16/09/2007
A propos d'une campagne de dénigrement
La presse s’en est fait l’écho. Sur ce blog politique comme sur mon blog personnel, je me suis abstenue délibérément de tout commentaire. Ce n’était évidemment pas à moi de nourrir (même indirectement par des démentis) une rumeur sans fondement lancée en janvier dernier, relancée en juin et réactivée en septembre (à la veille de ma rentrée politique annoncée) par des rumeurs de ville reprises sur des blogs.
Cette « affaire » qui n’aurait jamais en être une vient de se terminer par une déclaration de la Présidente de l’Université Robert Schuman : « L'université doit encourager l'innovation pédagogique, il n'y a donc pas lieu de laisser ouvert ce dossier ». Le dossier est donc clos, comme écrivent les DNA.
J’ai rédigé un communiqué publié dans les DNA : « Mon combat contre l’antisémitisme, le négationnisme, le racisme et les discriminations est utile et juste.
Ce combat, je le mènerai partout où je serai. A l’Université, et dans la sphère politique.
Je suis heureuse de la décision prise par la Présidente de l’URS. Je saisirai les instances universitaires afin d’adapter le règlement d’examen aux actions pédagogiques et de solidarité tournées vers la cité et au service de valeurs fondamentales.
J’introduirai une action en diffamation contre quiconque, sans exception, et en quelque lieu que soit, y compris dans l’enceinte du Conseil municipal de Strasbourg, propagerait des informations et des rumeurs portant atteinte à mon honneur, ma réputation et ma probité professionnelle, quelque soit le moyen de diffusion ».
Je m’en tiens là. J’ajouterai seulement trois choses qui me semblent essentielles :
1) Je suis vraiment désolée que l’honneur des étudiantes et des étudiants qui ont travaillé beaucoup et bien dans ces opérations ait été atteints à travers les attaques dont j’ai été l’objet. Il n’y a eu ni « surnotation », ni « surprime », ni « cadeau bonux pour les fayots » comme j’ai pu le lire. Les points attribués étaient justifiés non par le volontariat mais par la qualité et la quantité du travail fourni et des prestations effectuées. Les travaux qui à mes yeux ne méritaient pas une note d’excellence ont été soit retournés soit retravaillés. En quoi une note d’excellence pour un travail excellent peut-elle être « discriminatoire » ? Chaque étudiant pour cette option a travaillé au moins 135 heures!
2) Contrairement à ce qui a été dit et écrit, la médiatisation de mon cours au Struthof et de mes cours n’a pas été faite pour faire « mousser » qui que ce soit et surtout pas moi. Je déplore même qu’elle n’ait pas été plus grande cette année : 1000 lycéens ont été concernés par ces cours d’éveil.
3) J’espère que cette action, menée à Strasbourg et à Marseille, continuera à avoir un effet boule de neige et devienne une opération nationale voire européenne puisqu’elle s’inscrit dans le cadre de campagnes pédagogiques stimulées par le Conseil de l’Europe.(Année de l'égalité des chances , notamment)
Merci à celles et à ceux qui dans cette épreuve (car épreuve, il y a) m’ont soutenue et ont continué à me faire confiance.
Les attaques injustes dont j’ai été l’objet et qui atteignent toutes celles et ceux qui travaillent avec moi pour développer une pédagogie active du droit (il s’agit surtout et d’abord de cela) me confortent dans ma détermination de continuer à défendre les causes qui me semblent essentielles dans l’application des droits de l’homme. L’antisémitisme, les racismes, les discriminations en tous genres ne sont pas seulement des fautes morales, mais constituent des délits.
Chantal CUTAJAR
LIRE MON MEMO SUR MON INITIATIVEChantal CUTAJAR. DROIT ET DISCRIMINATIONS.doc
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26/06/2007
Réforme des universités :le texte sera remanié
Les syndicats de l'éducation ont affirmé, au sortir d'une rencontre avec Nicolas Sarkozy, qu'un nouveau texte "devrait théoriquement être présenté" aux organisations "en fin de semaine" par Valérie Pécresse.

