" obtenus sont bricolés selon une obscure alchimie". Le Canard, qui s'est procuré ces fameux "résultats bruts", affirme que selon eux Jean-Marie Le Pen ne recueillerait que 5% à 7% et que François Bayrou devancerait Ségolène Royal au 1er tour. Des résultats loin de ceux publiés. "Et la loi de 1977 sur les enquêtes d'opinion" protège les sondeurs affirme l'hebdomadaire. "Elle leur prescrit de déposer à la Commission des sondages une notice (...) expliquant en détail leurs questions et leurs échantillons, mais nullement leur méthode de redressement".

A LIRE (OU RELIRE) >>>>>>>>>>>>>>>>>>

15/03/2007

A « trois contre un »… Une analyse de Daniel RIOT

FN, PS et UMP ont une priorité commune :barrer la route du second tour à BAYROU

Ouf ! La comédie de Le PEN sur le faux suspense de ses signatures est terminée. Comment les médias ont-ils pu, dans leur majorité, se faire prendre au piège (déjà tendu en 2002) de cet expert en manipulations, en victimisation, en mises en scène de complots imaginaires ?

Manque de recul, manque de retenue, manque de rigueur. Avec une complicité affichée de Sarkozy qui s’est dit prêt à se battre pour le leader du Front national dans l’assiette duquel il picore tant, dans la soupe duquel il plonge tant son pain, dans le verre duquel il boit tant…

François Bayrou, lui, n’a jamais été dupe :  « J'ai toujours pensé que Jean-Marie Le Pen aurait les signatures (...) et je n'ai jamais voulu participer à aucune des manœuvres :'je donne des signatures pour avantager un tel ou désavantager tel autre', parce que ces manœuvres ne me paraissaient pas dignes », a-t-il dit mercredi, sur France 3.

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DES ATTAQUES QUI SE MULTIPLIENT

Même dans leurs attaques contre Bayrou, les conseillers, les gourous, les « nègres » (au sens plumitif du terme) de sarkozy et de Royal utilisent les mêmes expressions, les mêmes caricatures, les mêmes clichés : une « bulle », un « pilier du système », « un produit des partis », un « prestidigitateur », un « semeur d’illusions », un "fabricant de confusion"…

Ces déngrements sont moins graves que les accusations distillées par les « blogeurs d’affiches » de l’UMP et du PS qui sévissent sur Internet à coups de rumeurs stupides et d'insultes, faisant  de Bayrou un porte parole de la Trilatérale, ou du capitalisme international… Ou un champion d’un « retour à la IV ième République". Ou un Président "incapable de trouver une majorité"

DES ELECTEURS TOUJOURS   HESITANTS...

A force de cogner sur le leader centriste, l’UMP, le PS et le Front national atteignent en partie leur but : toucher non le candidat de l’extrême centre mais atteindre son électorat.  C’est en partie réussi : Bayrou baisse dans les sondages de ces derniers jours. Il risque de baisser encore (provisoirement) avec le retour médiatique du « péril Le Pen » si bien cultivé par la gauche et par la droite. A suivre…

Le jour même où il dépose ses signatures (et met la sienne au service de Dupont-Aignan avec un sourire satisfait chargé d’ironie), Le Pen annonce la couleur : son homme à abattre, c’est Bayrou. Pour cause, il lui a déjà pris la place de « troisième homme ». Cela ravit Sarkozy et Royal qui ont une angoisse :avec  Bayrou au deuxième tour, ils sont sûrs de perdre… Le « duo » de l’UMPS retrouve donc pleinement en Le Pen un  allié objectif de leur immobilisme, un ciment de leur fausse alternance, un pilier porteur de leur système, un complice majeur de leur confiscation des pouvoirs. Tant pis pour la France.

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LES MEDIAS IGNORENT LE PROGRAMME DE LE PEN 

Ils ont aidé par un élément capital :le silence des médias sur le programme du FN. Les petites phrases du « papy tranquille » de l’extrême droite et les souries malins de Marine passe avant tous les scénarii du film catastrophe qu’imposerait aux Français le programme meurtrier et suicidaire de Le Pen. Tout le monde s’en moque puisque Le Pen n’est en aucun cas donné vainqueur en cas de présence au deuxième tour…

Dans ce jeu à « trois contre un » pratiqué par le PS, l’UMP et le FN, c’est évidemment Sarkozy qui a le plus à gagner : il est sûr de gagner contre Royal ou contre Le Pen , alors qu’il est sûr de perdre face à Bayrou….

