22/01/2006

APEK

J'ai le plaisir de publier le discours prononcé par Joseph CHUCRI, Président de l'association APEK à Koenigshoffen.

Chers habitants, adhérents et amis,
C’est un immense plaisir de vous accueillir ce soir à l’occasion du quatrième anniversaire de l’APEK.

Votre présence, si nombreuse, est une grande joie et un encouragement pour toute notre équipe, qui se joint à moi pour vous recevoir et vous remercier.

Je salue tout particulièrement de nombreuses personnalités :
Les adjoints, conseillers municipaux et communautaires
de la Ville de Strasbourg
- Monsieur Michel GIRARD, représentant le Maire de la Ville de Strasbourg
- Docteur Henry BRETZ
- Madame Chantal CUTAJAR
- Madame Bernadette DUMOND
- Madame Ludmila HUG-KALINKOVA
- Madame Marie-France JANOT
- Monsieur Frédéric LE JEHAN
- Madame Béatrice SCHLAGDENHAUFFEN
- Madame Marthe SCHWAB

 

Les présidents d’associations du quartier
- Monsieur et Madame MOULINET
  du Conseil de quartier de la Montagne- Verte
- Monsieur Robert ROHMER, Président du SAK
- Monsieur Georges SCHAEFFER, Président de l’ACCUFS
- Monsieur Pascal SCHLICK, Président des associations de la Montagne Verte
- Monsieur Yvon SERNICK, Président de l’Association St Georges
Le professeur en médecine Georges SCHAFF
qui nous font l’honneur de partager cette soirée.
Je voudrais avec le comité directeur, vous adresser quelques mots avant le début de cette soirée, des mots, mais aussi des rêves et des réflexions pour notre quartier.
En fait, nous souhaiterions profiter de votre présence et de celle de nombreux élus, pour exposer brièvement les approches et dossiers qui nous tiennent à cœur et qui dépendent pour la plupart de décisions publiques à plus ou moins brèves échéances.
L’objet de notre association est la défense de la qualité de vie dans le quartier de Koenigshoffen.
La qualité de vie est une notion un peu floue, plus ressentie qu’objective, un sentiment à la fois commun et individuel de bien-être, d’harmonie et de sérénité.
Dans la période troublée, que viennent de vivre  les banlieues, Koenigshoffen n’ayant pas été épargnée, l’objectif d’une qualité de vie prend tout son sens et son actualité et doit certainement être à la base de la réflexion des aménagements de demain en cours d’élaboration.
La tendance sur Koenigshoffen a été et est toujours la préférence à l’habitat. Même si nous saluons les belles réalisations des réaménagements routiers, il n’en demeure pas moins que chaque espace libéré ou disponible devient presqu’immanquablement un immeuble. Parallèlement, les créations d’entreprises sont rares, les commerces de proximité disparaissent ou s’uniformisent, et peu à peu, le quartier se transforme en une vaste cité dortoir, sans vie, avec le mal être et les difficultés liés aux espaces densément peuplés et à l’uniformité.
Nous n’ignorons pas les besoins en logements et les obligations de quotats, mais alors que l’on détruit les barres d’immeubles dans les banlieues, ne construisons pas des ensembles partout sur un même quartier, n’ayons pas tendance à spécialiser les faubourgs pour certains en équipements de prestige, pour d’autres en pôles économiques et pour d’autres l’habitat.
La ville de Strasbourg dispose de nombreux terrains ou d’immeubles vétustes à Koenigshoffen, pour lesquels des projets seraient en cours d’étude :
-   l’entrée de Koenigshoffen coté ville, le site anciennement RENEKA,
    en prolongement de la future gare et du TGV
-         suivie de nombreuses maisons anciennes sur la route des Romains
entre la rue de la Charmille et l’ASPTT
-         puis rue Gerlinde, à côté de l’église Saint Joseph, les anciens Bains municipaux en prolongement immédiat de l’école Maternelle
-    plus loin le très imposant site STRAFOR, ...
La qualité de vie est à notre sens à rechercher dans la diversité et dans l’équilibre des aménagements, mais aussi dans une réflexion globale sur le devenir du quartier, en considérant ses intérêts et ses besoins propres.