Valérie Pécresse
(AFP)
Un nouveau texte sur l'autonomie des universités "devrait théoriquement être présenté" aux organisations syndicales "en fin de semaine" par Valérie Pécresse, ont annoncé les fédérations syndicales de l'Education mardi 26 juin, à l'issue d'une rencontre avec Nicolas Sarkozy.
"Nous sommes optimistes, même si tous les points ne sont pas réglés", a ajouté devant la presse Patrick Gonthier, secrétaire général de l'Unsa-Education, en précisant que la ministre de l'Enseignement supérieur devrait les "recevoir jeudi ou vendredi".
"On a compris qu'il allait se donner un peu de temps pour réfléchir et que la ministre allait recevoir à nouveau pour annoncer un certain nombre de choses, mais quoi, je ne sais pas", a nuancé Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, principale fédération de l'Education.
Estimant que le président les avait "entendus", il a rappelé qu'il demeurait "des points de convergence". "Ses propos étaient relativement ouverts sur un certain nombre de points mais sans rien de concret, de précis, pas même sur le délai de report éventuel de la loi", a-t-il regretté.
Pécresse : "Le dialogue se poursuit"
Mardi matin, Valérie Pécresse, la ministre de l'Enseignement supérieur, avait assuré sur RMC que "le dialogue se poursuit" et permettra "d'enrichir le texte".
"Le dialogue se poursuit, on va enrichir le texte sinon on ne dialogue pas, on assène et on fait pas la pédagogie", a déclaré la ministre alors que les syndicats avaient accusé l'exécutif de mener au pas de charge une concertation de façade.
"Il y a des ambiguïtés à lever, il y a des points sur lequel on peut enrichir encore le texte", a poursuivi Valérie Pécresse en se refusant à parler de modification de fond. "Moi, j'ai quelques idées", a-t-elle ajouté "et puis il y a des points où on peut se rejoindre à partir de la feuille de route et des objectifs que le texte poursuit qui eux ne seront pas dénaturés."
Valérie Pécresse a affirmé que l'examen du texte en conseil des ministre avait été reporté d'une semaine "parce que le président de la République a décidé de se saisir de ce dossier, de s'investir complètement dans ce dossier en recevant tous les partenaires de la concertation". Interrogée sur le fait de savoir si Nicolas Sarkozy intervenait parce qu'elle ne "faisait pas son boulot", Valérie Pécresse a estimé qu'il y avait "dans ce pays un certain nombre de personnes qui n'aiment pas quand les choses changent" et que le président était "le porteur de l'idée de changement."
21:40 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : université, politique, reformes, sarkozy
25/06/2007
Réforme des universités : Sarkozy se donne du temps
Reçue à l'Elysée, la Conférence des présidents d'université annonce que le texte, qui devait être examiné mercredi en Conseil des ministres, est repoussé d'une semaine.

La réforme sur l'autonomie des universités ne sera pas à l'ordre du jour du Conseil des ministres de mercredi, a déclaré Jean-Pierre Finance, premier vice-président de la Conférence des présidents d'université, lundi 25 juin, à l'issue d'un entretien avec Nicolas Sarkozy.
Le projet de loi sera examiné "vraisemblablement mercredi prochain" (4 juillet) en Conseil des ministres, a précisé David Martinon, porte-parole de l'Elysée, en expliquant que "le président de la République souhaitait voir les principales parties prenantes à la réforme" et "en tirer les conclusions" avant de présenter le texte au Conseil d'Etat.
Nicolas Sarkozy, accompagné du Premier ministre François Fillon et de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, reçoit lundi et mardi les représentants d'une communauté universitaire qui se cabre contre ce projet de loi.
Elle dénonce notamment la volonté de l'exécutif d'imposer au pas de charge une réforme qu'elle conteste sur le fond.
Mardi, les fédérations de personnels et d'enseignants-chercheurs seront reçues à 17h00 à l'Elysée, les organisations étudiantes suivront à 18h00.
17:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, université, politique, sarkozy, gouvernement, reformes
22/06/2007
Bruno Julliard : Sarkozy court "le risque d'un nouvel affrontement"
Dans une lettre au chef de l'Etat, le président de l'Unef prévient que "le risque d'un nouvel affrontement entre les jeunes et le gouvernement se profile inéluctablement" si le texte sur l'autonomie des universités n'est pas amendé.