Daniel RIOT

13/03/2007

LU DANS L'EXPRESS: BAYROU VU PAR DES POLITOLOGUES

François Bayrou a-t-il changé ? Propulsé en quelques semaines par les sondages de la place d'outsider à celle de présidentiable sérieux, le candidat de l'UDF ne montre pour l'instant aucun signe d'essoufflement, constatent des analystes."Manifestement, il a plus d'assurance", remarque Paul Bacot, professeur à l'Institut des études politiques de Lyon.

"Au début, c'était la méthode Coué, il assurait qu'il allait gagner alors que personne n'y croyait (...) Cela dit, son discours ne change pas vraiment et son programme non plus", ajoute le spécialiste du langage politique.

Même constat chez Jérôme Fourquet, directeur adjoint du département opinion publique de l'Ifop. "Depuis le début de la campagne, il a gagné en conviction, il se pose comme la force tranquille, quelqu'un qui ne souhaite pas qu'on lui marche sur les pieds, un candidat ferme et réfléchi qui ne déviera pas de sa route", constate le politologue.

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Parti de moins de 10% fin 2006 dans les sondages, François Bayrou a franchi la semaine dernière la barre des 20%, recueillant jusqu'à 24% d'intentions de vote pour le premier tour; il talonne désormais ses rivaux socialiste Ségolène Royal et UMP Nicolas Sarkozy.

Aux yeux de Jérôme Fourquet, ce n'est pas François Bayrou qui a changé ces temps-ci, mais le discours de ses adversaires. "Après avoir feint l'ignorance, ils ont essayé différentes stratégies, différentes postures sans avoir pour l'instant réussi à endiguer le phénomène", dit-il. "Etre ainsi pris sous les feux croisés a amené de l'eau à son moulin".

Dernières répliques en date : le refus du socialiste Dominique Strauss-Khan d'entrer, le cas échéant, dans l'équipe gouvernante du candidat centriste et le ralliement de Simone Veil, grande figure de l'UDF, à Nicolas Sarkozy.

STABILISATION DE L'ÉLECTORAT

Pour Paul Bacot, la montée de François Bayrou peut s'expliquer de deux façons : soit il plaît, soit "il bénéficie des faiblesses et des difficultés des autres".

Le politologue s'étonne en effet de voir Ségolène Royal stagner autour de 25% dans les sondages "alors qu'il n'y a ni candidat dissident, ni candidat radical de gauche, que les écologistes et le Parti communiste touchent le fond".

A droite, "la personnalité particulière de Nicolas Sarkozy peut susciter des rejets et des réticences", ajoute-t-il. "Donc il y a un espace".

C'est désormais en chef d'Etat potentiel que François Bayrou poursuit ses déplacements quasi quotidiens en province, suivi par un nombre croissant de journalistes. Lui qui estimait il y a peu être victime d'une inégalité de traitement par rapport aux "candidats du système" est devenu la coqueluche des médias, y compris étrangers.

Pas de danger de surdose, estime toutefois Paul Bacot, dans la mesure où le député béarnais "aborde la phase finale sans qu'on l'ait entendu trop tôt". "C'est lui qui s'est imposé donc c'est pas trop gênant".

Dans son livre "Projet d'espoir", paru la semaine dernière, François Bayrou s'imagine en président à la fois solennel, simple, impartial, doté d'une "vision de la France".

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"Il soigne son image d'homme d'Etat et en même temps, il s'est abstenu de s'adonner à certains 'trucs' de candidats. Par exemple il ne s'est pas cru obligé d'aller à l'étranger se faire photographier avec des chefs d'Etat", remarque Paul Bacot.

Le phénomène va-t-il durer ? "On n'arrête pas les vagues", assure l'intéressé. L'Ifop constate pour sa part une stabilisation des électeurs potentiels."Sa progression constante et continue s'est même accélérée ces dernières semaines alors que ses adversaires ont cessé de l'épargner, ont pris acte de sa dangerosité", remarque Jérôme Fourquet."Il progresse en volume et en solidité dans son électorat, qui demeure néanmoins le plus instable. Désormais, 45% à 50% sont sûrs de leur choix, contre 35 à 38% il y a une dizaine de jours".