Il nous semble ainsi essentiel que les réponses, apportées par les pouvoirs publics concernant la destination future de tous ces lieux, aillent vers une diversification, qu’elles visent la qualité d’image et la valorisation du quartier pour enrailler ou prévenir une plus grande dégradation. Notre souhait est que ces lieux, qui restent à inventer pour demain, rétablissent un équilibre perdu, qu’ils favorisent de beaux projets, qui insuffleront un nouvel élan, d’activité et de vie.
Koenigshoffen dispose de nombreux atouts : son emplacement géographique idéal, ses nombreux espaces verts préservés, son patrimoine historique qui témoigne d’un riche passé, ses nombreuses disponibilités foncières et la diversité de ses habitants.
Ainsi :
-         les sites anciennement RENEKA et STRAFOR devraient à notre sens, et avec le site privé GRUBER, constituer de nouveaux pôles d’activité et de développement originaux
-         les maisons vétustes de la route des Romains pourraient former des habitats de qualité, numériquement maîtrisés
-         les anciens Bains municipaux seraient à notre avis et, dans la logique de leur situation, à destiner à la petite enfance, puisqu’ils sont situés en prolongement d’une école maternelle plus que saturée et de très nombreux besoins étant insatisfaits.
     Ce dossier fait l’objet de notre dernière lettre d’information.
Enfin cette réflexion globale ne devra pas omettre le tracé du futur tramway, que nous souhaiterions central pour dynamiser commerces et entreprises et pour témoigner de la diversité du quartier, par rapport à un tracé latéral, sillonnant à travers les seuls grands ensembles.
De même, ces sites devraient permettre l’accueil des équipements sociaux nécessaires à la densité de la population et inclure un minimum culturel.
Pour des réalisations cohérentes, harmonieuses et complémentaires, une réflexion globale sur l’avenir du quartier nous semble ainsi indispensable.
Notre approche n’est pas opposée au logement, mais recherche une diversité logement, activité, social et culturel, de fait un équilibre général gage d’un quartier dynamique et attractif, qui submergerait dans son élan les exclusions et mal être de tous ordres et entraînerait vers le positif et le meilleur.
Nous souhaitons, ce soir et par nos actions, sensibiliser les élus sur l’importance des décisions, qu’ils prendront.
En conclusion et avec les habitants, nous espèrons et défendrons de beaux projets, de belles réalisations, pour  construire avec les pouvoirs publics, un avenir nouveau d’espoirs, de qualité et de vie.
Je vous souhaite à tous de passer une très belle et agréable soirée et vous propose avant de commencer de remercier ensemble :
-         toute l’équipe chaleureuse et dynamique qui a permis la réalisation de cette soirée
      d’abord le chef cuisinier, Michel POINSIGNON,
                                                                      Je vous propose de les applaudir bien fort
-         Alain, un ami, habitant de Koenigshoffen, qui animera bénévolement et dans la gaieté cette soirée au son de son accordéon et nous fera danser
Applaudissons le dès à présent avant de découvrir son sourire et son grand talent 
-         les très généreux donateurs :
           le supermarché ATAC
           la boulangerie IRJUD pour le beau don du pain
           l’Auberge de la Vieille Forge pour une surprise d’anniversaire
     un très grand merci pour leur si fidèle soutien
     Je vous propose de les applaudir aussi très fort.
Enfin, un Très joyeux anniversaire à l’APEK et travers elle à vous tous !
et vive Koenigshoffen !
File file danque in aula oun é ser chainerh ova
Mes plus vifs remerciements et une très belle soirée à tous !

24/04/2005

Initiative locales: La Semaine des enfants ...

C'est la fin de la semaine des enfants orchestrée par Didier Chastanier et Isabella. Voici leur message de "mission accomplie"
"Voila.... c'est fini. Il y avait plus de 110 enfants aujourd'hui sur la place de jeux. Toujours la même attention et le même silence au moment de l'histoire. Beaucoup d'enfants nous attendaient sur la place qui a été vite envahie. Vite envahie aussi par la pluie malheureusement. Mais elle n'était pas très forte et nous avons tout de même fait la kermesse!!!!