Bruno Julliard (AP)
Le président de l'Unef, Bruno Julliard, leader du mouvement contre le CPE, prévient jeudi 21 juin dans une lettre à Nicolas Sarkozy que "le risque d'un nouvel affrontement entre les jeunes et le gouvernement se profile inéluctablement" si le texte sur l'autonomie des universités n'est pas amendé.
"En l'état actuel du projet de loi et de la méthode d'adoption utilisée, ne doutez pas de notre détermination", ajoute le responsable étudiant.
Dans ce courrier, Bruno Julliard rappelle que, "depuis plusieurs mois", le syndicat étudiant a répété qu'il "partageait la volonté de réformer l'Enseignement supérieur dans notre pays".
00:40 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : université, étudiant, politique, réformes, sarkozy
20/06/2007
UNIVERSITES: Où les réactions sont plus que critiques...
Une réforme de l’Université ? OUI, bien sûr. Il le faut. Elle s’impose, en profondeur. Mais laquelle et comment ? Visiblement, Valérie Pecresse va rencontrer bien des difficultés. Et les trop habituelles rengaines sur la « difficulté de réformer », sur le corporatisme du « mammouth », sur les « réflexes de gauche » de quelques syndicats n’expliquent pas tout. Les passages en force, dans l'urgence, et pendant...les vacances ne sont pas les plus prometteurs! Et vous, qu’en pensez-vous ? Vos réflexions sont bien venues. Résumé des réactions enregistrées par Le Monde :
Organisations étudiantes et syndicats d'enseignants ont accueilli avec inquiétude la version de travail du projet de loi sur l'autonomie des universités. "On est profondément déçus par ce texte parce qu'on se rend compte que les trois semaines de concertation n'ont servi à rien", a déclaré Thiébaut Weber, président de la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE). "Certains consensus qui ont pu avoir lieu dans les groupes de travail ne se retrouvent pas dans le projet de loi", a-t-il poursuivi.
Même tonalité du côté de l'UNEF, qui, par la voix de son président Bruno Julliard, a qualifié de "douche froide" le contenu du texte. "Ce projet nous fournit l'argumentaire pour mobiliser nos étudiants s'il reste en l'état", a expliqué le leader étudiant. Dans sa ligne de mire, l'inscription dans le texte d'une possibilité de sélection à l'entrée en master et la diminution de la représentativité des étudiants au sein des conseils d'administration des universités. "De 20 % à 25 % aujourd'hui, nous passeront à 15 %", s'insurge M.Julliard.
La Confédération étudiante (CÉ) s'est félicitée que le projet assigne pour mission à l'Université l'insertion professionnelle des étudiants. "Sur ce point, la CÉ a obtenu satisfaction, a déclaré Julie Coudry, sa présidente. Mais au-delà de cette avancée majeure, la loi, telle qu'elle vient d'être transmise aux organisations, nécessite de nombreuses clarifications qui devront, dès la rentrée, être apportées."
"FORMES DE SÉLECTION"
Côté syndicats d'enseignants, le ton était encore plus vif. L'UNSA-éducation a jugé "inacceptable en l'état" l'avant-projet : "La fédération UNSA-éducation emploiera tous les moyens à sa disposition pour faire évoluer, dans le temps qui lui reste, ce projet." "C'est un projet qui risque d'aboutir à des universités concurrentes, à plusieurs vitesses", a aussi réagi Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU.
Pour lui, ce texte "non seulement n'améliorera pas, mais risque de dégrader la démocratie dans le fonctionnement des universités avec un conseil d'administration réduit et un président qui a beaucoup de pouvoirs et dont il n'est même pas sûr qu'il soit président de l'université". Il a aussi critiqué la sélection à l'entrée en master et un projet qui "laisse supposer des formes de sélection à l'entrée même des universités".Tout en reconnaissant que le gouvernement avait la possibilité de passer en force "compte tenu du calendrier", M.Aschieri a mis en garde "le premier ministreet le président de la République sur l'image qu'ils peuvent donner aujourd'hui de leur volonté de dialogue".