10/03/2007

IFOP! Bayrou à égalité avec Royal


rançois Bayrou est pour la première fois à égalité avec Ségolène Royal en terme d'intentions de vote au premier tour de la présidentielle avec 23 %, selon un sondage Ifop-Fiducial pour Le Journal du Dimanche à paraître le 11 mars et réalisé les 8 et 9 mars. Les candidats centriste et socialiste sont toutefois précédés par Nicolas Sarkozy qui reste en tête des intentions de vote à 28 %.

 

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Le dirigeant centriste, dont la progression est constante dans les enquêtes d'opinion depuis plusieurs semaines, gagne quatre points par rapport au sondage IFOP, pour Paris Match, daté du 26 février et 6 points par rapport à la précédente enquête IFOP pour le JDD des 22-23 février.

Ségolène Royal suit une pente inverse, perdant respectivement 2,5 points et 5 points par rapport à ces précédentes enquêtes. Nicolas Sarkozy perd pour sa part un point par rapport au sondage IFOP Paris-Match et reste au même niveau que dans la précédente enquête IFOP-JDD.

Jean-Marie Le Pen arrive en quatrième position avec 13% des intentions de vote, gagnant respectivement 1 et 1,5 points par rapport aux précédents sondages.

Viennent ensuite Olivier Besancenot à 3,5 % (-0,5), Arlette Laguiller (=) et Marie-George Buffet (-0,5) sont à 2 %, José Bové à 1,5 % (-0,5). Trois candidats sont à 1% - Dominique Voynet (+0,5), Frédéric Nihous (+0,5) et Philippe de Villiers (-1) - et deux à 0,5% : Gérard Schivardi (+0,5) et Corinne Lepage (=). Nicolas Dupont-Aignan n'atteint pas ce seuil.

En cas d'absence de Jean-Marie Le Pen au premier tour, hypothèse envisagée si le président du Front national n'obtenait pas les 500 parrainages d'élus requis pour briguer l'Elysée, Nicolas Sarkozy semble le candidat qui en bénéficierait le plus. Il obtient 34,5 % d'intentions de vote devant, cette fois, François Bayrou (25 %) et Ségolène Royal (24 %). Philippe de Villiers, candidat souverainiste du Mouvement pour la France, pointe dans ce cas-là à 3,5 %, contre 1% si Jean-Marie Le Pen était candidat.

Le sondage a été réalisé auprès d'un échantillon de 881 personnes, représentatif de la population française gée de 18 ans et plus, inscrite sur les listes électorales, extrait d'un échantillon national de 959 personnes.


 

09/03/2007

Bayrou, le mieux placé pour battre Sarkozy: Une analyse de Daniel RIOT

« Tout sauf Sarkozy »… Ce slogan lancé par la gauche redevient d’actualité au PS et chez les sympathisants socialistes. Avec un complément : « Bayrou semble le mieux placé pour battre Sarkozy », une phrase copiée de celle qi avait été si prononcée au sein du PS lors du « casting interne » pour combattre DSK et Fabius : « Ségolène est la mieux placée pour battre Sarkozy »

Il ne s’agit évidemment pas pour celles et ceux qui militent en faveur du candidat de l’extrême centre (et de l’UDF qui sera transformée en grand Parti démocrate) de prendre leurs désirs pour des réalités. Tout triomphalisme serait de leur part  plus qu’une erreur : une faute.

Il ne s’agit pas, pour personne,  de projeter  prématurément les sondages d’aujourd’hui dans les résultats électoraux de demain.

Il pourrait même s’agir chez certains responsables socialistes de dramatiser délibérément les choses pour faire « serre les rangs », « visser les boulons », éviter la dispersion des voix sur les Verts et  sur l’extrême gauche et muscler une campagne qui reste terne, peu convaincante, peu séduisante même donc peu efficace, malgré les effets de manche, les sourires forcés et des déclarations toujours plus faites pour les médias que pour les débats, les meetings revigorants, la mobilisation (plus subie que voulue) des « éléphants ».