Nous avions 20 animateurs sur la place et parmi eux Shandra qui a 18 ans et qui nous a aidé pour la première fois en tant qu'animateur. Shandra était un des enfants qui venaient à nos activités au début d'Action Quartiers il y 5 ans sur cette même place. Aujourd'hui il vient avec toute sa familles (5 frères et soeurs et sa maman) au culte d'Action Quartiers le dimanche matin. Le voir maintenant comme animateur alors qu'il est lui-même issu des quartiers est une réponse à mes prières et l'accomplissement d'une vision de voir un jour les équipes Action Quartiers constituées avec les jeunes des quartiers. Dieu peut faire bien au dela de ce que nous pensons ou imaginons.

C'est notre 5eme semaine des enfants à l'Elsau est c'est la première fois que nous avions plus de 100 enfants pendant trois jours consécutifs. Cela veut dire que les enfants se fidélisent pour l'ensemble des activités et les parents aussi. Des mamans étaient là chaque jour , discuttaient sur un banc avec Isabella et ont apporté un thermos de café pour nous offrir une tasse!!

Plusieurs enfants nous ont demandé si nous serons à nouveau présent mercredi prochain!!! pas de repos. Nous serons là!!!
Avec Isabella nous avons réalisé que cela fait maintenant 7ans en tout que nous faisons de l'animaition de rue et des plein-airs d'enfants. Tout avait commencé en Suisse à Aigle sur une place de jeux. Un rêve qui est devenu réalité. Aujour"dhui un nouveau Groupe Action Quartiers voit le jour à Colmar et ça bouge du côté de Montbéliard!!!"

01/04/2005

De l'exercice de la démocratie locale:Un rapport contesté...

C'est parce que la démarche des associations signataires de ce recours pose de vraies questions sur l'exercice de la démocratie locale que je publie cette lettre adressée le 16 mars au Président et à la Présidente déléguée de la CUS. Cette initiative vaut débat. Il s'agit évidemment de trouver des solutions


ADIR Association pour la Défense des Intérêts de la Robertsau
CSC l’Escale, 78 rue du Docteur François, 67000 Strasbourg
ARSOK Association des résidents du Secteur Orbey-Kurgarten
47 rue de Fréland, 67100 Strasbourg
CJJR Collectif Jean Jaurès - Ribeauvillé
51a avenue Jean Jaurès, 67100 Strasbourg
Strasbourg, le 16 mars 2005
Lettre recommandée avec A. R.
A
Monsieur le Président
Madame la Présidente déléguée
de la Communauté Urbaine de Strasbourg,
1, Parc de l’Etoile,
67076 Strasbourg
Objet : Conseil de la C.U.S. du 4 février 2005.
"Monsieur le Président,
Madame la Présidente déléguée,
Nos associations ont été surprises de trouver un grand nombre d’erreurs et d’omissions dans le
rapport au Conseil de Communauté du vendredi 4 février 2005 relatif à l’approbation de la concertation
publique à l’issue de la 4e étape de concertation au sujet du projet de développement “2007-2008” du
réseau/tramway de l’agglomération strasbourgeoise.
Le rapport mis à disposition des conseillers communautaires travestit un certain nombre de prises
de position. En voici quelques exemples:
 Les réunions de travail et «ateliers», notamment celle du 4.12.04 relative à la Robertsau, n’ont pas
donné lieu à des débats «francs et constructifs» (p.8). Les représentants de l’ADIR ont été empêchés
de poser de nombreuses questions, n’ont pas pu obtenir de réponse à celles exposées et ont dû subir
les foudres de l’exécutif. Pour acter cette situation, l’ADIR a adressé une lettre à Mme le Maire en date
du 7 décembre 2004.
 Pour la Robertsau, on ne peut écrire que les avis ont confirmé «la forte adhésion» du public au projet
tramway (p.9). En effet seules 27 personnes sur 170 (16%) ont demandé que les chantiers reprennent
au plus vite dans le secteur «Nord Est» sur une population de plus de 20 000 habitants; de même pour
le tracé Quai Bevin - Allée des Droits de l’Homme.
 Le schéma de circulation a été établi par la CUS à partir de l’hypothèse de la démolition du viaduc W.
Churchill (p.18); en déduire que le viaduc doit être démoli est une tautologie !
 Contrairement aux affirmations du rapport (p.19), les chiffres publiés récemment par la DDE du
Bas-Rhin montrent qu’après une réduction de la circulation sur la RN4 entre 2000 et 2003, cette
dernière a, à nouveau, augmenté en 2004.
 L’ADIR n’a pas évoqué l’alternative d’un tracé sur l’allée de la Robertsau mais a insisté sur celle du
boulevard de la Marne (p.38). Aucune réponse n’a été fournie, si ce n’est que cette solution n’était pas
envisageable pour l’instant. Cette affirmation n’est appuyée par aucun élément objectif et ne saurait
être suffisante pour rejeter un tracé qui présente de nombreux avantages en terme de personnes
desservies et de trajets directs, Neudorf-Robertsau, qui sont sollicités par le public d’après les études
de la CUS.