Mardi matin, c'était au tour de la Conférence des présidents d'université (CPU) d'émettre quelques réserves. "Nous sommes en accord sur la démarche générale qui donne plus d'autonomie aux universités mais nous allons intervenir auprès du gouvernement sur deux points", a déclaré Michel Lussault, porte-parole de la CPU.
La CPU réitérera dans les prochains jours sa demande que la loi s'applique à toutes les universités. "Nous souhaitons que les compétences générales soient obligatoires pour toutes les universités", explique M. Lussault. La CPU estime que la composition d'administration est trop "bouclée" par la loi : "Nous sommes pour un conseil d'administration resserré mais avec une marge de vingt à trente membres. Si on considère que les universités doivent être autonomes, il faut que la loi soit un peu souple."
16:20 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : université, politique, réformes, gouvernement
Faites moi part de vos opinions....
Le "paquet fiscal" examiné au Conseil des ministres
Le projet contient les principales mesures promises par le candidat Sarkozy: détaxation des heures supplémentaires, crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunts, suppression des droits de succession, bouclier fiscal à 50%, encadrement des parachutes dorés... Faites-moi part de vos avis, opinions, remarques et suggestions. merci

François Fillon (Reuters)
Le gouvernement a examiné mercredi 20 juin le projet de loi "en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat", dit "paquet fiscal", a annoncé la ministre de l'Economie Christine Lagarde.
Interrogé par les journalistes à la sortie du conseil, Christine Lagarde a indiqué avoir présenté ce texte à l'occasion du premier Conseil des ministres du gouvernement Fillon 2.
Mesure-phare du projet présidentiel de Nicolas Sarkozy, le projet de loi prévoit notamment l'exonération des heures supplémentaires, un crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt immobilier, l'instauration d'un bouclier fiscal à 50%, un abattement sur les donations ou de conditionner les parachutes dorés à des conditions de performance.
Ce texte sera le premier soumis à la nouvelle Assemblée nationale lors de la session extraordinaire du mois de juillet.
A travers ces mesures d'application rapide, le Premier ministre François Fillon entend "créer un choc de confiance et de croissance". Objectif: "gagner un point de croissance supplémentaire" pour la porter de 2% à 3%.
Réhabilitation du travail
L'objectif plus général est la "réhabilitation du travail", mis à mal, selon Nicolas Sarkozy, par la loi sur les 35 heures. "Le développement de l'économie passe en priorité par la réhabilitation du travail comme moyen de procurer aux salariés un meilleur confort de vie et de relancer la machine économique", peut-on lire dans l'exposé des motifs du projet de loi.
Le texte met en œuvre une autre promesse de Nicolas Sarkozy, la moralisation du capitalisme financier, à travers les mesures sur les parachutes dorés. Il s'agit notamment de répondre à l'émotion suscitée dans l'opinion par la prime de 8,5 millions d'euros touchée par Noël Forgeard à son départ d'EADS.
Le nouveau président avait parlé pendant la campagne d'interdire ces indemnités de départ touchées par certains patrons. Le projet de loi se contente d'encadrer la pratique des parachutes dorés en les subordonnant à des conditions de performance fixées au préalable et appréciées par le conseil d'administration au moment du versement.
11 à 17 milliards
Le coût de ces mesures est estimé par le Premier ministre à 11 milliards d'euros. Le Parti socialiste les évalue lui à 17 milliards d'euros par an.
La gauche estime que ces "cadeaux fiscaux" aux plus riches vont provoquer, soit un dérapage de la dette, soit une augmentation de la TVA, soit des "reculs aveugles des services publics". "Les Français risquent d'être floués", avait averti Ségolène Royal avant les élections législatives.
En ne changeant rien au calendrier prévu pour ce projet de loi, Nicolas Sarkozy montre sa volonté de ne pas ralentir le rythme des réformes, malgré la victoire en demi-teinte de l'UMP aux élections législatives. Devant des responsables UMP reçus lundi soir à l'Elysée, le chef de l'Etat a rappelé son souhait de "réformer vite et fort", selon Le Monde.