SEGOLENE « SUR UNE PATINOIRE »

Mais les faits sont là : la convergences des sondages, les lignes de forces qu’ils font apparaître, les témoignages que chacun peut recueillir dans la rue, dans les cafés, au travail, dans les transports en commun, partout où « les gens parlent aux  gens »…

La montée de François Bayrou dans l’opinion crée un suspense que personne (ou très peu d’acteurs et d’observateurs) n’attendait sérieusement : le duel du « duo » est devenu un combat à trois avec une hypothèque Le Pen amoindrie (même si le score du FN est,ce qui reste à démontrer, sous-estimé dans les sondages sur les intentions de vote). Et dans ce jeu triangulaire, c’est Ségolène qui semble animée par la dynamique la plus faible et nourrie par le réservoir de voix le moins riche...

« La situation politique est une patinoire. Tout le monde peut chuter, y compris Sarkozy. Mais sur cette patinoire, Bayrou avance, avec un phénomène de vases communicants entre son électorat et l'électorat Royal. » Cette mise en garde ne vient pas d’un observateur quelconque : elle est  adressée par Gérard Le Gall, le « Monsieur sondages » au PS, aux éminences du parti, est des plus sérieuses. Selon Le Monde, il en aurait conclut mercredi, devant François Hollande et Julien Dray, qu’ « il y a désormais un risque statistique réel pour Ségolène au premier tour ».

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FRANCOIS BAYROU, LE "VOTE UTILE"

De fait, rien ne semble vouloir stopper l’ascension du leader centriste. Selon un sondage CSA pour Le Parisien et i-Télé, il n’est plus qu’à un point de Ségolène Royal, avec 24% des intentions de vote des sondés.

La sonnette d’alarme tirée par Le Gall doit d’autant plus inquiéter le PS qu’il avait été le seul à mettre en garde Lionel Jospin contre la menace Le Pen en 2002. Un avertissement qui était resté lettre morte, Lionel Jospin refusant publiquement d’imaginer une telle situation.

Selon Le Monde, si le PS table sur un réflexe de vote « utile » pour redresser la barre et éviter un nouveau 21 avril, ce phénomène pourrait, tel un boomerang, abattre Ségolène Royal elle-même si, dans les six semaines restantes, François Bayrou apparaît dans l’opinion comme le mieux placé pour battre Nicolas Sarkozy. Un leitmotiv qui apparaît désormais dans les enquêtes d’opinion. Le vote « utile », c’est devenu le vote Bayrou

Que peut faire Ségolène ?

Se dépasser ? Elle vient de montrer encore (à Berlin face à Mme Merkel, dans l’affaire Airbus et dans sa mauvaise défense dans le Soir 3 sur les « affaires » sorties par le Canard enchaîné) bien des limites. Ses prestations les meilleurs sonnent creux et faux : ce doit être terrible pour elle…

Sortir quelques lapins de son sac à main de magicienne ? La pré-désignation de DSK comme premier ministre en cas d’élection ? Désormais trop télécommandée et trop attendue, donc trop tardive pour être crédible… Le rappel de Rocard, l’oublié, l’humilié, le vilipendé…et le plus lucide ? Soyons sérieux…

Un engagement de tous les responsables du Pas de refuser par avance toute participation à un gouvernement d’union nationale tel que l’envisage Bayrou.

LE PARI « ANTIPOLICARD » DE BAYROU

Ce serait défensif, contre-productif et ridicule : la démarche de Bayrou ne se fonde pas sur des tractation entre un partis, sur un retour aux régimes des partis de la VI ième République (contrairement à ce que voudrait faire croire Sarkozy)  mais sur une démarche novatrice. Dans cette optique et dans  cette hypothèse, le PS confirmerait son côté conservateur et politicard, archaïque et passéiste.

Améliorer son programme et ses propositions ? Il le faut de toute manière et même sans ce qui est devenu « la menace Bayrou » : il manque tant d’audace, de cohérence et de réalisme courageux…Rien de mendésiste, par exemple ! Mais dans quel sens peut-elle amender ce qui est effectivement perfectible ? Plus d’Ordre ? Il y a déjà trop de similitudes entre Ségolas et Nicolène…

La justice sociale ? Soit elle se confond avec les propositions de la social-économie de Bayrou (qui n’est pas de « droite » contrairement aux allégations socialistes) et elle se coupe de la « gauche de la gauche » voire d’une partie de ses troupes, soit elle « gauchise » ses réformes ce qui serait irréaliste pour la France et ce qui la couperait de son électorat « progressiste raisonnable ».