 Contrairement à ce qui est affirmé (p.48), l’ARSOK n’a pas pris position en faveur du tracé de la ligne
C rue de Ribeauvillé, comme en témoigne le document officiel de l’ARSOK, inséré sur le registre de la
4e concertation.
 S’agissant du franchissement de la RN4, pour les trois associations, le pont Churchill n’est pas un
problème en tant que tel, c’est le croisement des flux de circulation qui représente une difficulté
majeure à laquelle une solution doit être trouvée.
 Il est dit qu’une tranchée couverte route du Rhin devrait être construite sous le passage souterrain du
carrefour Mariano. Il n’en est rien: s’il y avait une tranchée couverte, ce passage deviendrait inutile car
la RN4 circulant en tranchée couverte, toutes les circulations de proximité, dont celle du carrefour
Mariano, se feraient en surface. On discrédite la solution technique de tranchée couverte par des
arguments fallacieux.

Nous avons pu relever d’autres erreurs et omissions très nombreuses. Nous espérons que celles
que nous avons mentionnées suffiront à vous convaincre du bien-fondé de notre requête. Nous voulons
encore insister sur le fait que de nombreux avis écrits dans les registres ne permettent pas d’identifier
leurs auteurs (cf. les signatures illisibles sans autre indication ou les partisans “anonymes” des positions de
la CUS, qui faussent l’appréciation globale).

La délibération du 4 février 2005 semble avoir été prise sur la base d’un rapport relatant de façon
erronée la 4e étape de la concertation, en occultant notamment les nombreuses remarques exprimées et
en faisant croire à une large adhésion du public, qui n’est pas réelle. L’information des membres de
l’Assemblée délibérante avant le vote de cette délibération nous paraît donc avoir été gravement faussée.
Nous ne souhaitons pas soumettre dès aujourd’hui cette délibération à l’appréciation du Tribunal
Administratif, mais vous prions de bien vouloir en demander son retrait au Conseil de Communauté afin
de présenter avec exactitude et rectitude les remarques que les citoyens de votre agglomération ont faites.

Nos associations réaffirment qu’elles sont toujours favorables au tramway mais pas à n’importe quel prix.
Dans l’attente d’une réponse favorable, veuillez agréer, Monsieur le Président, Madame la
Présidente déléguée, l’expression de notre respectueuse considération."
René Hempé Bernard Grunberg André Ross
président de l’ADIR président de l’ARSOK président du CJJR

30/01/2005

Réflexions sur les Conseils de Quartiers

CONSEIL MUNICIPAL 5 juillet 04


CONSEILS DE QUARTIERS


Chantal CUTAJAR



Madame le Maire,

La proposition de Charte des Conseils de quartiers que vous nous soumettez aujourd’hui démontre qu’à l’évidence, vous avez renoncé à ce que pourtant je sais avoir été votre rêve, pour l’avoir partagé, je veux parler d’une démocratie de proximité ouverte et dynamique.

Votre renoncement n’est pas sans conséquence.

En effet, d’une part il légitime a posteriori l’échec cinglant de nos prédécesseurs puisqu’en définitive vous optez pour l’organisation et le fonctionnement qui avait prévalu en d’autres temps.
Mais il y a plus grave encore, parce que l’option que vous avez prise envoie un message très fort à nos concitoyens, celui de votre incapacité à mettre en place cette démocratie locale que tous, pourtant, bien au-delà des clivages politiques traditionnels, appellent de leurs vœux.

Si la démocratie de proximité est une utopie de nos concitoyens, alors notre mission d’élus est d’en faire une réalité concrète.