Autonomie des universités
Présenté le 27 juin en conseil des ministres, l'avant-projet de loi sur l'autonomie des universités, lui aussi au menu de la session extraordinaire, a été transmis aux syndicats et représentants de l'Enseignement supérieur mardi après-midi.
Autre illustration de cette volonté, François Fillon a assuré mardi lors d'un déplacement à Tourcoing (Nord) qu'il ne "voulait pas fermer" le dossier de la TVA sociale, qui a manifestement contribué au sursaut de la gauche au second tour, "sous prétexte" qu'il a été mal expliqué.
"Tout le monde reconnaît qu'on ne peut pas financer la protection sociale uniquement sur le travail", a-t-il rappelé. François Fillon a annoncé qu'il ouvrirait "un grand débat" pour "trouver des consensus" sur le sujet
14:05 Publié dans Donnez votre opinion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gouvernement, fiscalité, université, travail, sarkozy, fillon
31% des étudiants sont 'tristes, déprimés et sans espoir'
"Les étudiants sont globalement en bonne santé, et ont finalement assez peu besoin de soins curatifs", constate Nicolas Dion, président de l'Usem. En effet, 77% des étudiants n’ayant pas consulté un professionnel de santé au cours des six derniers mois n’en éprouvaient pas le besoin. "En revanche, les besoins en termes d'information et de prévention sont très forts", insiste le président de l'Usem. D'après l'enquête, seul un étudiant sur quatre connaît l'existence de la MPU (Médecine préventive universitaire) et 6% le BAPU (Bureau d'aide psychologique universitaire).
La souffrance psychique des étudiants est un autre point préoccupant. 31% des étudiants déclarent avoir été, pendant plus de deux semaines au cours des douze derniers mois, "tristes, déprimés, sans espoir", 34% déclarent avoir connu une "perte de confiance" là encore sur une période de deux semaines, et 9% reconnaissent avoir eu au moins une fois "des pensées suicidaires". L'isolement et le sentiment de solitude (60%) ainsi que le stress (56%) sont les principales causes de ces souffrances.
Les revendications de l'Usem -"chèque santé étudiant", paiement fractionné en dix versements de la cotisation de sécurité sociale, conférence annuelle de santé des jeunes adultes...- prennent une nouvelle dimension avec les résultats de cette enquête.
Source : TV5, Le Monde
14:02 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : université, étudiants, jeunes, santé, psychologie, emploi
06/06/2007
Pourquoi je soutiens Chantal CUTAJAR
CC? Chantal Cutajar, comme Conviction et courage!
Conviction et Courage... Voici deux adjectifs désignant au mieux l'engagement politique de Chantal Cutajar, outre la similitude avec les initiales de notre chère candidate, ces deux notions qualifient au mieux la personnalité de cette dernière.
Conviction, car cette femme de caractère croit sincèrement aux idées qu'elle défend, pour elle qui a fait du droit son métier la justice est un idéal que l'on doit défendre à tout niveau et domaine de la société ; car sans justice aucune société paisible ne peut exister et cela Chantal l'a bien compris.
Courageuse, car sans courage il n'est possible de faire valoir ses convictions, en effet sans une détermination sans faille les convictions disparaissent volontiers au profit du calcul politicien et l'intérêt général s'efface dès lors au profit des intérêts particuliers et personnels.
Son courage et sa conviction Chantal l'a déjà prouvé lors de sa nomination d'adjointe au maire à la ville de Strasbourg où elle a su faire preuve de l'esprit de résistance qu'a décrit François Bayrou en défendant avec force et conviction ses points de vue et ses idées face au « tandem » au risque de briser sa carrière politique. Cela que l'on soit en accord ou en désaccord avec ses propositions mérite le plus grand respect.
De par ses deux qualités essentielles ainsi que de par son expérience, Chantal Cutajar, possède à mes yeux une véritable carrure de députée capable de s’investir pleinement pour sa circonscription et pour les valeurs humanistes prônées par le Mouvement démocrate de François Bayrou. Des valuers qui ne sont pas un simple tremplin politique mais bel et bien un idéal à concrétiser!