Plus d’Europe au cœur ? Qu’en diraient Fabius, Chevènement et autres nationalisto-souveraino-eurosceptiques ?

Plus d’attention portée aux questions sociétales ? Bayrou est meilleur qu’elle, plus constructif, moins maternant mais plus porteur d’efficacité.

« SAVOIR SURVIVRE PAR TEMPS OBSCURS »

Un conseil aux camarades du PS :lire l’excellent « Traité du savoir-survivre par temps obscurs «  que Philippe Val le patron de Charlie Hebdo vient de publier  chez Grasset. C’est frais, stimulant, philosophique.  Sa description des clivages droite-gauche est délicieusement révélatrice de la pertinence des analyses et de la stratégie de Bayrou …

«  Ce vieux clivage ne peut plus à lui seul jouer son rôle d’accoucheur de lois susceptibles de préserver la paix et la prospérité », écrit-il. Les françaises et les Français en ont bien conscience. Ironie de l’histoire : le dépassement de ces clivages qui s’inscrivent dans « des débats sur la grosseur  de l’os  à ronger par le collectif » a été illustré magistralement par le référendum sur la Constitution européenne  qui a « provoqué une confusion sans pareil »

DES CLIVAGES DEPASSES ET NUISIBLES

Non seulement Ségolène n’est pas suffisamment armée pour assumer la Présidence de la République, non seulement la coalition qui s’appelle le PS n’a pas suffisamment tiré les leçons de son échec 2002 en élaborant son programme, non seulement la « gauche » ne semble pas avoir les moyens de battre un Sarkozy qui devrait être handicapé à vie en raison du bilan désastreux de ces cinq dernières années, mais Bayrou le « tracteur »méprisé , le « paysan du Béarn » moqué, le « Lettré »  insulté, le « petit leader d’un petit parti » ignoré  a su  arriver à point avec un programme au point et à s’imposer comme un vrai recours dans une France mise à mal par 25 ans de fausses alternances sans alternatives, de cohabitions sans union et de politiques lâches sans courage et sans vision.

RIEN N’EST JOUE

Consolation et encouragement: « Rien n’est joué ». Ce constat là est vrai pour tout le monde. Pour la « droite » qui pense « que tout irait mieux si la gauche n’existait pas. Pour la « gauche » qui « a besoin de  son adversaire pour ne pas lui ressembler ». Pour le « centre » qui doit reprendre à son compte le vieux mot d’ordre « CONTINUONS-LE-COMBAT ». Contre les « autres », ceux qui le dénigrent en le méconnaissant. Et contre ceux qui au  sein de l'UDF n’ont pas encore compris que « l’extrême centre de Bayrou » n’est vraiment plus le Marais donc le marécage des   grenouillages opportunistes (mal) masqués par des valeurs proclamées mais désincarnées en raison de caractères d’invertébrés. « Chacun porte en soi sa plus grande faibles » dit un Sage. Sa plus grande force, aussi…

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BAYROU, UN « BON CONCENTRE »…

Comme me confiait hier un historien de renom, biographe de grands personnages de ce temps qui n’est dejà plus le nôtre : « Le miracle Bayrou, c’est qu’il soit devenu un concentré de ce qu’il y a de meilleur des leçons à tirer de Robert Schuman, de Mendès-France et de  De Gaulle à un moment où trop pêu d’hommes d’Etat émergent du monde politicien . C’est ce qui fait son succès. Le charisme dépend aussi des circonstance, du moment et des autres…Il en manquait. Aujourd'hui il en a. Et il a la stature qu'il faut à l'Elysée  ».