Le but de la Charte est de fixer les rapports entre la ville de Strasbourg et les COQ pour développer la concertation et l’exercice de la démocratie locale.

Comment prétendez-vous sérieusement y parvenir en affichant dès le préambule une défiance à leur encontre dans cette phrase :

« Les COQ de la ville de Strasbourg ne sont pas un lieu de décision et ne sauraient en aucun cas se substituer au Conseil municipal ».

Une formulation plus positive telle que : « les COQ sont non partisans, autonomes et indépendants » ne serait-elle pas préférable ?

S’agissant des compétences, je crains Madame le Maire que la seule lecture de ce paragraphe ne soit de nature à susciter le désintérêt de nos concitoyens les plus motivés.

Je vous le disais lors de notre dernier conseil, les strasbourgeoises et les strasbourgeois ne se mobiliseront et ne resteront mobilisés non pas parce qu’il est inscrit dans la charte qu’ils doivent s’engager à s’impliquer dans la vie du quartier en privilégiant l’intérêt général.

Non Madame le Maire, ils s’engageront et oeuvreront dans l’intérêt général parce qu’ils croiront qu’ils sont utiles.

Je vous propose donc de réécrire le paragraphe intitulé « compétences » et de mentionner que « les COQ sont compétents pour débattre directement avec la ville ou avec d’autres organismes des questions et des projets relatifs à leurs quartiers ».

Je vous propose encore d’exprimer avec force que les COQ sont les acteurs essentiels de la démocratie locale et de mieux circonscrire leurs compétences.
Ainsi au lieu de « ils peuvent être consultés, ils peuvent soumettre toute proposition … » je vous propose d’affirmer clairement :

1° que les COQ collectent et transmettent les remarques et les suggestions des habitants de la ville

2° qu’ils sont consultés et qu’ils donnent un avis préalable sur tout projet municipal concernant le quartier. Lorsque cette consultation n’est pas possible les COQ en sont informés des motifs.

Vous pouvez sans crainte aucune supprimer purement et simplement le paragraphe intitulé « engagements partagés ». Il ne présente aucune utilité tellement son libellé est trop général.

Je vous propose de prendre de véritables engagements tels que celui de mettre gracieusement à la disposition de chaque comité de quartier un local, pour y développer l’exercice de la démocratie locale ainsi que les outils de circulation d’information.

Chaque conseil de quartier doit pouvoir avoir sa page internet dédiée et un forum de libre discussion. Ce sont aussi les nouvelles technologies qui devraient permettre de faire passer aux conseils de quartier quasiment en temps réel l’information concernant les projets.

Il serait alors possible que nous nous engagions à informer les COQ des projets prévus dans des délais permettant d’organiser l’information et la concertation la plus large dans les quartiers.

Madame le Maire, il n’y aura pas de démocratie de proximité tant que nous, élus craindront de partager le pouvoir de décision sur des sujets qui touchent à la vie quotidienne de nos concitoyens.

Ce pouvoir de décision, je vous le rappelle, nous est provisoirement et pour une durée déterminée seulement délégué.

Les COQ doivent être des acteurs à part entière du fonctionnement de notre ville.

Cela passe par l’adoption de la seule forme juridique qui permette d’atteindre ce but : l’association.

En outre, et pour marquer l’utilité pour la cité de leur action, je propose d’assurer le soutien financier par une procédure de délégation de service public qui les mettrait à l’abri de tout clientélisme.

En outre, pour favoriser les échanges, la concertation et la réflexion entre les différents COQ, je vous propose de les fédérer dans le cadre d’une Union qui aurait également le statut associatif et dont le Conseil d’administration serait composé des présidents ou des membres du bureau des COQ.

Cette Union des COQ offrirait un cadre privilégié pour la concertation avec la ville et les COQ.

Elle aurait également un rôle fédérateur auprès des comités pour les projets d’aménagements concernant plusieurs quartiers ou l’ensemble de la ville.

Telles sont les propositions particulièrement concrètes que je suis amenée à formuler.

Je pense très sincèrement que ces propositions méritent d’être examinées et ne sauraient être balayées d’un revers de manche.

Nous devons être inventifs, audacieux, rigoureux et à l’écoute.

La confiance se mérite et la démocratie se décline au quotidien, au jour le jour dans cette confiance qui doit nécessairement pouvoir être partagée.