François DILGER
23:00 Publié dans TRIBUNES LIBRES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, université, politique, législatives
03/06/2007
Pourquoi je soutiens Chantal Cutajar, par Peggy Ducoulombier
Chantal Cutajar, candidate du Modem sur la première circonscription est une femme libre, droite et indépendante, sûre de ses valeurs et forte de convictions. Elle incarne de manière non équivoque la ligne de François Bayrou et s’engage à ses côtés pour la défense des grandes idées qui portent notre mouvement et qui ont convaincu sept millions de nos concitoyens.
Elle sera un contre pouvoir actif, en mesure de porter un regard neuf et objectif sur les projets qui seront soumis au vote de l’Assemblée. Elle ne sera pas un député à mi-temps car elle défend le non cumul des mandats, là où tant d’autres ne se préoccupent que d’amasser les titres, les honneurs et les dédommagements financiers qui vont avec.
Sa liberté de pensée et de vote sera la garantie de la défense des intérêts des strasbourgeois et de l’intérêt général. Elle ne se soumettra pas, en particulier face aux projets laissant de côté certains de nos concitoyens.
Sa présence à l’Assemblée nationale est la garantie de voir les valeurs d’humanisme et d’efficacité, de justice et de pragmatisme, les valeurs centristes particulièrement implantées en Alsace, représentées et défendues au niveau national. Depuis le début de son engagement politique et associatif, Chantal Cutajar défend l’idéal de justice et entend placer toujours l’homme au cœur du projet politique. Sa qualification d’enseignante en droit est, de plus, une garantie de sa compétence.
Son projet, et notamment les TGV de la citoyenneté, assure que les strasbourgeois pourront participer à l’action politique et en mesure de peser concrètement sur le fonctionnement de la démocratie au niveau national.
Conviction, Humanisme, Compétence, Chantal Cutajar est une chance de renouveau pour Strasbourg et pour la France. Saisissons là. Votons Chantal Cutajar !
Peggy Ducoulombier
Doctorante en droit.
21:08 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politique, cutajar, modem, jeunes, université, droit
30/05/2007
Ma conception de l'Université
A l'AFGES,présidée par M.Maximilien Cartier, j'ai animé hier soir avec plusieurs membres de man équipe de conseillers (Jacques Ledig, professeur à l’INSA Jacek ARABSKI, ingénieur de recherche au CNRS et Philippe LIVERNEAU Professeur de médecine et chef du service de chirurgie de la main à Illkirch Graffenstaden) un débat sur l'Université et la recherche.
Un rappel:
Je suis Maître de Conférences à l’URS (Université Robert Scuman de Strasbourg) où je suis enseignant chercheur.J’enseigne le droit pénal en L2, M1 et M2 et je dirige au sein du Master 2 Droit et études européenne le parcours Sciences criminelles qui comporte 3 options : 1 recherche et deux voies professionnelles.
J’ai également une activité de chercheur au sein du Centre du droit de l’Entreprise où je suis responsable de l’équipe de recherche sur la criminalité organisée GRASCO. Mon domaine de recherche et mes travaux sont orientés vers la lutte contre les techniques financières qui permettent aux organisations criminelles de prospérer grâce à l’argent de leurs trafics.
C’est à ce titre que je publie de nombreux articles et participe à de nombreux colloques sur ce sujet, que j’ai été sollicitée par la Fédération bancaire française pour participer à la rédaction d’un livre vert sur la transposition de la troisième directive européenne relative à la lutte contre le blanchiment d’argent.
C’est à ce titre que j’ai été invitée par le département d’Etat américain à participer à un séjour de trois semaines pour étudier les dispositifs de lutte américain contre la criminalité organisée et le financement du terrorisme.

Voici un résumé de mes interventions:
MA CONCEPTION DE L'UNIVERSITE
Je veux défendre le modèle universitaire français.
1°) Je m’opposerai catégoriquement si l’on tente de toucher au statut national des diplômes.
2°) En même temps, la question du degré d’autonomie des universités est posée et il faut y apporter des réponses.