A Bayrou et à ceux qui le soutiennent avec sincérité et conviction de faire en sorte que cette « résurrection » du Centre, comme carrefour du « vivre ensemble », comme point d’équilibre de la Société, comme pilier de l’Etat et de la Nation devienne réalité pour des Français qui ont soif de renouer avec une devise qui oriente vraiment l’action (« LIBERTE, EGALIE, FRATERNITE ») et d’une France qui recouvre son influence (sa « grandeur », disait De Gaulle) en Europe et dans le Monde…Son "projet d'espoir" doit devenir une volonté de créer des horizons d'avenir.

Il y a trop de mirage, mais il n’y a pas de « miracle » : cet avenir sera ce que l’on en fait au présent. Avec d'abord, l'arme du bulletin de vote!

Daniel RIOT

 

08/03/2007

Le coup de tonnerre du dernier sondage CSA : François Bayrou à portée du deuxième tour …

Prudence… Toujours et encore ! De plus en plus même. On connaît la marge d’erreur des sondages. On sait qu’une photo faite aujourd’hui n’est pas celle des jours de vote. On a conscience que tous les instituts de sondages décèlent un vote pour Bayrou plus volatile que pour les autres candidats. On a bien conscience qu’une majorité d’électeurs n’a pas encore fait de choix définitif et que le geste décisif se fait souvent dans l’isoloir. On sait que  les 27% d’inscrits qui déclarent voter blanc, nul ou s’abstenir peuvent changer d’avis… sans que l'on sache où iraient leurs voix.

On sait encore que Mme Royal peut tenter de créer un choc psychologique (en annonçant que DSK pourrait être son premier ministre, par exemple). On sait aussi l’UMP et le PS vont multiplier et intensifier par tous les moyens les tentatives de « décrédibilisation » du président de l’UMP …

Mais tard dans la nuit l’annonce des résultats du dernier sondage CSA réalisé pour I<télévision et Le Parisien /Aujourd’hui  a provoqué un vrai coup de tonnerre dans le ciel madiatico-politique. D’autant plus que cette tedance serait confirmée dès six heures ce matin par un autre sondages (BVA :Orange.fr)… De quoi réveiller ou abréger les dîners des membres de l’Observatoire Bayrou crée à l’UMP et ceux du « premier cercle » de Mme Royal…

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François Bayrou décolle en effet ou plutôt fait un bond…Il obtiendrait  24% des suffrages au 1er tour à portée de Ségolène Royal (25%) et Nicolas Sarkozy (26%)…et d’accès au second tour. Ces deux derniers candidats perdent respectivement 4 et 3 points pendant que Le Pen reste « stable » à 14% et que le « troisième homme » (qui est en fait déjà le deuxième..) gagne  sept point par rapport au dernier sondage du même institut (du 28 février). Sept points en huit jours : à peine croyable ! Déboussolés, les politologues ! Les partisans de Bayrou croisent les doigts.

Hasard ou signe pour les superstitieux et les turfistes ?  Une pouliche "Bayrou", une pouliche de quatre ans née et élevée dans les écuries béarnaises de François Bayrou, a remporté le « prix Touchstone » couru sur l'hippodrome parisien de Saint-Cloud. Ceci n’a évidemment rien à voir  avec cela : juste un sourire, au passage…

 

07/03/2007

Sondage CSA: Bayrou à 24 %...

Un sondage CSA réalisé pour i>Télé et pour l'édition de jeudi du Parisien/Aujourd'hui en France donne le candidat de l'UDF François Bayrou pratiquement à égalité au premier tour de la présidentielle avec Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal.

Bayrou est crédité de 24% au premier tour, soit une progression de sept points par rapport à la précédente enquête CSA pour Le Parisien, réalisée le 28 février.

 

Dans le même temps, Nicolas Sarkozy, candidat de l'UMP, recule de trois points, à 26%, et Ségolène Royal, candidate du PS, perd quatre points à 25%.

Le candidat du Front national, Jean-Marie Le Pen, est stable à 14%.

Au second tour, Sarkozy est donné gagnant avec 53%, soit une progression d'un point par rapport au précédent sondage CSA/Le Parisien-i>Tele) contre 47% à Royal, qui, elle, perd un point.Au premier tour, 24% des personnes interrogées déclarent qu'elles voteront blanc, nul ou s'abstiendront. Elles sont 27% à compter le faire au second tour.

Ce sondage a été réalisé à partir d'un échantillon national représentatif de 917 personnes, par téléphone, le 7 mars.

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