Permettez-moi ici de témoigner de mon inquiétude en ce qui concerne le projet de loi sur l’autonomie des universités que le gouvernement Fillon veut faire voter au mois de juillet.
Ce projet est censé selon les termes de Monsieur Fillon, « donner de l’autonomie aux Universités pour qu’elles puissent s’organiser comme elles l’entendent, recruter comme elles l’entendent créer les enseignements qu’elles veulent sans avoir besoin de demander l’autorisation à des tutelles qui ne sont pas les mieux placées pour juger de ces questions. Cette loi devrait leur permettre « de retrouver l’excellence » alors qu’après avoir « été les meilleures du monde » elles « ont disparu dans les profondeurs du classement international ».
Et le projet qui est en train d’être concocté, en catimini, sans concertation aucune, ce projet est tellement extraordinaire, magique qu’il n’a pas besoin, si l’on en croit le gouvernement, d’être débattu.
Et bien, si je suis élue, je m’opposerai à ce que la loi sur l’autonomie des universités intervienne au mois de juillet.
Je m’opposerai non pas pour le plaisir de m’opposer puisque la position qui sera celle des députés du mouvement démocrate sera de soutenir les projets qui servent l’intérêt général et de combattre ceux qui sacrifieront l’idéal de justice sur l’hôtel de l’efficacité économique.
Je m’opposerai, tout d’abord parce que il faut mettre un terme à cette méthode législative qui bafoue les principes les plus élémentaires de la démocratie, je veux parler du pluralisme délibératif. Ces considérations semblent relever de la forme mais il ne faut pas s’y tromper, elles touchent aussi et surtout au fond.
De quoi s’agit-il ?
Alors que les organisations universitaires ont annoncé des Assises de l’enseignement supérieur pour élaborer des propositions pour une réforme large de l’Université dont tout le monde s’accorde à penser qu’elle est indispensable, le gouvernement annonce que cette réforme qui, aux dires même du ministre est « une réforme très très importante pour l’avenir de notre pays, peut-être l’une des plus importantes » sera votée au mois de juillet au cours de la session extraordinaire du Parlement.
Cette méthode n’est rien d’autre qu’un passage en force et nous avons le devoir de le refuser.
François BAYROU avait au cours de la campagne présidentielle dénoncé cette méthode législative consistant à faire passer des lois de manière autoritaire et sans débat réel préalable. C’est la raison pour laquelle, dans le programme législatif du mouvement démocrate nous avons mis l’obligation d’organiser un débat public de deux mois avant tout examen d’une loi importante au Parlement. C’est le temps nécessaire pour que puissent se tenir ces assises.
Mais je m’opposerai à ce passage en force aussi parce que cette loi qui touche à l’organisation et à la gouvernance des universités ne réglera pas tous les problèmes. C’est d’une réforme globale des universités dont nous avons besoin et cette réforme doit être précédée d’une concertation et d’une réflexion collective.
Au surplus, je ne suis pas rassurée par les propos du premier ministre lorsqu’il dit qu’il n’est pas question d’instaurer une sélection à l’entrée de l’université et qu’il n’est pas question non plus d’augmenter les droits d’inscription. Je ne suis pas rassurée parce qu’il n’y a guère, Monsieur Fillon disait, en octobre 2006, lors d’une convention UMP, que :
« le problème des droits de scolarité devra être franchement posé. (...) Il est temps de comprendre que l’université pour tous a une contrepartie. Et cette contrepartie est notamment financière. (...) Il est tout de même stupéfiant de voir que personne ne s’offusque à l’idée de payer davantage pour son téléphone portable, son ordinateur portable ou l’achat de DVD, mais que chacun semble s’inquiéter à l’idée de payer un peu plus pour ses études supérieures ! »
Élue députée, je soutiendrai donc l’initiative des organisations universitaires pour « des assises de l’enseignement supérieur » parmi lesquelles figurent la conférence des Présidents d’Université, les étudiants de l’UNEF, la FAGE, la Confédération étudiants, le collectif « Sauvons la recherche, les syndicats de la FSU, l’UNSA-Education et la CGT.
3° Par ailleurs, la gouvernance des universités est à revoir, en démocratisant son fonctionnement et en promouvant les fonctions d’encadrement.
4° Il faut également poser la question de la relation entre l’université et les grandes écoles, avec pour objectif de marier les qualités des unes et les qualités de l’autre.
Je ne suis pas généralement favorable à l’idée de transposer en France des solutions qui viennent d’ailleurs.
L’enseignement supérieur de chaque pays résulte de son histoire. Faut-il tout refonder ?
Je préfère une évolution forte, dont le premier pas est la reconnaissance du doctorat : le doctorat doit devenir un diplôme reconnu à l’embauche, comme cela se pratique dans le monde et il doit être intégré dans le monde du travail.
C’est de cette manière que les docteurs seront à part entière des cadres de notre pays, dans les entreprises, l’administration, le monde politique et les médias.
Donc, plutôt que d’opposer les filières de formation, je préfèrerai une politique où l’on atténuera la différence entre filières de formation, par exemple en développant les passerelles qui existent déjà, à tous les étudiants méritants de toutes les filières, au niveau du mastère ou du doctorat ou encore que les écoles et l’université constituent des cursus communs.
La politique d’enseignement supérieur et de recherche devra veiller notamment lors de l’attribution des soutiens publics au respect de ces objectifs.
5° En ce qui concerne la réussite des étudiants. Quel est le constat ?
Aujourd’hui, quelque 40 % des élèves échouent en première année à l’université, car la rupture est trop brutale entre le lycée et l’enseignement supérieur. Pour y remédier il faut faire de la terminale une propédeutique - une préparation à l’enseignement supérieur - ce qui va de pair avec le semestre d’orientation à l’entrée de l’université.
6° Et puis il faut humaniser notre université.
L’université est devenu un lieu de grande solitude, il s’agit d’en faire un lieu coopératif, donc de changer en profondeur la qualité de vie sur les campus.
L’université a besoin de tuteurs, de répétiteurs, de moniteurs, d’interlocuteurs des étudiants débutants, de bibliothécaires aussi, toute une gamme de soutiens qui rendraient l’université accueillante, en échange de bourses convenables qui changeraient la vie de beaucoup d’étudiants, et celle de leur famille.
Tout cela nécessiterait un pacte d’investissement sur l’enseignement supérieur. Aujourd’hui, la France dépense près de 20% de moins par étudiant que la moyenne constatée dans les pays de l’OCDE. Nous devons donc augmenter l’effort national en faveur des universités pour atteindre cette moyenne, soit 2,7 milliards d’euros sur cinq ans. C’est une nécessité et un investissement, tant la formation des jeunes est importante pour notre avenir.
7° Je crois en outre qu’il faut fixer une nouvelle mission à l’université : l’insertion et la formation professionnelle.
Je pense en effet qu’il faut mieux préparer les étudiants à s’insérer dans la vie professionnelle.
L’introduction de modules de formation facilitant l’insertion : maîtrise d’une langue étrangère, de l’outil informatique ou des techniques de recherche d’emploi par exemple, seraient bienvenues.
Le développement de l’alternance, la mise en place d’un accompagnement personnalisé pour chaque étudiant dans son insertion professionnelle sont également deux moyens pertinents.
Pour conclure sur l’Université je voudrais dire que la place de l’Université devra être fortement revalorisée, car après l’augmentation massive des étudiants depuis 20 ans, stabilisée aujourd’hui, il devient possible d’ouvrir une nouvelle étape à long terme.
L’université souffre de trois maux comme je l’ai dit tout à l’heure :
- l’absence de reconnaissance du doctorat
- un manque de financement
- une gouvernance mal adaptée
Il faudra atteindre une dépense par étudiant également à la moyenne des pays de l’OCDE
Il faudra continuer le rapprochement amorcé avec les grandes écoles
Il faudra décider un changement de gouvernance. A cet égard, Strasbourg peut servir d’exemple avec la fusion des Universités prévue pour 2009.Ce type d’initiative ne peut conduire qu’à la visibilité de la France et à l’amélioration de sa recherche.
09:30 Publié dans Le billet de Chantal CUTAJAR | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : université, politique, strasbourg, étudiants, législatives

